[V] Comme dans un alambic [PV: Ambros]

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a tracé,
le Sam 25 Aoû - 22:30
Non non, je ne suis jamais entrée dans un alambic...

ceci est très viril
Telle l'aurore et le crépuscule se succédant au fil des heures, colorant, recolorant le ciel d'un millier de tons, cette forêt alambiquée semblait interminable, et pourtant, nous y avions bien trouvé une entrée. Voilà maintenant plusieurs heures que nous nous voyions piégés ici ; ce bois sombre, n'ayant cessé d'évoluer depuis notre arrivé : tantôt boueux, tantôt ensoleillé ; tantôt jaune, tantôt bleu, parfois même noir. Ton corps fragile et ton faible organisme ne te permettraient sûrement pas de tenir un jour de plus, mais tu n'étais pas vraiment en état de dormir à même le sol. Tes pieds marchent dans les traces invisibles qu'ont laissé les miens. Qu'avais-tu donc fait, petite Mo ? Allons, jamais il ne fut raisonnable d'explorer cet endroit, ce lieu si improbable, ce monde que tu semblais avoir imaginé. Or, si tu l'avais réellement imaginé, pourquoi donc étais-je là, présent à tes côté, tel un être à part entière ?

    « Zefa... Zefa... »


Ta main pâle et tremblante de peur effleura mon bras impalpable. Ce contact était irréel, improbable, mais toi, petite Mo, toi, tu pouvais le ressentir. A l'intérieur. Au fond, là, au milieu de ces larmes qui n'avaient cessé de couler, tu pouvais discerner le contact du zéphyr ; la brise légère que l'on accueille chaleureusement durant la saison chaude, avec mécontentement l'hiver. Or, toi, tu m'accueillais toujours en tant qu'âme, ami, ange, auxiliaire ; et nous n'en sommes encore qu'aux « A ». Quant à moi, je faisais mon travail, mon cher travail égayant mes mornes journées - quoiqu'auprès de toi une journée ne peut être morne -, qui consistait à te guider. Te mener à ton but, qui certes nous était encore inconnu. Mais ne te servais-je pas également de protecteur ? De gardien ; oh, si.

    « Viens là. »


J'attendis que tu me fasse face, puis me mis à genoux pour être à ta hauteur. Une main translucide caressa ta joue trempée de larmes. Mes yeux commencèrent également à s'embuer sous l'effet de l'incapacité à pouvoir te protéger davantage ; ne serais-ce pas avantageux si mon corps était palpable ? Captant mon désespoir, ta jolie bouille arrondie se fendit d'un petit sourire qui n'exprimait que tristesse et résolution.

    « Tu es Zefa. Tu es mon Zefa. Et je ne veux pas que tu changes, d'accord ? »


Oh, petite Mo... Comment pourrais-je accomplir ma mission si tu me protèges avant que je ne puisse le faire pour toi ? Nous continuâmes à marcher, main dans la main, espérant apercevoir ne serait-ce que la lumière du jour, une quelconque lueur qui pourrait contraster avec le ciel qui avait viré au rouge sang. Soudain, un bruissement de feuilles se fit entendre dans ton dos. Me questionnant du regard - un regard inquiet, sourcils froncés -, tu te retournas brusquement vers l'origine du bruit. Mais rien. Pas une branche, pas une feuille ne tremblotait ; comme s'il n'y avait pas eu de vent. Ce paysage était calme. Trop calme. Regardant du coin de l'oeil par-dessus mon épaule, je discernai comme un changement dans ce fourbe tableau. Cet arbre-là, derrière, nous l'avions sensiblement croisé autre part dans ce labyrinthe. Tournions-nous en rond ? Or, les autres plantes n'étaient en rien semblables à celles que nous avions croisé il y a quelques minutes. Remarquant ma nervosité, tu t'en rendis compte également, mais nous mîmes rapidement cela sur le dos de ce monde étrange : s'il s'agissait d'un rêve, alors tu disposait d'une grande imagination, petite Mo. Or, si cet univers s'avérait être réel, nous étions bel et bien tombés dans une embuscade.

    « Zefa... je crois que nous devrions rester ici. Ce monde est trop étrange ! J'en ai peur... Attendre nous aidera sans doute à mettre de l'ordre dans nos idées, tu ne crois pas ? »


J’acquiesçai d'un air grave, ne trouvant pas de mot, cette fois, pour te rassurer. Mais il est vrai que tu savais te montrer mature et subtile quand il le fallait. L'élève dépasse le maître, dirait-on. Allons bon. Avisant une large souche quelques mètres aux alentours, tu t'y dirigeas tant bien que mal, sous mon regard pensif. Après quelques instants de réflexion au sujet de ce monde, mon fantôme te rejoignis et s'assit à tes côtés. Allons, qu'allait-il advenir de toi maintenant ? Seule, sans défense dans cet endroit alambiqué, avec pour seul ami un fantôme translucide, que toi seule était en mesure de voir. Et, par la même occasion, d'entendre et... d'apprécier.
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a tracé,
le Dim 26 Aoû - 16:26
Comme à son habitude, Tempo râlait. Il avançait en grognant et en traînant des pieds, parfois en hurlant. Oui, il est bizarre ce gosse. Mais bon. Il se dirigeait vers une direction totalement inconnue de lui-même. Il avait envie d'explorer un peu ce monde bizarre. Il avait repéré de loin une forêt avec des arbres roses fluos et en cupcake, et il trouvait ça vraiment bizarre. Mais ça risquait d'être drôle. Il accéléra un peu le mouvement, ne voulant pas être attaqué par une de ses "tempêtes". D'ailleurs, il se demandait à quoi ça servait d'attaquer de pauvres gens innocents perdus au beau milieu dans monde étrange. Euh, élan dramatique terminé.

Oooooh, mais pourquoi j'suis tombé ici, moi? Sérieux.

Il continuait à avancer en regardant une sorte de ciel fait de mots et de dessins. C'était débile, mais bon. Il fallait bien qu'il s'habitue à cet endroit. Une fois arrivé dans la forêt, il s'aventura à l'intérieur. Curieux, il essayait d'écouter les bruits. Et il entendit une voix féminine. Ca devait être quelqu'un de son âge, c'était une voix assez enfantine. Il prit un bout d'arbre en cupcake et se dirigea vers l'origine de ce "bruit". Il regarda alors, et vit une fille sur une souche d'arbre, en train de parler toute seule. Elle devait être folle. Il grignotait son gâteau, et s'avança vers la fille.

Salut. T'es perdue?

