[Rue pavée]La célèbre épopée du croissant sautillant [libre]

avatar
Invité
Invité
le Sam 1 Aoû - 19:11
Castor, une fois n'est pas coutume, cherchait. On lui avait dit que les bananes fuchsias étaient ici. Il lui avait dit. Le type. Dont il ne connaissait pas le nom. Celui qui l'avait sorti de la "plaine maudite", comme il l'appelait en pensée. La plaine où il avait failli se perdre. Ce type qu'il avait, sur le coup, pris pour un sauveur, un ange gardien. Et qui s'était révélé être un escroc sans nom (dans tous les sens du terme). Car les bananes fuchsias, Castor en était de plus en plus convaincu, n'étaient pas ici. Pas étonnant que le type se soit débrouillé pour lui fausser compagnie dès qu'ils étaient arrivés ici.

Escroc, escroc, j'aurai ta peau ...

Castor était plus lucide que jamais. Mais était-ce vraiment une bonne chose ? Folie seule sait.
Depuis toujours, il avait toujours été un garçon fantaisiste, ce qui inquiétait ses parents. A 15 ans, il avait encore l'esprit d'un enfant, s'amusant de tout et de rien, et prenant la vie comme un gigantesque jeu. Après son arrivée dans l'Esquisse, cette puérilité s'était aggravée et transformée en une forme de folie douce mais psychédélique. Son obsession pour les bananes fuchsias n'avait rien arrangé. Son périple dans la Plaine n'avait, contrairement aux apparences, rien arrangé. La folie de Castor s'était simplement mise en sommeil pour une durée indéterminée, un peu comme une chenille s'installe dans un cocon confortable pour un temps, avant de ressortir sous une forme plus évoluée. La question était : quand et sous quelle forme cette folie ressortirait-elle ?

En attendant, Castor venait de s'avouer vaincu. Il avait peu de chances de trouver les bananes fuchsias ici. Très peu. En revanche, l'escroc aux cheveux blancs, lui, traînait sûrement encore dans le coin. Lui, il pouvait le retrouver, et il lui ferait regretter ses mensonges.
Ravi de cette bonne résolution qu'il venait de prendre, et sans se rendre compte de l'absurdité et de la naïveté de cette pensée (vu son gabarit, il avait peu de chances de faire payer quoi que ce soit à qui que ce soit), il se mit en quête de quelque chose à manger. Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas dégusté de bon croissant chaud.
Au moment même où cette pensée se formait dans son esprit, un innocent croissant sautillant entra dans son champ de vision.

Il y a un dieu dans ce monde, pensa-t-il en s'approchant à pas de loup du croissant inconscient du danger approchant.
avatar
Invité
Invité
le Dim 6 Sep - 0:25
Tendre la main et se faire bouffer le bras.

C’est fou comme tout devenait réel ici, même les expressions.

Après avoir échappé à la gueule de ce chaton, qui lui avait soutiré lâchement son bras, Panther n’avait plus qu’une chose en tête : la ville. Quand on cherche à survivre après avoir perdu un membre, mieux vaut trouver, soit de l’aide, soit de quoi se soigner.

- ‘chier, deux mois qu’j’suis ‘ci et j’me fais déglinguer par un p’tain d’chat.

Et cela faisait une heure qu’il marchait et il n’arrêtait pas de se plaindre. Pas parce qu’il souffrait le martyr. Pas parce qu’il lui manquait un bras. Mais bien parce qu’il s’était fait avoir par un mini félin. Une griffure au visage lui aurait fait le même effet. Le pauvre…

Les débris de la ville apparaissaient dans son champ de vision, légèrement troublé par la douleur. Après avoir resserré son bandage de fortune, subit une marche d’encore une dizaine de minutes et avoir vu deux grilles pains volant un peu plus loin, il atteint la ville sans encombres -ce qui changeait un peu.

C’est fou comme la base militaire faisait tâche dans le décor, enfin c’est ce que pensait le bleuté. Même si ce n’était pas le moment de jouer au paysagiste, c’était plus fort que lui, il devait critiquer.

BAM

Un bruit sourd de chute retentit non loin de Panther. Ce dernier se tourna de suite vers l’origine du son. Grognant et claquetant du bec, un énorme four se remettait de sa chute. D’où il venait ? Pas la foutue idée, mais il était bien là.

