Event 4 ▬ L'Attaque.

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le Sam 8 Mar - 3:41

Event 4


L'Attaque




Base militaire, Jour 1



Clac.

C'est sans doute le bruit qu'aurait fait l'interrupteur gigantesque du ciel, si une telle chose avait existé. L'Esquisse revêtit sa plus sombre tunique. Comme la dernière fois, quand les dessinateurs avaient tout perdu au milieu de la Tempête. Le voile obscur qui avait recouvert la Base n'aurait en effet, pour eux, rien de réconfortant ; qui n'eut pas, à cet instant précis, la pressante envie de regarder par la fenêtre, pour voir si quelque force n'était pas en train de dévorer la clôture ? Ceux qui ne surent résister aux bras de Morphée (pas le dessinateur, l'autre Morphée) n'étaient cependant pas à maudire. Si Elle avait jamais pu vous voir, Ses yeux étaient comme clos ; aucune attaque ne vint ébranler la bâtisse tout le temps que dura la nuit.

S'il avait fallu choisir un moment pour piquer du nez, jouer aux cartes, s'embrasser en toute intimité ou dévaliser la cuisine dans le dos des autres, c'était celui-là.

Rien ne laissait entendre que le lendemain serait plus réconfortant.



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VOIR LE RESUME DU JOUR 1
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Base militaire, Nuit 1 - Pièce inconnue.



On mâchait un chewing-gum à la côte de boeuf en regardant plus ou moins attentivement la myriade d'écrans qui tapissait le mur. Un jour, déjà, qu'on les surveillait, qu'on les voyait se battre, manger, dormir, parler d'étoiles de mer… En citer davantage raviverait de mauvais souvenirs. On avait failli avoir une crise cardiaque lorsqu'ils avaient commencé à se jeter de succulents mets ou à les renverser par terre, quoi que le coup final ne vînt pas d'eux.

La lueur rosâtre d'un bouton attira l'attention ; c'était le genre de bouton qui ne brillait pas souvent et qui, quand il scintillait ainsi, n'était pas forcément bon signe pour la sécurité publique. Le temps de ranger (dans l'estomac) quelques pépitos négligemment posés sur le tableau de bord et de se parfumer à l'essence de coquille Saint Jacques, un second bouton s'y mettait aussi. Le jaune soleil. Celui-ci, il était à peu près trois fois plus gros que ses voisins, et aussi trois fois plus abominable pour les yeux.
L'instant d'après, il n'y avait plus personne dans la pièce.

Et on avait même laissé des pépitos.



Base militaire, Jour 2 - Extérieur



Le calme était ridicule. Le calme ne pouvait pas durer. Depuis la Tempête clair-obscur, l’horizon n’avait plus été qu’une masse noire. Aussi impénétrable que la pire des purées de pois, pesant désagréablement sur l’estomac, toujours présente dans un coin de l’esprit. Mais éloignée. Et calme, surtout. Bien trop calme.


C’était une farce de penser que cela pouvait durer. La nuit s’était retirée, et comme si le monde manquait d’obscurité, la masse noire s’agita. Comme les remous d’une eau bouillant dans une casserole, mais en bien plus sinistre. Des particules se détachèrent, restèrent comme suspendues, un instant. Puis avancèrent.
Droit vers la Base.


Les Objets étaient en marche.


***


On pouvait clairement les voir depuis le toit de la Base, maintenant. Une procession silencieuse d’objets, qui se rapprochait de plus en plus. Non, pas une procession. Une armée. C’était une attaque. Mais aucun coup n’avait été encore porté. Il n’y avait que l’attente, et l’angoisse de ce fameux premier coup, qui viendrait inévitablement.

Personne ne s’attendait spécialement à ce qu’il se présente sous la forme d’une boulette de viande géante, ceci dit.

L’armée s’était arrêtée un instant, comme pour se reposer, ou pour observer le futur champ de bataille, encore intact. Les deux camps avaient pu se regarder en chien de faïence, toujours englués dans cette foutue attente.