Il en profitait pour la détailler un peu. Elle était plutôt petite, elle avait les cheveux marrons. Après ça, il s'en fichait un peu. Mais bon.

Désolé de la réponse pourrie D:
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a tracé,
le Dim 26 Aoû - 17:55
ceci est très viril
Alors même que tu étais perdue dans l'immensité de ton intellect, de légers pas se firent entendre ; or, l'on n'aurait pu désigner de direction. Le bruit était à la fois proche et lointain, semblant provenir de toutes pars, et l'ouïe seule ne pouvait en déterminer la provenance. Soudain, tu aperçus, là entre les arbres, une silhouette humaine apparaître, te faire face. C'était la première personne que tu voyais depuis notre arrivée, hum... ici, mais tu n'éprouvas aucune consolation, aucune délivrance ; alors que tout autre être humain serait immensément soulagé de ne pas se retrouver seul dans cet endroit labyrinthique. Mais toi, non. Tu préférais rester seule avec ton Zefa, tu préférais tout endurer avec ton Zefa, peut-être même mourir avec ton Zefa.

La silhouette en question était celle d'un jeune garçon, sans doute d'à peu près ton âge. Ses mèches blanchâtre étaient en tous points semblables aux miennes ; or, quelques années devaient nous séparer. Tu le distingua également, et ton coeur se mit à battre dans ta poitrine, la tension augmentant lorsqu'il t'adressa la parole. Il te parut guilleret, comme si de rien n'était ; et de fait, tu ne trouvas pas de réponse, te contentant bêtement de rester bouche-bée - quoique tes lèvres furent pincées sur le moment.

    « Euh... »


Par un fait inexplicable et sûrement tout à fait inattendu de la part de l'enfant, tu te mis à fixer un morceau d'air, un trou, de la matière noir. Le vide. Oui ; le vide pour les autres, ceux dont l'imagination était restreinte à quelque idée fixe. Ceux qui n'étaient pas comme toi, qui n'avaient pas pensé à la même chose en cet instant de désespoir, ce moment où l'accident est survenu. Car tes yeux, tes grands yeux bruns me fixaient, moi, le fantôme, avec une telle incompréhension, un tel tourment que je compris : il était de mon devoir de t'aider à faire face. A quoi ? Au monde. Ce monde, cet univers - oh, non, il s'agissait plutôt de ses habitants. Il y a un mur de glace, petite Mo. Une paroi incassable, infranchissable, qui te sépare du reste du monde. Et par le simple et unique fait de ma présence, c'est peut-être indirectement mon tort. Et même si tu m'aimes - tu me l'as dit nombre de fois, petite Mo -, je ne puis m'empêcher de vouloir réparer mon erreur.

    « Vas-y, Mo. Tu peux lui dire. »


Plus confiante, tu lui répondis d'une petite voix, presque inaudible. Sans bouger, sans ciller ; calmement.

    « Oui, je crois. Euh... et toi ? »


Tu regardais le garçon sereinement, comme s'il était tout à fait normal que vous soyez tous deux perdus dans un bois semblant sortir tout droit des contes de fée. Dans le vide et l'absolu, ta main chercha la mienne, qui l'attrapa doucement, insensiblement. Qu'allait-il donc advenir de nous, t'es-tu sûrement demandé ?
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La Grande
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le Sam 27 Oct - 14:11
Opération relancement de RP !
(Zefaaaa ;__; )


Le vent se lève dans la forêt. Ohoh.

Les arbres s'animent, envoûtés par le sifflement des feuilles, et lancent un regard désapprobateur aux deux enfants venus en la Forêt Casse-tête.

Mo et Temporalis se perdent de vue. Isolés, seuls, perdus dans cette forêt rocambolesque où les colosses verts leurs font des croche-pattes.
Et ils se sentent... incroyablement.. aériens. Peut-être est-ce dû aux ballons qui sont accrochés à leurs vêtements, les poussant inexorablement vers le ciel ?

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Le homard
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le Mer 14 Nov - 19:35




l’œuvre s'amuse

AMBROS & MO ▬ FORÊT ▬ #1


Le crépuscule.

Il se demandait ce qui avait bien pu l’amener ici. Dans cette jungle absurde où il n’avait rien à trouver, loin de ses habitudes. La curiosité ? Il n’en possédait pas une once. L’intuition ? Trop bête pour ça. Le destin ? Il n’y croyait pas trop. Une quête ? Il n’en avait plus. Alors, forcément, il ne devait être là que dans le seul but de regarder niaisement les feuilles. Et, certes, faute d’être intéressante, cet endroit était couvert de feuilles. Il aurait pu s’amuser à comparer les couleurs et les formes, reconnaître les parfums et les tailles, analyser les tiges, inventer des utilités médicales. Il aurait pu vagabonder, aussi, aller loin ; et il se serait perdu. Et il se serait encore fait avoir. Et, finalement, il serait rentré, convaincu que le meilleur endroit du monde ne pouvait être qu’auprès du grand Maximilian Krueger.

Finalement, il n’était donc là que pour confirmer une évidence connue de tous les chers sujets du merveilleux peuple du maître. Tout au plus pourrait-il lui ramener un nouveau produit à ajouter à sa collection de trésors, ou rallier une créature intelligente à sa cause. Rien d’autre.

Les mains d’Ambros effleurèrent l’écorce du bois. Un toucher terriblement visqueux, désagréable ; ainsi donc il ne serait pas possible d’en faire quoi que ce soit. Soupir. Réflexion intense qui osa durer jusqu’à trois secondes ; tout ça pour décider qu’il fallait avancer. Sans la moindre crainte à l’idée de s’éloigner du territoire sacré, de la ville sainte enchantée par les mains du Dieu Truite. De toute façon, où qu’il soit, son soleil le protégeait toujours ; n’était-il pas le créateur de ce monde fabuleux ? Le fanatique voyait l’Œuvre afficher, dans son firmament d’améthyste, une suite de codes incompréhensibles, mêlant le lorem ipsum au français moderne, rassemblant caractères japonais et alphabet cyrillique. Sûrement une approbation.

