Voyage au coeur du kawai - Iris Listz

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le Dim 1 Fév - 17:16
Ce songe fait suite à celui entre Al et Cydna. Toutefois, cela concerne un autre protagoniste donc vous pouvez tout à fait lire ce songe sans avoir lu l’autre ♥ C’est donc dans le futur alternatif, 8 ans après que les dessinateurs soient sortis de l’Esquisse.


« Ah ! Je descend ici, bonne journée à vous !
- Merci. Oh et je vous souhaite tout le bonheur du monde avec votre petit-ami !
- M-Merci. »

C’est avec un sourire radieux et les joues rosées que la jeune blonde se leva et l’extirpa de sa place pour sortir du train. C’est fou comme l’amour pouvait rendre une jeune femme à l’apparence banale tout à fait ravissante. Un sourire attendri se dessina sur les lèvres de notre homme tandis qu’il couvrait la jeune femme du regard, prêt à lui venir en aide si elle avait besoin.

Elle atterrit sur le quai, le portable à la main, la porte se referme derrière elle alors que la voix de la SNCF retentissait dans le train. L’homme ferma les yeux et appuya sa tête sur le siège, le sourire toujours gravé sur le visage. Elle ne l’avait pas reconnu, et cela était tout à fait normal. Lorsqu’elle l’a rencontré pour la première fois, c’était il y a 8 ans, dans cet autre monde, il avait alors les cheveux rouges, des tatouages sous les yeux et surtout une tronche de psychopathe, des talonnettes et une proportion quelque peu tordue.

Aujourd’hui, il était retourné dans son propre corps. Les cheveux bruns légèrement grisonnants mal coiffés, les yeux marrons tout ce qu’il y a de plus banal, la barbe de 3 jours, la peau légèrement halée, les muscles plus aussi finement sculptées, les mains légèrement plus potelées, un peu plus petit - ou est-ce l’absence des talonnettes ? - et de grosses lunettes noires trônaient sur son nez.

Il n’avait pas jugé utile de lui dire qu’il était Tzòker, cet homme instable de ce monde qui ne l’était pas moins. Elle qui n’avait pas été gâtée non plus était à présent heureuse, l’homme en était ravis. Lui qui en avait bavé ces 8 dernières années pour retrouver une vie plus ou moins normale. Récupérer des relations habituelles, retourner à son travail, avoir un rythme de vie plus sain, redevenir patient comme autrefois. Quoi que pour ce dernier point, il semblerait que ce soit irrécupérable.

Ce comptable de 43 ans à présent, était en voyage pour des vacances. Il lui arrivait souvent de faire cela en dehors des périodes scolaires, pour ne pas croiser d’enfants. Ce n’était pas vraiment un traumatisme mais disons que moins il en voyait, mieux il se portait. Ces voyages étaient important pour lui pour se ressourcer, se rapproprier ce monde, après avoir lutter pour se rapproprier son propre corps, ayant reprit le sport pour renouer avec une bonne hygiène de vie, troublé de ne pas être autant athlétique que là bas.

Paris. Il devait changer de gare et donc de train pour continuer son voyage. Si le grec était sa langue maternelle, il maîtrisait tout aussi bien l’anglais et s’en servait auprès des agents de la SNCF pour se repérer dans cette capitale et savoir exactement où se trouvait sa prochaine destination. Il ne manqua pas de visiter quelques boutiques au passage qui lui semblait intéressant. S’il était beaucoup moins doux ou patient, l’amour pour les choses mignonnes étaient par contre resté, et même si on dirait un pervers dans ce magasin tout rose, il se disait qu’il en avait beaucoup moins l’apparence que du temps où il était roux. Surtout à cause de ses mimiques et de cette voix si. Si tendancieuse. Rien que d’y repenser, il en frissonna d’effrois.

Un magnifique pompon panda pendouillant désormais à sa valise, l’homme se dirigea jusqu’à la gare de Lyon afin d’y attendre son TGV. Il lui restait encore 2h de trajet, ce qui lui fera un total de 5h les fesses posées sur un siège d’un train. C’était principalement pour y retrouver une ancienne collègue et amie qui habitait désormais à proximité de Lyon. C’était l’un de ses nombreux amours qui n’a jamais porter ses fruits, mais il avait gardé de très bons contacts avec elle. Pourquoi ne pas y être allé en avion ? De Londres à Lyon, cela aurait été bien plus rapide ! Mais il n’était pas fan de ces transports et préférait l’utiliser seulement pour rentrer chez lui, à Kalamata, au sud de la deuxième île en Grèce.

Le train annoncé, l’homme se releva et se dirigea de sa droite stature gagnée en marchant avec des talons jusqu’à son train. Cherchant une place dans ce wagon de seconde classe - vu le prix, il ne pouvait pas payer la première classe - il s’installa côté fenêtre, la valise dans le porte-bagage juste au dessus de lui, son téléphone rose en main pour écouter de la musique dès que le trajet commencera.

