Fini ▬ Happy Birthday ▬ Cydna ♥

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Le matheux
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a tracé,
le Ven 16 Jan - 22:46

Comme le songe entre Diablo et Thalès, ce RP a lieu dans un futur alternatif, 8 ans après que les dessinateurs aient quitté l'Esquisse. Après avoir grandi et refait leurs vies, que deviennent-ils ?
(Merci donc à Liam/Diablo pour ce super concept très intéressant à jouer **)





20 Janvier 2020, 08:20 am.



Ce matin-là, il se perdait dans la contemplation des motifs qui recouvraient le plafond de Kings Cross, dont les quais étaient recouverts par un demi-cylindre qui chevauchait ce qui avait certainement été d'anciennes fondations, à en juger par la couleur des murs. Cette partie était dépouillée de tout écran géant, contrairement à l'entrée, et c'était à peine si l'heure figurait en quelques endroits pour aider les rares extraterrestres qui ne possédaient ni téléphone ni montre. Plus que quelques minutes à tuer - et à se tuer - avec une cigarette électronique. Menthe forte, principalement pour l'haleine, non pas pour le goût un peu trop prononcé pour commencer en douceur une journée. À 27 ans, Al avait changé de lunettes mais si peu de caractère ou de passions. puisqu'il comptait du regard le nombre de fenêtres, d'arches, de wagons, puis finalement de gens qui grouillaient autour de lui. Un moyen comme un autre de ne pas se mettre de mauvaise humeur en médisant sur la malpropreté, la foule, le manque de panneaux, l'omni-présence de la publicité. Aujourd'hui était un jour spécial, un jour où le monde était parfait, n'est-ce pas ? Il y avait trois raisons à cela.

La première se retrouvait à chaque fois qu'il jetait un oeil à son smartphone et à la charmante application qui le spammait de "Joyeux anniversaire !" à répétition dès qu'il déverrouillait. La vingt-septième bougie devait être soufflée ce jour, vers quatorze heures. Jusqu'à ce que le soleil se couche, il s'était formellement interdit de s'enterrer avec ses deux écrans d'ordinateur et ses traités de science incompréhensibles pour l'immense majorité de la population. Une tâche pas si difficile, en fait, puisqu'il avait rattrapé sur les jours précédents, mais aussi parce qu'il y avait les deux autres raisons.

Dont l'une venait d'arriver en gare, accueillie par la voix féminine d'un haut-parleur.

Aussitôt - et il sembla que toute la foule avait eu la même idée que lui -, l'adulte s'avança vers le train en provenance du sud. Depuis 2012, c'était toujours un bordel monstrueux. Ça avait toujours été un bordel monstrueux. Al fit rouler ses yeux entre toutes les têtes blondes qui descendaient, s'arrêta quelques secondes sur certaines, soupira devant les traits du visage qui ne correspondaient pas, manqua de perdre l'équilibre devant un gars qui sortait à toute vitesse, et finalement se dirigea vers une silhouette précise, convaincu qu'il s'agissait de la bonne. C'était le cas.

Cydna n'avait pas changé depuis leur dernière entrevue, il y avait six mois de cela. Ce n'était pas comme s'ils n'avaient pas parlé à distance entre temps, il n'était certes pas resté sans nouvelle, mais il y avait un fossé aussi grand qu'un trou noir entre l'internet et la réalité. Lorsque la marée humaine s'appaisa, il la rejoignit avec des signes de main pour qu'elle s'arrête.

« Bonjour, salua-t-il tout en français (avec un bel accent pour défigurer le tout, même pas volontaire) avant de reprendre son cher anglais maternel. Comment vas-tu ? »

Il était de bonne humeur. Pas le genre à se jeter dans les bras de son invitée devant tout le monde, et encore moins à faire cette bise qui ne se pratiquait qu'outre-manche. Certes. Mais rien pour autant ne pressait dans le ton de sa voix. Dès que son interlocutrice eut répondu, il "proposa" une activité comme il avait l'habitude de le faire :

« Allons boire un café, il fait froid par ici. »

C'est-à-dire en épargnant à Cydna le temps qu'il lui faudrait pour exprimer son accord. Disons que pour une fois, les choses étaient millimétrées. Le bar tranquille et cher, c'était la première étape avant leur long voyage. Un voyage qui les conduirait, sans faille possible, jusqu'à la troisième raison - celle qui était de toutes la plus importante, et qui avait nécessité la plus longue préparation. Sans doute était-il toujours en train de se préparer pour le moment optimal qu'il avait calculé et modélisé sur Excel.

En attendant, il avançait à côté d'elle jusqu'aux abords de la gare comme si rien de tout cela n'était inscrit au planning. De simples retrouvailles, telles qu'il les appréciait depuis huit ans. Depuis que l'Esquisse avait provoqué leur rencontre au cours d'une certaine attaque, les avait conduits jusqu'aux plus lointains abîmes et brutalement rejetés dans la réalité.

C'était hier. Ou presque..
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La chauve-souris
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le Dim 18 Jan - 1:55
Une dernière et légère touche de mascara et la jeune femme enfila son long manteau beige, enroula son écharpe bleue autour de son cou, mit ses bottines plates, prit son grand sac à bandoulière, sortit de son appartement et courra jusqu’à la bouche de métro qui était à 5 minutes de chez elle.

Le soleil ne s’était pas encore levé, les rues étaient vides et de la vapeur se formait à chaque respiration. Elle s’engouffra dans la station République et prit l’un des premiers métros du jour jusqu’à la gare Lille Flandres. C’est le début du marathon pour aller jusque la gare Kings Cross en Angleterre, ponctué par des correspondances et des angoisses de rater un train. La SNCF n’étant pas connue pour la ponctualité.

Ce n’est pas dans ses habitudes d’aller en Angleterre. Mais aujourd’hui était un jour spécial, un jour qu’elle attendait impatiemment depuis la dernière fois. Non. Encore plus, parce qu’aujourd’hui un homme prend un an. Pas n’importe quel homme, ce n’est pas un voisin ou un collègue, ce n’est même pas un concitoyen Français qui s’est installé là bas. C’est sans doute la personne la plus importante pour elle.

Elle avait hâte, elle trépignait. A maintenant 29 ans, l’impatiente réagissait comme une adolescente. Quand elle ne faisait pas les cents pas sur les quais des gares, elle battait le rythme d’une musique avec ses pieds dans les wagons, ou faisait du tam-tam sur ses genoux - chose interrompue par des raclements de gorge des voisins.

C’est d’ailleurs au cours d’une de ces séances qu’elle se rendit compte qu’elle avait oublié sa prothèse. Elle était restée figée en fixant son bras qui s’arrêtait au poignet et s’était lancée dans une argumentation interne. Depuis qu’elle n’était plus là-bas, elle n’avait de nouveau plus de main gauche, et avait acepté une prothèse pour la remplacer. Oscillant entre “Ce n’est pas grave, il m’a déjà vue avec une main horrible” et “Mais je voulais être joliiiie” pendant quelques minutes, elle fut finalement coupée dans ses réflexions par l’arrivée en gare de son train. La gare tant attendue.

Mais sa lutte interne fit qu’elle s’est retrouvée à sa place, avec toute une enfilade de personnes qui attendaient pour sortir. Dire qu’elle avait choisit cette place-là pour être l’une des premières à fouler le sol Anglais. Mais non. Elle a dut attendre calmement, qu’un trou se fasse dans la queue. Elle était pressée de retrouver son ami mais elle n’avait pas envie de bousculer tout le monde pour autant. En plus, elle n’est pas certaine des réactions que peuvent avoir les passagers face à une Française. Alors quand elle est sortie du train, il y avait bien moins de monde sur les quais. Elle regarda à droite puis à gauche avant de se diriger vers le grand hall de la gare.

Il était là, en face d’elle, à lui faire des signes pour qu’elle le remarque. Elle l’a reconnu en quelques secondes et un sourire lumineux se dessina sur son visage.

« Bonjour. Comment vas-tu ?
- Bonjour ! dit-elle en français de même, Je vais très bien et toi ? Joyeux anniversaire ! »

Ce mot, “bonjour” était peut-être le seul mot qu’Al connaissait ou acceptait de prononcer en français. Même si l’accent était contestable, la jeune femme trouvait cela tout bonnement adorable. Un sourire radieux ne quittait désormais plus ses lèvres, elle était ravie de le revoir.

« Allons boire un café, il fait froid par ici. »

Et comme à son habitude, il n’avait pas réellement demandé l’avis de Cydna, mais cela l’importait peu, il avait toujours été comme ça et il était vrai qu’il ne faisait pas chaud, et qu’un bon café n’était pas de refus. Alors elle acquiesça tout simplement et suivit le rouquin.

Tout en avançant à ses côtés, elle ne put s’empêcher de l’observer du coin de l’oeil, elle aimait regarder ses traits devenus plus matures ou les expressions qu’il pouvait faire. Une sorte d’habitude qu’elle avait avec un peu tout le monde mais voir les personnes changer était pour elle quelque chose de fascinant. Elle avait retrouvé cette manie.

L’homme s’arrêta devant un bar dont même la façade respirait le luxe. Cydna le regarda légèrement étonnée, se demandant même s’il avait les moyens de se payer un truc pareil. Mais il semblerait que ce soit bien ici qu’il désire entrer. Alors elle le suivit.

A l’intérieur, le chic à l’Anglaise attrapa la jeune femme. Le barman était en costume, il n’y avait pas un mot plus haut que l’autre parmi les petits groupes qui déjeunaient, ils avaient même des discussions calmes, réfléchie et aucune bouteille d’alcool n’était présente, même pas de cocktail. La décoration était chic et plutôt à l’ancienne, dans les tons marron. C’était comme chaleureux, un endroit où on pourrait y passer des heures sans avoir le moindre problème.

Cydna suivit le rouquin jusqu’au bar, légèrement intimidée, enleva son manteau dévoilant son col-roulé bleu-marine et osa à peine parler, de peur de briser la magie de l’endroit. Voyant les nombreux choix que proposait le barman, la jeune femme opta pour un simple café viénois.

« C’est. C’est magnifique. »

Ne trouva-t-elle qu’à dire. Elle avait tout de même du mal à gober le fait que ce soit le hasard. On ne s’arrête pas dans un tel endroit par coincidence, c’est beaucoup trop. Spécifique. Cydna adore tout ce qui est légèrement à l’ancienne, trouvant que cela avait un charme fou, et cela lui reposait les bases de la réalité. Bases qu’elle avait perdu lors de son “voyage” dans cet autre monde.

« Comment as-tu découvert cet endroit ? »

Demanda-t-elle à Al, l’expression de surprise encore peinte sur son visage, les yeux émerveillés devant un tel endroit.
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Le matheux
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le Dim 18 Jan - 13:08
Depuis tout ce temps, une chose avait principalement changé. Cydna n'était plus le pilier raisonnable de la Base, ni même la guerrière qui s'était sacrifiée au bas du phare. Ce n'était plus la personne qui l'avait soutenue lorsque tout avait commencé à se casser la figure. Ou du moins ne considérait-il pas uniquement cet aspect-là. Il remarquait en effet, à chaque fois qu'il croisait son regard, ce qui ne lui avait jamais frappé la conscience auparavant ; elle était belle. Pas de la même façon qu'on grande équation, belle comme la femme qu'elle était devenue au fil des années, belle comme un printemps qui fleurissait encore.