Et enfin, du bruit vint briser le silence. Un crissement aigu et peu rassurant. Avançant avec toute la discrétion du monde – facile quand on avait des chaussons-lapins qui couinaient affreusement à chaque pas, et ça l’est d’autant plus lorsque les arbres s’amusaient à faire des croche-pattes, le jeune homme se rapprocha de la source. Usant de son sens de l’orientation légendaire, il fut tour à tour confronté à une fourchette géante énervée d’avoir été dérangée, à un troupeau de tartines décidées à le coller jusqu’à ce qu’il daigne leur faire un gros câlin, à des carambars mesquins obstinés à l’emballer. Bien sûr, plutôt que de défaire ses ennemis un par un, il préféra les cumuler, formant une joyeuse bande bruyante, qui allait défonçant tout sur son passage. En tête, Ambros criait sans craindre de se casser la voix, et l’on hésitait vraiment à croire qu’il avait peur. Non, il semblait s’amuser comme un gamin avec ses nouveaux amis. Sauf qu’aucune des créatures décidées à le courser n’était du même avis.

Lorsqu’il arriva, après maintes péripéties – il semblait que l’Œuvre en soit amusée, pour qu’elle annihile toute sensation de fatigue pendant une heure – et mésaventures, à l’orée d’une clairière faiblement éclairée, il ne pensa qu’à fuir ; soit comme depuis une heure. Il se ficha éperdument de la petite, pourtant en difficulté. Sauf que la merveilleuse création du peintre déifié en décida autrement. Les arbres, unis par une seule volonté, bloquèrent toute issue. À gauche, les chênes affichaient un regard grave. À droite, les trembles fusionnèrent en un mur de fortune. Derrière, les ennemis arrivaient à vive allure. Et devant, une infinité de ronces, et cette gamine.

Petite, maigrichonnes, peau claire et cheveux châtains. Elle semblait tellement légère, à tel point qu’un coup de vent aurait suffi… Non, en fait, elle quittait déjà le sol. S’élevant lentement, portée par des ballons multicolores. Pensant qu’il s’agissait là d’un curieux stratagème pour fuir des ennemis envahissants et furax, Ambros voulut l’imiter ; c’était, de tout façon, la seule option envisageable.

Alors que les tartines commençaient déjà à engluer ses pieds, il regarda le ciel et s’exclama à vive-voix :

« Ô grande Œuvre, puissiez-vous m’accorder, à moi simple serviteur assidu du Dieu Truite, le pouvoir de voler ! »
Bien sûr, il savait qu’il n’avait pas besoin de crier, parce que c’était la meilleure façon de se faire repérer par tous les ennemis du coin. Mais il n’avait pas cette notion du danger. Pas du tout.

En réponse à sa demande grandiloquente, la Création Merveilleuse fit apparaître dans son dos une bien étrange machine dont les ressorts et les vis pendouillaient çà et là. Une fumée indigo s’en échappait, faisant tousser les feuilles. Il pressa la manette rouge de la taille d’un parapluie – d’ailleurs, c’était un parapluie – et décolla en trombe. (il réussit même à beugler encore plus fort que tout à l’heure, à coups de « aidez-moooooi dieu truite ») Sa trajectoire faisait des «8 », des boucles, des paraboles, des hyperboles, des symboles grecs, des pirouettes artistiques ; tout sauf une trajectoire droite. Ambros ne voyait ni le sol, ni le ciel, ni la fille, puisqu’il s’étouffait dans sa propre fumée. Sa tête tournait, tournait, plus vite qu’un carrousel. Il regrettait d’avoir fait une demande aussi imprudente à l’œuvre. Après tout, le Maître devait bien en vouloir à son fidèle de se promener en forêt alors qu’il devrait techniquement préparer le souper. Lorsqu’il fit cette étonnante découverte, il se sentir retomber.

Mince. Le moteur avait cessé tout bruit, toute fumée. Même les Ennemis, en bas, semblaient se taire pour assister à la passionnante chute qui allait inéluctablement arriver. Les arbres ricanaient silencieusement entre eux, se murmuraient des paris.

Quant à lui, il sentait le sol se rapprocher. Toujours. Encore. Son seul espoir résidait en une maigre prise qu’il lui sembla agripper, dans ce maigre effort de survie – bien que stupide il savait qu’il valait mieux ne pas mourir écrasé, bien qu’il soit persuadé que l’œuvre n’abîmerait jamais quelqu’un qui l’idolâtrait. Enfin, surtout quand le quelqu’un en question devait rentrer pour préparer de la choucroute à la framboise symphonaise. (spécialité locale)




Désolééééée si c'est nul, et tout, mais en ce moment j'ai une grosse proportion à l'inutilité... t_t

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Ambros parle laborieusement et déprime en darkturquoise



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le Lun 19 Nov - 18:35
bon dieu que ça colle !
Nous perdîmes le garçon de vue ; des maux de tête de faisaient, par ailleurs, souffrir. Autour de toi, la clairière n'était plus que désolation - si l'on puis dire : l'herbe bleue que t'arrivait à la taille te perdait dans les broussailles, les arbres immenses qui encerclaient le parterre, te surplombant de toute leur hauteur, resserraient sans cesse leur étreinte autour de toi. Soudain, tu te sentis plus légère, telle les feuilles emportées par le vent. Ce n'est qu'alors que tu sentis tes pieds quitter terre, vis le sol s'éloigner de plus en plus. Affolée, tu me jetais, à moi resté en bas, des regards de détresse, implorant mon aide - éternellement inutile. Mais, dans l'impossibilité d'agir, j'agitais les mains, te faisais des signes, hurlais des paroles réconfortantes. Tu te calmas, reniflas un bon coup et essaya de te pencher en avant pour mieux me parler. Or, ton poids te fis basculer ; et c'est ainsi, la tête en bas, que ton affolement te reprit.

Ici bas, j'étais le seul à voir les ballons qui, malgré toi, t'attiraient vers le ciel. Désespéré, je te hurlais le mot, tentant vainement de te faire assimiler la raison du problème. Tes sourcils se froncèrent en une expression de peur lorsque tu compris définitivement la cause de ton malheur.

Un « Zefa... il fait quoi le monsieur ? » sortit cependant de ta bouche.

Je me retournai, sur la défensive, en apercevant le monsieur en question. Poursuivi par des hordes de ceux qui semblaient être nos ennemis, il semblait désespéré, cherchant un quelconque échappatoire à ce tourbillon d'ennuis. Il semblait terrorisé, mais avait cette expression sur le visage qui démontrait qu'il profitait aussi de ce moment critique.

Soudain, un bruit de moteur. Le vrombissement sourd, apparent à l'odeur du pétrole. Or, ce que l'on sentait là n'avait strictement rien en commun avec ce que l'on connaissait du monde réel : ici, un parfum de violette, agrémenté d'une fine couche de cannelle. Bien étrange.