Une jeune femme s’approcha de la place libre à côté de lui, et c’est avec un grand sourire amical qu’il l'accueillis d’un « Bonjour ! » anglais absolument ravi. Cette jeune personne, il la connaissait, et vu son origine, il était absolument étonné du coup du destin qui l’a amené dans ce train. D’abord la jeune blonde, à présent cette jeune brune, ces temps de trajets étaient absolument exquis. Il avait définitivement bien fait de préférer le train à l’avion. Il sentait que les prochaines discussions vont être intéressantes et enleva ses écouteurs.

« Comment vas-tu ? »

Lui demanda-t-il de sa voix bien plus grave et plus monotone que celle qu'il possédait dans ce monde tout rose lorsqu’elle fut finalement installée.
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La candide
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le Dim 1 Fév - 23:03
L'imprévu se glissa soudainement dans sa journée.

« Bonjour !
- Bonjour, Tzòker ! » le salua-t-elle aussitôt, en anglais également.

La jeune femme prit place à côté d'un homme qu'elle reconnaissait bien, après avoir lancé sa valise au-dessus du compartiment. Tout comme son interlocuteur, Iris était restée d'une grande banalité : longs cheveux noirs et yeux sombres par dessus un corps qui n'avait pas gagné en muscles depuis le temps. Pour l'hiver, elle était naturellement vêtue d'une veste blanche et d'une écharpe qu'elle ôta sitôt assise. Ses deux prunelles se fixèrent rapidement sur l'être vieillissant avec qui le destin l'avait réunie. Elle lui aurait presque sauté au cou, s'ils avaient été plus familiers, et s'ils n'avaient pas été dans un lieu public. Si. Longtemps. Si rare. Chaque personne retrouvée était quelque chose de beau, quand bien même elle et Tzòker s'étaient retrouvés plusieurs fois depuis que l'aventure avait pris fin.

« Comment vas-tu ?
- Merveilleusement bien, et toi ? Je suis contente de te retrouver ! »

Ce qui était pratique, en anglais, c'était que le vous et le tu se disaient de façon identique. Elle n'avait pas besoin d'être gênée par un éventuel manque de politesse vis à vis d'un aîné. Pour quelqu'un qui étudiait dans l'exubérant domaine des arts, elle continuait sempiternellement de s'exprimer avec de la retenue. À vrai dire, elle était toujours si peu certaine d'avoir choisi la bonne voie, alors qu'elle avait dérogé aux envies de ses parents pour étudier dans un domaine plus expressif.

Un domaine qui lui permettrait d'étudier à l'étranger et de voyager à travers le monde, d'où la raison de sa présence dans ce train, après un séjour dans une université artistique parisienne. Depuis qu'elle était revenue de l'Esquisse, Iris n'avait eu de cesse de vouloir s'évader hors des murs entre lesquels elle était restée tout le long de son enfance. Voir les cultures, voir les gens. Retranscrire par des dessins et des travaux toute la variété qu'ils comportent, tout retrouver dans un tableau. L'union dans cette adversité qui ne cessait de grandir depuis qu'elle en avait pris conscience grâce à ce monde si semblable à l'enfer. Elle gardait une part de niaiserie, mais car la niaiserie était dans sa nature. Elle ne désirait pas changer. Pas devenir une adulte froide qui oublierait de s'indigner.

C'était pour cela qu'elle aimait Tzòker. Elle savait que malgré son air ordinaire, il avait en lui quelque chose d'adorable. De son sac à main, elle extirpa une peluche en forme de panda roux qu'elle lui présenta.

« Je l'ai trouvé tout récemment, je voulais te le montrer.. »

La principale chose qu'elle savait de l'homme, et qu'elle retenait bien davantage que son métier de comptable ou tous les autres détails qui pouvaient le concerner, c'était cette passion presque irrationnelle - mais adorable - pour les objets mignons. Elle lui sourit. Dommage qu'elle n'ait pas pensé à en emmener d'autre, enfin ce n'était pas comme si elle s'était attendue à leurs retrouvailles, ni à quoi que ce soit de particulier. Et puisqu'elle devait elle aussi aller jusqu'à Lyon, avant de procéder à un nouveau changement, ils avaient le temps de discuter !
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le Lun 2 Fév - 15:45
« Bonjour, Tzòker ! »

Sûr que si elle l’avait appelé “papa”, cela aurait semblé bien moins étrange pour les autres passages. Surtout que vu son âge, elle pourrait très bien être sa fille ! Il lui souris d’un air protecteur.

« Comment vas-tu ?
- Merveilleusement bien, et toi ? Je suis contente de te retrouver !
- Je vais bien, ravi de même ! »

Il l’avait connue, elle avait 13 ans. Une gamine en sommes, comme il les adorait. Mais à côté de sa première rencontre dans cet autre monde, cette petite était bien plus agréable. Quelque peu possessive, têtue plus une dose de naïveté. Elle pouvait presque être flippante si elle sentait que la personne était réticente, mais elle n’était pas mal intentionnée. Sans doute était-ce pour se protéger mais cela ne concernait pas notre homme.

Elle fouilla dans son sac à main, et y sortis une adorable peluche panda roux. Les sombres yeux de l’adulte s’illuminèrent. Cette. Cette peluche était tellement adorable !

