[Loin de la ville][Bois sorti de nulle part] Prom'nons nous dans les bois... [libre !]

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le Dim 1 Mar - 18:26
Le paysage était en constante évolution, ici. Depuis son arrivée, Loan n’avait pas quitté cette plaine. Trois jours qu’il marchait sans savoir ou aller. Enfin, cela faisait peut-être trois jours, ou peut-être pas. Les jours et les nuits se confondaient ici. L’obscurité régnait depuis une dizaine de minutes quand soudain, il fit si lumineux et si chaud qu’à midi au mois d’aout. Il n’y avait plus rien en vue, rien qu’un étrange sable vert, dont il évitait soigneusement les parcelles qui remuaient étrangement, comme une surface d’eau secouée par la brise. Peut-être était-ce mouvant, ou bien une créature gesticulait peut-être dessus, quoi qu’il en fut Loan n’avait aucune envie de savoir. Sa main semblait avoir guérie, il put donc s’en servir pour escalader ce qui apparut sous ses yeux et qui semblait être une immense muraille de sable, en pente douce au début, puis raide, avant de finir à la verticale parfaite, et dans un dégradé de couleurs passant du turquoise au fuchsia sans la moindre gradation. Plus inquiétant encore, elle semblait incontournable et ne pouvait être franchie que par l’escalade. Loan soupira, et entreprit donc le périple. Le sable glissait sous ses mains, il retomba bien deux ou trois fois sur le sol avant de parvenir au sommet. Etalé sur le ventre, il observa au loin et aperçu, pas très loin, un bois. Peut-être avait-il tourné en rond ?

Peu importait, il serait toujours mieux là bas qu’ici, au milieu de cet immense étendue aride. La muraille de sable se souleva brusquement et se déforma, pour ne former plus qu’une pente raide vers ce bois. Loan glissa sur cette sorte de toboggan, la tête la première et sur le ventre, pour arriver à la lisière de cette forêt qui lui sembla tout à coup bien trop proche. Loan regarda passer une bande de taureaux en tutu rose, un petit sourire amusé aux lèvres, avant d’enfin, s’aventurer dans cette forêt. Peut-être croiserait-il des objets ou créatures invraisemblables ? Ou même, des gens ?


Résumé:
Loan marche seul dans la plaine depuis son arrivée, qui n’est qu’une étendue de sable vert. Puis d’un coup il tombe sur une grande muraille en sable multicolore, il galère à l’escalader mais y parvient et, après quelques caprices du sable, il arrive devant un bois dans lequel il entre après avoir aperçu des taureaux en tutu roses qui passaient.
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le Mar 3 Mar - 15:28
Cela fait un bon bout de temps déjà qu’Endless s’est décidé à se lever pour affronter ce qui est, que ce soit la mort ou un bref coup de folie car, de toute façon, il n’a rien à perdre à part peut-être sa vie, mais encore mise en jeu par ses actions – alors que rester immobile n’était sans doute pas une bonne idée. Il a préféré partir dans le sens inverse des brownies sur pattes, Myhrès sagement assise sur son épaule gauche et Exodus dans sa main droite. Le porte-épée ne va d’ailleurs point tarder à céder ; qui ou quel phénomène aurait pu transformer du tissu en crêpe ? Quoi qu’il en soit, la lame déchiquète déjà son port, ce qui serait deux fois plus encombrant que transporter un katana qui a une canette à la place d’un manche – or ce sera sans doute le cas.
Endless marche sans vraiment savoir vers où ni comment marquer son passage. Cette plaine paraît tellement immense que bien qu’il n’y ait point de mur, s’y perdre semble facile. Et sous un ciel rose qui donne l’impression continuelle de vous observer, sur du sable vert en masse et entre des créatures qui seraient en fait de la nourriture vivante, rien ne garantit que ne pas paniquer demeure simple : il sent ses doigts s’emmêler et ses mains devenir moites en s’efforçant de rester calme. Il évite les pensées glauques telle que « Si la nourriture est vivante… quelle serait sa nourriture ?.. ».
Soudain, Myhrès se met à hurler d’un son insupportablement aigu, étrangement coupé par de petits bugs.
- Myhrès ! gronde-t-il. Qu’y a-t-il encore !?
- AAAAA-AAAAAA-AAAAH.
Elle saute de son épaule et se met à courir dans tous les sens, avant de se diriger droitement vers une haute muraille colorée. Endless se lance à sa poursuite.
- Myhrès, attends !
Elle court plutôt vite pour une poupée. Endless arrive à la suivre sans essayer de l’attraper – sachant qu’elle est assez petite pour qu’il se vautre sans l’atteindre. Ils arrivent bien vite en face de la muraille, faite de sable - mine de rien - , dans laquelle la poupée fonce pour se retrouver à moitié engloutie.
Endless lâche un soupire désespéré et s’avance afin de la sortir. Il la saisit par les deux pieds libres et tire doucement. Elle se retrouve suspendue par ces mêmes-membres, vacillant de gauche à droite, enfin silencieuse.
- Myhrès, que s’est-il passé ?
- J’ai ton cœur, gamin.
Elle rit.
- J’ai ton cœur.
Décidemment, cette poupée a un caractère étrange. Est-ce un mélange entre les sentiments et émotions d’Endless avec la folie qui l’abrite, elle ?
Elle se tortille, et Endless la lâche. Elle tombe à terre, se relève et se serre de la veste d’Endless pour revenir sur son épaule. Puis sa main, à un doigt, se tend, montrant la muraille.

