[Couloir lambda bis] L'état des lieux est à des lieues d'être positif.

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le Mer 13 Jan - 18:08
Très franchement, il aurait été facile pour n'importe qui de se pointer vers Al pour lui signaler qu'il faisait l'état des lieux sans même avoir quoi que ce soit pour noter.
Tout à fait sincèrement, celui-ci était au contraire plutôt soulagé de ne pas avoir à entreprendre un tel travail d'écriture. Il aurait seulement eu la vague impression de faire une punition - comme de celles où l'on vous demande de recopier vingt fois une phrase ou un mot - en prenant pour modèle des termes tels que "Hors service", "Cassé", "Bordel" ou encore "Qui veut nettoyer ?". C'était à peine s'il avait pu décompresser, lors des quelques minutes qui avaient suivi son départ de ce simulacre de réunion, et c'était à peine si ce décor désastreux pouvait y faire quoi que ce soit.

Il souffla un long moment, laissant ses épaules et ses bras retomber le long de son corps. Par une fenêtre, il s'était pris à regarder le petit bout de Ville qui pouvait être aperçu depuis la Base. T'inquiète pas, Al, c'est sûrement pire là-bas, niveau organisation et partage des informations, se glissa-t-il même pour se rassurer sur la situation. Parce que franchement, déjà qu'il faut se courir après dans un bâtiment, imagine le putain de carnaval que c'est à cô…

Tel un fantôme, et parallèlement à des bruits de pas, s'était esquissée la silhouette d'Imogen dans le reflet du verre.
Ouais, en fait, il s'était bêtement fait prendre par surprise en train de glander.

« Toi aussi, tu as craqué ? » demanda-t-il, conscient que ce serait déjà quelque chose si son interlocuteur arborait ne serait-ce qu'une expression. Enfin, cela n'empêche pas qu'il puisse être à bout de nerfs tout au fond, certainement. Avant qu'Imogen ne puisse répondre, il avança - sur un ton plus las - une autre hypothèse qui pourrait avoir justifié ces retrouvailles à l'ombre d'un couloir.

« Si tu es venu me faire la morale sur le fait de ne pas laisser des réunions en plan, je décline. »

Enfin, ce n'était malheureusement pas le seul motif de reproche possible. Et l'homme dans le corps d'une gamine restait l'une des rares personnes à pouvoir à peu près légitimement lui faire la morale, dans tout ce monde.

Spoiler:

Résumé : Al fait "l'état des lieux" avec optimisme dans un couloir, puis s'arrête en chemin juste quand Imogen arrive par derrière. Il lui demande grosso modo ce qu'il fait ici.
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le Mer 13 Jan - 19:08
Il ne vous a pas fallut longtemps pour le trouver, comme vous le pensiez. Vos pas, trop discrets pour être réellement humains, ne l'avait pas alerté de prime abord alors qu'il soufflait toute la misère du monde au travers d'une fenêtre. Vous êtes mieux placé pour souffler de la sortes, vous qui avez vécu ici depuis bien plus longtemps que lui, et qui êtes obligé de vous farcir des jeunes incapables de discuter entre eux.

Le visage impassible, vous vous approchez un peu plus du garçon. De loin, on pourrait croire que vous allez juste passer à côté, en l'ignorant. Il n'en était rien, mais que savait-on ? Il était impossible de savoir ce que vous pensez au travers vos traits enfantins identiques à chaque situation.

« Si tu es venu me faire la morale sur le fait de ne pas laisser des réunions en plan, je décline.
- Dommage. »

Dites-vous calmement. Vous auriez voulu que ce soit plus ironique, plus rieur, mais il vous est impossible d'avoir ce genre de ton. En vérité, vous avez une liste grande comme la base de raison de lui faire la morale. Mais il reste un des seuls êtres humains ici à savoir pertinemment que sans le reste de la base, survivre ici est impossible. A connaître sa faiblesse et son inutilité lors des batailles.  Vous êtes sans doute encore plus inutile que lui, avec ce corps bien trop léger et cette peau bien trop fragile. Et vous le savez et ce, bien plus que tout le monde.

« De toute façon, il ne reste plus que Inge. Dites-vous toujours monocorde, Amélia est partie pas longtemps après toi. Et le garçon qui ne parlait pas, Mark, a été appelé par un autre jeune homme roux. J'en ai profité pour partir. »

Non, la réunion n'avait rien fait avancé. Tout au mieux, vous connaissez les noms des autres. En soit, c'est une bonne avancée, lorsqu'on prend en considération les caractères des personnes présentes à celles-ci. Vous savez que vous pouvez compter sur Inge, quant au autres… Ce sera certainement au petit bonheur la chance.