Ceci dit, l'inconnu brun avait maintenant au dos cette... machine qui le faisait voler. Dégageant une fumée violette, l'objet était surmonté sur des ressors. Quelque secondes plus tard, l'homme valdinguait dans les airs, sans pouvoir s'arrêter ! Et, dans la voie du malheur, il fondit sur toi, crevant ainsi les ballons qui te retenaient. Désormais plus lourde que l'air, ta chute était inévitable.

Seulement, l'autre - plus lourd et plus bas que toi - était juste en dessous. Et, encore en dessous, se trouvait une tartine. Une tartine tartinée, qui plus est ! De confiture de... hum... l'on aurait su le dire, la pâte visqueuse étant de couleur... verte.

Mais le fait est que le garçon effectua une merveilleuse chute, la machine toujours accrochée à lui, avant de plonger gracieusement dans la pâte en question. Quand à toi, tu le suivis de près, sauf que tu tombas - expressément, sans doute - sur lui, et non sur la tartine...
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La Noble
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le Mer 21 Nov - 23:57
Les deux dessinateurs et l'invisible Zefa n'étaient pas au bout de leurs surprises. Pas tout de suite en tout cas. Car Elle a envie de s'amuser, une fois encore.

La pâte visqueuse se mit à bouger pour, dans un bruit peu ragoûtant, emprisonner ensemble Mo et Ambros, les serrant l'un contre l'autre dans une position inconfortable, comme si Elle voulait les voir mourir étouffés. Mais la Voix d'Esquisse ne tue pas, oh non. Un cadavre ne peut être torturé, et ça, ce n'est pas divertissant.

Sa mélodie grinça dans les branches disloquées de la forêt Casse-tête :

« 2 jeunes hommes vont dans un bar. L'un deux est plutôt maigre avec des lunettes l'autre grand et musclé.
On leur sert un cocktail exactement pareil avec des glaçons, paille.
Le jeune maigre aux lunettes le boit très vite mais l'autre jeune homme prend son temps pour boire.
A la sortie le jeune homme qui a pris son temps pour boire s'effondre
par terre.
Pourquoi l'un s'effondre et pas l'autre ?

Je vous laisse une chance à chacun. Bien sûr, celui qui n'est pas fait de chair n'aura pas le droit de parler, ou de souffler la réponse. Une mauvaise réponse, une provocation à mon égard, et c'est la fin. »

La Voix adore faire monter la tension. Régner par la terreur est son seul credo. Zefa, rendu muet par la simple force de l'Esquisse, ne peut plus rien. Soyez vigilants, chers Dessinateurs.
« Vous ne sortirez jamais d'ici. »
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Le homard
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a tracé,
le Sam 8 Déc - 18:05




plaisanterie

AMBROS & MO ▬ FORÊT ▬ #2

Malheureusement, l’œuvre grandiose était taquine. Elle laissa, sans remord, tomber celui qui la vénérait. Il s’étala sur la tartine – ça va, ça aurait pu être la fourchette – tout en long. C’est duveteux ; le support semblait lui-même ravi de pouvoir enfin faire un gros câlin à un dessinateur. Ce qui était moins agréable, c’était d’être pris pour un sandwich par la gamine. Ambros n’était pas spécialement friand de ce genre de situations ; il préférait d’ailleurs les friands au fromage. Là, il se sentait serré. Étouffé.

Cela n’avait plus rien d’un gros câlin. Lui et elle étaient collés, englués par cette tartine. Il avait beau donner des coups de pied, beugler comme un idiot, implorer l’œuvre ; celle-ci était devenue inflexible. Froide. Le grand Maximilian était-il donc vexé de voir son serviteur en retard ? Sûrement.

Et puis, une voix sortie de nulle part leur parla en ces termes :

« 2 jeunes hommes vont dans un bar. L'un deux est plutôt maigre avec des lunettes l'autre grand et musclé. On leur sert un cocktail exactement pareil avec des glaçons, paille.
Le jeune maigre aux lunettes le boit très vite mais l'autre jeune homme prend son temps pour boire. A la sortie le jeune homme qui a pris son temps pour boire s'effondre
par terre. Pourquoi l'un s'effondre et pas l'autre ?

Je vous laisse une chance à chacun. Bien sûr, celui qui n'est pas fait de chair n'aura pas le droit de parler, ou de souffler la réponse. Une mauvaise réponse, une provocation à mon égard, et c'est la fin.
»

Comme s’ils n’étaient pas assez dans le pétrin. Ils étaient mal barrés. Très mal barrés. Ambros n’avait même pas écouté ; il s’en fichait. Pour lui ce n’était qu’un plaisantin qui n’avait rien d’autre à faire que d’embêter les honnêtes gens comme lui. Un idiot qui se cachait dans les bois et s’amusait à lancer des devinettes sans queue ni tête. Profitant certainement de la colère de l’œuvre.

Profitant d’une bouffée d’oxygène, il lança au ciel – pensant qu’on lui répondrait :
« Tu pourrais venir nous aider au lieu de nous donner des devinettes stupides ! Celui qui a pris son temps et qui s’est effondré n’avait qu’à pas boire, simplement, on s’en fiche de savoir pourquoi !! »
Il avait l’air en colère. Et il l’était sûrement.




Yeah désolée je suis pas inspirée en ce moment tu sais bien x__x

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a tracé,
le Mer 30 Jan - 9:17
quoi, c'est pas logique ?!
C'était visqueux. Collant. Il serait certes difficile de s'en dépêtrer. Surtout avec cet homme qui ne cessait pas de gigoter en dessous ! Quoique, ç'aurait sans doute plus été un avantage qu'un inconvénient, après tout. Tu bataillais, menait cette guerre inutile contre les pans de la chemise du jeune homme, elles-même collées à tes avant-bras. Au bouts de longs et périlleux efforts, tu réussis à lui échapper - arrachant par ailleurs le haut de ton camarade d'infortune.

Alors que tu t'essuyais les mains là où tu pouvais - c'est que ça collait ! -, une voix retentit des ténèbres, surplombant la clairière de son aura maléfique. Légèrement moqueuse, elle semblait résonner dans les confins de nos esprits.

    « 2 jeunes hommes vont dans un bar. L'un deux est plutôt maigre avec des lunettes l'autre grand et musclé. On leur sert un cocktail exactement pareil avec des glaçons, paille.
    Le jeune maigre aux lunettes le boit très vite mais l'autre jeune homme prend son temps pour boire. A la sortie le jeune homme qui a pris son temps pour boire s'effondre
    par terre. Pourquoi l'un s'effondre et pas l'autre ? »


Légère pause. Tous, ici présents, se demandaient ce qu'elle allait dire. Et sur la clairière régnait un calme pesant, voire... voire éloquent. Avant que l'ennemi perfide reprenne, je dis, presque pour moi-même :

    « Ce n'est franchement pas le moment de jouer aux devinettes... »


Je m'apprêtais toutefois à te souffler la réponse, craignant qu'une quelconque absurdité sorte, à la place, de ta bouche. Seulement, c'était sans compter sur la Voix qui, profitant de la moindre occasion, saisit sa chance.

