Anya Kazan - Et elle est pas près de réussir à faire ses lacets.

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le Mer 19 Mar - 22:50



Anya Kazan

Appellation • Anya Kazan. Et si vous voulez de plus amples informations, allez lui demander directement. Même si je doute que vous parveniez à une réponse claire.
Anniversaire - Âge • Le 21 décembre. Attendez que je lui trouve un âge. 32 ans.
Nationalité • Quelque part en Europe de l'Est. Ou peut-être pas. Elle vient d'un coin comme celui-là, dans tous les cas.
Occupation • Ne rien faire. Du tout. Et essayer de trouver quelque chose à boire. Et se méfier des gens. Les gens sont méchants. Et ils lui font peur.
Arrivée dans l'Esquisse • Depuis quelques jours. Comme elle n'a pas fait grand chose à part dormir et regarder le ciel, elle ne sait pas vraiment où elle est.
Goûts • Elle aime : Les tomates, les oiseaux, le gris, la viande, le salé, la musique classique, chanter -même si ce qu'elle chante n'a souvent ni queue ni tête, les robes et la salade de fruits. Pas de fruits verts. Ils sont méchants.
Et elle n'aime pas : Le vert, le nougat, et de manière plus générale tout ce qui est sucré. Les poissons lui font peur. Mentir, aussi. On lui a dit de ne jamais le faire. De toute manière, elle ment très mal. Et enfin, elle n'aime pas les gens. Ils lui font peur. Et ils sont méchants.




Description


« -Vous savez où vous êtes, au moins ? dit le brin d'herbe.
-Eh...le...quelque, part ? répondit la femme allongée dans l'herbe, occupée à regarder le ciel d'un air indifférent.
-Vous n'allez pas arriver à grand chose, à rester à ne rien faire, comme cela. Enfin, je dis ça, hein. Vous faites ce que vous voulez, n'est-ce pas ? Reprit la plante.
-Et puis ce n'est pas comme si vous ne pouviez pas vous lever, renchérit un rocher couvert de verdure, un peu plus loin.
-Je, eh...reprit la femme avant de fermer les yeux. »
Un insecte posé sur sa joue poussa un soupir ennuyé.
« -Sincèrement, vous commencez à prendre racine, vous savez ? Dit-il en empruntant la voix du rocher.
-C'est, je suis...le... répondit l'intéressée.
-Après tout, toute seule, comme ça, vous n'allez pas faire long feu. Ils avaient déjà eu du mal à  vous apprendre à faire cuire un œuf sans que vous ne vous brûliez ou que vous restiez devant la poêle sans rien faire pendant des heures, là bas, alors de là essayer de te trouver à manger ici...dit un autre brin d'herbe.
-Oui. Répondit-elle. »

 Et ce fut le silence.

 Le vent qui courait sur cette prairie avait quelque chose... d'agréable. Frais. Doux. Il l'aidait à faire le vide dans ses idées. Parfois, quand elle ne pouvait plus se résoudre à  laisser vagabonder ses pensées branlantes quelque part dans un recoin de son esprit tortueux, elle ouvrait les yeux et regardait le ciel. Elle n'arrivait pas à comprendre le ciel. Il ressemblait à un des collages qu'elle avait réalisé quand elle était petite, d'aussi loin qu'elle puisse s'en souvenir. Et elle ne s'en souvenait pas. Elle n'aimait pas ce ciel. Plus elle le regardait, plus il lui faisait peur.
 Et il y avait les oiseaux. Elle aimait beaucoup les oiseaux. Voir de si petites créatures capables de voler lui donnait chaud au cœur. Elle ne s'était jamais demandée comment ils faisaient. Ils volaient, c'était tout. Pas de raison d'aller chercher plus loin. Cela ne lui était tout simplement pas venu à l'esprit. Peu de choses lui venaient à l'esprit. Les rares oiseaux qui volaient au dessus cet endroit, par contre, l'avaient quelque peu perturbée. Les cubes, même elle s'en était rendue compte, n'avaient que peu de propensions à voler. Ce qui l'amenait à un deuxième problème. Elle évitait de les regarder. Eux aussi lui faisaient peur. Beaucoup. Comme le reste des animaux qui passaient dans le coin.
 A part ces deux tâches qui assombrissaient son repos et la forçait à réfléchir, il ne lui arrivait pas grand chose. Elle restait simplement allongée au sol, sur le dos, à regarder les nuages derrière ses paupières closes. Elle ne s'était pas levée depuis un temps qui lui semblait être une éternité. Elle n'en avait pas ressenti le besoin. Ni la faim, ni la soif n'étaient venus la perturber depuis  longtemps, cela, elle le savait. Depuis qu'elle s'était allongée, en réalité. Depuis qu'elle était dans cette prairie. Depuis qu'elle était arrivée. Depuis le tout début de l'histoire. Quand elle s'était rendue compte qu'elle n'était plus dans sa chambre et qu'elle n'était plus vraiment dans son corps à elle. Et qu'elle n'avait pas réussi à rester debout suite au choc.
 De temps en temps, les choses autour d'elle faisaient des reproches sur son attitude. Elles lui disaient de se lever, de marcher, d'aller chercher quelque chose à manger, …Elle n'y faisait plus vraiment attention depuis longtemps. Elle en avait pris l'habitude, après tout. Il y a  toujours des choses qu'on se met à ignorer avec le temps. Quand elles se manifestent trop souvent, par exemple.
 Parfois, elle prêtait l'oreille à leurs discussions. Elles portaient toujours  à sa personne, comme si elles n'avaient pas d'autres préoccupations que son bien-être, sa tranquillité, sa vie même. Et elles ne cherchaient jamais à l'empêcher de faire quelque chose. Même quand ils lui disaient d'éviter d'aller quelque part, de ne pas prendre tel ou tel objet, il suffisait qu'elle les ignore suffisamment longtemps et elles partaient, tout simplement. Elle s'était demandée une fois si leurs voix ne venaient tout simplement pas de son esprit, à elle. Qu'elle entendait des choses. Elle avait accepté cette possibilité. Bien sûr qu'elle savait qu'elle était folle. Et les autres l'étaient tout autant qu'elle.
 Ils avaient toujours cherché à la « soigner », comme ils aimaient à le dire. Ils s'escrimaient à vouloir la faire parler, lui apprendre des choses, comme si elle n'était qu'un sac vide qu'il fallait remplir de logique au plus vite. Ils avaient raté, c'est le moins qu'on puisse  dire. Entre ce qui parvenait à entrer par moitié au sein de sa banque de connaissances et ce qui se heurtait au mur qu'elle s'était construite au fil du temps, ce n'était pas une bataille gagné d'avance.
 Alors ils l'avaient envoyée plus loin. Là où elle n’ennuierait plus personne. Sauf les docteurs, peut-être.