« C’est. C’est magnifique.
- N'est-ce pas ? » répondit-il après avoir commandé un café fort.

Il avait décidé de lui montrer dès le début l'un de ses endroits favoris. Oh, non, bien sûr, ce bar n'était pas un bar où il pouvait s'asseoir et appeler le barman par son prénom avant de se faire servir "la même chose que d'habitude" - il s'y rendait à vrai dire pour la première fois de l'année. Ce calme était parfait pour travailler à l'écart des grands bâtiments, rencontrer des spécialistes de sa branche ou, plus simplement, se dorloter les sens après une journée difficile.

« Comment as-tu découvert cet endroit ?
- Grâce à une connaissance de l'université. Pour être honnête… (il parla encore plus bas comme s'il allait dévoiler un secret longtemps dissimulé) Je ne m'y rends que lorsque je suis invité. »

Crevard un jour, crevard toujours. Cydna ne pouvait guère ignorer que ses revenus ne lui permettaient que de vivre dans un appartement près de la capitale. Les excès étaient rares. Réservés aux occasions où ses sandwichs triangulaires et ses cafés instantanés devaient être bannis. Sitôt les consommations arrivées, il demanda l'addition, afficha une mine déprimée lorsqu'il vit le montant et paya rapidement. Il se demanda sérieusement comment faisaient ses collègues pour traîner dans le coin de façon régulière. Est-ce que la science payait autant ?! Il se promit d'enquêter une prochaine fois. Après ce 20 Janvier.

Il but une première gorgée et, s'il sentait les pièces de monnaie perdues lui étouffer la gorge, ne put s'empêcher d'esquisser un ostensible sourire. La foule de la gare était déjà loin. Il ne se décida à briser le silence de la dégustation qu'après une bonne dizaine de secondes.

« Alors, est-ce qu'il en existe de pareils en France ? » demanda-t-il, comme s'il mettait son amie d'outre-manche au défi. C'était une façon telle une autre de dire qu'il espérait lui faire plaisir, après tout le voyage qu'elle avait dû se taper depuis Lille. Il regarda sa montre, estima le temps qu'ils prendraient pour boire et discuter tranquillement, puis se fit passer mentalement tous les horaires des monuments et magasins à proximité. Tout était préparé. Il ne restait plus qu'à poser la question.

« Hm. Je me demandais s'il y a quelque chose que tu aimerais voir ensuite. Il y a une exposition passionnante et absolument immanquable sur l'histoire de la physique au musée… mais je ne suis pas certain qu'elle t'intéresse. »

En temps normal, sans doute lui aurait-il directement parlé de tous les magnifiques et incomparables chefs d'oeuvres qui étaient à voir, évoqué avec des étoiles plein les yeux toute l'histoire des sciences, jusqu'à l'y emmener en supposant que puisqu'elle était intelligente, elle ne pourrait qu'entrer avec lui au pays des merveilles. Il essayait d'ailleurs fort de se retenir d'attraper le dépliant qui était dans sa poche pour le lui coller dans les mains et beugler des « Regarde ! » à tout bout de champ ainsi que le ferait une groupie devant un album photo de son groupe préféré. Dans l'ignoble éventualité où cela ne plairait pas à Cydna, pourtant, cela augurait mal pour la suite. D'où la nécessité de savoir. Quitte à devoir y aller seul un autre jour.

Spoiler:
Pauvre Cydna. Il doit la regarder avec un air de "s'il te plaîîîît *^* " tout en lui laissant le choix.... Comme pour aller au phare en fait. xD
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La chauve-souris
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a tracé,
le Dim 18 Jan - 14:47
« Grâce à une connaissance de l'université. Pour être honnête… Je ne m'y rends que lorsque je suis invité. »

Cydna eu un rire discret, cela ne l’étonnait pas du tout, venant de lui. Il a toujours été un peu radin, que ce soit en compliment qu’en argent. Même s’il fallait avouer que c’est lui qui a payé la boisson chaude - encore heureux d’un sens. Elle savait aussi qu’il ne gagnait pas assez pour venir ici souvent, peut-être même qu’elle gagnait plus que lui mais elle n’a jamais voulu faire le comparatif réel par la conversion. Peut-être que lui l’avait fait, ce qui ne l’étonnerait pas non plus.

Les boissons chaudes arrivées, Cydna mit sa main et son moignon autour pour les réchauffer. Cela faisait vraiment du bien. Elle n’était pas vraiment du genre frileuse mais par un temps pareil, et après près de 3h de transport, dans lesquels il ne faisait pas toujours chaud, cela faisait du bien de se poser quelque part autour d’un bon café.

Elle planqua sa main gauche manquante dans sa manche, prit la tasse et bu une gorgée. Ce café viénois - qui est un mélange de café et de chocolat avec de la chantilly dessus - était absolument exquis.

« Alors, est-ce qu'il en existe de pareils en France ? »

La jeune femme regarda quelques instant le rouquin le temps de réfléchir. C’est qu’elle n’a pas vraiment l’habitude de fréquenter ce genre d’endroit.

« Hm. Sûrement, à Paris. Mais ici, il y a l'authenticité en plus, un je ne sais quoi en plus qui fait que l’ambiance est toute autre, et bien plus chaleureuse. J’adore ! »

Peut-être l’absence des Parisiens ? Pensa-t-elle juste après. Parce qu’il faut dire que ces habitants ne sont pas connus pour être les plus civilisé du pays. Elle en roula presque des yeux, mais s’abstenu et préféra prendre une nouvelle gorgée de sa boisson.

« Hm. Je me demandais s'il y a quelque chose que tu aimerais voir ensuite. Il y a une exposition passionnante et absolument immanquable sur l'histoire de la physique au musée… mais je ne suis pas certain qu'elle t'intéresse. »

Cydna eu un sourire l’air de dire “Je m’en doutais”, là dessus il n’avait pas changé, toujours passionné par tout ce qui touche le domaine scientifique. C’est ce qui faisait son charme mais en même temps, son côté terre-à-terre qui pouvait parfois l’agacer. Ça ou le fait qu’il lui parle de toutes les nouvelles théories qu’il découvre. D’aussi loin que remonte leur rencontre, il n’y a pas eu une journée sans qu’il ne lui parle de science. Ou seulement lorsqu’il ne lui parlait pas, en fait.

Si parfois ça peut franchement l’agacer parce qu’elle a d’autres choses à dire, elle l’écoute - ou le lit - toujours. De toute façon il ne lui demande jamais plus qu’écouter toutes ses théories, il ne cherche pas forcément à ce qu’elle commente ou argumente de son côté - bien que c’est du arrivé deux ou trois fois - et c’est ce qui fait qu’elle attend patiemment, en faisant tout de même attention à ce qu’il dit. Elle le trouvait adorable, comme un gosse, lorsqu’il racontait tout ça.

« Hm. Pourquoi pas ? En plus j’ai un nouveau collègue qui a tendance à raconter des choses à sa sauce sur ce sujet, me parlant de théories que je connaissais déjà par ton biais depuis 3 mois, en y ajoutant des détails qui rendait le tout incohérent... J’aurais un moyen de plus pour qu’il arrête de me prendre de haut, parce que soit-disant, les femmes ne s’intéressent pas à la science. »

Oh oui, ce collègue qui prétend être physicien. Mais mon vieux, si tu es dans cette petite boite de comptable, c’est que les vrais physiciens ont du te refuser. Ah ce que ce collègue pouvait l’agacer ! Au moins, quand Al lui parle de quelque chose, elle sait qu’il l’a étudié ! Elle continua à boire son café pour oublié ce type qui l’irritait. Ce n’était franchement pas le moment ou le jour.
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Le matheux
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a tracé,
le Dim 18 Jan - 16:46
Loin pourtant de se lever et de claquer la porte face à la proposition, la blonde aux yeux bleus avait souri. Décidément, elle comprenait. Elle avait toujours compris. À quel point toutes ces choses-là était géniales, et surtout à quel point il les aimait au point d'en parler à tous ceux qui croisaient sa route. Lorsqu'elle prit la parole, c'était comme s'il eût voulu crier devant la face de tous les clients "Tu es la meilleure, Cydna !" et lui sauter dans les bras avant d'aller main dans la main commenter les travaux de Pascal. Mais il ne la voyait pas seulement pour Pascal, ainsi, plutôt que de courir au musée qui n'ouvrirait qu'à 10 heures, il l'écouta avec attention pestiférer contre un être trop prétentieux.

« En plus j’ai un nouveau collègue qui a tendance à raconter des choses à sa sauce sur ce sujet, me parlant de théories que je connaissais déjà par ton biais depuis 3 mois, en y ajoutant des détails qui rendait le tout incohérent... J’aurais un moyen de plus pour qu’il arrête de me prendre de haut, parce que soit-disant, les femmes ne s’intéressent pas à la science. »
- Il y a certes plus d'imbéciles que de femmes scientifiques, c'est un fait avéré. Cependant, la connaissance est quelque chose qui doit se partager et s'améliorer, l'utiliser pour frimer au boulot est une insulte. (il but une gorgée de café et reprit) Je souhaite à ton collègue de ne jamais prendre la parole dans une conférence, il ne sortirait certainement pas de la salle... »

Enfin, il avait beau employer les grands mots, il avait longtemps pensé lui aussi que les filles ne pouvaient rien comprendre à la suprématie des mathématiques. Avant 2012, il n'avait croisé que des étudiantes qui ne travaillaient les sciences que pour faire plaisir à leurs parents et faire une grande carrière, rien qui ait relevé de la passion pure et dure. Mais il avait heureusement pu en rencontrer quelques unes ces huit dernières années, et même transformer l'ambition en amour de la matière chez une personne à qui il avait eu l'occasion d'enseigner récemment. Ce qui représentait l'un des plus beaux succès. Avoir retrouvé Cydna était aussi un très beau succès, tant leurs retrouvailles avaient relevé du hasard.

« En tous les cas, tu ne vas pas être déçue ! (juste après cette exclamation, il craqua et étala le dépliant sur le bar, entre leurs deux tasses) L'exposition n'oublie pas de mentionner - et d'accorder, même - une grande importance aux travaux de femmes telles qu'Emmy Noether - qui, bien entendu, a aidé Einstein sur la théorie de la relativité générale - ou Ada Lovelace, qui participa à la naissance de l'informatique. On passera devant, c'est certain. D'ailleurs.. »

Il avait commencé à réciter une certaine quantité de noms, sur lesquels il s'était plus ou moins renseigné en détails, et à monter en niveau sonore sans même s'en rendre compte. Il fut interrompu par le regard d'un client qu'il croisa par inadvertance. Aussitôt s'éclaircit-il la voix avant de terminer sa tasse. Peu de temps avait suffi pour qu'il se lance, alors qu'il s'était levé avec la ferme intention de consacrer sa journée à autre chose que le déballage de connaissances.