« Je l'ai trouvé tout récemment, je voulais te le montrer…
- Ooh ! Je me permet. »

Il lui prit la peluche sous l’air interloqué des voisins de couloir, et examina la peluche sous toutes les coutures. Au sens propre comme au figuré. Regardant d’abord sa bouille toute mignonne - dont il tapota doucement le museau comme pour le saluer - puis l’examinant pour regarder comment il avait été fabriqué. Le tout avec des gentes fins, méthodiques et respectueux pour la peluche.

On pouvait tout à fait comprendre les derniers passagers arrivés, regarder d’un oeil quelque peu choqué ou perplexe face aux yeux presque en étoiles de l’homme. Mais les choses mignonnes ont toujours été son point faible, et le restera. C’est bien l’une des choses qui n’a pas changé.

« Tout bonnement adorable ! »

Il redonna la peluche à la jeune femme après une dernière caresse et fouilla dans ses poches et y ressortis un porte-clé. Ou un porte-peluche serait plus juste. Il montra à sa voisine.

« Mes dernières créations : Le hibou - qui est un cadeau pour quelqu’un - le phoque et le kangourou, là. »

Il pointa les trois animaux parmi les dizaines qui pendouillaient. Il gardait le hibou attaché avec les autres pour ne pas l’oublier. Il avait appris à se balader avec ses cadeaux puisqu’il décidait assez souvent de changer de cap sur un coup de tête lorsqu’il était en vacances, de cette façon, il pouvait très bien offrir dès qu’il tombait sur les destinataires.

« Oh ! Mais attends, j’y pense. »

Il fouilla rapidement dans ses poches et y sortis un petit lapin lilas, encore accroché à des fils et une aguille.

« Quelques instants, je n’ai pas eu le temps de finir… »

Il rechaussa correctement ses lunettes et dans un geste habitué fignola les derniers raccords qu’il devait faire pour que la petite peluche de 5 centimètres soit finie et parfaite. Une fois fait, il mordit le fil pour le couper et profita que le train ne soit pas encore en mouvement pour sortir de fins ciseaux et couper le fil à ras du pelage de l’animal, puis examina une dernière fois son oeuvre.

« Voilà ! Dit-il en le tendant à la jeune fille, j’avais prévu de te l’envoyer en colis une fois terminé, mais puisque tu es là… Considère-le comme un cadeau de noël retardataire ! »

Un grand sourire se dessina sur son visage. Un sourire normal, un doux sourire comme il les avait toujours eu, sauf dans cet autre monde.
S’il avait su qu’il allait croisé Cydna un peu plus tôt, il lui aurait confectionné une petite chauve-souris toute mignonne pour la réconcilier avec ces animaux. bah. Tant pis.
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La candide
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le Lun 2 Fév - 21:45

« Ooh ! Je me permet. »

Elle était contente de voir que Tzòker n'avait pas changé. Il avait totalement accaparé la peluche, et l'examinait comme un joailler estimerait une pièce de collection. Avec grand soin. Le coeur subitement réduit en guimauve, avec une sincérité et une innocence intensément belles. Malgré l'âge, il ne s'était pas laisser gagner par l'indifférence des adultes. Elle non plus, mais elle n'avait pas la quarantaine, elle n'était pas soumise au stéréotype de l'homme incapable de comprendre les affaires des filles. Elle ne bénéficiait pas d'une telle rareté.

« Tout bonnement adorable ! (il extirpa de sa poche plusieurs petites créatures en duvet suspendues) Mes dernières créations : Le hibou - qui est un cadeau pour quelqu’un - le phoque et le kangourou, là. »

Iris se pencha légèrement pour voir les créations. Fait maison, elle s'en était doutée. Quelques secondes, elle osa même tâter l'un des animaux. Simplement pour les effleurer, constater la finition.

« Impressionnant ! s'exclama-t-elle. Tu as vraiment des doigts de fée. »

Elle se fit la remarque qu'elle lui avait peut-être déjà dit. Plusieurs fois. Ce n'était pas important, puisque c'était toujours vrai, et certainement qu'il s'améliorait. Elle se souvenait également avoir fait quelques travaux de couture lors de sa jeunesse, mais davantage par un exercice imposé qu'à force de volonté. Comme les lettres, les langues et même la musique, ses parents voulaient qu'elle devienne une adulte cultivée et radieuse. Sans doute avaient-ils lu trop de romans et d'histoires. Pour elle, l'essentiel était d'être capable d'apprécier le travail des autres, s'enthousiasmer sur des créations et reconnaître le talent que tout le monde possédait.

« Oh ! Mais attends, j’y pense. » l'interrompit alors Tzòker, tandis qu'elle continuait de regarder les peluches. Elle regarda avec curiosité l'homme qui venait d'extirper de son chapeau - ou plutôt de sa poche - un ultime lapin. Violet. « Quelques instants, je n’ai pas eu le temps de finir… »

Elle trépignait. Savait mais ne se l'avouait pas. Fixait le travail d'un coup de prunelles, se redirigeait vers le panda roux délaissé, puis sur les aiguilles, le visage définitivement tendre de Tzòker. Puis soudain, son oeuvre terminée, celui qui aurait certainement fait un bon père donna le présent. Oh, sans doute, oui, l'homme grisonnant avait des airs d'oncle généreux, un oncle qu'elle n'avait jamais eu.