Vu sa taille, le fauve se fit vite remarquer par la bête de métal. Ni une, ni deux, faisant voler fièrement son fil électrique derrière lui, le four se jeta sur le pauvre humain face à lui.

- Pas l’temps pour ça, d’gages d’là.

D’un pas sur le côté, Big Panther esquiva facilement l’objet, c’est que ce n’est pas rapide cet électroménager. Pas du tout abattu, le chauffeur de poulet se relança de tout cœur sur l’humain.

Encore.

Et encore.

Le petit manège dura au moins cinq bonnes et longues minutes sans que ni l’un, ni l’autre ne se lasse. Mais lorsque le four effleura le bras, non, le reste de bras de Panther, ce dernier tiqua.

- Aïe ? grogna-t-il, presque surprit.

Bizarrement, l’objet n’éprouvait pas de remord à avoir douloureusement secoué le fauve. Un peu comme tous les objets, vous me direz.

Alors, quand le lourdingue métallique se jeta de nouveau à boulon perdu sur Panther, il se fit gentiment réceptionner par un pied. Oui, un pied, dans sa gueule. Dans l’élan, le four se retrouva projeter beaucoup plus loin et s’écrasa avec peine sur ce qui ressemblait à… un croissant. Pas n’importe quel croissant, un croissant qui SAUTILLAIT, non, ce qu’il en restait.

Paix à son âme, il n’avait pas souffert mais était immangeable.

Une tâche en moins, Panther redressa le regard en grognant, c’était impossible de vivre tranquillement ici à la fin.

Par contre, celui qui devait souffrir, c’était le garçon qui venait d’apercevoir son -hypothétique- déjeuner se faire scratcher sous son regard.

Oups ?

Résumé:
Après l'incident du "chat", Panther retourne en ville à la recherche d'aide ou de quoi se soigner et se fait harceler par un four. Ce dernier se fait balancer sur un croissant et l'écrase.


Dernière édition par Big Panther le Jeu 10 Sep - 21:43, édité 1 fois
avatar
Invité
Invité
le Mer 9 Sep - 21:26
Castor avait appliqué la méthode féline. S'approcher doucement. Tout doucement. À pas de chat. Le croissant ne se doutait de rien. Il n'avait plus qu'à tendre la main et ...

BAM !

Castor jeta un regard d'incompréhension à la chose informe qui venait de remplacer le croissant devant ses yeux. Et puis son cerveau, un peu lent au démarrage, fit le lien. Ce type venait d'écraser son déjeuner. CE TYPE VENAIT D'ECRASER SON DEJEUNER. ZUT QUOI.
Là, c'était la guerre.
Quiconque touchait à la nourriture de Castor se voyait recevoir la peine capitale, applicable immédiatement.
Castor se jeta sur l'inconnu avec un cri de rage -qui, à la réflexion, devait plutôt ressembler à une sorte de miaulement. C'était sans compter la différence de stature. Castor avait souvent tendance à oublier qu'il ressemblait plus à une crevette rose qu'à un homard musclé ...

Résumé:
Castor, fou de rage, se jette sur Panther, sans vraiment se rendre compte qu'il n'a aucune chance.
avatar
Invité
Invité
le Jeu 10 Sep - 21:59
Juste un pas. Panther voulait juste qu’on le laisse faire un pas sans lui tomber dessus. Mais les dieux de ce monde en avait décidé autrement.

Une sorte de cri étouffé mêlé à un miaulement strident survenu quelques mètres plus loin et quand il se tourna vers se bruit, une sorte de gamin pas content content commençait à se jeter sur lui.

- Hein ?

Quelques instants, le bleuté se demanda si le gosse ne s’était pas fait mal en se cognant à lui. Mais les jérémiades usèrent vite de sa patience. Alors, d’une main (et d’une seule, héhé), il attrapa son agresseur avant de le soulever à son niveau.

- T’as f’nis d’exciter, sale mioche ?

Puis il le balança par terre, se craqua la nuque et soupira. Pour une première interaction humaine, ce n’était pas vraiment ce qu’il attendait.

Résumé:
Panther se prend Castor de plein fouet, ne bouge pas et le maintient à distance en lui demandant s'il est calmé.
avatar
Invité
Invité
le Jeu 10 Sep - 22:24
L'instant d'avant, Castor défendait fièrement son honneur et vengeait son déjeuner, sauvagement annihilé. L'instant d'après, il apprenait à voler. Et à s'écraser, nez contre pavé, sur le sol. Il se serait passé de ce genre de formation en accéléré.

