Jour 12 •• Titus & Trenca •• Agitation de drapeaux blancs.

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Le cadavre ambulant
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le Dim 4 Jan - 11:40
Tu t'étais de nouveau retrouvé seul. Sans vraiment savoir pourquoi, ton esprit étant légèrement flouté. Les choses devant toi paraissaient toujours aussi incertaines. Tu voyais les couleurs changer d'intensité, devenant d'autres couleurs. Tu voyais les formes changer continuellement. Tout devant toi formait un ballet dont chaque élément évoluait indépendamment les uns des autres. Les fissures s'étaient ralenties, tu ne les sentais plus vraiment et le nombre de petits points, carrés, rectangles ou triangles - tu ne savais pas, à force - avait cessé d'évoluer et régressait déjà. Tant mieux.

De ce que tu entrevoyais, de ce que tu t'imaginais, ce monde était très étrange. Fou, même. Mais tu aimais bien ça, les choses étranges. Ça te remplissait de curiosité. D'envie d'en savoir plus, d'en découvrir plus.

Tu marchais dans les rues, tournant à chaque intersection, observant attentivement chaque détail. La Ville était gigantesque dans tes yeux. Cela faisait seulement quelques heures que tu étais arrivé, mais tu avais l'impression de déjà connaître ce monde. Comme si tu y avais toujours vécu. Comme si ce monde te ressemblait. Ce n'était pas faux, ce monde possédait aussi des fissures, était tout aussi étrange que toi.

Dans les décombres que tu avais commencé à fouiller, tu observais. Il y avait beaucoup de maisons encore debout, vivantes, mais il y avait aussi beaucoup d'amas de ruines, mortes. Celui-ci se dressait en plein milieu de maisons encore prêtes à la consommation.

Tu avais poussé la porte, seule chose encore debout, et un petit grelot, juste au-dessus de la porte, sonna, comme pour signaler ton arrivée. Devant toi, il n'y avait que des morceaux de murs, mais, dans la poussière, tu croyais encore voir des meubles. Tu avançais lentement, prenant tout ton temps.

Sur une étagère, un buffet, se tenait un cadre photo. Tu pouvais y voir deux personnes souriantes sur une photographie en noir et blanc. C'était déchirant. Une photographie censée inspirer le bonheur se trouvait dans un endroit ruiné, la rendant triste à voir, nostalgique. Tu te demandais ce qu'il était advenu de ces deux personnes si pleines de vie.

« Que s'est-il passé dans ce monde ... pour que la tristesse soit partout ? »

Résumé : Titus marche, découvre, jette un œil. Il entre dans une maison en ruine et trouve, parmi les décombres, une photographie de deux personnes souriantes, et se demande ce qui s'est passé dans l'Esquisse.
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Petit nouveau
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le Lun 5 Jan - 14:40
Une grande maison au milieu des champs, avec ses fenêtres boisées et ses fleurs colorées au balcon. Une allée de pierres plates sous l'auvent, une terrasse donnant sur un petit jardin accueillant, le passage matinal du boquillon et les clefs sous le paillasson. Une pile de papiers sur la table, une plume qui glisse et les répliques aiguës d'une tante désagréable. Le souvenir se précise, visite des couloirs, passe la salle remplie d'éclisses…
Et passe à autre chose. Maintenant le décor est une rue bondée et froide où les gamins courent avec des boules de neiges sitôt que l'on jette un regard en coin. Un livre entre les mains ; un flocon vient s'écraser sur un point, aussitôt le regard se lève et un marchand d'instruments de musique fait visiter son enseigne. Les gamins sont toujours là, mais ils jouent en short et en sandales. Une sonnette retentit très loin, l'on ressort un paquet et l'on est aussitôt chez soi, devant la table de la grande maison aux fenêtres boisées. Des pas lents. Le boeuf bourguignon est servi au milieu des convives égayés, on boit et l'on chante la Marseillaise, une boule de neige s'écrase au pied d'un frêne, on fait rebondir les merguez, elle montre une image de sirène, on chante en servant la bûche, le piano joue des sons mélodieux, le nouveau-né ouvre pour la première fois les yeux.

Il est impossible de comprendre, impossible de saisir la moindre parcelle d'information. J'ai mal à la tête et les images continuent de venir, toutes aussi fortes et désireuses de s'imposer. Pourquoi y a-t-il tant de maisons et tant de rues, pourquoi rien ne semble s'aligner ? J'ai peur, j'ai les mains sur les yeux et les coudes sur les genoux. Je n'ose pas bouger ; le piano continue de jouer, la main continue d'écrire et les invités chantent toujours à tue-tête. J'ai peur que ce que je vois devant moi soit aussi une image. C'est pourtant la seule vision qui ne m'inspire aucune familiarité, aucun sentiment.

