[TOIT] Un bien joli point de vue ? [LIBRE]

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le Mer 2 Avr - 19:37
Description a écrit:Le toit semblait être l'endroit le plus calme du complexe. Légèrement effleuré par les vents, il n'avait pas encore été exploré par les dessinateurs. Pour une raison probablement floue, celui-ci était enduit de couscous caramélisé, ni collant ni poudreux. Juste assez pour glisser convenablement et tomber dès le premier pas.

+ Maintenant, un tapis jaune permet d'atteindre le bord du toit sans glisser.


Syren déboula sur le toit, les cheveux au vent, le regard perdu. Elle tourna la tête à droite, puis à gauche, jeta un œil derrière on dos, et même entre ses jambes. Mais aucune trace du tentacule. Elle l’avait perdue. La jeune femme fronça les sourcils, un peu contrariée, avant de ranger son couteau et d’observer plus attentivement les lieux. Elle se trouvait visiblement sur le toit du bâtiment. Et la sortie qu’elle cherchait l’avait trouvée, il semblerait.

Aucune protection notable, aussi le vent s’en donnait-il à cœur joie. Syren plaça une main sur sa chevelure, tentant de retenir les longues mèches corbeaux. Elle venait à peine de les brosser, il serait fâcheux de devoir déjà recommencer. Son pied effectua un pas sur cet étrange sol, et elle constata que quelqu’un avait installé un immense tapis de cérémonie (mais jaune criard). Probablement pour qu’on ne glisse pas. La surface non recouverte semblait en effet quelque peu précaire. Appréciative envers l’attention, elle hocha la tête à l’intention du vide et s’avança. On avait un point de vue idéal, depuis cette hauteur. Impossible de manquer l’armée qui s’avançait, au loin. Et les quelques projectiles qui s’échouaient, parfois.

Syren se laissa absorbée par le spectacle, et nullement perturbée, finit par s’asseoir au bord du toit, les jambes dans le vide. Les volants de sa robe reposant sur le tapis jaune, et son regard vert toujours rivé à la menace qui grondait. La réalité semblait bien agitée, aujourd’hui…


Spoiler:
Syren fait plus trop attention au monde, n'hésitez pas à ne faire que passer pour prendre compte de l'attaque, le toit est là pour ça.

Syren arrive sur le toit, à la poursuite de son tentacule imaginaire, et ne le voyant point, range son arme, avant de s’avancer pour regarder l’armée au loin. Finalement, elle s’assoit au bord du toit et reste là, à contempler la menace, pas vraiment affolée.
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le Mar 15 Avr - 17:09
Italique : passage inutile
Pardon c'est pas top :<




Il n'avait pas le souvenir d'un air si froid.

Son premier contact avec le toit fut une brève bourrasque qui manqua de lui prendre les binocles ; à la place, le vent se contenta de créer une moue désapprobatrice sur le visage d'Al. Ce qui n'était en soi pas une chose rare ; non, c'était même son expression la plus courante depuis qu'il avait ouvert les yeux dans cet endroit bourré d'incohérences. Sa nuit avait été une succession de désillusions, de désespoir et surtout de noir. Un noir plus flashi qu'un rayon laser à impulsion, et aussi sombre qu'une parenthèse oubliée au beau milieu d'un calcul.

D'abord, il avait quitté les types de l'Aquarium pour en chercher deux autres et espérer obtenir un peu plus des données. Vainement. Tours, détours et retours s'étaient succédés dans un silence de plus en plus angoissant, puis la nuit était soudainement tombée. Il avait été impossible de continuer les recherches sans se prendre un objet inutile dans les pieds, et la quête de savoir avait vite laissé placé à une pause plus ou moins méritée. Des programmes. Encore des programmes. Les lignes de chiffres et de lettres avaient défilé ; il les testait tous, il les réécrivait, puis il les essayait à nouveau avec des dizaines de valeurs, grinçant des dents quand quelque chose était faux ou étrange. Il bannissait les virgules et les approximations pour qu'enfin tout puisse être certain.

Las cependant de voir que tout était à la fois parfait et partiel, il avait choisi de continuer son labeur à l'air frais. Il voulait dominer un petit peu ce monde, ne serait-ce que géographiquement.

Et il était tombé sur ce toit en caramel en compagnie d'une étrangère. De dos, elle n'offrait à voir que de longs cheveux noirs légèrement secoués par la brise. Son côté asocial et fiancé des maths le poussait naturellement à fuir toutes les filles - de toute façon, elles ne comprennent rien, et ne se laissent jamais séduire par une quelconque poésie mathématique, ces folles ! - au profit de sa tendre et douce Roxie ; et pourtant. Cet endroit tendait éternellement à lui prouver que rien n'était irréversible.

Il fit quelques pas en veillant à rester dans une position stable et à ne pas avoir trop de semoule caramélisée sur les chaussures. Il ne manquerait plus que ça. Tandis qu'il était à faible distance de la demoiselle, ses lunettes lui permirent de constater ce qui aurait dû être l'évidence dès le départ (pas pour lui, visiblement..) ; le paysage. Non pas que la clôture hideusement rose ait changé, c'était plutôt…

« C'est quoi ce.. »

Une attaque immense et massive dirigée contre la Base, sauf si la présence d'un gigantesque groupe d'objets aux abords du bâtiment pouvait signifier autre chose. Al n'en revenait pas. Il avait laisser passer ÇA ? Non, plutôt, était-ce seulement réel ? Il n'avait jamais eu à lutter contre un frigidaire ou une lampe de chevet, lui.. et il était aussi doué en combat qu'en rugby, c'est-à-dire bon à faire l'arbitre ou à commenter sur le banc des dispensés.

Mais il voyait encore mal les types d'hier se frotter à ces monstres, eh oui. Un déglutissement plus tard, Al faisait déjà tourner sa substance grise à plein régime pour trouver une solution. Sans aucune idée des effectifs - et surtout des effectifs utiles.. - et des armements à disposition, il allait être difficile d'élaborer une stratégie.