« T’as f’nis d’exciter, sale mioche ? »

Comment osait-il, ce sale type, avec ses cheveux bleus ? Ça n'allait pas se passer comme ça.

« Non !! Tu as écrasé mon croissant !! »

Et il fondit en larmes.
La virilité même.

Résumé:
Castor répond puis fond en larmes.
avatar
Invité
Invité
le Jeu 10 Sep - 22:41
Pendant une milliseconde, Panther se demanda si tuer ce gosse n’achèverait pas ses croissants, euh, souffrances.

Mais les pleurs virils de ce dernier le ramenèrent rapidement à la réalité. Car à part Elle, il n’avait pas l’habitude de gérer les crises de nerfs… enfin, ça terminait mal, souvent, très souvent.

- S’rieux… tu… mais. Arr-… eh.

Même entre deux larmes, le bleuté ne pouvait pas en placer une, ce qui était fortement agaçant. Une fois, ou deux, il essaya de nouveau de parler mais les larmes du gamin ne cessèrent.

- … ok, d’accord, s’tu veux.

C’est pas qu’il était pressé et qu’il lui manquait, je sais pas, un bras, mais Panther décida de s’éclipser de cette scène mélodramatique. Avec un peu de chance, d’ici une rue ou deux, les pleurs finiraient par ne plus résonner.

Résumé:
A force d'entendre Castor pleurer et ne pas pouvoir en placer une, Panther décide de partir.
avatar
Invité
Invité
le Jeu 10 Sep - 22:48
Le sale type essayait de parler, mais Castor n'en avait cure. Le problème, c'est qu'il se lassa.

« … ok, d’accord, s’tu veux. »

Et il commença à se barrer ... Mince alors. Le plan A ne marchait pas.
Castor essuya ses larmes (factices) d'un revers de manche et se leva pour suivre le croissanticide.

« T'as intérêt à m'en retrouver un autre ! Je meurs de faim moi ! »

Il détailla rapidement l'homme. Et remarqua vite le hic.

«T'as plus de bras ? Tu l'as mangé ? Tu avais si faim que ça ? »

résumé:
Castor essuie ses larmes, se lève pour suivre Panther et l'assomme de questions.
avatar
Invité
Invité
le Jeu 10 Sep - 23:03
Toujours pas de calme ou même un semblant de paix. Panther pensait en avoir terminé avec le mioche, mais ce dernier n’en avait guère l’intention car il revint rapidement à l’assaut.

« T'as intérêt à m'en retrouver un autre ! Je meurs de faim moi ! »

Ouvrant la bouche pour répondre, il décida plutôt de la refermer et ne pas le faire. Se prendre la tête pour un croissant, ce n’était plus de son âge.

« T'as plus de bras ? Tu l'as mangé ? Tu avais si faim que ça ? »

Et puis de toute façon, le gosse était déjà passé à autre chose, avec ces questions à la con. Au lieu de commencer à raconter une histoire unique en son genre (et surtout stupide), le bleuté continua de garder le silence en espérant que le plus petit des deux se lasse.

Mais comme un enfant, c’est tenace, Panther, après quelques minutes, posa lui aussi une question. Une question existentielle.

- T’vas me suivre longtemps, sale gosse ?

Résumé:
Panther s'enferme dans le silence en espérant se débarrasser de Castor. Mais il se rappelle que les enfants sont des êtres tenaces et lui demande directement s'il va le suivre encore longtemps.
avatar
Invité
Invité
le Jeu 10 Sep - 23:09
Castor n'était plus si fâché que ça, en fin de compte. Il en trouverait bien un autre, de croissant. Ou au pire, un pain au chocolat. Et puis le monsieur aux cheveux bleus n'avait pas l'air méchant. Juste un peu ronchon. Un peu comme son papy.

« T’vas me suivre longtemps, sale gosse ? »

Castor afficha son sourire le plus innocent.

« Ouiiiiiiiii ! ♥ »

Résumé:
Castor répond.
avatar
Invité
Invité
le Jeu 10 Sep - 23:21
Comment cacher la joie qui illuminait le visage de Panther ?

Avec une bonne grimace de lassitude, et ça, il savait bien la faire, surtout face à un gosse aussi borné.