Endless implante son arme dans le sable d’une main (tant pis, le porte-épée ne sera peut-être plus comestible – si, déjà, l’était-il), plongeant l’autre de sorte à n’avoir que le poignet de sorti, et il en fait de même pour ses pieds et ses chevilles. Lentement et sûrement, il monte, le sourire s’étirant à chaque mètre gagné. Il a toujours aimé grimper. Il a toujours apprécié l’altitude. Il ne reste plus que le vent pour rendre ce moment parfait, mais il n’y en a point.
Il arrive au sommet en se hissant. Il finit assis, jambes croisées, à observer le bois qui se présente à sa vue. Feuillage basculant du bleu au violet, fondu dans le rose et plusieurs écrans. C’est étrange. Mais la mort, comme il pensait l’avoir obtenue, n’est pas aussi horrible – quoique, c’est ce qu’il se dit.
- Gamin. Là.
Myhrès pointe cette fois une personne sur le point d’entrer dans le bois : un signe de vie dans un monde de morts – ou bien, enfin une âme avec qui s’y retrouver. Endless cherche donc à la rejoindre, examinant les traits de la descente qui, finalement, se présente en lourde pente, comme un toboggan. Il n’a d’autres choix que de se laisser glisser. Sauf qu’à la hâte, c’est sa poupée qui part en première, en vrille, roulant encore et toujours, en riant.
Endless compte se laisser glisser à son tour ; cependant, une étrange sensation l’arrête au bout. Une fatigue, dirait-on indescriptible, le prive presque totalement de tout mouvement. Ses paupières s’alourdissent et ses mains tremblent. « Qu’est-ce que… »
Et sans pouvoir l’en empêcher, son corps se laisse tomber comme une masse, puis roule - roule, roule - sans glisser comme prévu ne serait-ce qu’une seconde, pour enfin se ramasser au sol, sur le ventre.
La tête tournée vers la muraille, il voit Exodus arriver à son tour – ô, ciel rose, il l’avait lâché. Il s’efforce à saisir son manche, la main lourde.

Endless peine à se relever, la force ayant quitté ses bras. Il utilise ses mains et ses genoux pour s’agenouiller et attend de reprendre ses esprits. Chose qui ne vient pas, malheureusement. Les rires de sa poupée restent vagues. Sa vue est parsemées de points noirs. Sa tête tourne et, sans s’en rendre compte, il cligne plusieurs fois des paupières.
Alors il appelle sa poupée – qui sait s’il espère obtenir de l’aide de ce porte-cœur quasi sensible à la déformation mentale sans avoir le moindre cerveau – Ah ! chose à voir. Elle a un cœur, pourquoi pas un cerveau ?
- Myhrès ..?
Il s’efforce à se lever en entendant les cris incessants de sa poupée – vers quoi il se dirige.
Il l’appelle.
Au fur-et-à-mesure que les cris prennent de l’intensité, il va mieux.
Il l’appelle à nouveau.
Et enfin il la trouve en train de s’attaquer à une personne – qui doit être celle qu’il a vue tantôt. C’est un jeune homme, cheveux gris aux yeux verts.
Myhrès s’accroche à ses cheveux en criant – un cri mélangé de joie et d’effroi si son ouïe ne se trompe pas. Au moment où elle lâche prise, elle tombe à terre, se relève et commence à escalader la veste d’Endless qui lâche Exodus et l’attrape. Elle finit entre ses mains, secouée.
- Myhrès, ne t’en prend pas aux gens comme ça !
Il se laisse ensuite tomber, s’agenouillant, Myhrès sur ses genoux, Exodus à sa droite.
Et il rit.
- Bon sang…
« Un ciel rose, une muraille géante et colorée, des brownies sur pattes, une poupée vivante, une soudaine fatigue… Et maintenant ? » Tout compte fait, la mort se dévoile telle qu’elle est.