« Que s'est-il passé dans ce monde ... pour que la tristesse soit partout ? »

Je sursaute. C'est la première fois que j'entends une voix qui résonne aussi fort, qui ne se mêle pas à l'orchestre dissonant qui se joue à l'intérieur de moi-même. Un son de l'extérieur. Fébrilement je me retourne, le paysage est tout aussi sombre mais il ne se volatilise pas. Il n'y a ni gamin ni marchand d'instrument pour me relier à tout ce que j'ai vu. Les assiettes étalées à terre sont vides. Mon regard remonte et tente de se frayer un chemin entre les meubles brisés. Les souvenirs continuent de déferler, je n'ose plus bouger. À la place, j'écarte les lèvres, et fais vibrer pour la première fois mes cordes vocales.

« S'il vous plaît… »

À nouveau je sursaute. Cette voix calme et fébrile, je ne l'ai jamais entendue au milieu de tous les sons que je connais. Pourquoi, malgré tous ces souvenirs qui paraissent s'étaler à l'infini, n'ai-je rien à propos de la réalité présente ? J'ai l'espoir soudain que l'autre voix saura me répondre. Avec quelques hésitations, je quitte ma position et me lève, à la recherche du premier signe de vie.

À la recherche d'une bouée qui pourra sauver d'une noyade imminente.




Résumé : Trenca, recroquevillée dans un coin de la même maison, est submergée par tous les souvenirs de différentes personnes qui se superposent à l'intérieur de sa tête. Elle vient d'arriver et n'ose pas bouger, jusqu'à entendre la voix de Titus, c'est là qu'elle essaie de l'appeler et se lève pour le chercher avec l'espoir qu'il sache ce qui se passe.
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le Lun 9 Fév - 14:22
« S'il vous plaît ...
- Oui ? »

Tu relèves la tête. Tu observes les meubles brisés qui tentent de vivre tout autour de toi. Mais il n'y a pas de signe de vie. Tu as l'impression d'avoir rêvé. Tu entends pourtant des bruits de pas. La peur grimpe, l'hésitation se fraie un chemin dans ton esprit. Tu ne sais que faire. Tu prends la photographie, tu la regardes encore. Tu décides de glisser le souvenir de deux vies passées dans ta chemise. Tu observes tes doigts qui se craquèlent mais tu ne fais toujours rien.

Tu relèves les yeux, une larme tombe sur ta joue. Tu regardes droit devant toi. Tu pose ton pied à quelques centimètres de l'autre, tu fais pareil avec ce dernier, et vice versa, ainsi de suite. À chaque pas que tu fais, tu sens le poids des souvenirs qui grince sur le plancher. Tu n'as pas de souvenirs. Mais tous ces meubles ont peut-être vus des choses magiques, joyeuses comme tristes. La vie de deux personnes.

Mais les ruines ont tout balayé. Le vent souffle fort dehors sans que tu ne puisses faire quoi que ce soit. Tu restes interdit au milieu des décombres. Tu jettes un coup d’œil à droite ou à gauche, puis tu t'avances encore. Tu passes une porte qui ne tient presque plus debout. Tu essaies de ne pas la casser. Tu continues à marcher plus doucement jusqu'à ce que tu la vois.

« Oh ... »

Ce bruit est le seul son que ta bouche parvient à reconstruire. Tu vois devant toi une jeune femme, un peu plus vieille que toi, certainement. Tu ne sais pas quel âge tu as, de toute façon. Tu regardes avec attention ses yeux bridés, ses cheveux noirs et courts. Tu es émerveillé.

Émerveillé de trouver de la vie dans ce cimetière funeste.

Résumé : Titus glisse la photographie dans sa poche et marche jusqu'à trouver Trenca.
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Petit nouveau
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a tracé,
le Jeu 19 Fév - 14:51
Un pied devant l'autre, j'ai l'impression d'être un bateau qui tangue. Non, le bateau est en-dessous, c'est moi qui suis sur le pont, tenant mon chapeau d'une main. Je m'envole. Mon pied manque de se prendre dans une assiette sur laquelle il s'est maladroitement posé. Mes deux bras s'étirent comme deux longues ailes au-dessus de l'eau. Puis je réalise que cela n'était qu'un souvenir. Un de plus. Et le jeune homme juste devant, est-il une vision aussi ? Va-t-il s'évaporer comme tout le reste ? Je n'y comprends plus rien.

« Oh ... »

De nouveau, la voix qui passe au-dessus de toutes les images. Sa voix qui ne vient pas de l'intérieur. Je lève les yeux, je cherche la source et m'abreuve à l'intérieur. Rien n'est si différent, à ceci près qu'il a des cheveux qui se terminent en pointes blanches. Rien ne prouve qu'il est plus vrai que les autres.

Face à lui je tends la main. Est-ce que je pourrais passer à travers ? Non. C'est aussi solide que l'assiette, aussi rigide que le froid qui m'étreint. Je souhaite réentendre le son. Je souhaite m'accrocher à ce fil plus fort qu'à tous les autres, qu'il me hisse hors des images et des rêves. Quelle que soit l'Ariane qui se trouve à l'extérieur du labyrinthe. Je désire simplement en finir.