« Voilà ! J’avais prévu de te l’envoyer en colis une fois terminé, mais puisque tu es là… Considère-le comme un cadeau de noël retardataire ! »

Elleprit entre ses doigts le lapin. Il était beau. Bien fait. Comme tous les autres. Des étincelles d'émotion emplirent les yeux pourtant si sombres d'Iris. Comme un enfant équipé d'un iphone 7, elle serra l'objet très fort au creux de ses mains.

« Merci beaucoup, j'adore les lapins ! »

Peut-être n'aimait-elle ni les lapins ni le violet. Elle l'ignorait, et cela importait pas. Ce lapin et ce violet, cette peluche, ce moment, elle était sûre qu'elle l'aimait, le chérissait. Qu'il était difficile d'imaginer après cela qu'ils connaissaient l'enfer aussi bien l'un que l'autre, peut-être lui davantage qu'elle, et qu'ils avaient déjà songé à l'éventualité de ne jamais connaître ce futur. Le monde était plus beau depuis qu'il était possible de découvrir des dimensions parallèles, depuis qu'il n'était pas acquis d'y rester, bien qu'elle ignorât la pensée de Tzòker à ce sujet. D'une poche de sa veste, elle brandit son téléphone et chercha aussitôt une prise pour y accrocher ce qu'elle venait de recevoir. Oh, oui, comme ça, suspendu en coin, ce serait beau, elle aurait un souvenir à contempler tous les jours pour se rappeler.

« Comme ça, il est vraiment bien. Je l'aime beaucoup. »

Tel un pendule, le lapin accomplissait quelques rotations dans le vide. Puis elle se retourna vers l'artisan. Elle avait tellement de choses à lui demander.

« J'aimerais beaucoup savoir pour qui sont les autres. Est-ce qu'il viennent aussi.. »

De là-bas ?
À l'idée que d'autres personnes soient en train de refaire leur vie de part d'autre du globe, la jeune femme voyait de nombreux souvenirs ressurgir. La ville, le manoir, les journées difficiles, tellement d'amis et de rencontres qui avaient soudainement disparu le jour où le quotidien s'était brutalement imposé. Est-ce que Robyn, Derpina, Dolly et les autres étaient heureux ? Est-ce qu'elle s'en souviendrait assez pour tous les peindre un jour ? Rien n'était moins sûr, mais peut-être que Tzòker pourrait faire le lien. Avec ses doigts de fée qui créaient si bien les peluches.
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a tracé,
le Lun 2 Fév - 23:02
« Merci beaucoup, j'adore les lapins ! »

Un tendre sourire sur les lèvres, Tzòker regardait les yeux de la jeune femme briller. C’était ce qu’il adorait dans la confection des petites peluches et dans le fait de les offrir. C’était voir la joie que cela pouvait apporter aux gens, et pour ça, rien de tel que de l’offrir en direct. Cela pouvait sembler naïf, et c’était sans doute vrai, mais c’était la seule part de réelle naïveté qu’il ait gardé.

« Comme ça, il est vraiment bien. Je l'aime beaucoup.
- J’en suis ravi et rassuré ! »

Même s’il savait qu’Iris n’était pas du genre difficile, il a toujours cette petite angoisse que ce qu’il fait ne plaise pas. Comme à ses collègues, il n’ose que très rarement, quand il sait qu’elles sont réceptives à ces choses-là, ou qu’elle savent tout simplement qu’il aime ça. Elle l’avait accroché à son portable et l’homme resta comme hyptnotisé par sa bestiole quelques instants, jusqu’à ce qu’Iris ne le coupe.

« J'aimerais beaucoup savoir pour qui sont les autres. Est-ce qu'il viennent aussi... »

Une expression un peu plus sérieuse, l’homme avait clairement deviné que c’était de là-bas. Il reprit alors son tas de peluche et montra une à une à qui elles étaient destinées.

« Commençons déjà par le hibou, puisque je t’ai dis qu’il était un cadeau. C’est pour Diablo. Mais comme ils sont tous les deux fadas de hiboux… Je suis en train de faire une chouette pour Kahaüz. Ah. Hm. Ils habitent en collocation maintenant, et ont une sacré réputation ! Il faut dire qu’ils sont tellement adorables ensemble ♥ »

Il eut un sourire en imaginant Diablo devenir écrevisse et Kahaüz le dévisager avec un air blasé.

« Diablo tient une petite pâtisserie et ses créations sont divinement mignonnes ♥ Et bonne qui plus est ! Kahaüz est agent de sécurité et travaille principalement de nuit. En même temps, au contact de la clientèle la journée… J’ai du mal à l’imaginer. »

A se faire draguer par les jeunes femmes, agressé par un client mécontent ou. Pire. Devant un client blessé. Un frisson parcouru le dos du quadragénaire à cette pensée.