Il fallait commencer par le début.
« Toi… enfin.. vous, s'adressa-t-il à la jeune dame, comptez-vous rester ici encore longtemps ? »
Il désigna la scène en pleine action sous leurs yeux, encore incappable de placer le moindre adjectif pour qualifier la situation. Dans un jeu de guerre, il aurait froidement entrepris de bâtir une stratégie, mais ça n'avait rien d'une partie frivole ; s'il se trompait, il ne pouvait pas redémarrer la console en rageant, il ne pouvait pas attendre dans un coin que quelqu'un d'autre règle le soucis. Pouvait-il réellement mettre tout cet endroit en équation ?

Il s'approcha à quelques centimètres du bord ; il était à moins d'un mètre d'elle sans toutefois la regarder. Après avoir brièvement essuyé ses verres, il souleva quelques doigts et commença à compter, pour se faire au moins un ordre d'idée de la menace.

« 1, 2, 3,…. »

« 24, 25, 26, … »

« 37, 38… »

« 49, 50… »

Jusqu'où devait-il aller ?




Résumé : Al a pas fait grand chose de sa nuit, alors il vient prendre l'air sur le toit. il s'approche de Syren et puis remarque (enfin) l'attaque d'objets. il est d'abord choqué, puis elle demande à syren si elle compte l'aide ou pas. Au final, il compte les ennemis.
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le Jeu 17 Avr - 16:47
Syren ne s’était pas retournée. Elle avait laissé approcher cette nouvelle présence sans s’affoler. Comme souvent, elle n’agissait que si l’apparition se révélait hostile. Elle n’avait rien contre les laisser approcher, sinon. Tout le monde avait le droit de fouler ce sol à parts égales. Ce n’était pas parce que vous étiez un tentacule noirâtre ou une ombre aux multiples pattes, que vous n’aviez pas le droit de vous promener. Syren ne bougeait que si elle percevait un agissement hostile. Le réel problème, aux yeux du monde extérieur, consistait probablement en sa vision très personnelle de la dite chose. Syren pencha la tête, attentive à la nouvelle voix.

▬ Non. Il est temps.

Elle se leva, puis effectua un demi-tour souple sur la pointe de ses pieds, pour faire enfin correctement face au nouveau venu. Qu’elle salua d’un semblant de révérence. Ce n’était nullement moqueur, c’était simplement à ses yeux un salut comme un autre. Ses iris verts s’accrochèrent à l’inconnu, l’analysant de la tête aux pieds en quelques battements de cils.

▬ Je suis Syren. Et vous n’êtes pas armés. Il faut y remédier.

L’armée au loin était clairement hostile. Et elle approchait.
Syren glissa délicatement son bras sous celui du rouquin, et avec douceur, mais fermeté, l’entraina dans son sillage. Cet endroit était un refuge. Tout refuge digne de ce nom devait posséder des armes. Ou au moins un quelconque moyen de défense. Ils devaient le trouver. Et vite.

Spoiler:
(pardon, c'est... bleh.)

Syren répond à Al puis se relève pour lui faire face, elle l’examine un instant puis se présente, déclare qu’il n’a pas d’arme et qu’il faut y remédier, avant de lui prendre le bras et de l’entrainer à sa suite à l’intérieur de la Base.
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le Mer 30 Avr - 20:24
▬ Vous.. êtes sûre que l'on ne s'est jamais croisé quelque part ?

Syren s’arrêta net, tel un chien à l’arrêt. Elle contempla un long instant Al de ses glacials yeux verts.

▬ Est-ce que l’on appelle communément une tentative de « rentre-dedans » ?

Elle joignit ses mains, observant son camarade rouquin comme on observait une bête particulièrement curieuse, aux mœurs étranges et inconnues. En pleine tentative visiblement, de flirt, ou drague, comme diraient les jeunes. Quand elle jugea cela suffisant, elle se remit en route sans plus de commentaire. D’autorité, elle tira leur imposant chargement en direction du Toit. Et, à peine un pied posé sur ce dernier, elle se tourna vers Al.

▬ Essais en situation réelle. Maintenant.

Et elle lui confia d’autorité le bocal de cornichons dans les bras, avec l’air le plus sérieux du monde. Avant de pointer du doigt l’armée au loin, et ceux un peu trop proches, non loin de l’ancienne barrière rose. Syren fouilla ensuite vaguement dans le tas d’arme et empoigna ce qui semblait faire le plus de dégâts. Donc un truc avec un gros canon et qui ressemblait vaguement au précédent bazooka. Sauf qu’il y avait un… une… sculpture de poulpe dessus. Verte et jaune. La jeune fille ne se posa pas plus de questions et tira en visant les ennemis les plus proches.

Qui se retrouvèrent noyés sous un déluge d’encre colorée. Bon. Pas de réels dommages, mais aveuglés, et en terrain glissant, qui plus est. Pouvait être utile. Syren balança l’arme sur le nouveau tas « OK » qu’elle venait de créer d’autorité dans un coin du toit. Puis elle empoigna deux lames aux effets inconnues et hésita. Les lancer ? Elle pouvait. Elle ne visait pas trop mal. Mais les récupérer serait difficile. Pesant le pour et le contre, elle ne tergiversa cependant pas longtemps et jeta un dernier coup d’œil à Al.

▬ N’attaquez qu’à distance. Si l’ennemi est à moins de deux mètres du bâtiment, mettez-vous à l’abri.

Elle tapota vaguement  son épaule, comme pour souhaiter bonne chance à un camarade soldat. Puis dévala l’escalier et s’engouffra dans la base. Avant de ressortir à l’extérieur un peu plus tard, tel un bouchon de champagne. Et de percuter les ennemis de plein fouet. La première dague se perdit quelque part entre un globe oculaire sans protection et un tentacule. Syren extirpa son propre couteau de sa cachette et continua sa percée. Jusqu’à repousser d’un coup de botte deux hamsters verdâtres hors de la brèche. Et d’y pénétrer à son tour.