Puis le coup était parti. Difficile de dire où, ni par quel objet exactement, mais le projectile fila dans un sifflement (et quelques traînées de sauce tomate). Personne n’eut le temps de faire quoi que ce soit. La boulette s’écrasa dans un immense nuage de poussière, dans un bruit à réveiller les morts, faisant presque trembler les fondations. Mais surtout, à seulement un mètre du mur d’enceinte, et en laissant un large cratère au point d’impact. Un tout petit mètre.
Le prochain coup ne raterait probablement pas.


La poussière retomba. Personne ne bougeait.
Puis le ciel s’illumina. Des centaines de petits projectiles coloraient désormais l’obscurité. L’armée avançait de nouveau. Elle ne s’arrêterait plus, maintenant.


L’Attaque avait commencé.




Explications


Pour ceux qui n'auraient pas su déchiffrer les premiers paragraphes, la nuit est dans un premier temps tombée sur l'Esquisse. Pour des raisons pratiques, nous avons décidé d'en faire une ellipse narrative ; les personnages ont vécu cette nuit, mais nous ne nous y attarderont pas en RP et passons directement au lendemain. Libre à vous d'imaginer ce que votre personnage a fait (c'est l'occasion de dormir notamment, etc..) ; et si vous voulez vraiment terminer votre RP ou jouer pendant la nuit, libre à vous de poursuivre les sujets dans le jour 1, en précisant bien dans votre message que ça se passe -ou non-  pendant la nuit !

Pour les autres, rendez-vous au jour 2 où les règles n'ont pas changé ; toujours des sujets communs (n'hésitez pas à créer de nouvelles salles!) dans lesquels vous pouvez vous déplacer à volonté et courir dans tous les sens. Nous vous invitons vivement à fouiller partout, car les secrets ne sont pas aussi dissimulés que l'on peut le croire…


Notez cependant que la situation a quelque peu changé ; en effet, la base est actuellement attaquée par une masse d'objets relativement peu amicaux.

• Il est désormais vivement déconseillé d'ouvrir le portail sans le refermer et de pique-niquer dehors ; les boulettes de viande reviendront de temps en temps, ainsi que d'autres projectiles divers et variés.

• L'apparence des objets et leurs attaques est lancée à votre entière imagination même si Folie viendra de temps en temps pimenter le jeu, mais il faut savoir qu'aucun n'a l'intention de faire ami-ami, d'implorer pitié à quoi que ce soit. Ces objets vivent, ils bougent et réagissent, sans pour autant être humains et éprouver quelque sentiment que ce soit.

• Toutes les armes possibles imaginables existent dans la base, il suffit d'aller se servir dans l'armurerie ou dans les couloirs. Si vous attaquez à distance ou au corps à corps un objet, nous vous laissons libre d'imaginer le combat sans intervention de Folie ou de laisser une part d'imprévisible en lançant le dé nommé "ATTAQUE" ! Attention toutefois à ne pas abuser, même si les talons hauts sont redoutables, ce n'est pas en écrasant le pied de quelqu'un que cela va déclencher une nouvelle Tsar bomba (bombe H au cratère de 100km de diamètre).

• Enfin, petite précision, n'oubliez pas que vous n'êtes pas obligés de vous jeter comme des sauvages sur les objets, il est aussi possible d'attaquer depuis les fenêtres, depuis le toit, ou encore de fouiller la Base à la recherche de mécanismes de défenses… le bâtiment n'est pas non plus sans défense ! Sachez également qu'il y a toute une myriade de véhicules dans le garage, et largement de quoi transformer la bataille en guerre des étoiles.

• Nous vous conseillons de bien lire de temps en temps l'évolution en temps réel de la situation, car les choses peuvent bouger partout et qu'il faut essayer d'éviter au minimum les incohérences quand bien même ce serait le chaos total.

• N'oubliez pas qu'il ne tient qu'à vous de jouer un rôle dans ce conflit et de renverser la situation ! Le but du jeu n'est pas de tous se la jouer solo en balançant quelques trucs dans son coin, mais bel et bien de montrer que les dessinateurs ne sont pas encore (totalement) fous et qu'ils sont capables de collaborer quand la situation est critique.