« Ensuite, le petit oiseau jaune là, c’est pour Eelis. Il vit en Europe je ne sais plus où… Il faudrait que je lui redemande lorsque je retomberai sur lui sur internet… Mais il fait des articles pour les magasines féminins. Genre des conseils… Plus ou moins bons. Hem. »

Et il savait pour avoir eu la bêtise d’en suivre un. Depuis, il a honte.

« Le reste, ce sont pour des collègues ou, comme ce petit ourson, c’est pour l’amie que je vais voir à côté de Lyon. »

Un petit instant de calme, observant ce que pourrait dire Iris. Il lui avait encore une fois filé une montagne d’informations. Mais il avait encore d’autre choses à dire, comme la rencontre avec Cydna, le fait qu’elle était adorable lorsqu’elle parlait de son petit-ami (qu’il soupçonnait fortement d’être Al). Blaire aussi, qui n’était plus dans le corps d’Imogen et qu’il a rencontré à Londres parce qu’il faisait la promotion de son nouveau livre...
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La candide
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a tracé,
le Mar 3 Fév - 19:42
Il le fit effectivement. Plus encore qu'il ne s'était enthousiasmé pour les peluches, il parla avec grande énergie et conviction de ceux qu'il connaissait. Ainsi Kahaüz et Diablo vivaient-ils ensemble quelque part loin d'ici, dans un pays qu'elle n'avait jamais visité ; elle acquiesça particulièrement lorsque son informateur s'exclama qu'ils étaient adorables. Oui. Ils devaient l'être. Incroyablement beaux dans leur union des contraires. Celui qui de jour remplit les regard d'amour avec celui qui de nuit les fuit. C'était peut-être pour cela que l'Esquisse avait été nécessaire, inévitable. N'auraient-ils pas après tout vécu dans le malheur si leur rencontre n'avait pas eu lieu ? Elle les enviait tout comme elle les admirait, alors qu'elle ne savait d'eux que quelques phrases de la part de Tzòker.

Elle entendit également parler d'Eelis, qui y était resté encore plus longtemps mieux, et qui étrangement s'en tirait mieux que la plupart. Iris se demanda s'il écrivait aussi pour l'Autriche, auquel cas elle pourrait s'amuser à le reconnaître dans un magazine, bien qu'elle ne soit pas du tout friande de ce genre de lectures. Elle préférait à la lecture la musique, les conférences, la télévision, l'opéra, l'internet ; tout ce qui était vivant. Sans doute cela avait-il tout autant de vigueur, même sur un simple papier, si c'était l'un de ses amis qui l'imprimait.

« Le reste, ce sont pour des collègues ou, comme ce petit ourson, c’est pour l’amie que je vais voir à côté de Lyon. »

Sans manquer de complimenter à nouveau l'auteur sur ses porte-clefs, parce qu'ils étaient toujours aussi mignons, elle le remercia pour toutes ces précieuses nouvelles. Elle était tentée de lui en demander d'autres, à propos de personnes qui n'avait pas cité, ou qu'elle ne connaissait pas. Étaler sa curiosité à mesure que le train filait en symbole de ces années qui s'étaient écoulées. Répondre était pourtant plus correct ; elle prit quelques secondes de réflexion pour récupérer les quelques bribes de nouvelles qu'elle avait.

Ah, oui, bien sûr, il y avait celle-ci.

« Pour ma part, j'ai réussi à retrouver quelqu'un après les fêtes de Noël. Il était aussi dans la Ville, mais pas au manoir.
Je ne sais pas si tu connais Thalès.. Enfin, maintenant, il a réussi à retrouver son nom, il s'est inscrit dans la même association que moi. Il est chef de mission dans l'humanitaire, et vraiment très gentil.
»

Adorable, même, manqua-t-elle de préciser pour faire echo à ce qui avait été dit précédemment. Une personne de plus qui avait reconstruit sa vie après. Sur son téléphone, elle fit défiler à l'intention de Tzòker plusieurs photographies, lui expliqua rapidement ce que faisait ladite association de remarquable, zooma sur la grande photo de famille où l'ancien cyantifique brandissait le bras gauche avec les autres.

« Mais en dehors de cela, j'avoue ne pas avoir eu le temps de voyager assez pour aller voir du monde, à cause de mes études. J'aimerais voyager plus souvent. (légère pause) Et toi, est-ce que tu en as rencontré d'autres ? »

Ça y est, elle estimait plus polie la demande, quoi qu'elle la fit toujours avec une pointe de timidité de la voix. Malgré tout, Tzòker avait changé, et il était plus vieux. D'une autre manière, il forçait autant le respect que son ancienne apparence quelque peu effrayante. Des airs de Père Castor pour un comptable ? Qui sait..
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a tracé,
le Mar 3 Fév - 21:40
Face aux remerciement d’Iris, l’homme fut heureux d’avoir pu en parler. Pour une commère pareil, ne pas pouvoir parler de tout ça le dérangeait légèrement. Elle semblait réfléchir à quelque chose, alors l’adulte attendit patiemment, ne pas couper l’autre, être respectueux de ses temps de réflexion…

Thalès. Thalès, Thalès, Thalès… Non, inconnu au bataillon. Tzòker hocha la tête aux informations données, prend note, au cas où il croiserait cette personne. Il regarda attentivement les photos. Ah les jeunes et leurs portable… Enfin. Il ne peut rien dire, il a un smartphone aussi pour photographier… Des trucs mignons. Ne jamais fouiller dans son portable sans le connaître, on pourrait se méprendre - il a eu quelques démêlés avec la justice une fois.