La jeune fille s’engouffra dans les rangs ennemis.
Et y disparut corps et âme.


Spoiler:
Syren et Al arrivent sur le toit pour tester leur chargement. Syren tire sur les cibles les plus proches avec un bazooka qui tire de l’encre colorée. Elle attrape ensuite deux lames qu’elle décide de tester au corps à corps. Elle donne un dernier conseil à Al, tapote son épaule et dévale l’escalier pour aller à l’extérieur. Elle plante une lame dans une bestiole, attrape son couteau, repousse deux ennemis hors du trou de la muraille, et s’engouffre enfin dans les rangs ennemis. Pour y disparaître totalement et ne pas en revenir.
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le Ven 2 Mai - 2:09
Ces filles! Non. Le problème ne venait pas tant du sexe. N'y avait-il absolument personne, dans ce monde biscornu, qui soit capable de répondre à une question simple ? Deux et deux était pourtant toujours égal à quatre ! Allait-il devoir remplir toutes ses listes de "peut-être" et de points d'interrogations ? Il poussa un gigantesque soupir - ce n'était pas le moment de péter une durite - et décida tout simplement d'avorter la conversation.

Sans savoir qu'il n'aurait jamais l'occasion de demander une nouvelle fois.

Il accompagna Syren jusqu'au toit en poussant - du mieux qu'il pouvait - leur chargement. S'ils s'étaient peut-être croisés ne serait-ce qu'une seule fois, ils n'avaient en tout cas jamais parlé avant ce jour. Il se serait assurément souvenu d'un caractère aussi original, de ce mélange de froideur et d'audace.
Sitôt que la bise glacée de l'extérieur les frôla pleinement, l'action reprit son flot.

« Essais en situation réelle. Maintenant. »
Il jeta un oeil à la "situation réelle" en question et ne put retenir un geste de recul. C'était devenu un véritable champ de bataille. Exit la barbapapa rose qui permettait de rendre la guerre un peu plus enfantine, il n'en restait désormais qu'une épaisse fourrure noire à épines. Exit le centre commercial apparent ; place à la Base militaire, aux canons et à la défense. Comme dans un bon vieux jeu vidéo de baston.

Oui, c'est ça. Al. C'est tout comme un jeu. Il suffisait de bien guider la manette et le coup partira, même si on touchait l'équipement pour la première fois. Respire. Pense aux chiffres.

Afin de se donner confiance, il regarda silencieusement son acolyte utiliser le canon-poulpe ; la chose lui avait donné une très mauvaise impression lorsqu'il l'avait vue sur le chargement, mais tout se passait bien au final. Il empoigna lui-même le bo… Bordel. Non. Mais. Que faisait ce fichu bocal de cornichon entre ses mains ? Il sursauta, manquant d'expédier la nourriture dans le camp ennemi. Res-pi-re. Elle avait dû le jeter quelques secondes plus tôt, sans doute pour se débarrasser d'un élément inutile. Tout est logique, ne songe qu'au combat.

Il se ficha une gigantesque claque mentale et approcha le chargement d'armes à tester. Le bocal encore dans les bras - s'il n'avait été aussi stressé, il l'aurait sans doute balancé quelque part -, il attrapa une petite arbalète en plastique dont les motifs "tête de mort" lui inspiraient le bon goût. Il pointa le tas et tenta de repérer une cible stratégique quand, soudain.

« N’attaquez qu’à distance. Si l’ennemi est à moins de deux mètres du bâtiment, mettez-vous à l’abri.
- Je ne suis pas assez bête pour courir au suicide, quand m... »

Il n'avait pas eu le temps de terminer sa phrase qu'elle avait déjà quitté le toit. Voulait-elle aller aux toilettes ? Dans ce moment-là ? Ah. Bien sûr. Ces filles. Toujours la frousse. De toute façon, il pouvait très bien se débrouiller tout seul par ici. Il resserra la pression sur son pistolet à flèches et approcha l'extrémité du toit. Son viseur parcourut l'étendue des ennemis. Pas celui-là, tu ne vas pas le toucher. Plus à gauche. Encore. Ah tiens, tu pourrais toucher cette bestiole qui…

Qui se fait poignarder par Syren.

Il décocha maladroitement une flèche dans un oreiller maléfique, qui tituba avant de s'écraser sur le sol. Elle aurait pu le prévenir avant d'aller jouer les berserker sur le champ de bataille ! C'était pire qu'une partie multijoueur avec ses anciens camarades de lycée ; chacun pour soi et à celui qui fait le truc le plus improbable. Qu'espérait-elle en se jetant ainsi dans le tas, sans armure et sans arme digne de ce nom ?

Il attrapa la dague disco et la balança un peu plus loin de l'endroit où la jeune femme se trouvait, espérant que cela attire loin d'elle quelques créatures. Hélas, celles-ci ne semblaient pas vraiment attirées, et il dut bien vite se résoudre à tirer sur tout ce qui bougeait à distance respectable de sa position.

Mais il ne la voyait surgir nulle part.

La masse était compacte, impossible à trouer, et surtout elle avançait. Ces salopards. Ils ne l'avaient pas… La probabilité était bien trop élevée pour qu'il ait envie de la calculer. Ce monde était très fort pour lui arracher son irrésistible envie de tout mettre en équation. Ne restait-il cependant pas la moindre chance qu'elle se soit réfugiée à l'intérieur ? Elle pouvait encore être sauve.

Il fit son possible pour avaler la panique qui commençait à lui saisir le ventre et s'empara du pistolet à eau supersonique. C'était désormais la seule chose sur laquelle il pourrait compter, malgré le réservoir à moitié vide - il s'avisa qu'un seul tir avait été effectué avec l'arme, et qu'il ne lui en resterait donc qu'un.