Résumé:
Endless a à son tour escaladé la muraille, mais étant donné que sa poupée s'est trop éloignée de lui en glissant, il a énormément perdu en énergie - chose heureusement réglée car il la retrouve plus tard aggripée aux cheveux d'un jeune inconnu, vers le bois.
La poupée, perdue des yeux de son détenteur, s'est ruée sur cet inconnu et s'est jetée sur lui.
Quand Endless arrive, elle revient vers lui. Il la secoue par le stress, puis s'agenouille en riant, et oublie totalement la présence de l'autre individu.
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le Mar 3 Mar - 21:14
Friedrich marche. Accompagné par sa fidèle épée, les cheveux roses flottant agréablement au vent, il cherche une trace de vie humaine. Il a quitté la ville il y a maintenant trois heures. Il a pu croiser quelques objets, il s'est arrêté trois fois pour boire. Il marche sans vraiment réfléchir à quoi que ce soit. Soudain, le sol mou laisse place à du sable. Tout en grommelant, l'ancien soldat continue à marcher. Néanmoins, il continue à avancer tout en faisant attention à ne pas se faire se faire engloutir. Il n'avait jamais croisé d'étendue de sable vivante dans l'Esquisse mais la probabilité que ce genre de choses existe le rendait légèrement craintif. Surtout qu'avec ce corps, il ne ferait pas long feu. Il le déteste toujours autant. Il a perdu sa force et ne peut compter que sur son expérience, sa détermination. Si un monstre ou une bête trop étrange l'attaque, il doute fortement pouvoir survivre. Il marmonne deux trois jurons dans sa barbe. L'entité qui contrôle ce monde n'apprécierait peut-être pas. Il essaie de se repérer, reprenant sa marche, mais il ne voit rien à l'horizon qui puisse l'aider à aller quelque part. Il a beau avoir entendu cette vision qui l'invite à découvrir la vérité, il n'a pas plus que ça l'intention d'aller rencontrer d'autres dessinateurs. Déjà que la sociabilité est compliquée, alors si c'est pour se faire traiter de fillette ... Non merci.

Alors qu'il marche, il remarque un grand mur qui se dresse contre lui. Au départ simplement une pente, le sable se transforme en une muraille verticale et multicolore. Friedrich soupire et commence à grimper. Il sent pourtant la fatigue monter, certainement la forte chaleur du désert, le manque de nutrition des derniers jours et aussi la fatigue liée à la randonnée qu'exerce le combattant. Il s'accroche à la paroi sableuse et manque de tomber plusieurs fois à cause des petits grains qui glissent mais il tient bon et monte. Il remercie secrètement sa formation militaire pour l'avoir entraîné à tous ces exercices physiques. En redescendant de l'autre côté, il remarque un bois. Les arbres sont tous colorés différemment, certains arborant même des motifs excentriques ou géométriques. Il aperçoit deux silhouettes et entend vaguement des cris. Il sort son épée et se met à courir, sentant les gouttes de transpiration ruisseler sur ses joues. Il arrive devant deux garçons deux fois moins jeunes que lui, quelque chose comme ça, et il essuie un peu son front. Il ne les détaille pas et parle, épée à la main.

« Vous allez bien ? J'ai cru entendre des cris, alors je me suis dit que des objets vous avaient attaqués. » dit-il, soupirant.

Résumé : Friedrich marche dans la plaine, escalade la muraille de sable et entend des cris. Il se précipite vers les deux adolescents.
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le Ven 8 Mai - 20:49

Chers dessinateurs.

Savez-vous pourquoi cet endroit est, communément, nommée « plaine à vagues » ? Savez-vous pourquoi au milieu de tout cela, vous avez trouvé un bois ? L'absence de logique ? Allons donc, vous n'avez pas beaucoup d'imagination !

Laissez-moi vous expliquer.