« Oh. Il est pâle mais a l’air en forme ! »

Des séquelles de l’autre monde ? Peut-être. Mais sur ces photos, il semblerait que ce soit quelqu’un de reconstruit. Ou du moins en cours de reconstruction. Et cela rassurait toujours l’homme, même s’il ne les a jamais rencontrés.

« Mais en dehors de cela, j'avoue ne pas avoir eu le temps de voyager assez pour aller voir du monde, à cause de mes études. J'aimerais voyager plus souvent.
- Je ne voyage que depuis récemment, tu sais ? Je profite d’une promotion ♥
- Et toi, est-ce que tu en as rencontré d'autres ? »

Un grand sourire se dessina sur le visage de Tzòker.

« Ce matin même ♥ Lors de mon voyage en train entre Londres et Paris ! Cydna était ma voisine. Hmm. Je ne sais pas si tu la connais, c’est une blonde aux yeux bleu, elle faisait parti du groupe qui tentait de mettre un peu d’ordre dans la base. Elle avait là bas une main en forme d’aile de chauve souris. »

Petite pause pour qu’Iris s’imagine.

« Elle ne m’a pas reconnu, en même temps vu l’allure que je me payais… Mais je ne lui ai pas dit qui j’étais. J’avais sans doute peur que cela brise son bonheur... »

Un air triste balaya quelques instants son visage.

« Toujours est-il qu’elle était resplendissante de bonheur. Elle revenait d’un séjour avec son petit ami, à ce que j’ai compris, et ils discutaient toujours via leurs téléphones pendant tout le long du trajet. Et apparemment, de ce qu’elle m’en a rapidement décrit, ce serait Al. Un rouquin branché très maths. Qui gérait aussi la base avec elle. Quand je les regardais tous les deux déjà à l’époque, je les trouvais adorables, je suis absolument ravi qu’ils soient ensemble ! »

Et c’était sincère ! Ces deux-là méritaient largement d’être heureux. Il sourit à Iris puis se remet à réfléchir.

« Oh mais oui ! Je ne sais pas si tu connais Blaire ? Imogen te sera peut-être plus parlant mais. Errh. Ce personnage est assez complexe. Bref, toujours est-il qu’ici, il est revenu dans son propre corps, comme moi, et a recommencé à écrire ! Je l’ai rencontré à Londres hier dans le cadre de la promotion du livre qu’il préparait ces 8 dernières années… Je ne sais pas si ça va être traduit en Allemand mais j’espère que tu pourras le lire un jour. Je pense qu’il nous laissera pas indifférents... »

L’homme se leva quelques instants pour fouiller sur le porte-bagage, pour y sortir un livre et s’asseoir à nouveau.

« ”L’encre noire posée sur du papier rose” dont le personnage principal se nomme Imogen. Quand on sait ce qu’était ce personnage avant tout ça... »

Il montra la couverture du livre à Iris. Un livre dont le haut ressemblait au ciel de l’Esquisse et au premier plan on pouvait voir une petite fille aux longs cheveux raides et noirs de dos. Il regardait cette pochette avec une nostalgie encore douloureuse. Malgré les couleurs qui étaient parmi ses préférées, il ne pouvait s’empêcher de se remémorer les situations qui étaient loin d’être roses, elles....
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La candide
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a tracé,
le Ven 6 Fév - 10:14
« Ce matin même ♥ Lors de mon voyage en train entre Londres et Paris ! Cydna était ma voisine. Hmm. Je ne sais pas si tu la connais, c’est une blonde aux yeux bleu, elle faisait parti du groupe qui tentait de mettre un peu d’ordre dans la base. Elle avait là bas une main en forme d’aile de chauve souris. »

À nouveau, il avait pris - et monopolisé, Iris l'écoutant religieusement - la parole. Cette fois pour parler d'une personne que la demoiselle connaissait moins, puisque la Base, même si elle en avait quelques informations, lui semblait toujours un lieu lointain. Peut-être était-ce pour cela qu'elle écoutait avec encore plus d'attention tous les ragots qui lui étaient contés. Ainsi donc, il y avait un second couple qui était né après l'Esquisse, et il semblait se porter à merveille. C'était beau. Sublime. Encore. Elle se répétait. À mesure que le train poursuivait sa route sur les rails, elle ne rêvait que de le dévier pour aller rendre visite à toutes ces personnes, en chaire et en os. Voir ce qu'ils étaient devenus, se regrouper comme il y a huit ans. Réunion des anciens élèves.