    « Je vous laisse une chance à chacun. Bien sûr, celui qui n'est pas fait de chair n'aura pas le droit de parler, ou de souffler la réponse. Une mauvaise réponse, une provocation à mon égard, et c'est la fin. »


Toujours collé à son piédestal, l'inconnu avait les muscles contractés, le souffle manquant. Il se redressa du mieux qu'il pût et lança ces paroles à la Voix d'un air insolent :

    « Tu pourrais venir nous aider au lieu de nous donner des devinettes stupides ! Celui qui a pris son temps et qui s’est effondré n’avait qu’à pas boire, simplement, on s’en fiche de savoir pourquoi !! »


Tu lui lanças un furtif regard avant de t'en détourner précipitamment. Entretemps, tu avais reculé de quelques pas. Au fond, la réponse t'était évidente. Et, même si ce n'était pas le cas ; enfin, tu l'aurais trouvée par toi-même. Le silence régnait de nouveau. Et tu compris, nous comprîmes tous - même moi, l'être devenu muet par la seule force de cette... chose, incapable de t'aider, pris au dépourvu par une misérable entité - : ils t'attendaient. Attendaient ta réponse.

Tu inspiras légèrement. Plusieurs dizaines de secondes passèrent alors que tu réfléchissais à la meilleure façon de le formuler... aussi un petit soupir t'échappa-t-il lorsque tu t'exclamas :

    « ...Non. Moi, je sais pourquoi. C'était son destin : qu'il ait bu ou non le verre, l'aboutissement aurait été le même. On ne peut pas lutter contre ces choses-là... »


Brr, désolée pour la réponse. Sur ce, je propose qu'on appelle la Voix !
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La Noble
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a tracé,
le Ven 24 Mai - 19:33
Soupir.

Traduit par un bruissement d'objets, un tintement tel celui des mobiles asiatiques que l'on laissait sonner au gré du vent, mais qui aujourd'hui paraissait étrangement lugubre, inquiétant.

« Je suis triste. »


La Voix est faussement triste, et c'est sans doute aussi inquiétant que si elle était vraiment heureuse.

« Je suis triste pour vous. Vous n'avez pas trouvé la bonne réponse. Quel malheur ! Pour vous, j'entends. Aussi, vous serez châtiés comme convenu. »


En réalité, la Voix jubile. Elle se délecte déjà de ce qu'elle veut vous faire, un peu comme un loup qui regarde sa proie en se pourléchant les babines.

Les deux Dessinateurs furent projetés loin l'un de l'autre, puis des branches de lierre grimpèrent, formant autour de chacun d'eux une cage à oiseau. Car pour Elle, vous n'êtes que de misérables petits volatiles. Des volatiles qu'elle pouvait saigner à blanc, comme le prouvaient les ronces qui s'étaient enroulées autour de vos bras.

« Seconde énigme. gronda-t-Elle. Un bourreau laisse à un condamné le choix de sa mort :
- écrasé sous une boule de cinq tonnes
- se faire dévorer par des lions qui n'ont pas mangé depuis cinq mois
- être décapité une nuit de pleine lune
- se faire mordre par des serpents
- ou être mangé vivant par une tribu de cannibales

Quel est le meilleur choix à faire ? »

« Vous ne sortirez jamais d'ici. »
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Le homard
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a tracé,
le Dim 26 Mai - 13:02
Même si ce code fait mal aux yeux, je le laisse, ahahah

Bref, il faut qu'on arrive à clore ce RP un jour x3







condamnés


AMBROS & MO ▬ FORÊT ▬ #3


« ...Non. Moi, je sais pourquoi. C'était son destin : qu'il ait bu ou non le verre, l'aboutissement aurait été le même. On ne peut pas lutter contre ces choses-là... »

Ce n’était pas une réponse très amusante. Ou peut-être qu’on s’en fichait, puisqu’elle était fausse aussi. Ambros faisait partie de ces personnes qui n’étaient jamais frustrées quand on ne leur donnait pas la réponse à une énigme pour laquelle ils avaient cherché... parce qu’il ne s’était pas tracassé à perdre les neurones. Et puis c’était juste un idiot caché dans un buisson, il ne pouvait pas leur faire de mal !

Un léger bruit secoua la forêt.

Je suis triste.

Lui, il ne l’était pas, et il se souciait bien peu de tout ça, en plus.

« Je suis triste pour vous. Vous n'avez pas trouvé la bonne réponse. Quel malheur ! Pour vous, j'entends. Aussi, vous serez châtiés comme convenu.
- D’abord il n’y a que le dieu truite qui peut !

Parce que la seule personne qui soit capable de réussir à, tout en restant caché dans un simple buisson, user d’un quelconque sortilège, c’était bien celui qui avait créé l'Oeuvre, et qui la façonnait chaque jour, celui qui....

AHHHHHHHHHHH !

L’idiot, en tout cas -pas celui-là, celui qui était dissimulé-, avait bel et bien réussi à faire quelque chose, puisqu’il s’était servi d’une vile sorcellerie dans le but de déchaîner des ronces en pleine rébellion -ben oui, on ne s’attaquait pas à un disciple du dieu truite comme ça, quand même- sur lui et sa malheureuse camarade de route. Non pas qu’Ambros ait été une seule fois attendri par cette jeune créature qui subissait elle aussi la fureur du plaisantin acharné, mais bon, c’était pas cool, parce que maintenant ils étaient tous deux loin l’un de l’autre, au prise avec des brins d’herbes à épines qui commençaient à faire franchement mal, et parce que le rigolo n’avait pas fini de les faire tourner en bourrique.

« Seconde énigme. lança-t-il (bien qu’il eût une voix drôlement féminine, on n’était jamais sûr). Un bourreau laisse à un condamné le choix de sa mort :
- écrasé sous une boule de cinq tonnes
- se faire dévorer par des lions qui n'ont pas mangé depuis cinq mois
- être décapité une nuit de pleine lune
- se faire mordre par des serpents
- ou être mangé vivant par une tribu de cannibales
Quel est le meilleur choix à faire ?
»

Ambros n’avait foutrement aucune idée de quelle pouvait bien être la réponse, comme toujours. Puis, même si il avait su, ça aurait trop fait plaisir à l’autre ennemi du dieu truite, donc il aurait fait semblant. Heureusement, il était comme au McDo, c’est à dire exactement comme il était d’habitude, alors aucune feinte ne lui était nécessaire pour répondre une ânerie à ce mécréant masqué. De toute façon, la gamine ne savait pas non plus, donc.

