[TOIT] Un bien joli point de vue ? [LIBRE]

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le Sam 10 Mai - 0:15
Encore une fois, un immense projectile sphérique s’abattit sur la base militaire. Le havre de paix semblait presque tomber en lambeaux devant la suprématie des entités de l’Esquisse. Cependant, peut-être que cette fois-ci, les dessinateurs allaient avoir de la chance. En effet, alors que le milieu du toit s’effondrait sous l’offensive, une lueur d’espoir se révéla. Sous les quelques débris du toit, se profilait une salle aux murs couverts de vitres. A l’intérieur, reposaient ce qui semblait être des armes, sans doute plus performantes que celles qu’avaient utilisés les dessinateurs auparavant. Ces objets n’attendaient que d’être réveillés.

Il est sans doute temps de saisir votre chance.
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le Dim 18 Mai - 13:01
« Non… »

Al ne pouvait que serrer le poing et baisser la tête silencieusement. Il ne pouvait que le voir courir à l'intérieur du bâtiment, descendre l'escalier et disparaître jusqu'au dernier cheveu. Lui non plus, il ne pouvait pas supporter ça, cette bataille, ces objets, la souffrance et la mort qui leur dansaient joyeusement autour. Ils courraient tous dans un long tunnel dénué de lumière, perdus et sans sortie. Tous les calculs étaient désespérément vains.

Même s'il savait que ce n'était qu'un effet de la peur, il sentait ses pieds se défaire, son rythme cardiaque s'accélérer, ses pupilles se dilater lentement. Cette situation faisait descendre toutes les probabilités de survie à zéro pourcent, et il n'y avait pas moyen qu'il survive, surtout s'il était incapable de tirer sur ces objets qui - même s'ils restaient des objets - bougeaient et répandaient autour d'eux une sinistre aura de folie.

« Ça ne sert à rien… » commenta-t-il en regardant immobile la nuée d'ennemis tandis qu'un autre type se battait à côté. Al ne le regarda même pas se blesser ou partir en courant par ce même escalier que personne ne semblait plus monter ; il était devenu le spectateur muet d'une défaite annoncée. Personne n'aurait pu le convaincre de se ressaisir, d'éviter les projectiles qui commençaient à le percuter, de réfléchir une dernière fois, de sortir sa calculatrice et de bouger au plus vite…

L'épouvante avait déjà atteint tous ses muscles.

Un projectile gigantesque approcha ensuite du toit ; s'il s'était écrasé sur lui, si le hasard n'avait pas voulu qu'il se soit trouvé à l'écart du point d'impact, il n'aurait pas su l'éviter à temps. Cette fois, le toit avait été amoché. Si des gens étaient juste en dessous, ils n'avaient.. probablement.. pas.. survécu. Après avoir dégluti, il se pencha légèrement vers l'avant.

Il devait savoir. L'ignorance ne changerait pas les faits. Quelques radians de plus, et il aurait peut-être une vision d'horreur sous les yeux. N'en avait-il pas eu assez, avec Syren et cet autre gars ? Était-ce vraiment nécessaire, de vérifier avec certitude ?
Il n'eut pourtant pas la moindre seconde de plus pour hésiter ; un projectile ennemi lui cogna la tête et manqua de lui éclater les lunettes. C'était un électrochoc dont il avait plus que besoin.

Dans son état actuel, il ne faisait que gêner le passage à ceux qui combattaient sérieusement. L'autre aux yeux jaunes l'avait réalisé, et il avait fait le meilleur choix possible en se retirant. Lui était trop partagé entre cette voix qui lui criait de fuir le plus loin possible pour oublier toutes ces horreurs et sa part de raison qui l'enchaînait à la cruelle réalité.

Alors, il allait faire un nouveau compromis.
Lentement, il s'abaissa, s'approcha du trou dans le toit et sauta avec la grâce d'un rhinocéros blessé.