Sans passer par de multiples détours, il tira, mais aussitôt il vit son jet fulgurant lui revenir à toute allure. Son salut ne fut dû qu'à une maladroite glissade sur le caramel qui recouvrait le toit. Si l'ennemi commençait à avoir des boucliers, c'était décidément foutu.

Al regarda à 360° autour de lui, priant pour tomber sur quelque chose d'utile.
...

Comment avait-il passer à côté de ces deux gigantesque canons à quelques pas de lui ? Ils étaient reliés à d'espèces de boules disco de mauvais goût à vitres. Sans doute des postes de tirs. S'il se précipitait. S'il arrivait à temps. S'il tirait juste et dans le mile...

« Syren, vous n'avez pas intérêt à être morte. » lança-t-il à l'attention du champ de bataille tout en courant jusqu'à l'escalier sans emporter avec lui le tas d'armes. Seulement ce maudit bocal de cornichons, mais ça, il ne l'avait pas encore remarqué..

Il était trop occupé à empêcher les molécules d'H2O de venir empiéter sur sa vision.
Ça n'avait foutrement rien d'un jeu, il ne pouvait ni fuir ni parier sans risque sur sa propre survie.




Résumé : Al suit Syren jusqu'au toit. Il a la trouille alors il la regarde, puis il prend une arbalète sur leur tas d'armes et peine à viser. Quand Syren réapparait sur le champ de bataille après avoir fui le toit, il tente de la couvrir en tirant sur quelques ennemis mais il ne la voit pas revenir.. Il prend le pistolet à eau testé par Syren près de la salle gravitationnelle, son tir est dévié par un bouclier, alors il cherche autour de lui quelque chose qui lui permettrait de frapper fort et voient les canons des observatoires. Il choisit de s'y rendre, partagé entre la rage, la peur et la peine.
Pardon c'est moisiiii tu méritais tellement mieux ;;
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le Sam 3 Mai - 21:10
He ?
Quoi ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Je balance la couverture (partagée avec Striky, hihi ♥) sur le côté, m'habille en quatrième vitesse d'une combinaison vert kaki et de chaussures de ranger avant de mettre sur mes yeux des grosses lunettes oranges. Tant pis pour le style, je ne suis pas une fashion victim de toute façon ! Allez, c'est parti, allons voir ce qu'il se passe !

Je monte les escaliers quatre à quatre pour débouler sur le toit. Et là, je les vis. Des objets, dans le ciel. On se faisait attaquer ?! Waah ! Je regarde à droite, à gauche. Là ! Un gros tas d'armes ! Mh, pas très rangé tout ça, mais ça fera l'affaire. Je cours vers le tas avant d'empoigner une sorte de gros fusil, de m'accroupir et de le poser sur mon épaule, prête à viser. Fastoche, ça devait pas être plus compliqué que le tir à la carabine, à la fête foraine ! J'appuie sur la gâchette. Dah, ce recul ! Surprise, je tombe sur les fesses. La balle que j'avais tiré avait une forme vraiment bizarre, mais elle atteignit son but ! Génial ! Alors, on se concentre...

Résumé:

Anna déboule sur la barre, prend un fusil à poulpes (oui, les balles sont des petits poulpes xD) et tire.

1 VICTIME


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le Sam 3 Mai - 21:23
Il avait choisi de modifier ses plans en cours de route. Pour une raison purement stratégique, il ne s'était pas contenter de ramasser la première arme venue pour se jeter sur la file indienne d'objets qui, ayant commencé à lui courir après dans le dédale de la Base, étaient devenus fichtrement menaçants. Tous les escaliers qui s'étaient présentés à lui avaient été un bon procédé pour distancer l'abeille ainsi que ses compatriotes.

Lorsqu'il atteignit le toit, il se sentit comme un personnage de dessin animé acculé au bord d'une falaise. Dans l'embarras. Et en plus, il était face à une falaise glissante. En couscous. Et en caramel. Il notifia cependant, ça alors, la présence d'un tas d'armes. Le Maître, le dieu truite, quelqu'un, quelqu'un avait pensé à lui !

Il se précipita ainsi sans réfléchir sur la première chose qu'ils avait vu, agrippant illico presto la plus grosse arme du lot. Un canon brillant, jaune et orné de motifs "calamar" ; cela ne pouvait être qu'une bonne chose.
Il s'apprêtait à retourner voir ses amis objets à l'intérieur du bâtiment jusqu'à ce qu'il fasse deux constatations :
- L'algue était ici, en train de tirer dans le vide.
- Il était bien plus intelligent de tirer dans le vide, car le vide contenait entre autres des objets sur lesquels il serait facile de tirer sans trop se mouiller.

Fier d'en être venu à une telle conclusion, il trottina pour se positionner à côté de sa rivale aux cheveux verts.

« Comme par hasard, on vient copier ma stratégie ! » beugla-t-il tout en essayant d'avoir l'air classe avec ce canon qu'il n'arrivait qu'à peine à hisser à hauteur respectable. Il pressa la gâchette et observa un tableau - de peinture - qui s'élançait à toute allure contre le tas d'objets.

Le Maître était décidément quelque part.

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le Sam 3 Mai - 21:30
J'allais tirer une seconde fois après m'être mieux positionnée, quand j'entendis une voix désagréable. Oh non. Cet abruti de homard va tout gâcher ! En plus, il avait copié mon arme ! Je lui répondis d'un ton méprisant :

« Au lieu de dire des bêtises (quoi que je pense que tu ne sais rien faire d'autre), tu devrais m'aider à nous débarrasser de tout ça ! Histoire d'être productif au moins une fois dans ta vie ! »

Je soupirai et tirai une seconde fois, avant de me tourner vers lui.