Tant qu’à faire, autant qu’il se fasse décapiter, comme ça on pourra toujours lui recoller la tête après !

Sur ces mots très sages et ces paroles hautement logiques, le larbin homardesque entreprit de faire exactement ce qu’il ne fallait pas faire, c’est-à-dire s’acharner sur les ronces afin de les défaire et d’aller tester toutes les propositions sur l'inconnu ! … Ou de partir en courant et appeler Maximilian à l’aide, parce que cet hérétique des bois était trop fort pour lui.




La seule chose que j'ai aimé dans mon RP, c'est traiter la voix d'hérétique des bois ou de mécréant masqué... Sinon euh j'ai sûrement changé de style mais j'espère que ça ira o.o


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Ambros parle laborieusement et déprime en darkturquoise



C'est fini.
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a tracé,
le Ven 31 Mai - 20:47
Elle...
Elle intervient de nouveau. Elle. Ce « Elle » avec la majuscule, qui désigne une chose, une personne, une entité spéciale, différente, supérieure. Ce « Elle » qui a maîtrise absolue de toi, de moi, des autres aussi. Ce « Elle » qui gouverne, impose ses choix et ses sentiments, en dépit de ceux des autres. Les ignorant. Les méprisant. Je me demande bien quel est son but ; que donc recherche-t-elle ? Le bonheur, comme nous tous ? Un bonheur forgé par la peine des autres ? C'est vraiment immonde. Rien que dans le but d'assouvir sa soif d'idéal, de son idéal, Elle dédaigne la pensée, l'âme de tierces personnes. Rien que d'y penser, cela me donne envie de vomir.

    « Je suis triste, fait-elle d'une voix qui n'en a vraiment pas l'air. Je suis triste pour vous. Vous n'avez pas trouvé la bonne réponse. Quel malheur ! Pour vous, j'entends. Aussi, vous serez châtiés comme convenu. »

Châtiés. Malheur. Tristesse. Tout ce qui sort de sa bouche invisible semble faux ! J'aimerais pouvoir te protéger, petite Mo, t'encercler de mes bras impalpables, faire barrière entre Elle et toi. Donner ma vie pour la tienne. Si seulement ce n'était déjà fait…

Et pourtant, tout m'en empêche – en partie de Sa faute. Sous mes yeux, mes yeux embués de larmes désespérées, elle t'entraîne là au loin, hors de portée de moi. Et tandis que ton compagnon sort un « D’abord il n’y a que le Dieu Truite qui peut ! » - personnage dont ni toi ni moi n'avons jamais ouït le nom – te voilà étreinte d'une prison verte, faite de plantes et de racines. Telle le lierre grimpant aux murs d'une maison. Telle une cage dont l'oiseau, pauvre victime, est l'éternel prisonnier. Et moi, je reste ici, les bras ballants, dans la plus grande incapacité d'agir. Je suis passif. Passif face à ta détresse. Tu penses que je t'aide, et pourtant c'est tout le contraire ! Je ne fais que te nuire, petite Mo, que te nuire…

Pourtant aucune peur ne se lit sur ton visage enfantin ; à la place se dresse une moue sceptique, comme si tu ne croyais pas réellement à ce que tu vivais maintenant. Au loin, je te vois articuler un discret « Ce n'est pas ta faute, Zefa… ce n'est surtout pas ta faute. » Alors que l'adorateur de ce monsieur Truite est emporté à l'autre extrémité de la clairière, Elle reprend son interminable mélopée :

    « Seconde énigme. Un bourreau laisse à un condamné le choix de sa mort :
    - écrasé sous une boule de cinq tonnes
    - se faire dévorer par des lions qui n'ont pas mangé depuis cinq mois
    - être décapité une nuit de pleine lune
    - se faire mordre par des serpents
    - ou être mangé vivant par une tribu de cannibales
    Quel est le meilleur choix à faire ? »

Le jeune homme débite une absurde idée selon laquelle… selon laquelle un mort pourrait ressusciter. Selon, laquelle il n'y a, apparemment, jamais de fin. Et pourtant, je suis mort. Mort de trouille à l'idée de te perdre, mort de froid devant Son hostilité, mort de soif aussi. La soif d'agir, de faire quelque chose, de bouger. Je me triture le cerveau en tentant une double action : résoudre cette énigme et te faire sortir de ta prison dorée. Pourtant, tu me regardes encore avec ces yeux…

    « Vu les circonstances, ce serait plutôt la mienne. Tu n'y peux rien si tu es avec moi ! », fais-tu en L'ignorant superbement, préférant me rassurer, moi. Le fantôme. Celui-qui-est-transparent. Oh, petite Mo…

Tu t'agrippes aux barreaux de la cage comme si ta vie en dépendait. Tu ne cherches pas à les écarter, à les détruire. Ni à passer au travers. Seulement à y faire passer quelque chose… Lorsque ton regard se pose dans le vague, je comprends alors que tu veux T'y adresser. Il serait inconscient de t'en empêcher, petite Mo.

    « Vos énigmes ne m'intéressent pas, Madame ! Moi, tout ce que je veux, c'est être avec Zefa, comme avant. Dites-moi : qu'en tirez-vous, à faire souffrir les innocents ? »

Tu lui adresses un regard appuyé, résolu et déterminé, si bien que rien n'aurait pu te faire changer d'avis. Alors, tu plantes tes yeux dans ceux, eux aussi audacieux, du garçon qui se trouve dans l'autre cage. Tu ne connais pas son nom, mais nous n'allons pas tarder à le savoir. Ni non plus son but, mais c'est pareil.

    « D'ailleurs, je suis sûre que vous aussi, Monsieur, vous voulez qu'elle vous laisse tranquille. Vous voulez retrouver votre chez-vous, votre lit, votre bon feu de cheminée. Vous voulez retrouver Monsieur Truite, non ? »
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La Noble
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a tracé,
le Dim 7 Juil - 23:27



Cette fois, Elle ne soupira pas, non, car il lui aurait fallu toutes les tempêtes du monde pour exprimer son mécontentement ; non pas que cela eût été impossible, mais sa frustration n'aurait été qu'empirée par la perte aussi subite de ses deux oiseaux. Elle ne pouvait que leur arracher les plumes, une par une, et se délecter de leurs cris d'agonie.