Résumé : Al a peur, alors il ne fait rien, puis quand le toit est gravement percuté il saute dans le trou
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le Mar 20 Mai - 19:35
Depuis le trou, le message suivant résonne :
Les gens d’en-dessous aussi. Même si… la pièce aux écrans… ils doivent tout voir… mais, peut-être que…
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le Mar 20 Mai - 23:23
Tu n’as pas bougé, pauvre chose. Tes jambes tremblaient. Les mains crispées sur ton arme, tu ne bougeais pas. Tu as été lissée toute seule dans ce couloir, même Diablo est parti. Toute seule. Comme toujours. A quoi tu t’attendais ? Tu es bien trop ennuyante. Tu attires beaucoup trop d’ennuis, et ça t’étonne que ton compagnon de route jusque là soit parti ?

« Non » marmonnas-tu.

Comment ça non ? Tu commenças à courir vers le toit. Pourquoi le toit ? Parce que. C’est tout. En chemin, un corps, tu l’ignoras. Il te fallait l’ignorer. Mais après tout, ce n’était pas le premier mort que tu voyais, non ? Souviens-toi de cette chose que tu trouvais informe aux multiples bras qui tenta de sauver la femme-licorne. Tu ne l’as pas oublié n’est-ce pas ? Je le sais. Je le sais, ce souvenir est là, quelque part dans ton cerveau. Mais tu préféras fermer fortement les yeux, expirer, tenter de passer outre. Tu refourguas de nouveau tout ça dans ton inconscient… Tu le regretteras

Et un champ de bataille apparu devant tes yeux ébahis. Tous ces objets, ils étaient bien trop nombreux. Et un tremblement de terre, un bruit sourd, atroce. Un épais brouillard recouvrait maintenant toute l’arène. Car c’était comme ces arènes de combats où la personne était seule face à énormément d’ennemis. Tu ne savais pas si tu l’étais réellement mais c’est le pressentiment que tu as eu.

Tu avanças, doucement, tu ne savais pas dans quel état était ce toit. Tu tirais sur tout ce qui te semblait suspect, des ombres étranges, menaçante. Heureusement, tu n’avais pas l’air d’avoir touché le moindre être humain. Tu avançais, prudemment mais tu as oublié de regarder là où tu marchais.

« Les gens d’en-dessous aussi. Même si… la pièce aux écrans… ils doivent tout voir… mais, peut-être que… »

Le sol se déroba sous tes pieds, tu tombais, naïve que tu es, à ne pas regarder. Mais cette voix venait de ce trou. Cette voix qui t’était si familière… Cette voix qui semblait être propagée par des haut-parleurs. Une voix faible, qui semblait parler à quelqu’un. A quelqu’un d’autre que toi.

Il t’avait déjà remplacée.

Ce que tu pouvais être inutile, personne n’avait besoin de toi. Tu ne sers à rien, comme toujours. Personne ne prenait la peine de s’inquiéter sur ton sort. Tu n’es rien, tu n’es qu’une présence. Il t’avait déjà oubliée.

« Diablo… »

résumé:
Après avoir hésité, Cydna rejoint enfin le toit. Débordée par les évènements, elle se laisse tombée dans le trou, se sentant abandonnée.
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le Sam 21 Juin - 13:17
J’arrêtai un instant de tirer à tout va, regardant d’un air interdit un garçon à lunettes extirper le cadavre de l’énorme balle de polystyrène, alors que l’autre jeune homme aux cornes s’enfuyat à l’intérieur de la base. Je me mordis la lèvre inférieure, les épaules encore secouées par des sanglots. Je ne connaissais pas cet homme. Je ne l’avais vu qu’un instant, deux minutes, peut-être trois. Il était devenu, l’espace d’un instant, l’un de ces soldats inconnus des livres d’histoire. Je ne savais même pas quel était son nom. Qui pourrait le savoir ? Qui parmi nous se souviendra de lui, dans toute cette folie ? Qui pourrait mettre un nom sur sa tombe ? Aurons-nous le temps de lui en faire une digne de ce nom ?

Je jetai un coup d’œil sur Ambros. Ce type… Quelqu’un venait de mourir sous ses yeux de façon atroce, mais cela semblait être le dernier de ses soucis. Peut-être n’était-ce qu’une façade… Mais il me dégoûtait quand même dans tous les cas. Peut-être ne ressemblait-il plus beaucoup à un être humain normal, avec son visage à moitié brûlé et son troisième bras, mais ça ne lui donnait aucune raison de ne pas être humain. Son monde ne tournait qu’autour de lui – et de monsieur Krueger sans doute. Le visage humide, je le regardai partir. Bah voyons. S’il voulait que je l’aide, alors il devait me montrer qu’il le méritait.