« Rah, tu sais même pas le tenir correctement ! Tu sais comment ça marche au moins ? »

Il me faisait vraiment pitié, décidément - quand il ne m'exaspérait pas.


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le Sam 3 Mai - 21:36

Ça n'allait pas le faire. Vraiment pas. Il acceptait généreusement que l'algue tire au même endroit que lui, mais non, cela ne suffisait pas, elle tenait absolument à déclencher une dispute celle-là!

« Je sais tout à fait comment m'en servir ! Et c'est comme ça qu'il se tient, d'abord. » riposta Ambros, très sûr de lui. Il s'éloigna de quelques pas et tira une nouvelle oeuvre d'art dans le tas, sans tenir compte du fait qu'il était en train de heurter les objets les plus inoffensifs et inutiles du lot.

« Au fait.. il ne vient pas ? » demanda-t-il tandis qu'il bidouillait l'arme afin de la recharger d'une façon ou d'une autre.

« S... S... Striky. »
C'était seulement pour lui montrer qui était le meilleur. Absolument rien d'autre.

Il tira à nouveau.
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le Sam 3 Mai - 21:48
Je rougis lorsqu'Ambros prononça le nom de Striky. Je ne savais pas ce qu'il en était, à vrai dire, je n'avais pas regardé s'il s'était déjà levé ou pas en partant.

« Je ne sais pas. On verra bien. » rétorquai-je froidement.

Après avoir tiré de nouveau, je pris une inspiration avant d'ajouter :

« Et monsieur Krueger, tu l'as vu ? »

Puisqu'on était dans les sujets sensibles, autant que je m'y mette aussi, non ?


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le Sam 3 Mai - 22:00
Le sujet qu'il ne fallait pas aborder. L'envie de jeter le canon lui-même sur cette chère algue verte le dévorait de plus en plus.

« Il. Il est occupé. Il m'a confié la défense de son manoir ici. »
Il s'éloigna encore plus. Non. Bien sûr, son cadavre gisait peut-être dans l'une des salles dudit manoir, à moins que ce ne soit à l'autre bout du monde, mais il lui fallait un petit peu de simplicité pour tenir le coup aujourd'hui.

Il tenta un nouveau tir. Rien, les munitions devaient être épuisées. Après avoir balancé son canon de côté, il alla chercher un lance-pierre qui ne lui servit non pas à tirer des pierres mais toutes les dagues et autres épées qui lui passèrent sous la main.
Technique de combat originale. Si l'algue s'avisait de critiquer, c'est elle qu'il viserait.
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le Sam 3 Mai - 22:08
Je tournai la tête vers le homard pour voir ce qu'il trafiquait, puis haussai un sourcil. Sérieusement, c'était ridicule...

« J'espère que tu vises bien. Tu gâches un tas de munitions qui pourraient nous être utiles s'ils se rapprochent trop. » lâchai-je.

Je tirai de nouveau, puis empoignai une boîte à munitions. Du moins, je pensais qu'il s'agissait de ça, c'était presque pareil que celles des jeux vidéo de combat.


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le Sam 3 Mai - 22:16
Waaaaah, de la lumière ! Et des gens. Des gens qui se crient dessus ? Bah, c'est pas mes affaires. Euh...y a p'tet un truc que je devrais faire... euh... Ah, oui ! Demander ce qu'il se passe ici. "Qu'est-ce qui se passe, ici ?". Et maintenant... euh. Ah. "C'est pas dangereux, ces objets ?"

Euh.
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le Sam 3 Mai - 22:38

Bien sûr qu'il visait bien ! Enfin, non, mais c'était probablement moins pire qu'elle. Il soupira et continua méticuleusement -enfin, en étant moins bourrin que ce qu'il aurait fait en temps normal- son oeuvre. Il gâcherait des munitions à l'attaquer, et en plus une boulette de viande venait plus ou moins de faire exploser la partie droite du toit.
Cependant, il fut interrompu par l'arrivée d'un inconnu très informé sur la situation. Un ami de l'algue ?

Il lui jeta son lance-pierre et ses épées.
« Je te laisse me seconder ! »
Sans plus d'explications.

Sur ces douces paroles, il attrapa un autre canon - le dernier du tas, en fait - et commença à tirer. Cette fois, des baguettes de pains en caoutchouc émergèrent et s'écrasèrent mollement sur le sol. Bon. Il lança son arme à l'inconnu.

« Tu peux jeter ça aussi. »
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le Sam 3 Mai - 22:46
Ah, euh...comment ça marche, ce truc ? Et sur quoi faut que je tire... ah, sur les objets. Donc...euh, un lance-pierre. Et...on tire ! Raté. Et... oh, j'ai touché. Un truc mort. C'est bien parti, tiens...

"Sinon, vous pourriez m'expliquer c'qui s'passe ?"

Y a pas d'raison que je sache pas.
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le Sam 3 Mai - 22:50
Soudain, un autre côté de la base fut détruit par une immense boulette de viande. Wah ! C'était un truc de ce genre qui avait détruit l'opéra ? Il fallait détruire cette catapulte, là-bas...

Mon attention se porta sur l'homme aux cheveux longs qui venait d'arriver. Il semblait totalement perdu - comme nous j'imagine. Ambros le désigna de suite comme son... "second" ? Sérieusement ?


« Écoutez, le but du jeu, c'est de neutraliser tous ces objets pour qu'ils n'entrent pas ici ! C'est primordial ! Je vous dirai où on est ensuite, là on a pas trop le temps. »


Ce n'était pas compliqué à expliquer, bien sûr, mais trop long. Plus tard. Je visai la catapulte-cuillère, puis tirai.


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le Sam 3 Mai - 23:16

Il ne prêta par la suite aucune attention à son nouveau lieutenant, il savait se débrouiller. Probablement.

« Bien joué » commenta Ambros lorsqu'il vit sa comparse algue tirer sur la cuillère déjà percutée et détruite par le canon de gauche. C'était comme piétiner un cadavre, et elle osait critiquer son style ! Il ne put s'empêcher de ricaner, à en oublier son inutilité croissante sur le champ de bataille.