« Où sommes-nous ? »

Chaque son glisse entre mes cordes, toujours si étranger, toujours si nouveau. La question m'importe peu, si elle peut réaliser mon souhait. Mes doigts se plantent un à un dans un morceau de vêtement. Crainte. Froid. Je l'ignore. Ne t'envole pas. Permets-moi de cligner des yeux et de te retrouver.




Résumé : Trenca, ne sachant toujours pas vraiment si elle est dans un souvenir ou dans la réalité, arrive face à Titus. Elle lui demande où on est et s'accroche à sa manche (comme dans le phaaare) pour ne pas qu'il se barre. #action #rebondissements #ship
(pardon pour la comparaison peu virile avec Ariane et Thésée, mais ça collait trop)
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a tracé,
le Lun 20 Avr - 10:28
« Où sommes-nous ? »

Tu ne sais répondre. Tu ne sais pas toi-même. Tu as envie de savoir, mais tu ne sais pas, quelque chose te dit que tout n'est pas rose dans ce monde un peu fou. Ta vision s'agite encore, ton souffle est court et tu trembles, sans comprendre pourquoi, ta vision s’obscurcit et tu te perds dans des immensités obscures, comme pris dans la toile d'une araignée, ta vision diminue progressivement.

Un contact. Tu sens ses doigts froids contre ta peau et tes vêtements, cherchant un peu de réconfort contre ton t-shirt banane blanc et jaune. Tu ne sais que faire, mais ta vision s'est soudain emplie de mille couleurs. Tu souris un peu et prends la femme dans tes bras.

Sa chaleur, au départ, te surprends. Tu t'étais quelque peu habitué à la froideur de ce monde, mais voilà que quelque chose de chaleureux venait à toi et, aussi surprenant que cela puisse être, tu n'en voulais pas, prétextant être une fissure, tu ne voulais pas être affilié à quelqu'un, mais tu avais tellement envie de garder cette chaleur, ce soleil, à tes côtés que tu ne fis rien.

Ton cœur se met à battre un peu plus fort et tu es si surpris que tu es perdu quelques instants. Tu serres un peu plus l'inconnue dans tes bras et tu lui caresse lentement la tête pour la rassurer. Tu sembles un peu surpris par le son de ta voix.

« Ne t'inquiète pas, ce monde nous est peut-être inconnu mais nous pouvons ... survivre. »

Résumé : Titus prends dans ces bras Trenca et la rassure tout en sentant son coeur battre. #action #ship #alliancett
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Petit nouveau
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a tracé,
le Sam 9 Mai - 0:36
Il ne répond pas. Un instant j'ai l'impression que la voix est partie, peur d'avoir fermé les yeux, peur de ne pas avoir assez attrapé la bouée lancé au milieu de la mer turbulente. Je tremble. Je sens ma main toujours là. Je suis entourée. Est-ce que je peux le sentir sans l'entendre ? Est-ce que je peux vivre son étreinte sans risquer de me perdre ? Non, je veux le son, je m'accroche encore plus pour le sentir, j'essaie de chasser les images qui s'empilent pour que mon regard soit le reflet de la réalité. Je veux le son, alors je commence par voir. J'essaie.

J'essaie de jouer du piano. Mon doigt appuie sur une touche trop grave, mais j'apprécie cette sonorité. Je compose un son sinistre. Une femme aux longs cheveux s'approche de moi dans un café, je lui jette un regard de dédain et je commande un autre café. Ma soeur est venue m'écouter jouer. Elle rit. Pourquoi ?

« Ne t'inquiète pas, ce monde nous est peut-être inconnu mais nous pouvons ... survivre. »

Il me ramène toujours. Je souffle parce que ce son était long, rempli de mots qui s'enchaînent distinctement, sans tomber dans l'oubli au creux d'une espace, dans l'abîme d'une courte pause. Avant même d'en déchiffrer le sens ou même d'en saisir l'importance, j'apprécie simplement leur existence. Un monde inconnu, je veux bien le croire ; tout m'est inconnu. Ma tête, mon corps, cet autre corps qui réchauffe, ces assiettes par terre, le piano, les images, les sons, la mémoire. Quant à survivre… peut-être est-ce la partie qui me perd.

« Pourquoi survivre ? »

J'ai l'impression que poser des questions me ramène à cette trop brève réalité. Alors je continue. J'essaie de savoir, puisqu'il est encore si dur de voir.. mais j'ai alors tant d'interrogations.

« Qui es… tu.. »

Pour m'accrocher encore plus, c'est la première chose que j'ai besoin. Donner un nom à ce son qui se nomme « Tu », savoir d'où il vient.

Et surtout pouvoir l'appeler s'il disparaît à nouveau.



Résumé : Trenca, qui se perd encore entre ses "souvenirs" et la réalité, a peur parce que Titus ne parle pas, mais elle se rassure quand il répond, et finalement lui demande pourquoi il parle de survie... puis, son nom, parce qu'elle a peur qu'il ne réponde pas à nouveau.
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