• Enfin, terminons par une bonne surprise, afin de faciliter la manœuvre nous avons quelque peu élargi le périmètre autour de la base. Vous pouvez désormais jouer dans la plaine à vagues, sans oublier que c'est un lieu sans foi ni loi où il est facile d'être tué… sorties en solitaire vivement déconseillées. Sachez qu'en parcourant la plaine, vous pourrez accéder à l'usine (anciennement la boulangerie) pour le meilleur et pour le pire ! Il est bien entendu possible d'aller plus loin, mais on vous recommande d'y aller en groupe et plutôt bien armé.


Si vous avez des questions, on ne vous redit pas (mais en fait si) que le staff est à votre entière disposition pour répondre. En espérant que vous aurez l'inspiration, amusez-vous bien !


Dernière édition par Voix d'Esquisse le Sam 8 Mar - 3:49, édité 5 fois
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le Sam 8 Mar - 3:42

Quelque part au plus profond de l'Esquisse, Jour 2




Dans la nuit qui engloutit le ciel et le lointain, qui dévore les rêves et les perceptions, leurs pas commencent à frôler le sol. Bien loin des intrigues de la Base et des cris qui s'en échappent, ils se faufilent silencieusement dans les ruines assoupies.


Seuls et démunis face au froid qui les engloutit, les Disparus n'ont que les moyens du bord pour lutter face à cette nature toute puissante qui se déchaîne contre eux. Leurs yeux se sont ouverts il y a peu sur les reliques de la Tempête et les nombreux dégâts qu'elle a créé. Dénués d'insouciance comme d'illusions, mus par la survie, ils ont tout à envier à ces dessinateurs qui ont trouvé leur chemin au milieu des décombres.


Ceux qui ont su avancer dans l'ombre n'auront eu aucun phare pour les guider, et c'est en laissant la trace de leurs pas dans le désert qu'ils erreront  jusqu'à la Ville. Ou du moins ce qu'il en reste ; les bâtiments se sont tous effondrés dans une explosion, et il ne reste plus rien de l'animation réconfortante jadis présente en tout point. Le sol y est noir, balayé fréquemment par le vent, et le jus de fruit qui tombe par périodes donne la nausée. Une nausée languissante, douloureuse, qui vous fait tomber raide mort dans les heures qui suivent après vous avoir arraché la peau. Du moins, ce serait le cas si le temps n'était pas déjà arrêté ; qu'il fasse jour ou nuit, l'horizon arbore perpétuellement une brume sinistre, et le ciel n'a jamais de belles images à offrir : ses teintes sont des plus ternes, et ne diffusent rien de plus au sol qu'une lueur tamisée. La scène est celle des pires jeux vidéos, sauf qu'on a remplacé la boue par une purée de carottes grisâtre ...

… et les soldats aguerris par de simples civils, ôtés à leur quotidien banal et lâchés quelque part, dans ce qui paraît davantage être un bout de néant qu'un coin de paradis. Il ne semble pas y avoir de fin à cette ville éteinte, mais la seule solution est d'avancer, encore et toujours, jusqu'à ce que le paysage change. Ou jusqu'à rencontrer quelqu'un.

Car ils sont plusieurs dans la solitude.



Explications



Désormais, les disparus sont jouables ; c'est-à-dire que les nouveaux qui nous rejoignent n'atterrissent plus directement dans la Base mais sont libres d'errer à travers l'Esquisse. Tout commence pour le moment dans la Ville en ruine, dont je vous invite à lire la description sur Scène !
Le principe est quelque peu similaire à celui du laboratoire (event 2) et à celui de la Base ; il y a un sujet commun "de base" mais tout le monde est libre de créer ses propres sujets qui correspondent à d'autres lieux, par exemple des commerces en ruine, des habitations.. n'ayez pas peur de déchaîner votre imagination ! (dans la limite de la description globale du lieu)

Il y a en Ville (et dans les autres lieux alentours que vous aurez tout le loisir de découvrir par la suite) toutes sortes de choses à découvrir et de secrets à percer, ne croyez pas qu'on fout les personnages dans un coin en attendant que les choses se tassent dans la Base. Au contraire, ce qui se déroulera par ici aura une importance-clef dans la suite de l'intrigue, et -sur un point de vue plus personnel- pourra permettre de RP dans un registre plus sombre. À noter que Folie s'occupe également de cette zone, pour votre plaisir non dissimulé.