Il attrapa ensuite un pistolet de taille moyenne qui lui rappelait vaguement quelque chose et mit TB à contribution en lui donnant une arme de même gabarit. Il ne savait pas si son troisième bras savait tirer, mais bon, ce n'était pas grave s'il touchait l'algue une fois ou deux cela n'était pas dramatique.

Et le pistolet à salade tira, aveuglant les objets de par ses incroyables feuilles bleues. TB, quant à lui, avait écopé d'un pistolet à sucre-glace, qu'il appréciait d'utiliser pour recouvrir de blanc la jeune aux cheveux verts.
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le Sam 3 Mai - 23:23
Plusieurs objets se mirent les uns sur les autres, formant trois gigantesques tours et balancèrent des projectiles divers et variés sur le toit, certains manquant d'écraser les dessinateurs.
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le Dim 4 Mai - 0:06
Spoiler:

 Il était une fois, dans un pays lointain, un jeune boulet du nom de Hannibal. Il était assez beau malgré le fait que sa connerie atteignait des sommets même pas atteints par un certain Eelis. Hors donc, ce jour là, le jeune Hannibal, dans son insouciance, avait décidé d'aller faire un tour en ville, pour des raisons strictement personnelles.
 Ainsi, le jeune et beau Hannibal était sur son chemin et profitait du soleil matinal qui lui carressait doucement le visage de ses doigts de lumière. Il s'arrêta à une fontaine afin de se rafraichir, car le cagnard était fort écrasant. Ainsi, le génial mais néanmoins stupide Hannibal se lanca dans la douce et saine activité de la baignade en solitaire, vêtu simplement d'une feuille de vigne -car nous sommes sur un forum tout public, voyons.-
 Après avoir joui de cette activité saine et reposante, le splendide, musculeux et complètement idiot Hannibal décida d'aller se rhabiller et de reprendre son chemin vers la ville. C'est ainsi qu'en se relevant, et toujours nu au milieu de l'eau, le sympathique Hannibal vit une branche se diriger à toute vitesse vers son crâne. Il n'avait simplement pas songé qu'il y avait un arbre bicentenaire à trente centimètres au dessus de sa cervelle de moineau. C'est donc ainsi que le noble et châste Hannibal se retrouva à moitié noyé, nu, dans une fontaine en pleine rase campagne...
 Et qu'il se reveilla avec, soyons sincères et ne l'oublions pas, la sensation d'avoir bu l'équivalent de l'intégralité des réserves de boisson d'un certain... pays éloigné -restons sages. Le pauvre s'était retrouvé pris en traître par la vile Esquisse, qui avait décidé, après exament approfondi, qu'il était digne de la rejoindre dans la joie et l'allégresse.
 Le malheureux et complètement barge Hannibal, en proie aux défaillantes cognitives qui l'avaient assailli durant sa dernière cuite, ne savait malheureusement pas où il se trouvait ni toute la chance qu'il avait d'y être, car il avait trois d'arrièrés d'impots à verser à sa municipalité.
 Le génial Hannibal trouva bientôt un bâtiment étrange, peuplé d'êtres complètement malsains et mal intentionnés qui commirent bientôt les pires atrocités sur son corps inanimé, car il avait été maltraité durant un terrible combat -qu'il avait évidement gagné à lui tout seul. Il retint en particulier l'image d'un hideux personnages coiffés d'oreilles de chat, qui le piétina avant de le nourrir d'une subtance étrange -et cela en toute amitié.
 Le malheureux, suite à un trou dans le scénario, se retrouva guéri, frais et dispos, accablé d'une terrible gueule de bois. Il vit bientôt que la bâtisse était assiégée par une plétore de cosplayeurs ratés. Il rejoignit sur le toit des êtres difformes et particulièrement stupides du noms d'Annabelle et Ambros -mais nous dirons ici pour les besoins du lèche-boulisme qu'ils étaient les êtres les plus éclairés et les plus beau de toute la région, si ce n'est plus.
 Hannibal, à grand renforts d'armes diverses -mais surtout armé de ses poings nus, vainquit une grande quantité de cosplayeurs. Mais il glissa malencontreusement sur une flaque, tomba, se brisa d'abord une jambe, puis, alors qu'il se roulait par terre de douleur, se rendit compte qu'il était en grand danger, car un rocher en mousse de plusieurs kilos était en train de se diriger vers lui à grande vitesse. Il eut à peine le temps de dire "Mercredi, j'ai oublié de fermer le gaz" avant que le terrible polystyrène -car, après exament, ce n'était pas vraiment de la mousse très lourde, mais du polystyrène très lourd- ne s'abatte sur son corps huilé.

Et c'est ainsi qu'il mourut.
D'une manière particulièrement dégueulasse, d'ailleurs.


Dernière édition par Hannibal le Dim 4 Mai - 0:12, édité 1 fois
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le Dim 4 Mai - 0:12
▬ En avant ! s'exclama soudain Diablo en levant le parapluie dans une pose fichtrement heu. Victorieuse.

Et Diablo détala sans demander son reste. Droit vers le champ de bataille. Enfin. Le toit visiblement. Sans oublier de pecho quelques armes en plus au passage qu'il fourra dans les poches de sa combinaison (de petites armes). Le diablotin déboula donc sur le toit sans même prendre le temps de reprendre son souffle.

▬ Ouf ! Ben y a foule. Salut les mecs, ça gaze ?

Toujours très à propos.
Et il eut à peine le temps de saluer tout ce monde que... quelqu'un trépassa juste sous ses yeux ? Diablo bugua. Et fixa l'espèce de rocher d'un air interdit.