- Super.

Aussi crédible que sa joie, le bleuté termina par soupirer et continua d’avancer.

- Et t’crois que t’peux te rendre utile, au moins ? Ou t’vas encore chialer ?

Autant demander, Panther n’a plus grand-chose à perdre, et peut-être que derrière ce gosse casse pied, se cache un grand héros !

Ou pas…

Résumé:
Panther abdique et pose une question à Castor, sur son utilité.
avatar
Invité
Invité
le Ven 11 Sep - 8:50
« Super. »

« N'est-ce pas ? »

« Et t’crois que t’peux te rendre utile, au moins ? Ou t’vas encore chialer ? »

« Je ne pleurais pas pour de vrai, idiot. C'était mon plan A. Et oui, je peux me rendre utile. Par exemple, je peux, euh, enfin je sais faire ... »

Castor réfléchit quelques instants.
Et puis son regard s'illumina.

« Je sais parler aux bananes fuchsias ! » s'écria-t-il, extrêmement fier de lui.

Résumé:
Castor répond.
avatar
Invité
Invité
le Ven 11 Sep - 22:09
« Je ne pleurais pas pour de vrai, idiot. C'était mon plan A. Et oui, je peux me rendre utile. Par exemple, je peux, euh, enfin je sais faire ... »

Idiot ? C’est lui qu’il traitait d’idiot ? Panther grimaça, des pleurs sont des pleurs, vrais ou factices. Et dans les deux cas, c’est casse pied.

« Je sais parler aux bananes fuchsias ! »

Parler à des bananes. Des bananes fuchsias. Fuchsias. Et en plus, c’était qu’il était fier de lui, l’animal. A part le gêner, ce gamin ne servait franchement à rien. Pour une première rencontre « amicale » humaine, on aurait pu s’attendre à mieux.

- … okay. Pourquoi pas, hein. Et ç’va serv- … laisse tomber, c’est cool.

Sans savoir pourquoi, Panther se disait qu’argumenter sur les bananes fuchsias ne les mèneraient pas loin. Alors il continua d’avancer en compagnie du gamin, son regard furetant à droite et à gauche.

- T’sais pas où trouver une pharmacie, ou que’que chose dans l’genre ?

Qui ne tente rien, n’a rien.

Résumé:
Panther désespère sur le cas de Castor. Il lui demande au cas ou, où trouver une pharmacie.
avatar
Invité
Invité
le Jeu 17 Sep - 22:19
« … okay. Pourquoi pas, hein. Et ç’va serv- … laisse tomber, c’est cool. »

Castor sautilla de joie. Il savait que sa compétence spéciale plairait à ce monsieur. Peut-être qu'il n'était pas si nul, après tout, puisqu'il comprenait l'importance des bananes fuchsias. Rares étaient les gens qui le réalisaient. Et c'était bien dommage.

« T’sais pas où trouver une pharmacie, ou que’que chose dans l’genre ?»

Castor réfléchit intensément. Une pharmacie ? Une pharmaciiiiiiie ...

« Non. Attends, si ! Je sais où il y a une pharmacie ! Enfin, c'est pas vraiment une pharmacie, c'est plutôt un genre d'infirmerie, comme au collège, mais c'est pareil, hein ? De toutes façons, t'as pas le choix, je sais pas où y'a une vraie pharmacie, donc tu feras avec, comme un grand garçon. Parce que tu es un grand garçon, hein ? Moi je suis un grand garçon, aussi, mais pas aussi grand que toi. D'ailleurs, qu'est-ce que tu manges pour être aussi grand ? Je voudrais bien être aussi grand que toi ... Tu me dirais ton secret ? Hein ? Hein, hein, hein ? »

Résumé:
Castor répond à Panther, et commence à bavarder.
avatar
Invité
Invité
le Lun 21 Sep - 22:32
« Non. Attends, si ! Je sais où il y a une pharmacie ! Enfin, c'est pas vraiment une pharmacie, c'est plutôt un genre d'infirmerie, comme au collège, mais c'est pareil, hein ? De toutes façons, t'as pas le choix, je sais pas où y'a une vraie pharmacie, donc tu feras avec, comme un grand garçon. Parce que tu es un grand garçon, hein ? Moi je suis un grand garçon, aussi, mais pas aussi grand que toi. D'ailleurs, qu'est-ce que tu manges pour être aussi grand ? Je voudrais bien être aussi grand que toi ... Tu me dirais ton secret ? Hein ? Hein, hein, hein ? »

Woh.