 Et maintenant, elle était là. Et elle ne faisait rien.

« -Vous croyez que quelqu'un va venir ? Lui parvint la voix du premier brin d'herbe, quelques temps plus tard.
-Ils...sais pas.
-De toute façon, je doute qu'ils vous reconnaissent. Une carcasse en métal à moitié couverte de lichen, c'est assez différent de ce qu'on pourrait attendre de votre part, dit le rocher. Allez, levez vous. Je suis sûr que cet endroit ne se limite pas à une simple prairie. Et vous commencez à avoir soif, je me trompe ? Ce serait bien d'aller voir à quoi vous ressemblez réellement, également.»

 C'était vrai. Elle avait soif. Et pour la première fois en plusieurs jours, elle se leva. Avec un grincement. Il y avait un étang, non loin. Elle s'y rendit.
 Et quelques minutes plus tard, elle revint, se rallongea, et se mit à penser à toute allure aux informations qu'elle venait qu'acquérir. La première était, à vrai dire, quelque chose de simple à retenir. Il faut éviter de glisser quand on est au bord de l'eau. La deuxième, c'est qu'elle avait vraiment changé depuis la dernière fois qu'elle s'était regardée dans un miroir. Elle n'avait jamais eu les cheveux blancs. La troisième, c'est qu'elle et l'eau n'allaient pas ensemble. Pas du tout. Elle avait l'impression d'avoir une barre de fer en lieu et place de la jambe gauche. Ce qui était vrai, en y pensant.
Et elle avait toujours soif.
 Après quelques temps à réfléchir de la sorte, son esprit embrumé se rendit à l'évidence. Elle n'arriverait à rien seule. Elle arrivait à peine à faire ses lacets, sans personne pour l'aider. Elle n'avait pas de chaussures, actuellement, mais l'exemple fonctionnait tout de même. Il fallait qu'elle trouve quelqu'un. Le plus vite possible. Elle n'aimait pas les gens, mais elle ferait avec. Elle détacha du mieux qu'elle put le tapis de mousse et de plantes rampantes qui s'était amassé sur son corps depuis quelques temps.

Et elle se leva.



Qui tient le pinceau ?


Je suis un genre de mutant qui aime les tortues. Ah, et pour les cadeaux, c'est pas la peine, il n'y a toujours que deux images.







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le Jeu 20 Mar - 0:20
Re-re-bienvenue ! (vive les triple-comptes)(pour ça que je n'en ferai pas avant heu...)(un long moment :D)

Eh bien tout est parfait mon petit canard (heu... n'y fais pas attention, c'est parce qu'il est minuit, je déraille un peu à cette heure-là). Donc voilà, Anya peut joyeusement gambader (si elle le peut) dans les plaines chatoyantes (ou pas) de l'Esquisse ♥️ Et essayer d'apprivoiser des plantes aussi (de toute façon c'est GLaDOS donc on ne peut pas y résister, voilà).
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le Jeu 20 Mar - 13:15
Une étoile de mer de re-bienvenue pour toi !  Étoile de mer !
Mais comment vous faites pour avoir des TC ?

Un personnage sympathique, je me demande comment elle va réagir face aux autres dessinateurs ! :3
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le Ven 21 Mar - 13:06
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