Que...?
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le Dim 4 Mai - 0:25
Couverte d'une poudre blanche (vu le goût, c'était du sucre glace), je clignai des yeux en pestant contre Ambros. Abruti ! Ce type n'avait vraiment rien dans la tête ou quoi ? J'aperçus alors les objets former trois énormes tours, dressées et imposantes. En voyant des projectiles s'abattre sur nous, je me protégeai instinctivement sous le tas d'armes. Je me débarrassai de mon fusil à poulpes afin d'opter pour une arme plus petite et plus maniable, tentant de tirer malgré tout sur les objets. Et les autres ? Je me frottai les yeux, aveuglée par la substance blanche.

Et là, je vis l'inconnu glisser et se casser la jambe dans un craquement lugubre. Avant de se faire écraser, quelques secondes après, par un immense rocher.

Non.
Pas ça.
Pas encore ça !
C'était pas possible !

Les larmes se mirent à couler toutes seules. Sans réfléchir, je hurlai, la voix brisée :

« Protégez-vous avec ce que vous pouvez ! Battez-vous ! »

Je sortis de ma cachette et tirai sur tout ce que je pouvais. Les cris ne pouvaient plus s'arrêter de s'échapper douloureusement de ma gorge.


#B0CC99 ou #667f53

Fansong Striky x Anna par Striky herself **





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le Dim 4 Mai - 0:42
Soudainement, les choses basculèrent - ce malgré la percé foudroyante d'Ambros dans les rangs ennemis. Trois monticules verticaux émergèrent, vertigineux et particulièrement désireux d'expédier moult projectiles. Pour une fois, la chance lui fut davantage favorable qu'à l'autre type aux cheveux noirs, foudroyé par la poisse et surtout par la mort.

Ça, c'était pas cool, mais au moins il n'avait pas souffert. Il haussa les épaules et évita une pastèque géante propulsée de son côté. Il notifia au passage l'arrivée d'un individu tout à fait ordinaire pour le paysage, joyeux puis attristé par les récents évènements. Ils le connaissaient, ce type, ou quoi ?

« C'est pas une bonne stratégie » glissa-t-il en toute honnêteté à l'intention du jeune homme qui fixait la scène d'un air ahuri. « Si tu veux pas le rejoindre, y'a des armes ici. »

Il attrapa une nouvelle arme - un pistolet à papillotes enflammées - et tira. L'important, c'était de sauver sa propre peau et celle du bâtiment, les dommages collatéraux ne méritaient pas que l'on s'attarde dessus.
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le Dim 4 Mai - 1:56
Il ne savait pas si remonter sur le toit était une bonne idée. Et puis, qu'il était stupide d'avoir emmené une batte de baseball pour frapper à distance ! Une séance de programmation seule ne suffirait pas pour effacer cette honte sans précédent. Pourquoi perdait-il autant de temps ?

Faute de trouver une meilleure stratégie, Al suivit l'étrange personnage aux yeux jaunis et à la queue de diablotin (il.. il n'avait pas le temps de s'arrêter là-dessus, quoi qu'il fût profondément dérangé par la question, ce n'était plus une maladie à ce rythme-là), qui -après s'être élancé courageusement sur le champ de bataille- s'arrêta net. Les choses semblaient être violentes ; deux personnes tiraient sur les objets qui avaient pris de la graine depuis la dernière fois, et un type était allongé sous un rocher de polystyrène. Allongé, vraiment ?

Oubliant le bon sens commun, le rouquin s'accrouprit près de ce qu'il dianostiqua comme étant un cadavre après l'avoir en partie débarassé de son rocher. Son cœur ne battait plus, ses yeux étaient éternellement fermés. C'était un vrai mort, pas un PNJ au hasard qu'on avait mis là pour décorer et donner un peu plus d'importance à la scène. C'était un homme, qui avait un nom, une vie, et qui avait peut-être laissé derrière lui une famille. C'était un homme, et il était mort après s'être battu vaillamment. Gloups. Comment les deux autres faisaient-ils pour lutter sans le regarder ? Retrouverait-il Syren dans cet état ?

Il se releva, donna un coup de pied au rocher mousseux (mousseux mais foutrement costaud, il s'y reprit à deux fois), attrapa le cadavre par les bras et le tira précipitamment dans l'escalier.
« On peut pas le laisser ici. Il gêne, et... ça nous déconcentrerait. » justifia-t-il.

De bien froides paroles pour exprimer des émotions trop confuses.

Après avoir descendu le mort jusqu'en bas de l'escalier, il remonta au niveau du toit.
« Tu veux vraiment te battre ? » demanda-t-il à l'ado aux cheveux noirs.




Résumé : Al arrive derrière Diablo, ramasse Hannibal et le met dans la Base pour dégager le passage, puis il remonte demander à Diablo s'il peut se battre
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le Mar 6 Mai - 20:14
Une voix. Deux voix. Il y a plein de voix et de cris. Mais Diablo n’entend pas. Diablo n’entend rien. Diablo ne voit plus rien. Rien, sauf l’horreur. Sauf ce rocher sans son corps. Comme si de rien n’était. Mais Diablo sait. Oh oui, il sait. Il sait la tragédie, il l’a vu, et il n’en est toujours pas revenu. Le cri du cœur de la jeune fille aux cheveux verts ne l’atteint pas. Les paroles de réconfort du jeune homme aux multiples bras ne font que glisser sur sa carapace. Carapace horrifiée, qui paralyse le moindre de ses membres. La moindre de ses pensées. Diablo ne bouge plus. Diablo ne respire plus. Diablo ne vit plus.

▬ Tu veux vraiment te battre ?

Mais soudain, une voix perce.

Diablo sursauta. Son parapluie tomba à terre. Ces cheveux de cuivre… c’est le jeune homme de l’observatoire. Le jeune homme dont il ne connaissait pas le nom, mais qui faisait un peu battre son cœur. Comme beaucoup d’autres. Avant. Diablo n’arrivait  pas à penser à un après. Pas au milieu de ce chant de mort. Le diablotin empoigna les bords de son bonnet et serra les dents. Il voulait répondre oui. Il devait répondre oui. Il se mordit la lèvre. Il le devait.