Si vous êtes actuellement dans la Base, et que vous aimeriez avoir un personnage dans la Ville aux côtés des nouveaux membres qui nous rejoindrons pendant la V7, à vous de vous arranger pour y être catapulté par un objet lors du siège (ou kidnappé par un chouchou mangeur d'enfants volant) ; mais attention, il faut rendre cela plausible et plutôt exceptionnel, si 10 personnes nous font le coup du chouchou nous allons devoir limiter afin qu'il reste assez de gens à la base pour soutenir le siège.
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le Lun 28 Avr - 21:17
Petit bouleversement dans l'intrigue.. !

Tandis que les dessinateurs se réveillaient petit à petit pour faire face à l'armée ennemie, un évènement inattendu vint interrompre le cours de la bataille. Une faible secousse ébranla la Base, puis une seconde, plus forte, plus longue, plus étendue. Les fondations tremblèrent, les fenêtres se fissurèrent, et deux gigantesques tubes émergèrent des observatoires postés sur le toit. Dans un grincement, ils se positionnèrent face au tas d'objets ayant franchi le portail.

La Base les tenait en joue. Prête à tirer, mais désespérément silencieuse, comme en attente d'un signal.

Aussitôt, la clôture prit une autre teinte, abandonnant son rose bonbon pour un noir des plus sombres et des plus glacés. De larges épines en émergèrent, prêtes à empaler quiconque oserait désormais s'approcher ; elles étaient masquées par un léger brouillard.

Un brouhahah intense marqua le point culminant de cette transformation ; ce qui paraissait jusqu'à présent n'être qu'une décoration en rayures boisées se disloqua et s'écrasa sur le sol. À la place, d'inquiétants points jaunes se détachaient désormais de la façade, rangés en lignes et chargés.

S'ils n'étaient tranchés par ses épines, il seraient troués par ses balles.

Toutes les armes étaient prêtes à déchaîner leur monstrueuse puissance... mais l'étiez-vous aussi ?  

Explications



La Base est passée en mode forteresse, prête à se défendre contre l'ennemi ! Si vous cherchez la raison à tout ceci, je vous conseille de regarder du côté de Diablo et Cydna (dans l'un des observatoires).
Si vous avez du mal à visualiser la situation, vous pouvez regarder ceci (un meilleur dessin arrivera un jour..)

Pour l'instant aucune arme ne semble tirer et en dehors des longs canons des observatoires qui peuvent bien sûr être maniés dans lesdites salles, vous ignorez où se trouvent les commandes pour faire tirer les mitrailleuses et compagnie. Si certains veulent se lancer dans une chasse aux trésors :-)
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le Mer 21 Mai - 16:14


Quelques heures - peut-être moins - après que la Base ait soudainement changé de forme, l'on put assister à un nouveau bouleversement dans le cours de la bataille. La barbapapa s'était tout d'abord légèrement épaissie, puis canons et mitraillettes encore immobiles avaient semblé briller d'une nouvelle lueur.

La lueur d'un monstre millénaire enfin réveillé.

D'un seul et même geste, les armes firent feu. Droit sur les ennemis les plus avancés. Plus de tour, plus d'amas, plus d'étendard levés ; tous ceux qui avaient franchi la barbapapa reculèrent sous les projectiles ou se précipitèrent à l'intérieur, décidés à stopper cette machine de guerre à la force bien plus écrasante que celle des dessinateurs.

Mais faisaient-ils bien de les oublier ?


Suite aux actions de Ziza et Kim dans le jardin (je vous invite à lire leur RP), le mode "tir automatique" de toutes les armes (sauf les canons) a été activé ! Désormais, les mitraillettes et les canons qu'on peut voir sur le dessin du post précédent tirent sur tout ce qui passera le portail (dessinateurs y compris).
La nouvelle priorité des objets et de mettre un terme à ces tirs, ils vont arrêter de se promener dans les couloirs comme des touristes et fouiller toutes les pièces !
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