« Enfin, hm. Sinon, outre ceci, tout se passe bien pour toi, depuis la dernière fois ? » demanda-t-il avec une gêne que toute la feinte du monde laissait encore légèrement apparaître, et comme si la conversation précédente n'avait pas eu lieu. Il avait quand même laissé le dépliant, si jamais elle voulait regarder. Ou poser des questions. Tout en pensant à elle et au reste, il se demanda pourtant ce qu'il répondrait, si elle avait le malheur de lui demander quelle physique expliquait l'Esquisse. Al avait beau en connaître un rayon dans ce qu'il aimait, il ignorait tout de ce qui avait été une partie décisive de sa vie. Ce monde était un fantôme qui hantait les frontières entre le savoir et l'inconnu, un monstre terrifiant qui lui arrachait les pires cauchemars. Dire qu'ils avaient bien failli, tous deux, ne jamais avoir de travail et ne jamais fêter ce 20 Janvier. Il devait définitivement le lui dire. Sa langue le brûlait tout comme elle fuyait.
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La chauve-souris
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le Dim 18 Jan - 18:06
« Il y a certes plus d'imbéciles que de femmes scientifiques, c'est un fait avéré. Cependant, la connaissance est quelque chose qui doit se partager et s'améliorer, l'utiliser pour frimer au boulot est une insulte. Je souhaite à ton collègue de ne jamais prendre la parole dans une conférence, il ne sortirait certainement pas de la salle... »

Cydna regarda le rouquin parler d’un air perplexe. Elle se souvient des premiers échanges qu’ils avaient eu là-bas, lorsque la “paix” était revenue, avant d'aller au phare, où il expliquait ses théories avec un bel enthousiasme mais de manière un peu “au dessus” comme s’il considérait que personne n’était présentement pas capable de comprendre ce qu’il disait. Heureusement cette attitude changea vite, tout du moins avec le jeune femme, elle avait moins l’impression d’être prise pour une inculte. Mais c’était surtout depuis qu’ils étaient revenus, il adorait transmettre son savoir ou en débattre. ça, Cydna l’a compris depuis bien longtemps, si non il aurait arrêté de la bassiner avec ça.

Il avait exposé le dépliant explicatif entre les deux tasses. Il avait tout prévu, Cydna en eu un sourire en coin. Le voilà repartis dans toute une explication sur ce qu’il y aura, concernant les différentes théories qui ont été fondamentales pour la physique. Il avait l’air d’un enfant passionné, sa voix était un peu plus forte et on pouvait presque y voir des étoiles dans les yeux. Jusqu’à ce qu’il se fige et se racle la gorge.

Cydna en rigola, doucement et pas trop fort pour ne pas déranger les autres clients. Il était vraiment adorable, tentant de cacher sa gêne en finissant son café.

« Enfin, hm. Sinon, outre ceci, tout se passe bien pour toi, depuis la dernière fois ? »

La jeune femme avait encore l’expression amusée, tentant de se contrôler pour ne pas continuer à rigoler, la petite gêne encore perceptible la faisait totalement fondre.

« Hm. Fit-elle pour reprendre son sérieux, nous avons réussit à rendre le dossier pratiquement impossible que le client nous avait demandé, tu sais, celui où il fallait faire le bilan de comptabilité d’une moyenne entreprise alors que tous les comptes étaient totalement en désordre voire n’étaient pas fait... »

Elle disait “nous” mais ce n’était pas vraiment son travail à elle. Elle travaillait au sein d’une entreprise de gestion, quand d’autres avaient besoin de faire différents bilans de comptabilité ou d’ergonomie, ils pouvait faire appel à eux. Ils étaient toute une équipe de comptables, psychologues du travail, ergonomes et autres, et la jeune femme était leur manager, s’occupait de tout ce qui touchait le relationnel, les évènements, gérer les déplacements, bref, s’occupait de l’organisation du travail des employés.

« Si non, j’ai revu ma famille pour noël… Depuis que nous en sommes sortis, j’ai fais quelques efforts pour les voir… C’était le premier noël que je passais avec eux depuis, et je dois dire que ça s’est étonnamment bien passé... »

Il faut dire qu’à côté du venin que pouvait lancer sa main gauche là-bas, toutes les piques que pouvaient dire sa mère étaient presque des compliments. Sans doute qu’en voyant sa fille ne réagissant plus de la même manière, elle a arrêté de dire tant de méchanceté. Ça ou le fait qu’elle ne soit plus obligée de la nourrir et la blanchir. Ça se discute.

« Et toi ? »
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Le matheux
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le Dim 18 Jan - 20:55
Il s'aperçut qu'elle riait. Honnêtement, il préférait de loin cette expression à toutes les autres qui composaient son registre, c'est pourquoi il l'accompagna d'un sourire. Juste avant que chacun reprenne définitivement son calme. Elle évoqua un dossier "pratiquement impossible" qui avait finalement était rendu malgré les problèmes rencontrés ; il l'écoutait avec la tête posée sur la main droite, dont le coude associé était calé sur le bar. La comptabilité ne rentrait pas dans ses champs de compétence, mais ce n'était pas comme si cela s'apparentait à de la littérature - même s'il s'y serait certainement intéressé d'une façon ou d'une autre si cela avait été le cas, ne serait-ce que pour pouvoir discuter avec elle. Il la congratula pour cette réussite professionnelle juste avant que la suite n'arrive.

« Si non, j’ai revu ma famille pour noël… Depuis que nous en sommes sortis, j’ai fait quelques efforts pour les voir… C’était le premier noël que je passais avec eux depuis, et je dois dire que ça s’est étonnamment bien passé… Et toi ? »

Pour ce qu'il savait de la famille de Cydna, celle-ci était radicalement différente de la sienne. Pas le genre à vous enfermer à clef dans la maison toute une semaine, ni à appeler jusqu'aux cousins éloignés pour annoncer votre retour. Al ne se verrait pas à vrai dire passer un seul Noël sans voir les siens, ne serait-ce que ses parents, ce malgré l'âge et le boulot qu'il continuait parfois juste après le repas du réveillon.

« J'ai passé le réveillon en famille également, mais le nouvel an s'est fait en solitaire. Il fallait absolument que je prépare un document - dont le nombre de mots a d'ailleurs dépassé les 20 000, c'est un travail impressionnant !… En tous les cas, se reprit-il, mes parents ont... »

Il s'arrêta net, bloqué par ce qu'il était sur le point de dire. En vérité, il avait suffi qu'il évoque quelques années auparavant son ancienne sœur d'arme - il ne pouvait le leur cacher très longtemps, puisqu'ils étaient amis sur les réseaux sociaux - pour récolter une assemblée de regards  inquisiteurs. Aussitôt, la cousine toujours aussi pressée avait demandé à recevoir un faire part, le père s'était égayé de savoir que sa belle-fille ne serait ni une calculatrice ni une carte mère d'ordinateur, le frère avait haussé les sourcils et, bien entendu, la génitrice avait expressément demandé à ce que l'on invite au plus vite cette charmante personne qui avait su délivrer Al de ses bouquins.

Rien qu'à l'idée d'imaginer tous ces vautours en train d'arracher des informations à Cydna, il était convaincu que ce ne serait pas une bonne idée de lui transmettre l'invitation. Surtout si. Raaaah. Il avait presque envie de sécher le prochain coup pour aller soutenir la blonde face à sa mère. Au vu de la tête qu'il faisait, il était bon pour la faire rire une fois de plus. Mais vraiment. Il lui fallu avaler cul sec le fond de sa tasse pour garder la tête froide.

« Ils ont pris leur retraite. Cela fait drôle de voir que les gens vieillissent, n'est-ce pas ? (il parla à nouveau tout bas, de sorte à ce que personne ne puisse entendre) Je me demande quelle allure aurait le club des étoiles de mer, s'il se reformait… Ahah. »

Il venait de piétiner sans la moindre délicatesse toutes les pensées qui se rapportaient à sa précédente introspection. Il en reparlerait plus tard. Peut-être. En attendant, ils avaient un musée à visiter. Et tout un tas d'autres choses à voir, comme il y avait pensé. Il patienta jusqu'à ce que Cydna ait terminé son propre café, regarda l'heure sur son téléphone et décida qu'il était grand temps que quitter l'ambiance apaisante - jusqu'à ce qu'il mettent l'ambiance - du bar. Il se leva et regarda calmement sa seule invitée du jour.

« Prêt à partir quand tu l'es. »

Il ne s'était même pas rendu compte qu'il lui avait tendu la main. Plus grillable, tu meurs, Al.
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La chauve-souris
La chauve-souris
a tracé,
le Lun 19 Jan - 0:27
« J'ai passé le réveillon en famille également, mais le nouvel an s'est fait en solitaire. Il fallait absolument que je prépare un document - dont le nombre de mots a d'ailleurs dépassé les 20 000, c'est un travail impressionnant !… En tous les cas, se reprit-il, mes parents ont… »

La jeune femme souriait encore, le nombre de fois qu’il s’était contrôlé pour ne pas partir sur de longs discours était impressionnant. Elle ne savait pas si la raison était le lieu publique ou autre chose. C’était encore un peu flou, elle n’arrivait pas à savoir exactement et ça l'intriguait.

Mais elle devina à peu près la suite de sa phrase, même si elle le regardait avec questionnement, presque juste pour la forme. Le jeune homme s’était arrêté de parler d’un seul coup, et semblait réfléchir - ou se souvenir - d’une situation gênante. Et Cydna ne put s’empêcher de rire doucement à nouveau. Elle devina qu’il avait parlé d’elle à ses parents, et qu’ils ont sans doute dût faire une mauvaise interprétation. Elle imaginait Al argumenter vainement pour qu’ils arrêtent de spéculer et elle trouvait ça tout bonnement adorable.

Il a réussit à se calmer qu’après avoir définitivement finit son café, chose qu’elle imita puisqu’elle n’arrivait pas à arrêter son rire. Mais c’était sans prendre en compte la capacité légèrement foireuse d’Al pour changer de sujet, et la jeune femme repartit de plus bel. Heureusement qu’elle savait rire discrètement, de telle sorte à ne pas trop déranger la clientèle qui était à table - pour ceux qui étaient au bar en revanche… Elle avait même marmonné un “c’est adorable” à peine audible et surtout compréhensible.

Après quelques instants de fou rire, la blonde se calma en soufflant doucement et en terminant dans une dernière gorgée son café, avant de s’excuser auprès d’Al et du Barman. Puis l’homme se leva et la regarda calmement.

« Prêt à partir quand tu l'es. »

Elle avait franchement raté un battement, et n’avouera jamais ce qu’elle imaginait. Reste qu’il lui tendait la main, comme pour la raccompagner tel un gentleman. La jeune femme lui sourit, mit son manteau et fouilla rapidement de sa main habituée après un plus petit sac qu’elle sortis du plus gros.

« On pourra passer par ta voiture pour y mettre mon gros sac ? »

Puis, après avoir passé son plus petit puis son gros sac autour du cou, les joues légèrement rouges, elle attrapa la main d’Al, manquant de trébucher parce qu’elle ne regardait pas où elle mettait les pieds. Ce qui résultat une Cydna un peu plus rouge et un marmonnement pour s’excuser de sa maladresse.

Dehors, le froid était toujours omniprésent, mais sa main était chaude, c’était tellement embarrassant mais elle ne voulait pas la lâcher. Arrivés devant la voiture - qui était une petite voiture typique des jeunes ayant depuis peu un emploi dirons-nous - le jeune homme ouvrit son coffre de sa main libre sans sembler vouloir lâcher celle de la blonde. C’est alors dans un geste maîtrisé qu’elle retira son énorme sac avec son moignon.

Parce qu’il était plus facile de se mouvoir à Londres à pied qu’en voiture - et surtout de se trouver une place - et que le musée n’était pas si loin que ça, ils décidèrent d’y aller à pied. Et toute la visite se fait main dans la main, comme si c’était un simple rendez-vous amoureux.

Arrivée devant la batisse, Cydna resta quelques minutes pantoise devant le bâtiment. La structure faisait penser aux temples grecs, avec ses nombreuses colonnes. Il y avait des bâtiments de ce genre là aussi en France mais il est vrai que l’on fait moins attention à son propre patrimoine culturel.

Les longs halls de l’aile du musée consacrée à l’exposition était mit par ordre chronologique, exposant les débuts des découvertes, leurs controverses, quelques exemples de formules ou schéma voire de croquis de l’époque reproduits, quelques appareils de mesures. A côté de chaque objet, se trouvait un panneau explicatif. Dans le cas de Cydna, les explications étaient orales, donnée par Al, aussi excité qu’un gamin qui la trimbalait un peu partout pour lui expliquer un maximum de choses. Et ce fit bien l’une des rares fois qu’elle posait des questions par elle-même ou apportait ce qu’elle avait entendu parler, savoir si c’était vrai ou juste de violents raccourcis.

En sortant de là, elle n’avait pas mal à la tête mais 10 minutes de plus et il se serait pointé. Ils ne s’étaient finalement pas lâchés de la visite, et une fois revenus dans la grande court chapeauté d’un dôme en verre donnant toute une luminosité à la salle et dans laquelle on se sentait tout petit. La jeune femme regarda alors son ami avec un grand sourire

« Merci ! Ce fut très intéressant ! Surtout avec les exemples et en voyant les moyens qu’ils avaient à l’époque. »

Et c’est peut-être un cliché mais son ventre décida de se manifester aussi, discrètement, mais tout de même. C’est que la dernière fois qu’elle a mangé, il était 4 heures et demi du matin. Il est maintenant treize heure et son café a disparu de son estomac depuis bien longtemps.

« Hem. Euh. Désolée, j’ai. Un peu - beaucoup - faim… Je n’ai pas mangé depuis 4h30 du matin... »

Dit-elle les joues rosées d’embarrassement.
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Le matheux
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a tracé,
le Lun 19 Jan - 14:33
À en croire la tête des clients  lorsqu'ils quittèrent enfin le bar main dans la main, ils ne manqueraient pas. C'était d'ailleurs tant mieux, parce qu'il aurait clairement une… petite période d'abstention. Pas seulement pour l'état de la bourse. Même si on l'invitait, il suffirait d'un regard de travers pour qu'il se souvienne de tous les événements. Et arbore la même tronche rouge que cette fois-là, tandis que Cydna riait de plus en plus fort. Allait-il pouvoir lui dire quoi que ce soit dans ces conditions ?

Sous le froid très propice aux activités d'intérieur, il la conduisit tout d'abord jusqu'à son automobile, garée non loin de là - puisqu'il avait fait en sorte de pouvoir voyager en fonction des souhaits de son invitée. Un deux places rouge assez étroit voire minuscule, caractérisé par son style beaucoup plus "carré" que la majorité des véhicules de ce genre. Al n'était pas de ceux qui passaient deux ans à regarder les modèles ; il aurait à vrai été incapable de dire où il avait trouvé son tacot. Ce n'était pas non plus comme s'il s'en servait de façon intense, mais simplement au cas où sa destination n'était desservie par aucun transport en commun. En l'occurrence, le musée se trouvait à moins d'un quart d'heure de marche, ils convinrent donc d'y aller à pieds une fois le sac déposé.

Il se rendit compte en cours de route qu'il lui avait donné sa main. Il ne l'avait pas reprise.

Le musée était tel qu'Al le connaissait et l'avait toujours connu, pour en avoir été un fervent admirateur au cours de ces dernières années. De l'ordre, du monde, beaucoup de choses à voir. Et surtout de l'ordre. Nul doute qu'ils auraient pu y faire une exposition sur l'Esquisse et qu'il aurait été la voir plusieurs fois, ne serait-ce que pour prendre connaissance des différents événements mis en lumière et rigoureusement commentés. Hélas, ce monde qu'ils avaient tous deux connu n'était en rien un morceau de l'histoire, en rien quelque chose sur lequel on allait mener des recherches et supposer. Seuls les dessinateurs savaient, et rien dans leur esprit ne pouvait avoir la grandeur ou la splendeur du musée.

L'exposition sur l'histoire de la physique commençait tout naturellement par ses prémisses antiques. Aucunement avare d'informations, Al se fit guide de visite pour particulier - ou particulière en l'occurrence - et entama une longue explication de ce qu'il en savait, tandis qu'ils se frayaient un chemin et qu'il montrait de sa main libre les éléments qu'il jugeait dignes de son intérêt. Le souci, c'était que tout était digne d'intérêt, voire même digne d'être commenté pendant dix minutes pour quelques œuvres. Il s'arrêta en effet plus précisément sur ce dont ils avaient parlé, ainsi que sur les scientifiques ou travaux qu'il ne connaissait pas, allant jusqu'à coller le nez sur une vitrine pour examiner de plus près. Il fut en tous les cas ravi et comblé de voir que Cydna suivait et demandait plus de renseignements sur certains passages, il se sentait d'autant plus fier et heureux d'aimer les sciences avec tant de ferveur.

La visite s'acheva au milieu d'une phrase, tandis qu'il rebondissait encore sur les derniers éléments et spéculait sur l'avenir de la fibre optique. Dans la théorie, il était possible de circuler à la vitesse de la lumière à l'intérieur des câbles, mais il était convaincu qu'il faudrait encore deux ans afin de mettre définitivement au point un alliage qui en atteindrait les 99%. Heureusement que la vue du dôme à la somptueuse courbe le ramena à la réalité. Il s'interrompit sur une simple conclusion, qui une fois prononcée laissa un silence tel qu'il n'y en avait pas eu un seul jusqu'alors. Il se tourna vers Cydna et vit qu'elle souriait.

« Merci ! Ce fut très intéressant ! Surtout avec les exemples et en voyant les moyens qu’ils avaient à l’époque.
- Tout le plaisir est pour moi ! » Lui répondit-il avec les yeux remplis d'éclat. Il était sincèrement ravi et n'avait pas d'autre mot pour le lui dire. Si bien qu'il en oublia un instant la suite logique de leur visite. Jusqu'à ce qu'elle le rappelle en quelque sorte à l'ordre.

« Hem. Euh. Désolée, j’ai. Un peu - beaucoup - faim… Je n’ai pas mangé depuis 4h30 du matin... »


Il jeta un coup d'œil à sa montre et constata qu'ils avaient passé trois longues - mais intenses - heures à l'intérieur du musée. Aussitôt, après qu'il se soit très brièvement excusé pour la longueur, la liste de restaurants potentiels défila à l'intérieur de sa tête ; s'il avait d'abord été tenté par le restaurant asiatique, il s'était souvenu du bras, ou plutôt de la main, de Cydna, et avait modifié au dernier moment son planning pour quelque chose qui n'impliquait pas de baguette, pour le grand bonheur de tous.

« Il va nous falloir prendre la voiture, ton estomac tiendra-t-il jusque-là ? » lui demanda-t-il avant d'entamer la marche. Sur un éclair de réminiscence, il extirpa de sa poche un paquet de gâteaux qu'il lui tendit sans faire de commentaire autre que « Des scones. » S'il lui disait que c'était un présent - préparé pour elle - de la part de sa mère, il allait encore devoir changer de sujet de façon incroyablement crédible. Cet événement lui permit de retrouver à contrecœur l'usage de sa main gauche.

Le retour en arrière fut plus chaud et plus éclairé - le soleil avait montré le bout de son nez, mais aussi plus bruyant ; les gens se hâtaient tout naturellement pour prendre leur pause déjeuner, ou rentrer bosser après qu'elle se soit achevée. Le tacot, enfin la voiture, circulait tranquillement. Toujours sans l'ombre d'une indication relative à leur destination. À la place, il évoquait des bagatelles du quotidien, la langue toujours plus brûlante à l'idée de parler.

Puisqu'il était au volant, il ne put s'empêcher de faire la remarque :
« Après le bus, les embouteillages paraissent drôles... »

Seules trois personnes dans ce monde pouvaient comprendre. Ou au moins deux. Il lui avait déjà raconté la façon dont il était parvenu à obtenir un permis qui restait vierge de tout excès. Les créneaux droits et impeccables, les virages maîtrisés. Al détestait pourtant conduire, la vitesse lui filait une nausée ridicule et insurmontable. Voilà pourquoi, certainement, la pendule approchait les 14h lorsqu’ils purent enfin se garer.

Aussitôt, il pointa du doigt le titre du restaurant.
« Je t'assure que la nourriture est de meilleur goût que la plaisanterie.» commenta-t-il avant de sortir et de lui ouvrir la porte.

Sur une gigantesque pancarte aussi rouge que les murs du restaurant, trônait en lettres orange et capitales un titre qui ne serait pas sans référence. "Le Phare" était une enseigne qui se spécialisait tout particulièrement dans les grillades, avec sa pizzéria annexe. Il n'aurait manqué que de s'y rendre en bus ou de voir de la viande suspendue. Ç'aurait été incroyablement romantique.

L'intérieur n'avait rien à voir avec celui du bar. Dans une ambiance détendue, une musique de fond américaine faisait vibrer l'air aux senteurs de cuisson et les serveurs s'activaient sans pression. Il ne faisait pas chaud, mais cela ressemblait à la visite guidée d'un four, tant les imposants fourneaux - visibles de tous, certainement pour donner un petit côté authentique - occupaient une place importante. Il n'y avait à vrai dire, même au fond, aucune place qui n'eût pas permis de regarder la viande cuire. Malgré ses penchants intellectuels, Al n'était pas non plus si raffiné, et il fallait avouer que cela faisait du bien à sa bourse. Il aurait pleuré de payer un restaurant gastronomique - où l'on mangeait bien, mais certainement peu. C'était donc le genre d'endroit où il pouvait se goinfrer et se mettre à l'aise. Mettre à l'aise son invitée, aussi, après trois heures de blablas scientifique.

Or, l'aise ne montrait pas beaucoup son nez depuis le début de la journée. Sitôt qu'ils furent installés près d'une fenêtre (au paradis des baies vitrées, presque toutes les tables étaient près d'une fenêtre). Le Phare pouvait se vanter d'avoir des chaises confortables et des tables lisses. En dehors des toilettes et des petits angles où il ne fallait placer ses mains pour rien au monde, c'était même un endroit correct. Peut-être bien que ce serait ici, entre deux morceaux de viande rouges épais. Ou juste après, quand le chaud laisserait place à la fraîcheur du dessert, dans l'hypothèse qu'il y aurait un dessert et que ce dessert serait froid. Il ne savait pas pourquoi il pensait que Cydna prendrait un sorbet. Ou peut-être qu'elle était elle-même un sorbet. À sa manière.

Il paraissait être en intense dilemme avec la carte, comme s'il eût été face à un choix important pour l'avenir d'une grande multinationale, voire du monde. Heureusement qu'il ne lui avait pas avoué qu'il prenait toujours la même chose, et que de fait il n'avait guère le besoin de se plonger avec une telle concentration sur le bout de papier plastifié.

« Hm. Cydna. (Il s'éclaircit la voix) Ça va ? Trouves-tu ton bonheur ? »

Mon bonheur à moi, il est en train de s'écrire.
Il repartit dans une intense contemplation de la carte, le visage aux teintes de rosbif.
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La chauve-souris
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a tracé,
le Lun 19 Jan - 22:27
« Il va nous falloir prendre la voiture, ton estomac tiendra-t-il jusque-là ? »

La jeune femme se contenta de hocher la tête et suivis l’homme. Présentement, Cydna était totalement comblée - même si ce n’était pas l’avis de son estomac - et qu’importe où ils allaient. Même si qui dit conduire dit devoir se lâcher les mains. Et puis d’un coup, un paquet de biscuit lui fut présenté, la forçant à faire le geste fatidique de lâcher Al. Elle qui voulait rester encore un peu comme ça, mais la faim était un peu trop forte. Elle se traita intérieurement de goinfre.

Il avait juste dit que c’étaient des scones, comme s’il les avait juste acheté un jour et qu’il les avait retrouvé dans sa poche, comme une illumination. Sauf que ce paquet était neutre et ne comportait pas vraiment de marque. Et de plus, les scones n’étaient pas de formes égales comme on pouvait voir dans les paquets industriels.

« C’est toi qui les as fait ?! »

Embarrassé par la question, Al rumina juste un « ma mère... » avant de changer de sujet de la manière la plus discrète qui soit. Pourtant, la jeune femme lui demanda de dire à la cuisinière qu’ils étaient très bons. Elle n’eut comme réponse qu’un grommellement. Il ne le fera sans doute pas, tant pis…

Dans la vieille voiture du jeune homme, qui roulait très prudemment, Cydna écouta calmement parler Al. Non pas qu’elle n’échangeait pas son point de vue mais elle préférait garder des forces pour pouvoir marcher jusqu’à la table du restaurant. Dont l’emplacement ou le nom lui était totalement inconnus mais elle ne s’en préoccupa pas plus que cela à dire vrai.

« Après le bus, les embouteillages paraissent drôles...
- Je dirais même apaisants… »

Surtout qu’à l’époque, le rouquin ici présent n’avait pas le permis. Elle se souvint de la route chaotique qu’ils avaient prit pour aller jusqu’au Phare. Endroit maudit. Poursuivis ou interceptés par des monstres toujours plus gros et plus dangereux. C’est à ce moment-là qu’elle avait découvert qu’Al était en réalité un peureux, qui angoissait très rapidement et, contrairement à elle, n’avait pas de pique d’adrénaline positive qui lui permettait de garder ses moyens.

La blonde souria a cette pensée. Non pas qu’ils étaient de tels lointains souvenirs qu’elle pouvait se permettre d’en rire avant d’en pleurer mais à y repenser, Al lui paraissait déjà tellement adorable à ce moment là. Un être à protéger.

Pourtant, la conduite du jeune homme était bien différent de la première fois, sans doute parce qu’il avait un volant, mais surtout, il n’allait pas vite. Cydna s’en réjouit et n’avait - pour une fois - pas eu le mal du transport. Mal qui ne l’agresse qu’en voiture et en… bus. Pour une raison qui pouvait paraître évidente pour eux.

Arrivés à destination après près d’une heure de route et de discussions, Al pointa le nom du restaurant et Cydna fit une petite moue.

« Je t'assure que la nourriture est de meilleur goût que la plaisanterie. »

La jeune femme le regarda d’un air intrigué, que cherchait-il à faire en l’emmenant dans un restaurant nommé “Le phare” en sachant toute la symbolique que se cachait derrière ces simples lettres. Un lieux horrible. Cauchemardesque. Dans lequel ils ont risqué leurs vies plusieurs fois. Dans lequel elle avait cru devenir folle. Elle fixait la main inexistante lorsque Al lui ouvrit la portière tel un gentleman.

Si c’était beaucoup moins chic que le bar, cela restait un restaurant correct, bien que voir les fourneaux et sentir la barbaque pendant tout le long du repas n’était pas forcément le must. Mais la lumière qu’offrait les baies vitrées donnait une ambiance bien plus lumineuse et agréable à la salle. C’est donc sereine qu’elle s’installa en face de son ami et prit la carte.

Elle jeta quelques coups d’oeil à son vis-à-vis qui n’avait pas piper mot depuis qu’ils étaient arrivés et qui semblait très concentré sur le menu du jour. Tellement, qu’elle vérifia s’il n’était pas à l’envers, puisque cela paraissait trop exagéré.

« Hm. Cydna. Commença-t-il avant de s’éclaircir la voix.
- Hm ?
- Ça va ? Trouves-tu ton bonheur ?
- Hmm… Je ne sais p-- Oh ! Du travers de porc caramélisé ! »

Dit-elle avant de regarder en direction du jeune homme qui semblait s’être encore plus planqué derrière sa carte. Trouvant cela louche, elle posa la sienne et allait tirer dessus pour voir ce qu’il fabriquait mais c’est à ce moment là que le serveur décida d’intervenir.

« Bonjour ! Alors qu’est-ce que je sers aux tourtereaux ? »

Gros blanc, Cydna se figea totalement rouge, comme une tomate.

« Oh ! Qu’ils sont mignons ! Un début d’histoire ? »

La jeune femme ne savait pas comment réagir et rouge comme une tomate, adopta la technique d’Al pour se planquer derrière la carte et marmonner « De. De quoi il se mêle ?! » en Français.
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Le matheux
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a tracé,
le Lun 19 Jan - 23:01
Il était sur le point de s'interrompre pour commenter cette fameuse recette au caramel lorsqu'un intrus s'immisça près d'eux. Puisque le service était sur le point de se clore, sans doute s'était-il permis de venir prendre la commande en avance et de conseiller la clientèle sur ses achats. C'est ce qu'il fit, d'une manière particulièrement directe.

« Bonjour ! Alors qu’est-ce que je sers aux tourtereaux ? »
Après avoir été un instant désarçonné, Al hésita fortement entre ignorer le baratin et répliquer vivement. En face de lui, Cydna avait commencé à prendre des teintes qu'il reconnaissait pour les arborer depuis le début de la journée à maintes reprises. C'était contagieux. Il finit par simplement dévier les yeux.

« Oh ! Qu’ils sont mignons ! Un début d’histoire ? » continua d'argumenter le serveur.

Aussitôt, elle s'était cachée derrière sa carte. Tout comme il l'avait fait tandis qu'il pensait à elle. Elle était mignonne (et c'était lui qui disait cela).

« De. De quoi il se mêle ?! s'exclama Cydna dans sa langue maternelle.
- No sé lo que está hablando. » marmonna-t-il aussitôt de son côté, dans un espagnol imprécis. Il ne put s'empêcher d'en rire intérieurement. On aurait dit qu'ils complotaient au nez de l'homme, qui pourtant croisait les bras en haussant le sourcil. L'air de dire qu'il comprenait parfaitement ce qu'ils se racontaient, et qu'il n'y avait pas non plus besoin de se cacher, puisqu'il était de fait un spectateur privilégié de leur petite scène.

Il se pencha discrètement sur la table, prêt à prendre des notes. Dieu soit loué qu'il ne soit pas venu avec une branche de gui, pensa Al, parce que ce type-là avait la tête à de telles absurdités. Enfin, quoi de plus normal, au Phare… La plus sage décision était pour l'instant de jeter en cuisine la carotte qui attirait l'âne.

« Hm. Pour moi, ce sera un steak, saignant, s'il vous plaît. Et pour elle.. »

Il tourna la tête vers Cydna, voir si elle pouvait retrouver le chemin de l'anglais.
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La chauve-souris
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a tracé,
le Lun 19 Jan - 23:14
« Hm. Pour moi, ce sera un steak, saignant, s'il vous plaît. Et pour elle…
- Hm. Hm. Euh. Ah. Euh. Fit-elle en regardant en vitesse grand V la carte. Désolée. Un travers de porc caramélisé, s’il vous plaît. »

Et tandis que le serveur faisait son boulot en écrivant les commandes

« Hm. Serait-il possible de découper la viande ? Je n’ai qu’une main... »

Dit-elle en montrant son moignon.

« Oh ! Bien sûr ! Mais monsieur ne veut pas rendre service à sa douce et le lui faire ?
- Hm. C’est moi, qui ne veut pas le forcer à faire ça. »

Et elle n’osa regarder Al, les joues encore roses de ce malentendu. Quoi que ce ne serait pas plus mal, si s’en était pas un. Ce à quoi elle rosit encore plus et fixa avec insistance son verre.
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Le matheux
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a tracé,
le Lun 19 Jan - 23:42
« Hm. Hm. Euh. Ah. Euh. Désolée. Un travers de porc caramélisé, s’il vous plaît. »

Par réflexe, il avait mis son poing devant ses lèvres, comme pour se reposer la tête dessus. Il le retirerait plus vite que prévu. Lorsqu'enfin il crut que l'homme était parti pour de bon, Cydna en profita pour lui demander si elle ne pourrait pas avoir de la viande prédécoupée en raison de sa main gauche absente.

« Oh ! Bien sûr ! Mais monsieur ne veut pas rendre service à sa douce et le lui faire ?
- Hm. C’est moi, qui ne veut pas le forcer à faire ça.
- ……………………. »

Les deux mains posées à plat sur la table, il fit à Cydna un regard globuleux. Pour le coup, c'était plutôt lui qui se retrouvait haché menu par leur dialogue. Sentant que le moment était quelque chose d'important, qu'il fallait faire vite et que le serveur le provoquait avec un clignement d'yeux  peu discret, il prit la parole avec fermeté.

« Non, c'est bon, ne vous dérangez pas pour cela. Je m'en occuperai tout naturellement. »

Fier de son coup, l'étrange et atypique employé du restaurant acquiesça et repartit presque en gloussant jusqu'à la cuisine. Il y aurait fort à parier que celui-là ne laisserait aucun autre serveur apporter les plats à ses précieux clients. Une enseigne de plus à la liste des boycotts à venir. Fallait dire qu'il avait plutôt bien réussi son coup, bougonna intérieurement Al. Il avait failli tout lui dire, là, alors qu'il avait intensément préparé. Ce qu'il devait dire. Et que quelque part, sa raison le poussait à attendre que son amie soit rassasiée.

« Je ne vois pas pourquoi cela me dérangerait.. » se plaignit-il tout en jouant du piano avec les doigts de sa main gauche. Sans doute que dans une situation normale, flemmardise aidant, il n'aurait rien dit et laissé la cuisine se charger du découpage - puisqu'ils étaient payés pour cela. Mais il avait vaguement senti que quelque chose était en jeu. Il tenta d'oublier en se récitant mentalement, et plusieurs fois d'affilée, la suite de Syracuse.
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La chauve-souris
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a tracé,
le Mar 20 Jan - 0:06
« Non, c'est bon, ne vous dérangez pas pour cela. Je m'en occuperai tout naturellement. »

La jeune femme sursauta et regarda Al d’un air désolé. Elle se sentait coupable qu’il se sente obligé de faire ça à cause du regard insistant du serveur que même elle avait perçu. Si sa main avait été là, elle aurait dit qu’elle s’était bien débrouillée pour le manipuler et de lui faire faire ce qu’elle voulait. Ah ce qu’elle se détestait, et dans ces moments là, elle se rappelait de cette langue de vipère et avait envie de claquer son bras gauche, comme si elle y était encore.

« Je ne vois pas pourquoi cela me dérangerait...
- Pardon… »

Elle baissa légèrement les yeux en pianotant sur son moignon. Elle n’est pas du genre à être complexée par cette main inexistante, et encore moins depuis qu’elle est sortie de là-bas. Parce que si c’est pour avoir une main horrible qui lui dit des insanités en plus, ce n’était pas la peine. Mais elle aurait aimé avoir sa main gauche pour tout un tas de raison. La première est d’éviter ce genre d’incident, la deuxième est qu’elle n’aurait pas eu à le lâcher si tôt pour manger les scones.

« Merci. »

Lui dit-elle finalement, un sourire timide sur les lèvres en le regardant.
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Le matheux
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a tracé,
le Mar 20 Jan - 12:33
1, 4, 2, 1, 4, 2, 1, 4,... Il ne put s'empêcher de jeter un nouveau coup d'oeil aux grands fourneaux. Le serveur avait tout naturellement emporté avec lui les deux cartes qui leur avaient été jusque là si précieuses. Nul doute de surcroît qu'il aurait été facile de meubler en évoquant les plats à éviter, le prix des menus enfants, la qualité des images qui laissait désirer.

« Merci. »
Et tout un tas d'autres choses qui auraient pu retarder le moment fatidique. En bon matheux qu'il était, il ne savait pas s'il était censé lancer une toute autre conversation ou glisser quelque mot à propos du sujet présent. Il était à peine capable d'imaginer tout ce qu'impliquait un tel handicap, tout comme il avait ignoré beaucoup de choses au sujet de la fameuse main chauve-souris qui l'avait toujours répugné. Il ne disait toujours rien.

Quand il n'y a pas de mots, le langage du corps demeure. La voix silencieuse d'une main droite s'approchant de son vis-à-vis rogné. Qui, faute de trouver des doigts contre lesquels serrer les siens, lorgna sur le poignet. Osa y poser un doigt. Il était déjà sûr que s'il lui donnait encore une fois sa main, même s'il n'y aurait rien pour l'accrocher, il ne la récupérerait pas. Si elle savait combien elle lui avait manqué, combien il crevait de lui demander de rester une dizaine de jours, comme lorsqu'ils étaient là-bas et qu'il n'y avait pour les séparer que le sommeil. Il devenait fou d'une façon qu'il ne voulait pas combattre et, cela était une certitude, il allait craquer. Tout lui déballer avant de se planquer derrière la serviette, le dépliant qu'il avait gardé, dans les toilettes qu'il ne fallait pas visiter.

« Hm. Cydna… À propos de.. »

Il fit l'erreur de planter ses yeux dans ceux de Cydna. C'était le meilleur moyen de crever le ballon de baudruche qui renfermait toute sa motivation. Mais venait un moment où il ne fallait plus attendre. Garder un regard droit malgré la tomate qui montait, malgré le désir irrésistible de changer d'avis et de commenter les travers de porcs au caramel.

« Enfin. Ce que je vais te dire n'est pas une plaisanterie. »

Une douce odeur de rôti et de grillé lui intoxiquait les narines. La musique était digne d'un film d'action du siècle dernier. Totalement propice.
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La chauve-souris
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a tracé,
le Mar 20 Jan - 13:50
Un silence s’installa et Cydna se sentait un peu faible face à celui-ci. Elle ne savait pas quoi dire, elle ne savait pas si elle pouvait parler d’autre chose, ou s’il allait définitivement s’agacer. Alors elle resta là, quelques instants, à regarder son moignon.

Lorsque la main d’Al apparu dans son champ de vision, la jeune femme sursauta et se mit à rougir alors qu’il ne posa qu’un doigt dessus. Il. Il touchait ce truc. Qui, même si elle faisait avec, était franchement disgracieux. Elle n’osa pas bouger, ni le moignon, ni sa main.

« Hm. Cydna… À propos de… »

La jeune femme leva la tête vers l’homme qui planta son regard dans le sien. Ce qui ne calma affreusement pas le rouge de ses joues, mais il était presque dans le même état qu’elle. Il hésita un moment, et Cydna retenait son souffle. S’il ne reprenait pas la parole maintenant, elle allait décéder.


« Enfin. Ce que je vais te dire n'est pas une plaisanterie. »

Elle ne donna pour seule réponse qu’un hochement de tête, n’osant pas le couper dans son élan en prenant la parole. Elle avala sa salive et respirait encore difficilement. Même si elle ne saurait dire si ce n’était à cause de l’odeur du grill qui manquait de faire grogner le ventre de la jeune femme. D’ailleurs, pour accentuer l’ambiance parfaite dans laquelle ils étaient, la musique était plus entraînante, à imaginer des échanges de coups de feu ou de poings. Si elle n’était pas autant focalisée sur les gestes de son vis-à-vis et sur ce qu’il s’apprête à dire, elle aurait très certainement rigolé. Et rigolera certainement lorsque la pression retombera.
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Le matheux
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a tracé,
le Mar 20 Jan - 18:01
Un nouveau raclement de gorge plus tard, il supplia quelques secondes le monde de leur foutre la paix, juste pour cette fois. Pas de serveur en vue, il commença :

« J'ai, depuis quelques mois, commencé à apprendre sérieusement le français... »

Il n'y avait pas plus maladroit que de commencer une conversation sérieuse par une révélation qui contredisait totalement son discours habituel. Voilà pourquoi il avait averti pour la plaisanterie, car sans doute ses paroles auraient-elles pu être interprétées comme tel par n'importe qui. Il reprit.

« Dans l'idée, que peut-être, un jour… »

Si déjà tu commences à t'embourber dans le sentier parallèle que tu as pris pour éviter le sujet principal, c'est bien parti. Pourtant, maintenant que la parole commençait à se délier, et à mesure qu'elle cheminait jusqu'à l'aveu final, elle ne tolérerait aucun retour en arrière.

« Je pourrais être habilité à travailler en France. Certaines universités sont intéressantes. Et, du coup, pour mon accent, ...n.. n'est-ce pas, j'aimerais bien l'avis d'une experte. Hmhm. Puisque rien de tel qu'un "exemple"... »

Il prit une grande inspiration, comme s'il était sur le point de chanter.

Et prononça la phrase la plus clichée du monde, avec son J majuscule et son T apostrophe. Insistant sur les syllabes, sans trop en faire. Il avait voulu le lui dire dans sa langue, celle avec laquelle elle l'avait entendu parler là-bas. Celle qu'elle connaissait le mieux et pratiquait tous les jours. Langue avec laquelle, aussi, il pensait avoir statistiquement le plus de chances de la toucher, même s'il savait déjà depuis longtemps que les mathématiques obéissaient à des lois trop différentes de celles du cœur. Tandis qu'il attendait silencieusement un avis, une réponse, un refus, n'importe quoi qui eut pu signaler la fin du supplice, son fort intérieur oscillait entre le calme de celui qui s'était confessé et le stress intense de poser le plus délicat des sentiments sur un plateau. Ce n'était pourtant que le début..
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La chauve-souris
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a tracé,
le Mar 20 Jan - 19:32
Raclement de gorge, le coeur de Cydna palpite à un rythme incroyable, suspendue à la moindre parole du rouquin, qui commença par…

« J'ai, depuis quelques mois, commencé à apprendre sérieusement le français… »

Haussement de sourcil. Oh. C’était ça ? La jeune femme était à mi-chemin entre la déception et le fait d’être heureuse. Puisqu’il a dit que ce n’était pas une blague, et comme elle connaît son hostilité envers les Français, elle savait que c’était un énorme pas en avant qu’il avait fait. Toutefois, elle ne fit aucun commentaire et attendit la suite de sa tirade.

« Dans l'idée, que peut-être, un jour… »

La jeune femme pencha légèrement la tête vers la droite. Réflexe quand elle attendait une suite.

« Je pourrais être habilité à travailler en France. Certaines universités sont intéressantes. Et, du coup, pour mon accent, ...n.. n'est-ce pas, j'aimerais bien l'avis d'une experte. Hmhm. Puisque rien de tel qu'un "exemple"... »

L’expression de Cydna s’illumina, puis il prit une grande respiration, comme s’il allait dire la phrase de sa vie, comme si ça allait sceller son destin à jamais. Elle ne comprit pas vraiment pourquoi ce devait être aussi angoissant, s’il ne réussissait pas à avoir un accent correct elle l’aiderait à…

Oh. Seigneur. Il l’avait vraiment dit n’est-ce pas ? C’était bien ça, non ? Elle n’avait pas halluciné ? Ce n’était pas une illusion de son esprit ? Dites-lui que ce n’était pas une illusion, une voix qu’elle aurait entendu. Dites-lui aussi que ce n’était pas un simple exemple, qu’il savait ce que ça signifiait.

Mais l’expression du jeune homme lui confirma que ce n’était pas le cas. Il la regardait droit dans les yeux mais il était rouge. Aussi rouge qu’une tomate. Alors après un léger temps de latence, la jeune femme passa d’une expression de surprise légèrement rosée, à une couleur tout aussi proche de ce faux légume, jusqu’aux oreilles.

Un sourire incontrôlé fleurit sur sa bouche, elle aurait voulu fuir le regard du jeune homme mais n’y arrivait pas. Quoi dire ? Quoi dire ? Mince. Elle avait déjà conseillé sa meilleure amie mais. Vivre l'expérience elle même c’était. Que dire ? Que répondre. Ah ! Un avis. Oui. Il. Ah. Elle fuyait.

« Euh. Hm. Ah. Je. C-C’était. Bi. Bien. Com. Compré. Compréhensible. »

En tout cas bien plus que ce que ce qu’elle avait tenté de dire. Elle était maintenant totalement cramoisie et avait finalement rompu le lien visuel avec son vis-à-vis, et cherchait le premier truc qu’elle pouvait trouver pour se planquer derrière. Et ce fut la main d’Al, dont elle colla les doigts sur son front de telle sorte à ce que la paume puisse planquer un maximum son visage. Efficace.

Elle s’était bien rendue compte de ce qu’elle avait prit. Mais maintenant qu’elle l’avait fait, elle n’osa même pas la lâcher, trop gênant, trop embarrassant.

Bien sûr, elle sentait qu’il y avait anguille sous roche, mais. L’entendre. Ces mots que même sa mère ne lui a jamais prononcé. Elle ne s’en remettait pas. Cela avait eu bien plus d’impact que s’il l’avait dit en anglais. Parce qu’il avait fait l’effort de l’apprendre, de le prononcer… Et parce qu’elle pensait jamais pouvoir entendre ces mots dans cette langue, adressés à elle, de la part de la personne qu’elle aussi… Elle avait presque envie de pleurer. Alors elle serra un peu plus la main du rouquin.

Il fallait lui répondre. Bien sûr, lui répondre. Et c’était clair pour elle. Elle savait ce qu’elle devait dire. Quelques mots et c’était la consécration de cette histoire qui débuta il y a plusieurs années, dans un monde totalement détraqué. Quelques mots… Dieu ce qu’il lui en a fallu du courage pour le lui dire de cette façon.

Alors, comme pour lui rendre hommage, elle baissa la main et le regarda à nouveau timidement dans les yeux. Le sourire tout aussi timide, elle lui répondit en 3 mots, dans sa langue maternelle à lui. Cette réplique qu’on entendait souvent dans les films. En anglais, non pas pour l’imiter - quoi qu’un peu tout de même - mais parce qu’elle était encore bien incapable de le prononcer dans sa propre langue, sans risquer de cafouiller et le dire moins bien que lui, risquer de fondre en larme avant d’avoir pu finir le mot.
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Le matheux
Le matheux
a tracé,
le Mar 20 Jan - 21:26
Ils étaient deux beaux volcans dont la lave traversait le moindre vaisseau sanguin, et dont les oreilles paraissaient prête à cracher leur sauce sous la pression.

« Euh. Hm. Ah. Je. C-C’était. Bi. Bien. Com. Compré. Compréhensible.
- T.. Tant mieux. »

À vrai dire, Cydna semblait si gênée qu'il ne savait pas si cela était un signe de refus, ou bien au contraire… Il pouvait certainement tout faire, sauf lui poser la question directement. Il avait attendu des années, il pouvait bien. Patienter encore un peu. C'est là qu'elle attrapa sans prévenir l'une de ses mains, et ce des deux bras, jusqu'à plaquer l'otage contre son propre visage. Désirait-elle provoquer son évanouissement immédiat ? Il tremblait presque. Tandis qu'elle lui lacérait exponentiellement le poignet, il n'eut pas le courage de l'interrompre. Au moins, Cydna avait trouvé la méthode pour l'empêcher de fuir en courant.

Et puis, finalement, il les entendit, lui aussi. Les mots.

Maintenant, c'était clair, il comprenait tout à fait pourquoi elle s'était cachée. Lui aussi désirait lui emprunter sa main. Pour ne plus jamais la lâcher, même pour manger ou dormir. En fait, s'il n'était pas paralysé comme un ordinateur en plein freeze intense, et si il n'y avait pas cette saleté de musique en fond, sans doute aurait-il…

« Félicitations ! s'exclama une figure connue (qui avait un pouce levé, faute de pouvoir applaudir) Et voici les travers de porcs caramélisés de madame. »

.. Rectification. S'il n'y avait pas de serveur. Et pas de restaurant. Un grand sourire au bord des lèvres, le même homme que celui qui avait en quelque sorte amorcé leur "discussion" avait déposé le plat de Cydna devant elle. Après un bref aller-retour, il apporta le steak et l'habituelle carafe d'eau. Aussitôt, et alors qu'Al allait utiliser cette dernière afin de remplir les deux verres, le commère fit couler un liquide pourpre pour eux deux.

« Ça, c'est la maison qui offre, bon appétit ! ♫ »

Il était presque sûr de l'avoir entendu murmurer à nouveau "les tourtereaux" avant de les quitter. Ce n'était pas important, un mot de plus ou de moins dans la bouche de ce type… Le matheux soupira. Il aimait les grillades, mais il sentait que tout cela allait être encadré au-dessus d'un fourneau et lui coller à la peau toute sa vie.

« Bon appétit » murmura-t-il à Cydna comme si rien ne s'était passé, après avoir coupé son plat en tranches parallèles.

Mais ce n'était qu'un comme. Il le savait. Elle le savait sans doute tout aussi bien que lui. C'était juste quelques secondes de répit, histoire de se remplir l'estomac.
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La chauve-souris
La chauve-souris
a tracé,
le Mar 20 Jan - 22:09
« Félicitations ! Et voici les travers de porcs caramélisés de madame. »

Sursaut, Cydna en lâcha la main de son vis-à-vis, encore plus embarrassée, avant de décaler sa serviette pour qu’il puisse mettre le plat à sa place. Puis il déposa le steak et servit un verre de vin à ses deux clients.

« Ça, c'est la maison qui offre, bon appétit ! ♫ »

C’était définitivement embarrassant. Al, comme convenu, coupa la viande de la jeune femme, dans un silence assez gêné mais non angoissant, comme une trêve après ces quelques minutes émotionellement intense. Ses joues étaient moins tomates mais son coeur, lui, ne s’était largement pas calmé.

« Bon appétit
- Bon appétit, lui murmura-t-elle dans un grand sourire. »

De sa main qui tremblait encore sous le coup de l’émotion, Cydna s’empara de sa fourchette et goûta cette viande dont l’odeur commençait à gentiment réveiller son estomac affamé.

« Hm ! C’est super bon ! Tu veux goûter ? »

Dit-elle en pointant un morceau de travers de porc caramélisé de sa fourchette. Cet alliance de viande plutôt connue pour être salée avec le goût sucré était un véritable délice ! Et non, elle ne fera pas se cliché de lui porter le morceau à la bouche. Elle était sérieusement trop embarrassée.

« Hn. Hm. Tu. Tu veux vraiment venir en France ? Ce n’est pas que je ne te crois pas mais. J’ai. J’ai encore du mal à réaliser... »

Avait-elle avoué en jouant avec une frite, légèrement rougissante, avant de la manger.
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Le matheux
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a tracé,
le Mer 21 Jan - 13:05
À peine avait-il entamé son steak qu'elle lui avait déjà proposé de goûter sa part. À vrai dire, il avait déjà eu l'occasion de venir à plusieurs reprises à cet endroit, ne serait-ce qu'en raison du prix relativement peu élevé par rapport à la moyenne des restaurants de grillades de la capitale, et le porc caramélisé avait fait l'objet de sa première commande. Mais il planta sa fourchette avec gratitude dans l'une des tranches, dégusta et confirma ses dires. C'était même meilleur que d'habitude. Sans doute parce qu'il était heureux et qu'il crevait de faim.

« Hn. Hm. Tu. Tu veux vraiment venir en France ? Ce n’est pas que je ne te crois pas mais. J’ai. J’ai encore du mal à réaliser... »

Lui non plus, il ne se croyait pas. Ou, du moins, il ne se serait pas cru si on le lui avait prédit quelques années auparavant. Il imagina son lui de 2012 ricaner en protestant qu'il n'était pas question de rejoindre les camemberts, ce qui lui arracha un sourire.  Comme quoi, il ne fallait pas négliger une probabilité proche du zéro. Son visage repartit rapidement dans les teintes rouges, tandis qu'il cherchait les mots pour se justifier.

« Hm. Disons que j'ai quelques opportunités intéressantes là-bas et que.. J'aimerais te voir plus souvent que tous les six mois. »

Plus souvent était un euphémisme. Sa bouche ne l'exprimait pas, mais ses yeux le criaient - cela faisait partie des millions de choses qu'il ne voulait pas cacher. Son plus souvent à lui était un tout le temps. Il manqua d'ajouter à sa réplique que s'il ne partait pas, quoi qu'il en soit, il se ferait kidnapper et attacher au siège d'un eurostar par certaines personnes qu'il en citerait pas. Jadis, il avait quitté le havre de confort qu'était la Base pour aller se suicider en groupe dans une plaine infestée d'ennemis gigantesques, jusqu'à finalement entreprendre ce voyage dans le phare ; partir n'était pas plus compliqué.

« Mais après, conclut-il, c'est seulement si tu le souhaites. »

Il y avait comme un air de déjà-vu dans tout ce qu'ils faisaient. Il attrapa son verre et le tendit pour trinquer. S'il commençait à boire et qu'elle parlait, il risquait de s'étouffer. Ou de cracher de façon élégante.
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La chauve-souris
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le Mer 21 Jan - 18:04
« Hm. Disons que j'ai quelques opportunités intéressantes là-bas et que... J'aimerais te voir plus souvent que tous les six mois. »

Un sourire illumina à nouveau le visage de Cydna. Le revoir plus souvent, c’était ce qu’elle souhaitait aussi. Le voir, lui parler de vive voix, l’observer, le toucher… Tout ça, la jeune femme en voulait toujours plus. Plus longtemps. Que le temps s’arrête, que cette journée dure toute une vie. En le regardant dans les yeux, elle comprit qu’il avait à peu près la même définition de “plus souvent”.

C’est bien simple, dès que les portes du train se fermaient, elle avait juste envie de les rouvrir pour rester. Mais sa vie à ce moment là était en France. Son boulot, ses amis. Tout. Tout sauf lui étaient en France. Et cela lui causait un sacré vide, lorsqu’elle rentrait.

« Mais après, c'est seulement si tu le souhaites.
-  Bien sûr que je le souhaite ! »

Lui a-t-elle répondu avant même d’avoir prit le temps de réfléchir. Du tac-au-tac. Si avant elle se faisait une raison lorsqu’elle devait renter, à ne plus pouvoir le côtoyer pendant 6 mois, elle sait que maintenant, ce n’était tout simplement plus possible. Parce qu’elle sait, que le vide qu’elle sentira une fois son train parti sera d’autant plus fort qu’avant. Plus violent.

« Je ne pourrais plus me contenter d’une conversation Skype. »

Avant oui. Parce qu’avant, le pas n’avait pas été franchis. Avant, elle se raisonnait, disait que ce n’était pas grave, qu’ils se verraient pendant les grandes vacances et qu’en attendant, Skype serait là. Si cela marchait avec plus ou moins d’efficacité - puisqu’elle voulait toujours le voir tout de même - maintenant, elle sait que ce sera bien difficile. Même si ça ne se fait pas tout de suite, elle s’en fiche. Si elle sait qu’à un moment, cette situation changera - que ce soit lui ou elle qui déménage - alors cette perspective lui permettra sans doute de prendre son mal en patience.

Elle leva son verre et trinqua finalement avec lui, les joues encore bien colorées
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Le matheux
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le Mer 21 Jan - 20:53
« Bien sûr que je le souhaite ! »

Le pire, c'était qu'il avait raison. Pour une fois, elle avait répondu de façon totalement directe. Spontanée. Comme si c'était aussi limpide qu'une équation du premier degré. Aussi eut-il besoin de quelques secondes supplémentaires pour assimiler l'information. Les mots paraissaient si proche de devenir réalité, alors que tout restait à faire.

« Je ne pourrais plus me contenter d’une conversation Skype.
- Moi non plus. »

Leurs verres s'entrechoquèrent. Par la suite, il constata qu'il devenait de moins en moins difficile de discuter ainsi, d'évoquer toutes ces choses qui trop longtemps avait constitué un tabou. Il lui parla de ce dont il avait entendu parler à propos de Lille, des laboratoires, de comment il allait déménager toutes ses affaires, de ce qu'il allait prendre, des quelques phrases et expressions qu'il connaissait dans la langue et de la conjugaison qui lui donnait des boutons. Il alla même jusqu'à lui révéler, avant de passer au dessert, tout ce qui avait trait à sa famille, la rencontre qui devenait désormais inévitable, les précautions à prendre face à ses parents, la maison de campagne où ceux-ci vivaient encore, les scones dont il pourrait demander la recette et qu'ils feraient ensemble, si le coeur lui en disait. Et sans doute mentionna-t-il plein d'autres choses qui s'étaient perdues entre deux bouchées, comme des anecdotes à propos de l'exposition ou des commentaires à propos du repas lui-même.

L'Esquisse avait disparu au milieu de toute cette ode à la vie, écrasée par les songes idylliques d'une vie future.

Lorsqu'ils quittèrent le restaurant de grillades après avoir payé, la musique avait changé pour un air doux et joyeux. Tel un addict de la cigarette qui n'arriverait même plus à décoller sa bouche du petit cylindre, il avait de nouveau pris la main de Cydna.

« Cette fois, nous allons où tu veux. Je ne suggère rien. »

Donc je te laisse choisir pour de vrai, commenterait tout médisant. À vrai dire, il ne voyait pas comment rendre la journée encore plus parfaite qu'elle ne l'était déjà. C'était comme additionner un à l'infini ; cela ne changeait rien. Et tant mieux.
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La chauve-souris
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a tracé,
le Mer 21 Jan - 23:26
Les langues s’étaient déliées et les tomates étaient retournées dans leurs champs ou dans la cuisine. Ce n’est qu’avec les joues légèrement rosées que Cydna arborait un large sourire en discutant avec son vis-à-vis entre deux bouchées.

Ravie que dans ses “opportunités”, il y avait l’université de Lille 1, spécialisée dans les matières scientifiques allant des maths à la biologie, en passant par la chimie, la physique et même l’informatique. Elle connaissait assez cette fac pour y être allée lors de ses études. En effet, même si elle a fait des études en psychologie, à Lille 3, certaine matière comme la neuropsychologie était enseignée sur le campus de Lille 1. Mais ce n’était pas tout. La jeune femme est Lilloise, à la frontière de la ville qui héberge cette université. Oui, une université dont le nom comportait “Lille” était pas… à Lille à proprement parler. Alors lorsqu’Al lui parla de cette fac, elle s’empressa de lui donner certaines informations en plus, se proposant même comme guide pour faire une visite si un jour cela se faisait.

Aux phrases maladroites en Français du jeune homme, Cydna y répondit par un petit rire avant de le reprendre et lui expliquer pourquoi ce n’était pas correct, avouant avoir travaillé super dur pour apprendre l’anglais, puisqu’elle n’avait jusqu’alors que celui scolaire. Scolaire Français, soit pas terrible pour parler, bien que ce soit assez pour écrire. Elle se souvenait avoir remercié intérieurement sa mère de l’avoir forcée à tout étudier correctement. Un exploit.

La jeune femme ne put s’empêcher de rire face aux recommandations qu’il lui avait donné pour ses parents. Des fouineurs, une ambiance totalement opposée à celle présente chez elle. Mais elle ne s’en préoccupa pas, elle voudrait bien voir, juste une fois, pour observer Al embarrassé et rouge, bien qu’elle ait conscience qu’elle sera très certainement dans le même état. Elle accepta avec plaisir d’avoir la recette et l’idée de le faire ensemble était adorable.

Mentionnant parfois son boulot, les réactions des collègues, le repas lui-même, le serveur qui n’intervenait plus trop - c’était sans doute moins amusant, maintenant qu’ils n’étaient plus des tomates - les desserts dans lesquels ils ont eu le droit à des biscuits en plus, invoquant même une anecdote sur sa main gauche et sa prothèse qui s’était décrochée et restée dans les mains de son patron.

Le repas défilait à une allure folle, et pourtant, les restaurateurs ont été sympa de ne pas les virer. Deux bonnes heures étaient passées comme quelques minutes. Le temps file et au lieu de s’arrêter, accélère. Ils étaient à nouveau dehors et Cydna prit une bonne bouffée d’air frai. Cela faisait du bien, après être resté autant dans cette atmosphère de grillades. Elle eut à peine le temps d’amorcer le geste qu’Al s’empara de sa main.

« Cette fois, nous allons où tu veux. Je ne suggère rien. »

Tout en réfléchissant, elle entrelaça ses doigts avec ceux du jeune homme, et passa en revu tout ce qu’elle avait plus ou moins lu sur internet. Oui, elle aussi avait fait des recherches, pour s’occuper, pour passer le temps, pour être moins impatiente. Cela n’avait affreusement pas fonctionné. En plus, de par ce temps qui, bien qu’agréable avec le soleil, était froid donc toutes promenades sur la Tamise ou dans un parc étaient à prohiber, sous peine de devenir des glaçons et attraper froid.

« Il y a une galerie marchande dans le coin, non ? Nous sommes lundi et nous approchons des heures de pointes mais justement, nous n’y sommes pas encore, autant en profiter ! J’ai promis un souvenir à Sarah, ma meilleure amie. »

Sarah, un nom que l’homme devait connaître puisque ce n’était pas la première fois qu’elle l’évoquait. C’est le nom de sa meilleure amie, avec qui elle était plus ou moins copine de la primaire au lycée, avant qu’elles ne se perdent de vue pour mieux se retrouver sur les bancs de la fac en psychologie. C’était un sacré hasard qu’elle parte aussi à l’université, mais elle n’a fait que deux ans sur les cinq, ayant eu un emploi entre les deux. Mais elles étaient restées en contact cette fois-ci et c’était à elle qu’elle pouvait presque tout raconter.

Presque. Parce qu’elle n’aborda jamais le sujet de l’Esquisse. Beaucoup trop farfelu, beaucoup trop douteux, beaucoup trop douloureux.

Le mot “souvenir” passait mal parce que qui dit “souvenir” dit “départ”, mais si elle voulait partir en quête de cela maintenant, c’était parce qu’il y avait une bonne raison.

« Je préfère que l’on y aille maintenant, qu’il n’y ait pas trop de monde, qu’on ne perde pas trop de temps. Je. Je n’ai pas envie de le faire demain, catastrophée, plus proche encore du départ que je redoute. »

Elle rougit un peu.

« Comme ça, demain, on n’aura rien d’autre à faire que profiter. »

Juste avec lui. Lui et personne d’autre dans sa tête et ne pas avoir cet avant-goût du départ lorsque, quelques heures avant, elle cherchera après un cadeau. Il sera déjà trouvé, alors il n’y aura pas de stress, pas d’angoisse à propos de ça. La seule qui sera présente, sera l’angoisse de la séparation, de ce moment de vide qui la prendra pendant tout le long du retour.
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Le matheux
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le Jeu 22 Jan - 13:56
« Il y a une galerie marchande dans le coin, non ? Nous sommes lundi et nous approchons des heures de pointes mais justement, nous n’y sommes pas encore, autant en profiter ! J’ai promis un souvenir à Sarah, ma meilleure amie. »

Un frisson lui traversa le dos. Le problème ne venait pas de la galerie marchande (ni de la meilleure amie, qu'il connaissait surtout de nom), mais, comment dire, du climat actuel de la société. Pour de nombreux magasins de la capitale anglaise, c'était la fantastique période des soldes d'hiver. Et qui dit soldes, dit heure de pointe en permanences, demoiselles chargées de sacs et longues files d'attente pour acheter ne serait-ce qu'une paire de chaussures. C'était bien parce qu'il savait que Cydna ne rentrait pas particulièrement dans cette catégorie, parce qu'ils avaient déjà bravé des dangers plus éprouvants (les fashions victims restaient moins anthropophages que les plantes de l'Esquisse, même pour l'acquisition du dernier jean à la mode) et parce qu'il serait malvenu de râler après avoir laissé le choix. Il était donc sur le point de répondre avec une grande ferveur à celle qui était passée d'amie à petite amie - son coeur battait la chamade rien qu'à penser à cette expression, c'était dire son expérience en la matière - lorsque celle-ci argumenta :

« Je préfère que l’on y aille maintenant, qu’il n’y ait pas trop de monde, qu’on ne perde pas trop de temps. Je. Je n’ai pas envie de le faire demain, catastrophée, plus proche encore du départ que je redoute. Comme ça, demain, on n’aura rien d’autre à faire que profiter. »

Les derniers arguments étaient beaucoup plus convaincants que tout ce que la rationnalité aurait pu trouver. Vaincu, il lui fit un sourire dont la signification lui échappait, mais qui voulait tout dire. Lui non plus ne désirait pas parler du départ, bien qu'il ait la ferme intention de ne pas laisser passer beaucoup de temps jusqu'aux retrouvailles. Organiser un changement de pays n'était pas une mince affaire, il fallait faire les choses méthodiquement et remplir la paperasse - il devenait clairement pour la persistance de l'Angleterre dans l'union européenne lorsqu'il y pensait. Mais ça passerait vite, il en était certain, il voulait s'en convaincre, et puis il viendrait avant, plusieurs fois,  ne serait-ce que pour un jour ou un week-end. Ne serait-ce que pour boire un verre rapidement. Ou même demander l'heure.

Cette fois, le trajet fut de courte durée ; quelques minutes en voitures avaient suffi pour les mener dans l'une des galeries marchandes de Londres. Heureusement qu'elle était venue un Lundi, et pas un Samedi ni un mercredi, car en effet la foule était moins affluente que ce que l'imagination - ou plus probablement le pessimisme - d'Al avait prédit.  Après qu'ils aient rejoint la châleur du lieu, il regarda le plan des lieux et l'interrogea :

« Bon, par quoi commence-t-on ? Je t'avouerai que je connais moins cet endroit que les musées de la ville, nous allons pouvoir entamer une chasse aux trésors. »

Parler fut en quelque sorte le premier pas sur l'estrade de pendaison. Dans la foule affairée, il ne remarqua nullement qu'une silhouette avait cru capter le son de sa voix. Et avait finalement placé son viseur sur les deux tourtereaux en pleine séance shopping. Définitivement, la curiosité et la soif de ragot étaient plus fortes que le désir de laisser le couple nouvellement formé en paix.

En pleine lecture des informations et des affiches (même pour aller faire les course, il avait tendance à passer beaucoup de temps à se renseigner pour optimiser ses actions et payer le moins cher possible), Al sursauta lorsqu'il fit pris de revers par une femme aux longs cheveux noirs, qui s'exclama avant même d'avoir salué :

« Si on m'avait dit que je te croiserai ici au milieu des soldes, j'aurais perdu plusieurs livres en pariant le contraire ! Et en plus, tu lui as enfin avoué ♥  »

Au volant d'une petite poussette remplie de sacs divers et variés, Amy paraissait sur le point d'avoir trouvé la perle rare. Tel le pull bradé qui manquerait à sa collection.

« Je constate que tu as troqué ta fille contre des vêtements au marché noir. » cracha Al après avoir pris la blonde à parti pour lui mentionner vaguement qu'il s'agissait de sa cousine, qui avait beaucoup plus de réticences à jouer la tomate en famille qu'avec Cydna (sans doute parce qu'au moins, Cydna compatissait, alors qu'Amy ne possédait aucunement l'allèle de la pudeur - elle préférait au contraire enfoncer le clou et rigoler perfidement). Malgré les années qui avaient passé et la maturité qu'ils auraient tous les deux dû en tirer, les deux cousins pratiquaient régulièrement l'amour vache afin d'entamer la conversation. Éviter d'en dire trop à Amy avait été l'une des premières recommandations faites à Cydna en vue de rencontres futures, mais il n'aurait pas cru que la taupe rôderait ici. Ni qu'elle les repérerait aussi vite.

Pourtant, c'était sans doute l'une des rares personnes à qui il en avait trop dit. L'une des rares qui pouvait comprendre en quelque sorte comment Cydna avait débarqué dans sa vie, pourquoi il était revenu si différent de son petit voyage en 2012. Elle connaissait les grandes lignes de l'Esquisse, de la Base et de ce qui l'avait suivi.

« Alors, les amoureux, on cherche un cadeau de mariage ? Je connais des petites boutiques, si tu veux, Cydna ! Parce que si tu attends qu'il ait fini de trouver son chemin, celui-là, tu vas désespérer...
- .... Nous cherchions plutôt un souvenir pour sa meilleure amie, si tu pouvais nous laisser..
- Justement, dans la jungle, on a toujours besoin d'un guide. Et puis, vous êtes tellement mignons, j'ai envie de voir ça avant qu'elle reparte en France. »

De l'Esquisse, oui, et du reste. Elle avait dû passer des journées à épier le compte facebook de l'ancienne dessinatrice et à glaner le maximum d'informations sur elle auprès de ses nombreuses sources. Si le serveur rencontré plus tôt avait un chef, nulle doute qu'ils venaient de le rencontrer en personne. Et qu'il n'était pas prêt de les lâcher, trop content de sa prise. Al adressa un regard désespéré à Cydna, sincèrement désolé de lui infliger ça.
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