▬ Non…

Il ne le pouvait pas.

Diablo eut un hoquet, et les larmes dévalèrent son visage ravagé. Il vivait de nouveau. Mais une nouvelle fêlure venait de zébrer son cœur. Une large et vilaine crevasse, tellement douloureuse.

Lâche. Lâche. Lâche. Il était lâche.
Il devait… Il devait…

Diablo voulut faire un pas en avant. Il en fit trois en arrière. Puis dévala l’escalier sans se retourner.


Spoiler:
Diablo ne réagit pas jusqu’à ce qu’Al lui parle. Là, il sursaute, laisse tomber son parapluie, agrippe son bonnet et réponds que « Non », il ne peut pas. Il pleure, essaye de se reprendre, mais ne supporte plus d’être sur le toit et s’enfuit dans la base.
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le Ven 9 Mai - 22:41
Il ne s'était pas particulièrement attristé de voir le gamin aux cheveux noirs fuir à toute allure tandis que son camarade roux débarrassait la piste en emportant le cadavre à l'intérieur. Ce n'était pas tant qu'il s'en fichait, n'étant lui-même pas dépourvu de coeur au point de rester totalement insensible face à la mort de quelqu'un ; il s'agissait plutôt, en quelque sorte, de résignation. Il avait abandonné l'idée de s'en sortir indemne et de pouvoir éviter les ennuis, alors il avait commencé à trouver ça normal. Il ne faisait absolument pas le poids et ne souhaitait compter sur personne - qui ne le prenait pas pour le crétin fini qu'il était bel et bien ? - pour faire pencher la balance, voilà pourquoi il était résigné à faire un pas devant l'autre sans vraiment attendre autre chose que l'échec. Sa quête était sûrement vaine, mais il avait dit qu'il ne fuirait plus. La seule chose qui pouvait lui faire peur, en l'état actuel des choses, aurait été de retrouver Max déchiqueté quelque part.
En clair, des gens allaient crever - ou être blessés - dans le processus, lui en premier, mais on verrait bien le résultat. Il n'avait pas tellement pensé à l'issue de la bataille parce qu'il fallait d'abord la mener, ce qui n'était pas aisé.

Après avoir regardé l'adolescent au teint gris quitter précipitamment le lieu du conflit et s'être vaguement attardé dans sa contemplation de l'escalier, l'expression faussement indifférente, il se retourna vers les assaillants et se surprit à penser qu'éviter les projectiles qui se rapprochaient de lui à vive allure pourrait être une bonne chose - chose qui fut rapidement appliquée avec un bond en arrière pour contrer les carottes meurtrières lancées par un hibou géant pas très amical. L'oiseau hurlait, perché sur ses pairs, et il hurla encore plus après réception d'une papillote ardente sur ses nobles plumes. Fier de le voir vaciller, Ambros s'arrêta cette fois pour le viser de façon un peu plus précise.

Ce geste d'intelligence ne lui porta pas chance (comme souvent). Un ballon de football lui heurta violemment la jambe droite et lui fit perdre l'équilibre. Il put se féliciter de ne pas être sur le rebord de toit et de seulement se retrouver avachi - presque couché - sur le caramel au couscous. Après avoir usé du fantastique mouvement du tonneau pour éviter un livre d'histoire propulsé sur sa personne, il tenta de se relever et d'attraper une nouvelle arme. La première action fut réussite non sans douleur - rien de cassé, mais la zone du choc était rouge comme une tomate - tandis que la seconde fut interrompue par une nouvelle salve de projectiles, cette fois évitée avec une plus grande difficulté.

Si seulement il pouvait leur faire manger les carottes, le ballon, le bouquin et tout le reste en face à face.. Il n'avait clairement pas le tir dans les veines, et le fait de devoir seulement se prendre des coups sans voir le camp ennemi souffrir commençait sérieusement à le chauffer. C'était comme se prendre un coup de boule sans pouvoir répliquer, comme la veille ; sa détermination était totalement impuissante.

Un nouveau projectile lui écorcha la jambe droite. Brûlant. Piquant. Douloureux. Il avait connu bien pire, n'empêche qu'il avait bien mal et qu'il était encore moins capable d'attraper quelque arme que ce soit sans grincer des dents.

Ce hibou et ses copains.
Il allait leur faire la peau.

La sentence serait juste retardée par un petit passage à l'infirmerie-cuisine.

« L'Algue ! cria-t-il à l'intention de sa rivale tout en claudiquant vers l'escalier. Je te laisse surveiller cet endroit pour moi. »

« Et, au fait, si tu vois Max, préviens-moi… juste comme ça. » rajouta-t-il sur un ton beaucoup plus bas tandis qu'il pénétrait à l'intérieur du bâtiment, à peine audible. Il ne voulait pas vraiment compter sur elle, non, bien sûr, il souhaitait toujours être le premier et le seul à le retrouver. Mais bon, il était prêt à l'écouter si nécessaire, ce n'était pas une situation où il fallait faire le difficile.

Sur ces belles paroles, il tapa un petit sprint dans les couloirs tout en se crispant la face. Il n'y avait pas de temps à perdre.




Résumé a écrit:
Ambros regarde Diablo quitter le toit en faisant semblant d'être indifférent, puis il évite quelques projectiles (carottes) lancés par un hibou hurleur et se prend un ballon de foot dans la jambe. (sachant qu'il a les jambes à l'air libre vu qu'il porte un short) Il tombe, fait le tonneau (=roule sur le côté) pour éviter d'autres lancers et se reprend un projectile dans la jambe après s'être relevé. ça fait bien mal, donc il décide de quitter le toit pour aller arranger ça, et il en profite pour adresser de dernières paroles à Annabelle
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