Je scrutai le ciel. Étrange. Il n’y avait plus de projectiles… Mais… Là-haut, c’était… Un rocher ?! Un très gros rocher… qui nous arrivait dessus à toute allure. Abandonnant mon arme, je courus aussi vite que possible vers l’autre côté du toit, mais le gigantesque projectile arriva trop vite. Il s’écrasa violemment sur le toit qui s’effondra sous mes pieds. Je hurlai, tendant les bras vers le haut.

Résumé:

Anna s'arrête de tirer, regarde Al dégager le corps d'Hannibal et Diablo partir, puis fixe d'un air dégoûté Ambros. Elle voit la sphère géante s'écraser sur le toit, tente de s'enfuir mais tombe dans le trou.


#B0CC99 ou #667f53

Fansong Striky x Anna par Striky herself **





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le Lun 30 Juin - 9:19
Quelques instants plus tard...




Eh, franchement, il était plus facile de faire le retour que l'aller. Surtout si l'on se servait de la fantastique idée qui veut que le toit se retrouve toujours en haut. Ici, en plus, il suffisait de toujours chercher les escaliers jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.

Ayant pris l'habitude de marcher rapidement et en ligne droite, Ambros ne jeta pas un seul regard au pauvre adolescent qu'il était plus ou moins en train de tirer à sa suite, quoi qu'il eut progressivement commencé à le lâcher. Lorsque le toit fut enfin en vu, il stoppa net sa prise et se précipita dans l'escalier. Ah, ça allait lui en boucher un coin, à cette maudite algue, lorsqu'elle ver…

« Oups. » ne put-il s'empêcher de s'exclamer lorsqu'il constata que l'endroit tout à l'heure défendu par la jeune fille était désert. À la place, il y avait un gigantesque trou, et puis le paysage avait changé aussi. Il s'approcha davantage du rebord, en faisant plus ou moins gaffe ; il ne savait pas ce qu'elle avait fait mais il n'y avait plus d'ennemi dans la cour. Ceux qu'il voyait attendaient sagement à l'extérieur, derrière la clôture non plus rose mais noire.

L'avantage avec les toits, c'était la rapidité des fouilles. Après avoir jeté un coup d'oeil à 360°, Ambros annonça ce qui était plus ou moins une évidence :
« Bon bah, elle est pas là. »
C'était relativement ballot. D'autant plus que lui-même n'avait plus rien à faire si le combat était fini, quoi que cela fut assez irritant : n'y avait-il aucun moyen de les trucider où ils étaient ? Quand leur affaire serait finie, ils reviendraient, mais quand ?

Il s'assit à même le caramel, pas déterminé pour un sou à agir de quelque façon que ce soit. Peut-être bien qu'il fallait aller chercher l'algue, mais l'expérience lui avait appris que plus on déteste quelqu'un, plus on a de chances de le revoir. Donc elle allait revenir toute seule, sûrement. D'ailleurs, il espérait franchement que cette enflure de Williams était morte écrasée par un troupeau de vêtements ou quelque chose comme ça ; il n'était pas du genre à espérer que d'autres puissent avoir fait le travail pour lui mais pour le coup, tant que quelqu'un s'en débarrassait… il ne se plaindrait pas.

Et puis un éclair de génie comme il en arrivait très peu le foudroya en pleine tête. Mais, attendez ! Eh oui, il y avait bien des ennemis à l'intérieur tout à l'heure. Probablement qu'ils étaient toujours là. Et que l'algue, qui avait eu cette réflexion profonde avant lui, était allée les trucider pour lui voler la vedette. Tel un militant devant une plage de pingouins égorgés, il fut convaincu de tout son être qu'il fallait agir au plus vite. (de toute façon ce n'était pas comme s'il pouvait réfléchir ou quoi)

Il considéra un instant le type qu'il avait ramené. C'était rare que quelqu'un l'accompagne quelque part, celui-là n'avait donc probablement pas lu ses pensées. Quelle prise de tête.

« Euh… »
C'était rare aussi qu'il utilise une onomatopée de réflexion et pour le coup, il avait carrément la mimique de la -troisième- main sous le menton.