« Mais cela ne nous dispense pas de faire l'état des lieux. Vérifier toute la base ne sert à rien et nous perdrions trop de temps. Procédons par nécessité, soit la nourriture, le soin et les armes. Nous pouvons laisser la cuisine à Kim, je suis certain qu'il doit tout remettre en ordre. Nous devrions vérifier pour la salle d'arme, là où était entreposé la trompette à la base. Il en reste encore et il serait bon de savoir si elles sont encore utilisables. »

Et vous revoilà repartis dans un monologue sans fin. Vous ne parlez pas beaucoup, mais vous avez tendance à réfléchir tout haut, lorsque vous commencez à parler. Vous regardez Al dans les yeux, il a l'air trop las, trop sérieux, il est bien plus intéressant lorsqu'il s'emporte. Et l'homme taquin que vous avez toujours été persiste, et n'a pas été totalement avalé.

« Sauf si tu préfères rester là, afin de maximiser toute rencontre inopinée avec une certaine demoiselle. »

Le vrai vous aurait eu ses joues barbues fendues d'un large sourire, sa voix grave sonnerait amusée, les bras en défense comme s'il allait recevoir une réponse physique. Au lieu de cela, vous passez juste pour un rabat-joie et votre phrase comme un reproche, selon le point de vue de la personne en face.

Résumé :
Imogen retrouve facilement Al. Il est déçu de ne pas pouvoir lui faire la morale puis lui présente ce qu'ils pourraient faire par la suite. Non sans taquiner le roux en évoquant une certaine demoiselle...
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le Mer 13 Jan - 20:32
Comment ça, « Dommage » ? Al eut un lourd travail mental à faire pour réfréner toutes les répliques qui lui venaient à l'idée naturellement lorsqu'il conversait avec une gamine. À savoir, des tirades peu sympathiques, et il avait prouvé la veille avec Ziza à quoi cela pouvait mener. D'autant qu'il était parfois difficile de remplacer la voix fluette qui lui parlait par celle d'un homme viril et mature. Fort heureusement, il écouta le résumé de la fin de la réunion, haussant à peine les épaules et bredouillant un bref « Encore un touriste.. » lorsqu'un roux inconnu au bataillon fut mentionné.

Il était beaucoup trop mal placé pour rajouter quoi que ce soit d'autre. Bien que cela soit démangeant et qu'il soit en manque de crachat gratuit. Enfin. Au moins, il ne se faisait plus d'espoir inutile au sujet de la capacité des gens du coin à s'associer en cas de situation dangereuse.

« Mais cela ne nous dispense pas de faire l'état des lieux. »
Dommage.

Grâce à la suite de son discours, Imogen n'eut pas droit à la référence mal placée. Al se contenta d'apprécier les paroles parfaitement claires et raisonnées de son interlocuteur, avant d'acquiescer. De mémoire, la fameuse salle d'arme évoquait contenait cinq armes ; la trompette de Cydna, les bouteilles emportées par Annabelle et les cornichons radioactifs qu'il possédait lui-même en faisaient partie. De mémoire également, il n'était pas totalement stupide de s'y rendre puisqu'à elle seule, une arme de cette pièce pourrait être aussi efficace qu'un bataillon entiers de dessinateurs.
Pour peu que l'on pense à l'emporter en situation de crise. Ahem.

Alors qu'Al était plutôt partant pour l'aventure formidable de l'inventaire, Imogen avait pourtant cru bon d'enfoncer le clou une dernière fois.

« Sauf si tu préfères rester là, afin de maximiser toute rencontre inopinée avec une certaine demoiselle.
- Si tu parles de Cydna, je n'ai pas l'intention de lui parler pour le moment… »

Et merde. Tel un chasseur conscient d'avoir raté son coup avant même que la balle n'atteigne - ou plutôt ne loupe - sa cible, il s'interrompit. En soit, le fait même de reconnaître immédiatement l'allusion était une belle façon de poser les pieds dans le piège à souris (pas à loups, définitivement pas). Et toujours en soit, le fait de s'interrompre pour constater se fait était un raté supplémentaire.

« Bref. Nous disions donc, la salle d'armes ? » rattrapa-t-il avant de prendre les devants, tel un mauvais héros de dessin animé. C'était le meilleur plan pour qu'Imogen se fasse des idées, mais quelque chose laissait supposer à Al que c'était déjà le cas auparavant.

Spoiler:

Résumé : Al se fait avoir comme un bleu par l'allusion d'Imogen, puis change de sujet en proposant de se mettre maintenant à l'état des lieux

SUITE DU RP PAR ICI (et on considère donc que les deux loustics ont quitté le couloir)
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