Mais ceux-là ne criaient pas, ils n'avaient pas peur, ils ne comprenaient pas. Être écrasé, se faire dévorer, c'était la mort, la vraie. Le sang qui gicle, les os qui se fendent, la vie qui s'arrête ; ça n'avait rien du jeu dans lequel ils croyaient être de simples spectateurs.

« Je vais vous aider à trouver la réponse.. »

Elle leur montra.
En un instant, tout vous apparut. Chaque mort, chaque situation, chaque possibilité. Deux boulets tombèrent ; cinq tonnes, il s'écrase, un sur chacun de vous, c'est fini. Mais ça recommence, une horde de serpent fluorescents émergent du sol ; ils mordent, c'est fini. Mais ça recommence à nouveau, c'est la nuit, l'air tranche deux gorges, c'est fini. Mais ça recommence, des formes humanoïdes approchent, elles dévorent, centimètre par centimètre du chair, et c'est fini. Puis ça ne recommence plus ; cette fois, vous êtes vivants, et ce sont les lions qui gisent devant vous, morts.
Tout disparait, et tout revient comme avant.

C'était une illusion, mais l'une de ces illusions réalistes dont elle avait le secret ; une illusion qui vous collait à la peau, qui restait, là, gravée dans la chair, et le corps s'en souvenait.

« La réponse ? »

Cette fois, il ne serait plus possible d'échouer.
« Vous ne sortirez jamais d'ici. »
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Le homard
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a tracé,
le Jeu 1 Aoû - 4:37
Heum, pardon pour le temps que j'ai mis, c'est impardonnable D888 (promis après je mets moins de temps) et pardon aussi pour la grosse partie qui sert à rien où mon perso est dans son coin, avec l'illusion et tout, mais je pouvais difficilement la zapper, donc n'hésite pas à passer directement à la fin ^^

Et 1754 mots, c'est un assez grand RP... pour le peu de choses que je fais dedans... Cafard 







condamnés


AMBROS & MO ▬ FORÊT ▬ #4



Tandis qu’il luttait contre de pauvres racines et s’écorchait les doigts - ces mêmes doigts qui préparaient les petits-déjeuners du Maître, ou qui essayaient parfois de peindre - sur les ronces, Ambros ne voyait pas vraiment que sa camarade d’infortune était en train de parler toute seule. Il notifia à peine ces conversations dans le vent, ce Zefa qui était nommé mais qu’il ne voyait pas. Peut-être parce qu’il s’en fichait, peut-être parce que c’était trop compliqué de chercher à savoir, et que de toute façon il y avait bien mieux à faire. Mais lorsqu’elle s’adressa au bouffon de la forêt, il s’arrêta un instant pour écouter.

    « Vos énigmes ne m'intéressent pas, Madame ! Moi, tout ce que je veux, c'est être avec Zefa, comme avant. Dites-moi : qu'en tirez-vous, à faire souffrir les innocents ? »


Il approuvait, dans un sens (même s’il ne saisissait décidément pas le passage avec “Zefa”) ; il suggèrerait bien au dieu truite, à son retour, de surveiller davantage de genre de petits plaisantins. S’il voulait bien.

    « D'ailleurs, je suis sûre que vous aussi, Monsieur, vous voulez qu'elle vous laisse tranquille. Vous voulez retrouver votre chez-vous, votre lit, votre bon feu de cheminée. Vous voulez retrouver Monsieur Truite, non ? »

Son chez-lui, son lit, son bon feu de cheminée.. il n’en avait pas, puisqu’il passait les trois quarts de son temps à squatter chez son dieu -en cas d’urgence!-, qu’il dormait sur le premier tapis ou canapé qui voulait bien de lui, et que la dernière fois qu’il avait voulu faire un “bon feu de cheminée” pour faire plaisir, il avait failli tuer son idole dans son sommeil. Mais il voulait retrouver le dieu truite, et c’était tout ce qui comptait, au fond.

    « Elle a intérêt, plutôt !! Mais bon.. je crois qu’elle travaille pour Williams, alors c’est normal, il a aucun scrupule à poser des énigmes aussi compliquées !! »

Dans chaque situation, il arrivait toujours à tout ramener à la même personne. Selon Ambros, ce Williams n’était là que pour foutre le bordel et embêter tout le monde, au point d’y passer ses journées. Il ne l’avait que vaguement entrevu, mais il avait le physique de l’emploi, et puis Maximilian ne pouvait pas le supporter. C’était juste plus simple d’accuser quelqu’un, de nommer le mal en face de soi, et de pouvoir s’acharner dessus, tout en sachant que la haine n’était probablement pas réciproque à ce point.
Cependant, ce n’était pas le moment de partir à la chasse aux gelées pour aller les brûler vives, puisqu’il était toujours là, prisonnier des mauvaises herbes, et qu’une méchante personne avait bien l’intention d’avoir la réponse à son énigme.

« Je vais vous aider à trouver la réponse.. »

Les aider ? C’était gentil - même si on avait tous qu’il n’en avait pas besoin pour trouver tout seul. Il allait rétorquer lorsqu’un virulent flou empourpra sa vision, l’espace d’un instant ; il faillit tomber, s’accrocha, cligna des yeux, et puis le paysage avait quelque peu changé. Juste au-dessus, une gigantesque boule relativement bancal. Elle gigotait un peu, il tenta de fuir, parce qu’il n’est pas stupide au point de ne pas comprendre que c’était une mauvaise idée de se faire écraser.

Mais en vain.
Le boulet s’écrasa. Il sentit ses os se briser, son corps céder, tomber, couvrir le sol. Il avait mal, terriblement mal. Il voyait le sang dégouliner, se répandre entre les brins d’herbe, et s’enfuir. Il voyait ce gigantesque morceau de métal lui broyer chaque partie du corps, s’enfoncer dans son estomac, ses poumons, son coeur. Il se voyait crever de la façon la plus simple qui soit. Il ferma les yeux, en pensant que de toute façon, le dieu truite le ressuciterait, n’est-ce pas ? Il entendrait sa douleur, et il viendrait en personne, parce qu’il était gentil et bon, et qu’il avait plein de pouvoirs magiques.

Il les rouvrit une seconde plus tard. Plus rien. Le boulet avait disparu, le sang aussi, et il était là, dans la même position et au même endroit qu’un peu plus tôt, juste avant que sa mort devienne une évidence.