« ..'Va voir en bas ? » demanda-t-il facilement en éludant le "on" qui aurait dû entamer sa question. L'éclair de génie l'avait certes foudroyé, mais il connaissait toujours un nombre relativement réduit de pronoms (Je, tu, elle (l'Algue), il et rarement vous, seulement avec Max) et se voyait mal en utiliser un qui le regrouperait avec quelqu'un. Pas parce qu'il était si égocentrique que cela, simplement que l'idée que quelqu'un puisse être d'accord avec lui et vouloir l'accompagner lui semblait louche. Il n'avait par ailleurs jamais demandé à Max s'il pouvait être son larbin ou si cela ne le dérangeait pas qu'il vienne squatter H24. Il ne voulait pas se réfléchir et imaginer que leur relation ait pu être univoque ; quel sens aurait-il à le retrouver, sinon ?

En tous les cas, lui il était bien décidé à aller voir en bas (pour trouver des objets, pas l'Algue, mais il s'était bien gardé de le préciser). Alors il se bougea un peu et avança vers l'escalier.
Destination : inconnue.

Résumé a écrit:Depuis l'infirmerie, Ambros traîne Striky dans les couloirs et le lâche avant de se lancer dans l'escalier jusqu'au toit. Là il constate qu'Anna n'est pas là (elle est tombé dans le trou juste avant qu'ils arrivent) et s’assoit 2 minutes. Il se souvient alors qu'il peut potentiellement rester des objets à l'intérieur donc il propose à Striky d'aller voir en bas vu qu'il n'y a rien de toute façon.
(je sais pas où tu veux aller mais il faut qu'on passe par l'armurerie pour une petite scène poignante KRKRKR)c'est là qu'il y a le cadavre de max
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Personnages : Striky
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le Lun 30 Juin - 12:53
Striky se laissa tirer comme un boulet (ce qu'il était) par Nain Connu sur tout le trajet. Après tout, il savait sûrement mieux que lui où était le fichu toit. Certes, un toit ça se trouve facilement, mais Striky n'avait jamais eu confiance en son sens de l'orientation (qu'il soupçonnait inconsciemment d'être un sens de la désorientation), même s'il ne l'admettait que maintenant. D'ailleurs, ça commençait à faire beaucoup de choses qu'il admettait enfin. Sa faiblesse, sa lâcheté. Son inutilité. Il se rabroua. Ce n'était pas le moment de se rabaisser, il devait trouver Annabelle. Et pour ça il avait besoin de toute sa motivation.
Enfin il parvinrent sur le toit. Striky fut assez surpris de voir qu'il y avait ... personne en fait.

« Oups. »

Oui, oups en effet. En temps normal, il aurait accusé cet imbécile de Nain Connu de s'être trompé de toit, mais de toute évidence c'était impossible puisqu'il n'y en avait qu'un.

« Bon bah, elle est pas là. »

Ambros, ou l'art d'évoquer des évidences. Ah, tiens, son nom lui était revenu !
Le jeune homme réfléchit. Si elle n'était pas là, c'est qu'elle était partie -tiens, le retour des évidences. Il essaya de se mettre à sa place. Où serait-elle partie ? Il jeta un coup d'oeil au trou. Hum, ç'aurait été une mauvaise idée.
La voix de Nain Connu, enfin d'Ambros, qui s'était assis en attendant, le tira de ses réflexions.

« Euh… 'Va voir en bas ? »

Striky ne comprit tout d'abord pas ce qu'il entendait par "en bas". Il jeta un coup d'oeil en contrebas du toit. Ah oui, là aussi il y avait des objets. Annabelle serait probablement partie les combattre aussi ... Le super-zéro se renfrogna un peu. Annabelle était plus brave que lui, mais surtout Ambros avait plus de bon sens. Il était mal barré.

« Ouais, bonne idée. » lâche-t-il d'un ton peu enthousiaste.

Il emboîta le pas à son compagnon d'infortune.

Résumé:
Striky se laisse tier jusqu'au toit. Là, il se rend compte avec Ambros qu'il n'y a plus personne. Il réfléchit un peu, puis accepte la proposition d'Ambros, à savoir aller en bas, là où il reste des objets.

Destination : Les couloirs.


Striky parle en #d44242.



Concours N°3:


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