Ces étendues sont si arides, si infertiles, si peu promptes au repos. Vous marchez entre les canaux pourpres, manquez de trébucher inopinément, craignez de vous faire emporté par la moindre fissure ; il en est de même pour Elles. Elles, qui ça ? Ne me dites pas que vous n'avez pas remarqué les feuilles qui vous caressent langoureusement les jambes, sans parler de ces arbres qui se rapprochent peu à peu de vous. La végétation a besoin de fraîcheur, n'est-ce pas ? Rappelez-moi la quantité d'eau présence dans un corps humain. C'est une loi de votre monde. Malgré leurs excentricités, les plantes qui peuplent cet endroit un peu particulier n'attendent qu'une chose : vous.

Elles sont si fatiguées de courir. Mais vous les réveillez un peu.

N'aie pas peur, Endless, cet arbre à horloges recrachera très probablement ta poupée lorsqu'il aura constaté son manque de saveur. Et toi, Friedrich, sauras-tu briser les lianes qui s'enroulent autour de ton épée ? Deux hêtres aux feuilles triangulaires se disputent pour t'avoir ! Loan... tu as quelque chose qui leur plaît, à ces gourmands conifères dont l'impatience ébranle le sol.



Folie vient semer un peu la pagaille à l'ancienne ♥ Les plantes commencent à vous attaquer de tous les côtés ; vous pouvez donc être séparés en tentant de fuir, vous faire entraîner au loin par une plante qui ne partage pas son repas, tout ça. Sachant que ce qui joue en votre faveur est le fait que les arbres se battent légèrement entre eux et ne sont pas coordonnées, donc vous pouvez courir entre deux attaques.
De plus, ils ne peuvent pas bouger énormément ni être trop rapides : ils sont "fatigués". En franchissant la muraille ou en trouvant du feu vous pourrez sans problème leur échapper.

NB : Cette intervention étant faite parce qu'il n'y a pas de réponse depuis deux mois, le but de l'intervention est de chambouler l'ordre de tour pour que vous puissiez continuer à jouer, sans pour autant empêcher Loan de réagir s'il revient parmi nous. ♥
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le Dim 10 Mai - 16:20
- Bon sang…
Endless arrête net de rire et pose Myhrès en coin. La poupée se contente alors de s’asseoir en face de lui, pieds écartés, et de ne plus bouger en le fixant de ses grands yeux blancs.
L’ambiance de cette forêt est étrange – mais vu le nombre d’étrangetés de ce monde, ceci peut encore paraître normal. Les arbres semblent leur parler dans un langage inconnu compris entre la sourdine et l’étranger. Ils apparaissent comme de grandes ombres colorés barrant le passage à toute forme de vie, à tout vent qui passerait pour dire de s’enfuir. On aurait dit une cage faite de prédateurs affamés, or que ce n’était qu’une simple forêt ; ce n’était qu’un mauvais pressentiment qui jouait sur l’atmosphère, mais les mauvais pressentiments ne viennent pas d’eux-mêmes, il y a quelque chose quelque part qui ne tourne pas rond, nous sommes tous en danger ; tous, sans exceptions ; peu importe où nous irons, il n’y aura pas d’issues ; regardez ces arbres qui en sont une preuve, ils nous bloquent volontairement alors que ce ne sont que des arbres.
Endless commençait à sourire d’amusement sur ses pensées lorsque quelqu’un arriva.
- Vous allez bien ? J'ai cru entendre des cris, alors je me suis dit que des objets vous avaient attaqués.
Endless lève alors son regard. Cette personne, qui est-elle ? Une autre âme perdue ? Pourtant, ses yeux brillent d’une lueur déterminée. Il y a quelque chose là-dessous. Quelque chose de plus puissant que ce monde. « Plus puissant que la mort ? Haha. »
On ne peut pas écarter ce physique plutôt mignon avec cette robe et ces cheveux.
- Ça va, lui répond Endless d’un ton épuisé – moralement. Ce n’est que ma poupée qui a crié, navré de t’avoir inquiétée.
A la fin de ses paroles, la poupée en question se lève machinalement pour se tourner vers l’inconnue. De cet angle, il est facile de se dire qu’un simple écrasement suffirait sans doute à mettre fin à cette folie. Comme mourir après la mort […] et se retrouver une nouvelle fois dans un autre monde. Endless se demande combien de chemin il y a donc après la mort qu’il croyait réelle fin de son vivant. D’ailleurs, comment s’appelle la Mort dans le monde des morts ?
Endless regarde sa poupée agiter sa main pour salut – mais elle ne l’adresse pas à l’inconnue.
- Regardez derrière vous, un nouvel invité hihihi ! Bonjour, cher arbre à horloges ! dit-elle en contournant l’inconnue et en se dirigeant précipitamment vers un monstre un peu plus loin – plus elle s’éloigne, plus la fatigue regagne Endless.
Et soudainement, elle se met à hurler ce son assourdissant et coupé de bug en même temps qu’Endless se fait surprendre par la peur. Voilà d’où vient ce pressentiment. Ce n’était pas qu’illusion. Ca y est, ça commence. Cette folie. Folie d’un rêve qui devient parfait cauchemar. Folie d’un enfant qui se ballade devant un manoir, qui ne résiste pas à la curiosité et qui disparaît, englouti par les ténèbres qui y habitent. Là, c'est la folie d’un Endless perdu, mort ; il imagine là son organisme où il y trouverait tout sauf le cœur, prisonnier par cette misérable poupée qui en est aussi la prisonnière. Et ensuite ? Le tableau peut-il se remplir plus qu’il ne l’est déjà ? Ah, oui ; est-ce que j’ai encore besoin de respirer ? Combien de temps vais-je devoir supporter toutes choses anomales ?
« A moins qu’un jour, ces choses deviendraient normales pour moi ? Et pourquoi pas maintenant, mh ? »
On lui aurait bien dit « Bienvenue dans l’Esquisse ».
- AAAAAA-A-A-AAAAA-AAAAAAA-AH.
- Myhrès, reviens ! Reviens près de moi !
Endless se lève brusquement et s’apprête à s’élancer vers elle, mais un mouvement de l’arbre l’arrête d’emblée. Il voit Myhrès se faire engouffrer par une fleur violette pourvue de dents pointues, d’une langue jaune et de bave bleu clair. Il voit son cœur disparaître, à la merci d’une créature.
Qui pourrait le tuer à tout moment.
« Ah... parce que j’ai peur de mourir encore une fois maintenant ? »
- Myh-… Ah !
Alors qu’il comptait reprendre sa course, quelque chose d’épineux s’est emparé de sa jambe droite. C’est douloureux, c’est affreux de sentir des épines se coller à sa peau, la transpercer et traverser notre chair, alerter tous nos nerfs, tous nos sens, ainsi que nous donner envie de crier d’effroi.
Cependant, Endless ne crie pas. Il tombe violemment au sol, puis essaie d’attraper son épée tout en glissant au sol. En vain. La fatigue le gagnant davantage, il ne peut plus lutter contre la plante, puissante, et se retrouve bientôt éloigné d’Exodus.
Bientôt sa tête, lasse, tombe au sol, sa vision se trouble et ses membres s’engourdissent. Il sent déjà l’haleine chaude et puante du monstre qui l’attend derrière.
Mais malgré cela…
« Foutu monde tu ne m’auras pas. »
... Mais malgré cela, il rit.
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le Sam 16 Mai - 17:02
Soudain, voilà que les lianes se rassemblent et s'assemblent dans un petit tremblement de terre. Elles rampent sur le sol et Friedrich, brave et valeureux guerrier - on n'en doute point -, n'a que le temps de se retourner que déjà les plantes s'enroulent autour de sa grande épée qu'il tenait dans une main. Son autre main avait beau tenter de dérouler les lianes, elles revenaient toujours lentement mais avec beaucoup de puissance resserrer leur étreinte. Il vit également, au loin, les deux autres personnes se faire attaquer par des arbres. Friedrich était déjà blanc comme un linge, sa force actuelle ne pouvait pas lui permettre de les repousser. Toutefois, il put prendre le manche de son arme à deux mains et, en poussant du plus fort qu'il pouvait, il put rapidement couper les lianes. Avec une agilité débordante et impossible dans son ancien corps, il réussit à taillader légèrement les arbres pour gagner du temps, puis à se faufiler à travers les lianes et les branches pour couper l'épine qui enserrait la jambe de l'homme au cheveux blancs. Le soldat soupira un instant, repris son souffle tout en évitant soigneusement les lentes branches. Il prit le corps de l'homme et le traîna difficilement sur quelques mètres, en dehors des quelques arbres.

« Pfiou, je ne me suis jamais autant dépensé en si peu de temps ... Reprise de souffle. Tu as besoin de récupérer ta poupée, non ? »

Résumé : Friedrich réussit dans un effort surhumain et #viril à se libérer et sauve Endless des lianes, avant de lui demander s'il a besoin d'un coup de main.
(je suis désolé si, dans ce post, Friedrich était trop puissant)(je ferais des modifications si c'est le cas)( ; ; )
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le Ven 31 Juil - 16:31
C’est horrible de se sentir flagada, inapte du moindre mouvement, pendant que l’on sent sa main balayer le sol avec nous sans qu’on ne puisse la faire bouger. J’ai essayé plusieurs fois de plier mes doigts dans le bête espoir de trouver une roche qui pourrait me retenir. J’ai espéré comme un imbécile qu’un tout petit caillou pourrait me sauver d’une plante vorace, ou de je ne sais quoi qui me tire douloureusement par la jambe.

Pourquoi est-ce que je me sens aussi fatigué ? Serait-ce les épines ? A moins que…

La fatigue me gagne de plus en plus et je n’arrête de lutter qu’une fois que je ne sens plus mes doigts dont les bouts souffrent du frottement avec le sol. L’envie de rire me reprend et j’en profite pour dégager toute mon angoisse. Je ne veux pas mourir, pas d’une façon aussi stupide dans un monde qui se moque de moi. Je ne veux plus mourir. J’ai affronté la mort une fois, j’ai constaté à quel point cela a été dur de revoir toute sa famille, ses rêves, ses regrets, en une seule image aussi bouleversante que chaleureuse, aussi rassurante qu’elle donne envie de hurler jusqu’à s’étouffer ; et cette fois m’a largement suffi. Je sais déjà que je ne les reverrai pas. La seule chose à craindre, c’est de m’apercevoir qu’ils me manquent, et ce sera sans doute la pire car après la mort, rien n’est censé nous manquer parce qu’on est censés ne plus exister.

Alors que j’inspire profondément, profitant des quelques bouffées d’air qu’il me reste, une libération s’offre soudainement à moi. La douleur à ma jambe a perdu de sa fierté : la plante a dû me lâcher.
Mais en relevant lourdement la tête, je vois que c’est l’inconnue d’il y a quelques instants qui se tient à mes côtés, une grande épée à la main. Elle effectue des petits mouvements d’esquive avant de me prendre sous les épaules, m’obligeant à me laisser tomber en arrière pour qu’elle puisse m’emmener au loin – qui semblerait ne pas être si loin que ça et être notre seul refuge de quelques secondes, probablement le temps de réfléchir.

Elle me lâche plus loin, je tombe sur le côté, me servant de mon coude pour me tenir au minimum dressé, et je m’entends haleter. Je ne sais pas si je suis soulagé d’avoir été sauvé ou effrayé de notre actuelle situation.

- Pfiou, je ne me suis jamais autant dépensé en si peu de temps... me dit-elle. Et après avoir repris haleine : Tu as besoin de récupérer ta poupée, non ?

Je lève mon regard sur elle. Elle est étrange. Quoique… ce monde est tout simplement étrange. Des brownies sur pattes, une poupée qui parle, un ciel étrange, un – non, deux inconnus qui apparaissent comme ça. Elle a réussi à se défaire des lianes, m’a sauvé, et souhaiterait m’aider pour récupérer ma poupée. Est-ce parce qu’on a atterri dans un monde fou que l’on doit se serrer les coudes, sans-même s’assurer d’avoir la confiance de l’autre ? Elle me dit cela comme si elle n’avait pas peur que je m’enfouie en tant que magnifique lâche. Malheureusement je ne peux pas me permettre de refuser ; question de principe, je ne suis pas capable de faire un mouvement sans chanceler de toute façon, et je dois récupérer cette poupée. Je ne m’y fie pas, mais c’est la seule chose qu’il me reste de ma vie – de ma mère.
Voilà que je me rends compte que j’ai peur. Pas de mourir. J’ai peur de ce que je vais trouver ici.

- Merci, lui dis-je par politesse. (J’attends deux secondes pour reprendre.) Oui, j’en ai besoin, mon cœur se trouve en elle, dis-je platement. Mais je ne sais pas quoi faire… j’ai l’impression de fondre sur place tellement je suis exténué…

J’essaie de me relever, manquant de me renverser à plusieurs reprises, puis je tente d’observer malgré ma vue floue, le dos légèrement cambré de peur de retomber en arrière. La plante qui détient Myrhès est encore là-bas, immobile, tranquille. Je n’ajoute pas un mot et je commence à avancer, pas à pas. Je ne veux vraiment pas perdre Myhrès, la cage de mon cœur, mon seul petit souvenir après mon épée déformée. Je ne veux vraiment pas me détacher de ce qui pourrait me faire croire encore en vie, pas après avoir vu à plusieurs reprises les objets que je ne toucherai plus jamais car j’étais sur un lit d’hôpital, attendant que le long bip du cardiographe me… tue.
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