    « Merci, ô grand dieu truite, de m’avoir sauv--- »


Il allait s’étendre en d’interminables éloges, lorsque quelque chose attira son attention. Il baissa lentement les yeux en direction de ses deux jambes, qui lui semblaient soudainement bien lourdes. Bien douloureuses. Bien vertes. Et pour cause, une dizaine de serpents s’y étaient greffé ; rampant lentement jusqu’en haut, le regard empli de vice. Puis, à l’unissons, ils commencèrent à mordre ; si le larbin avait déjà expérimenté divers types de morsures - hamsters, chiens domestiques, poules -, ce n’était pas tout à fait la même chose ici ; c’était bien plus douloureux, bien plus horrible. Il sentait ses veines se glacer, petit à petit, tout ses muscles s’éteindre, et il mourut pour la deuxième fois en deux minutes, sans avoir pu changer quoi que ce soit à son destin, et sans même avoir eut le temps de crier. En espérant que le dieu truite ne soit pas trop fâché, et qu’il veuille bien lui sauver la vie à nouveau..

Et le miracle revient. À nouveau, il rouvrit les yeux sur un paysage différent. Cette fois, la nuit était tombée, mais c’était tout. Pas de boulet, pas de serpent, pas de chinchilla, il avait vérifié. C’était fini, n’est-ce pas ? Parce que c’était pas drôle de mourir quand même, et ça faisait mal.

Non. Ce n’était pas fini. L’air lacéra sa pauvre gorge, et, tel un couteau très bien aiguisé, la coupa nette. D’un trait. Il n’y crut pas, tout d’abord, parce qu’il n’avait rien vu venir, mais lorsqu’il se sentit détaché de son corps, les trois secondes qui suivirent, et que le sang se répandit à nouveau de tous les côtés, il pria sincèrement pour que ce soit la dernière fois.

Mais ce voeu-là ne fut pas exaucé. Toujours vivant, il rouvrit cette fois les yeux en plein jour, tenta de forcer les ronces pour fuir au plus vite, et se heurta à la même résistance. Bon, c’était pas grave. Il allait se battre cette fois, et montrer à Maximilian qu’il avait bien fait de le ressuciter, quand même, parce qu’il lui ferait le meilleur flan à la grenouille qu’il ait jamais goûté !

Des formes s’avancèrent. Humaines, et surtout hostiles. Williams avait sûrement envoyé l’élite de ses sbires, faute de savoir quoi faire ! Il estimait sûrement Ambros en menace potentielle pour son projet de domination du monde, et avait choisi de le réduire en cendres avant la tombée de la nuit, mais il aurait mieux fait de fuir ou d’abandonner, car le homard était là, déterminé, et il se jetait déjà sur la première forme venue pour réduire des os en bouillie - et pas les siens de préférence - à la seule force des poings, avec un légendaire cri guerrier !

Il était tombé dans le piège. À peine arrivé à proximité de l’ennemi, toutes les autres silhouettes se précipitèrent sur lui. Ce n’était pas très loyal, mais bon, il les aurait tous d’un seul coup de toute façon, même si c’étaient des tas de muscles ambulants. Au bout de quelques secondes, cependant, il sentit les crocs s’enfoncèrent dans son corps, et sa lutte devint celle d’une crevette qu’on allait dépecer pour bouffer ; vaine n’aurait pas suffit à la qualifier. Il expira donc aussi vite que les fois précédentes, et se fit la réflexion que les immortels devaient s’ennuyer à forcer de tout le temps ressusciter, même s’il ne l’était pas et qu’il dépendait uniquement des bonnes grâces du Maître.

Cette fois, pour sa cinquième vie, il se promit de réfléchir un peu plus. Il regarda partout autour de lui ; pas d’air mesquin, pas de serpents mesquins, pas de boule mesquine, pas de créatures mesquines. Il était juste seul avec des lions en piteux état, donc il s’approcha doucement. Il était trop stupide pour conclure qu’ils étaient morts depuis longtemps, alors il fit une conclusion logique.

    « Dieu truite, je vous remercie teeeeellement de m’avoir sauvé !! J’aurais pu m’en sortir, mais... ils m’avaient pris par surprise, les vils ! En tout cas je vous adore d’avoir été si gentil ! »


À nouveau, il s’adressa au vide. Mais quelque part, on l’entendait sûrement, non ?

  • « La réponse ? »


Retenant un sursaut, Ambros se retourna vers le buisson où était probablement caché ce malfaiteur dissimulé. La réponse à quoi ? Il se tritura l’esprit quelques secondes, et crut vaguement se souvenir d’une énigme ou de quelque chose comme ça. En réalité, il avait un peu oublié, trop occupé à penser à sa propre vie. D’ailleurs, son bienfaiteur avait réussi à exterminer tous ses ennemis et à le ramener à la vie en un temps record, mais pourquoi ne s’occupait-il pas aussi de ce mécréant ? C’était juste un monsieur ou une dame - à en croire la gamine qu’il avait, elle aussi, totalement oublié l’espace de quelques instants - avec éventuellement un talkie walkie - pour appeler des complices - et un haut-parleur, rien de bien méchant pour un dieu. À moins qu’il soit sceptique quand aux capacités de son plus fidèle associé, et qu’il regarde de loin pour voir comment ça se passera.

Ambros eut une bouffée de motivation. C’était ça, on le regardait, on attendait des résultats, il devait montrer qu’il était vraiment super fort ! Cette énigme, il en ferait du chocolat aux spaghettis !

    « La réponse est très simple ! Il faut... être mangé vivant, comme ça ça ne pollue pas ! »


Il chercha du regard la jeune fille.

    « J’ai justement été mangé par des amis de Williams tout à l’heure, ils n’ont laissé aucune trace ! Y’avait aussi des lions, mais grâce au dieu truite ils étaient déjà morts. »


Prêt à savourer son succès, il sautilla légèrement et se remit à lutter contre les ronces, qui commençaient malgré elles à céder -légèrement- face à cet homme qui les détériorait depuis facilement une dizaine de minutes.. Et puis il arrêta - on ne peut pas réfléchir et mordre un brin d’herbe en même temps - et posa une question.

    « Au fait, c’est qui Ze... Zefa ? »


Il se remit au travail ; pour le nom, il n’était même pas sûr que c’était le bon, mais ça l’énervait qu’on mentionne quelqu’un et qu’il ne puisse l’associer à rien. Comme cette fille, il ne savait pas du tout dans quel camp elle était, qui elle appréciait... Si elle s’était retrouvée avec lui dans cette forêt et que le mercenaire boisé s’en était pris à elle, peut-être que c’était une alliée.



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