« Moi aussi, je suis ravie pour eux ! ♥ »

Mais la réalité des faits voulaient certainement qu'il en soit autrement. Comment réunir ce qui s'était séparé, alors que chacun s'en était allé de son côté, parfois de l'autre côté de l'océan ? Il valait mieux oublier, surtout pour ceux qui avaient eu tant de mal à se refaire une vie. La main d'Iris se glissa contre sa joue. Ses yeux étaient toujours rivés sur Tzòker qui racontait.

Cette fois, à propos d'Imogen, ou plutôt de Blaire. Encore quelqu'un qui devait avoir bien changé d'apparence, contrairement à elle qui était très facilement identifiable par n'importe qui. Nouvelles rêveries.

« Je ne sais pas si ça va être traduit en Allemand mais j’espère que tu pourras le lire un jour. Je pense qu’il nous laissera pas indifférents... »

Elle releva légèrement la tête. Encore plus curieuse, s'il était possible de l'être.

« ”L’encre noire posée sur du papier rose” dont le personnage principal se nomme Imogen. Quand on sait ce qu’était ce personnage avant tout ça... »

Sourire débordant. Naturellement, elle savait, ou du moins pour les grandes lignes de l'histoire, et avait même croisé celui qui jadis avait le corps d'une jeune fille aux cheveux noirs. Et l'encre noire, le papier rose, c'était une référence qu'ils pouvaient comprendre. Avant même d'être lu, ce livre laissait déjà différent, puisqu'il était l'espoir que ces fameuses retrouvailles aient lieu, quelque part, mais d'une façon détournée. Par la lecture des mêmes lignes.

« En effet, il faut que je le lise ! S'il n'est pas traduit en allemand, je le lirai en anglais ou en français.. »

Elle réfléchit quelques secondes de plus. Bien sûr, il y avait une solution. Elle regarda la couverture ; vue de dos, Imogen lui ressemblait, ce qui créait un sentiment supplémentaire d'identification. De rapprochement. Dire que cela faisait huit ans, et que pendant des années certainement, elle n'y avait pas pensé ; tout était revenu d'un coup dans sa vie, depuis deux mois. Et maintenant ils en parlaient presque comme si ça n'avait pas été un enfer.

« À moins qu'il ait déjà prévu de le faire, j'aimerais beaucoup en envoyer un exemplaire à tout le monde, tous ceux dont on a parlé.. »

Oh, comme ça, elle donnait l'impression de vouloir remuer le couteau dans une plaie déjà presque entièrement cicatrisée. Elle revint presque aussitôt sur ses paroles :

« Bien sûr, ce n'est pas pour raviver les mauvais souvenirs, mais, simplement, ne pas oublier, se retrouver juste un petit peu comme nous venons de le faire. »

Toujours aussi niaise, malgré les années. Elle regarda à nouveau le livre à la couverture si évocatrice. Elle aussi, elle avait fait des dessins ainsi que divers travaux artistiques incluant même des photographies de paysages qu'elle jugeait ressemblant. Enfin. Elle n'avait jamais trouvé de ruine qui ait une ambiance similaire à celle de la Ville, ou d'aube assez farfelue pour évoquer le ciel. Plusieurs personnes de son université la trouvaient étrange, elle qui semblait pourtant si classique et si banale dans tout ce qu'elle était ; il fallait dire que l'Esquisse laissait son empreinte, même des années après. On savait qu'il existait un endroit où les lampes n'éclairaient pas, où les chaussures pouvaient marcher toutes seules et où les vêtements volaient.

De son sac à main, elle dégaina cette fois son carnet. Sans vraiment commenter, elle fit défiler quelques pages. Entre les portraits ordinaires et les paysages ébauchés se trouvaient des esquisses qui portaient terriblement bien leur nom. Elle se souvenait encore parfaitement des cheveux bleus de Dolly, du bras effrayant de Robyn ou encore des chants de Derpina, même si le temps avait effacé tous les détails.
Il leur restait encore tout un voyage pour les retrouver.
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a tracé,
le Mar 3 Mar - 16:37
« En effet, il faut que je le lise ! S'il n'est pas traduit en allemand, je le lirai en anglais ou en français… »

Un sourire se dessina sur les lèvres de l’homme. Ce livre faisait office de passerelle entre les personnes qui se sont retrouvées dans ce monde. Il l’avait dit d’ailleurs à son auteur, et celui-ci avait simplement sourit en confirmant que c’était en partie la raison de son existence. L’autre n’appartenant qu’à lui, même s’il avait sa petite idée.

« À moins qu'il ait déjà prévu de le faire, j'aimerais beaucoup en envoyer un exemplaire à tout le monde, tous ceux dont on a parlé… Bien sûr, ce n'est pas pour raviver les mauvais souvenirs, mais, simplement, ne pas oublier, se retrouver juste un petit peu comme nous venons de le faire. »

Continuant de sourire, Tzòker se réinstalle correctement dans le fond de son siège et regarde le bouquin.