WOH.

Ce n’est pas un moulin à parole, c’est une sorte d’association entre une grand-mère de parc et un réacteur à avion. Panther avait mal au bras, mais là, c’est sa tête qui commençait à le lancer petit à petit. Il lui fallut quelques secondes pour sélectionner les informations qui l’intéressaient dans ce tas de mots.

Une sorte d’infirmerie. Le félin trouvait que cela serait largement suffisant, si quelques antibiotiques et bandages s’y trouvaient. Et aussi des calmants, pour l’excité d’à côté…

-  ‘kay, ‘kay, amènes moi l’bas alors.

Ah, le bleuté aurait aimé lui dire que pour grandir, il fallait savoir se taire, marcher droit et faire ce qu’on nous demandait. Mais intérieurement, Panther se disait que vu l’énergumène, cela reviendrait sur une histoire de banane ou de salade de fruit.

En pensant à ça, le ‘grand garçon’, comme dirait l’autre, fouilla ses poches et en sortit le saint graal, une barre aux céréales obtenues parmi tant d’autre dans la gueule enragée d’un distributeur bleu ciel.

Puis il la tendit au gamin, dans le seul espoir que celui-ci se taise.

- Tient, bouffes ça et tu d’viendras grand.
avatar
Invité
Invité
le Mer 23 Sep - 13:41
« ‘kay, ‘kay, amènes moi l’bas alors. »

Castor réfléchit. La Base, de base (haha), elle était dans la Plaine. Mais bizarrement, il l'avait vu, y'a pas longtemps, dans la Ville. Il savait pas ce qu'elle faisait là, mais il s'en fichait un peu. Après tout, ça leur permettrait de gagner trois jours de voyage, c'était cool !
Bon, par contre, il l'avait vue, mais où ? Il avait beau se creuser la cervelle, il n'arrivait pas à s'en souvenir. Il appliqua alors sa fameuse technique secrète : prendre un chemin au hasard en ayant l'air sérieux. Et en espérant que tous les chemins menaient à la Base.

Il fut interrompu dans son sérieux par le monsieur aux cheveux bleus, qui lui tendit une barre de céréales.

« Tient, bouffes ça et tu d’viendras grand. »

Castor lui jeta un regard courroucé.

« Tu me prends pour un gamin de primaire ? Les barres de céréales ça fait grandir personne ! » grogna-t-il, en se saisissant néanmoins de ladite barre qu'il se dépêcha d'enfourner.

Résumé:
Castor prend une direction au hasard. Lorsque Panther lui donne la barre, il râle, mais la mange.
avatar
Invité
Invité
le Mer 21 Oct - 23:16
« Tu me prends pour un gamin de primaire ? Les barres de céréales ça fait grandir personne ! »

Est-ce que lui répondre oui pourrait énerver ce petit être encore plus ? Sûrement.

« J’mais content, tsss… » répondit Panther en levant les yeux au ciel, suivant sans trop d’opposition, le jeune râleur.

Continuer à se poser des questions sur une barre aux céréales, un gamin râleur et un chemin inconnu. Pourquoi, déjà ?

Qu’est ce qui animait ses pas ? Fronçant les sourcils, Panther se rendit compte que sa mémoire défaillait de plus en plus, comme si on l’assommait à coup de masse quand il réfléchissait de trop.

Mais cette fois, les gouttes de sang qui perlaient par terre lui firent vite reprendre conscience et mémoire : un bras en moins, mais comment l’oublier ?

Grimaçant, le fauve finit par soupirer sur son cas. Au diable cette mémoire, bien d’autre chose étaient plus importantes, plus vitales.

Alors il le suivit, ce gosse râleur mais pas si méchant, du moins pas bien dangereux face à Panther, pendant ce qui lui parut de longues heures.

Pour cause, cela faisait au moins trois bonnes heures qu’ils marchaient, trois heures qu’ils passaient souvent à côté de ce même magasin avec cette même porte rouge trouée et branlante.

Un truc clochait. Quelque chose comme… un jeune garçon ne sachant pas du tout où il allait ?

« Eh, gamin. »

De sa seule main, Panther arrêta le gosse avant de le tourner vers lui avec son air pas très aimable.