« Oh tu sais, je crois qu’il a prévu d’offrir un bouquin à chaque personne venant de là bas qui le rencontre. Et qui en veut, bien entendu. »

Un rapprochement. Voilà ce qu’à apporté ce monde. Jamais il n’aurait rencontré cet auteur encore inconnu en Grèce. Jamais il n’aurait discuté avec Kahaüz. Jamais Diablo habiterait chez celui-ci. Jamais il n’aurait voyagé autant pour rencontrer tous ces gens.
Alors ce monde était délirant. Les peluches les plus mignonnes pouvaient être les plus sanguinaires - ou non - le ketchup avait un goût de flan au chocolat avec un arrière goût de fraise… Mais cette vie qu’il possède aujourd’hui est totalement différente de l’ancienne. Est-elle meilleure ? Peut-être. Du moins l’homme en avait l’impression, il était bien plus lui-même et ne se laissait plus autant faire qu’avant. Il était plus heureux ? Sans aucun doute. Surtout comparé à son état dans ce monde.

Puis, sans un mot, Iris sortis son carnet de dessin. Des croquis, des reproductions, des esquisses. L’adulte regardait le tout d’un air sérieux et pensif. Tout cela lui rappelait des souvenirs, pas forcément bons, pas forcément mauvais. Quoi que le coup là où ça faisait mal, lui, il s’en souvenait, et pas en bien. A cette pensée, il se demanda vaguement ce qu’il est devenu, ce sale gosse. Avant de secouer énergiquement la tête. Non, ce type est une saloperie, à tenir éloignée le plus possible. Une connerie, un garnement, une enflure qui pouvait lire si facilement en lui.

Non. Ne pas y repenser. Il sourit à Iris, la complimentant sur ses croquis.

« Ce monde était complètement fou. Mais. Je crois qu’il m’a apporté beaucoup. Peut-être même plus que ce que je peux soupçonner. Pas forcément de la manière la plus douce qu’il soit mais… Hm. Je suis plus serein face aux “bizarreries” de ce monde. »

Il avait appuyé les guillemets en les mimant de ses doigts.

« Et par rapport à mon apparence aussi, dit-il en rigolant légèrement. Après avoir eu un corps si anguleux, un visage si inquiétant et une couleur de cheveux si pétante, je te prie de croire que je m’apprécie tel que je suis aujourd’hui ! »

C’était comme s’il disait “Vous avez un complexe corporel ? Faites un séjour dans l’Esquisse, et toutes vos craintes seront envolées !” Ce qui était donc un peu exagéré, au vu de toutes les épreuves surmontées dans ce monde. Mais c’était un effet indéniable.
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La candide
La candide
a tracé,
le Lun 9 Mar - 22:06
Elle se redressa, cessant instantanément de tourner les pages pour l'écouter. Ce qu'il disait était intéressant, certes parce que c'était lui, mais aussi parce qu'elle ressentait en quelque sorte la même chose. Sur beaucoup de points. De la gamine qui n'était pas capable de dire quoi que ce soit par elle-même, elle était devenue plus expressive. Plus honnête, aussi, même si cela ne se voyait pas beaucoup et qu'elle n'oserait en faire part - puisque cela sous-entendrait qu'elle ne l'était pas auparavant.

« Et par rapport à mon apparence aussi. Après avoir eu un corps si anguleux, un visage si inquiétant et une couleur de cheveux si pétante, je te prie de croire que je m’apprécie tel que je suis aujourd’hui ! »

Ah, ça. Elle ne pouvait le comprendre, mais elle osa un petit rictus d'amusement, à s'imaginer ce que cela aurait donné si tous ceux qui avaient possédé un corps anormal en étaient ressortis ainsi. Drôle, mais impossible pour trouver un quelconque emploi. Déjà qu'il fallait vivre avec le secret de cette expérience, se reconstruire, si en plus les cicatrices étaient béantes.

« Pour moi aussi, ce doit être la même chose.. lui répondit-elle finalement pour être moins passive, mais il n'en est pas resté que du bon.. »

Non, forcément, même en usant de toutes les peintures qu'elle désirait, elle ne voyait plus les films de la même façon. Surtout pas l'écoulement du temps. Arriver dans l'Esquisse avait été l'affaire d'une nuit, d'un clignement d'yeux, d'un assoupissement, il est même impossible de dire cela - alors, il y avait cette crainte permanente, cette idée bien ancrée que cela pouvait revenir. N'importe quand. Légèrement ébranlée, elle se résolut à en parler à Tzòker :

« À ton avis, tout cela avait-il un sens ? Pourquoi nous sommes-nous retrouvés dans l'Esquisse à ce moment-là et pourquoi n'y retournons-nous pas ? »

Comme si le destin avait décidé qu'il en serait sans réponse, de l'agitation se fit entendre sur les sièges de devant. Une vague qui s'élève timidement au-dessus de la mer et qui doucement éteint les conversations en cours. Un coup d'oreille suffit à comprendre. Ça ne va pas.

« Excusez-moi, contrôleur ? » beugla un homme assis juste avant l'interlocuteur d'Iris. En l'absence de réponse, il doubla de ton.
« Vite, il nous faut quelqu'un ! Ma femme fait un malaise ! »

Après l'Esquisse, toutes les situations dangereuses sont risibles, n'est-ce pas ?
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