« T’s’rais pas entrain d’foutre de ma gueule, là ? T’es sûr d’où tu vas ? »

Résumé:
Panther se rend compte après trois heures que Castor ne sait absolument pas où il va et le mène en bateau, ce qui l'exaspère légèrement.
avatar
Invité
Invité
le Jeu 22 Oct - 14:05
« J’mais content, tsss… »

Pfff. Le sale type était décidément un sale type. Mais Castor était gentil, il ne le laisserait pas tomber. Alors il continua à marcher fièrement vers la Base. Jusqu'à ce que :

« Eh, gamin. »

« Quoi, sale type ? » demanda Castor (peut-être pas si) innocemment.

« T’s’rais pas entrain d’foutre de ma gueule, là ? T’es sûr d’où tu vas ? »

« Bien sûr sale type. Tous les chemins mènent à une mort certaine, ici. Je suis donc sûr d'aller vers ma mort. Pourquoi ? »

Résumé:
Castor répond.
avatar
Invité
Invité
le Ven 22 Jan - 23:07
S’il vous plait, qu’on lui donne une mort rapide et non douloureuse. Car là, cela devenait n’importe quoi et Panther avait de la chance de ne pas être déjà mort, vidé de son sang et entrain de servir de bouffe aux corbeaux, que dis-je, aux objets sanguinaires de ce pays.

« … pourquoi pas, hein. Si tu l’dis. Tu veux un raccourci, vers ‘ta mort certaine’, p’tit gars ? »

Après un mouvement de tête vers le ciel, priant celui-ci de lui venir en aide, Panther avait décidé de se remettre en marche. Mais vers où ?

Vers une mort certaine ?

Le con, il n’avait pas tort, on court tous vers une mort certaine.

Autant y aller à reculons, dans ce cas.

Panther avait tourné à un embranchement, se rendant compte que prendre des initiatives ces derniers temps, n’étaient pas une bonne idée.

Pourquoi ? Si je vous dis ‘chantier’, vous me dites ‘outils’, ‘dangereux’. Et bien je rétorque par ‘marteau piqueur’, ‘pelle’, ‘pioche’ et toute la clique qui étaient gentiment entrain de festoyer autour… d’un tas de terre.

Tel le prédateur qu’il était, le félin réussit à rester silencieux face à ce spectacle des plus originaux. Un pas en arrière, puis deux, on y est presque, trois, quatre.

BIM.

Ce que venait de renverser Panther n’était pas là quelques instants plus tôt.

Malheureusement, le bruit sonna la fin du plat des outils de chantier, laissant peut-être place à un dessert des plus succulents.

« … fais chier. »

Résumé RP:
Panther désespère (encore) de Castor et décide d'avancer sans demander son reste. Soit, il se retrouve donc face à une bande d'objet recherchant leur dessert.
avatar
Invité
Invité
le Dim 31 Jan - 2:34
« … pourquoi pas, hein. Si tu l’dis. Tu veux un raccourci, vers ‘ta mort certaine’, p’tit gars ? »

« Ouiiiiiiiiiiiii ! » couina Castor, qui n'avait pas écouté un mot de ce qu'avait dit le sale type aux cheveux bleus. Après tout, ce n'était qu'un sale type aux cheveux bleus.

Castor avança joyeusement encore quelques mètres, avant de se rendre compte qu'il avait perdu son sale type. Il revint sur ses pas pour se rendre compte que ledit sale type avait simplement tourné au lieu de continuer tout droit. Il était idiot, tout de même. Aller tout droit, c'était plus facile que tourner, il n'y avait aucune raison de se tromper, surtout qu'il était guidé, tout de même.

« Bah alors, tu sais plus marcher droit ? Pourquoi t'as tourné ... oh. »

Castor loucha sur les objets qui louchaient eux-mêmes sur le sale type, et avec un air pas commode, en sus.

« ... Pourquoi on court pas, Sale Type ? » demanda Castor très sérieusement.

Il restait suffisamment de logique et d'instinct de survie dans son cerveau pour savoir que quand un marteau-piqueur commençait à vrombir, il valait mieux déguerpir.

Résumé:
Castor revient sur ses pas et voit que Panther a tourné. Il voit les objets a l'air affamé, et propose de courir.
HRP : Du cop, si Panther se barre en courant, tu peux supposer que Castor fuit avec lui.
Contenu sponsorisé
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum