Nõd - Il y a des gens marteaux, celui-ci est un marteau olympique.

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Petit nouveau
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a tracé,
le Mer 10 Fév - 14:02


Nõd

Identité



Appellation : Né Feodor Nõdrameelne, mais appelez-le Nõd. D'abord parce qu'il a oublié son nom complet, et parce qu'inutile de gaspiller votre salive de toute façon.
Oh, et gare au tilde. Le „õ“, ça vous donne une mi-fermée postérieure non arrondie.
...
En gros, vous prononcez „Neuuuud“.
Anniversaire/Âge : Il laisse la priorité aux trucs utiles. Mais il n'avait pas loin des soixante-dix ans avant d'être bombardé dans l'Esquisse.
Nationalité : Pondu d'une mère Estonienne et d'un père Lituanien en Lettonie. Car pourquoi faire simple ?
Arrivée dans l'Esquisse : Jour 4
Goûts : Les sciences expérimentales, et tout ce qui fonctionne avec. Les avions, les engrais, et même les bombes ! Oppenheimer était un génie ! Il a créé plus gros que tout le monde avant lui. Comment ça, les travaux théoriques d'Einstein ont été indispensables pour faire marcher tout ça ? On s'en tape, lui, il a juste marqué une ligne sur un tableau. Comment ça, la bombe atomique a été une arme si meurtrière qu'elle fut qualifiée d'inhumaine ? Mais justement, osez dire qu'une seule bombe avant ça y soit parvenue !


Description




Le propre de l'Homme, ce n'est pas le langage, ce n'est pas le rire, et ce n'est pas le suicide... C'est la science qui marche !

En physique, vous avez deux écoles. La théorique, et la pratique, travaillant de concert pour concevoir force inventions et technologies destinées à contenter tous les usagers de la planète. Quelles expériences établir sans théorie pour les appuyer, et comment plus justement démontrer une théorie qu'en la mettant en pratique ? La science vise la vérité, et cherche constamment à se réfuter, suivant la méthode de Pascal, pour arriver à une connaissance juste du monde qui nous entoure.

Voilà, allez expliquer ça à Feodor. Si vous parvenez à l'en convaincre, je vous paie une choucroute flambant neuve. Lui, les théories qui partent dans tous les sens, il s'en tape. Les mises en oeuvre tâchant de les prouver, c'est du pareil au même. La science, ça permet de faire des trains, des GPS, des guitares électriques et des téléphones portables. Quel intérêt à savoir que la surface de l'étoile Omicron-20 de la Bêta du machin céleste situé à des centaines d'années-lumières de la Terre présente une température d'exactement 36404 Kelvin ? Des nèfles ! Feodor est partisan du savoir utile, et c'est marre. Et de tous les scientifiques les plus illustres, il ne retiendra que ceux qui ont su exploiter les connaissances scientifiques par-dessus ceux qui les ont acquises. Einstein n'a fait qu'inspirer Oppenheimer, et même les premières combustions de Lavoisier, Trevithick aurait pu avoir pris deux minutes pour les mettre en forme avant d'inventer la locomotive à vapeur.

Ainsi, Feodor travaillait en tant qu'ingénieur dans un complexe high-tech de Riga (Grosso-modo, le high-tech, en Lettonie, ça représente les années 1990 en Europe de l'Ouest), certes brillant professionnel, mais dont la mentalité ne l'aurait jamais mené qu'à l'échec. Prenez un exemple: Il existe nombre de théories, assez simples à démontrer, qui avortent définitivement la possibilité physique d'un voyage dans le passé. Mais lui, ces théories, les a-t-il lues ? Si c'est le cas, il les a jetées à la poubelle dès le point final. Alors oui, il croit à la possibilité de remonter dans le temps, de dépasser la vitesse de la lumière, et d'aller migrer sur l'Alpha du Centaure. Il faut dire qu'il est né juste après la Seconde Guerre Mondiale, qu'il a connu les vingt Piteuses, la crise de 1930, et qu'à l'aube du XXIème siècle, il n'était plus tout sain d'esprit, le papy... et la fumée de ses cigares n'était pas pour améliorer tout ça.

Et puis vint enfin le jour où la Terre allait être débarrassée de ce taré, et, elle l'espère de tout coeur, définitivement.

En effet, un matin, ou du moins un instant qui vit son réveil, mais il appellera toujours ça un matin, parce que pourquoi se compliquer la vie ? Un matin, donc, il ouvrit les yeux face contre terre, presque en train de la grailler. Elle avait curieusement un goût de céramique, mais ce n'était pas encore assez pour le surprendre. Après tout, il n'avait jamais goûté de terre (par contre, la céramique, oui, suite à une farce de ses collègues voulant vérifier comment il analysait la composition de son repas). Le vieillard leva donc les yeux vers un ciel rose. Là, encore, ça allait. À soixante-dix balais, tout le monde est un peu daltonien, d'autant que... Je vous l'ai dit, qu'il fumait beaucoup ? Toujours est-il que la grande surprise survint lorsqu'il découvrit le décor qui l'entourait. Il n'avait jamais vu une plaine aussi vaste en Lettonie. La preuve, il n'en avait jamais vu tout court.

« Une autre dimension ! »

Ah, ben oui, il croyait aux autres dimensions aussi, tant qu'à faire. C'est probablement la première fois de sa vie que la Nature lui donnera raison.

Enfin, la surprise passée, il partit découvrir tout cela. Il marcha quelques temps, sans que rien n'interpelle sa curiosité, parce que c'était tout plat. Force personnes s'interrogeraient de ce vide, mais pour lui, s'il y a du vide, c'est qu'il n'y a rien, donc pas de question à se poser. Déjà qu'il ne s'en pose pas quand il y a quelque chose...
Puis survint le premier évènement de son épopée: Un marteau. Non pas de ces marteaux qu'on utilise pour planter des clous, mais de ceux qu'on s'amuse à lancer aux jeux olympiques. Eh bien voilà, un marteau qui avançait en faisant le culbuto.

« C'est parfaitement génial ! »

Et là-dessus, le vieux se jeta sur l'objet tentant désespérément de se débattre, et l'examina pour saisir comment il fonctionnait.

« Eeeh ben ! Pas un câble, pas un rouage... Tu serais pas vivant, par hasard ? »

Devant l'absence de réponse du pauvre marteau martyrisé, il était temps de passer à l'expérience pour comprendre à quoi il pouvait bien servir. Par un raisonnement à la fois logique et aveugle de la conséquence évidente d'un tel acte, le scientifique décida de le lancer pour voir s'il volait aussi bien que ces marteaux olympiques. Le décollage fut splendide, tout comme la magnifique trajectoire curviligne parfaitement régulière et l'atterrissage en beauté à une vingtaine de mètres. Le lanceur, d'abord surpris de sa force (je rappelle que c'était un septuagénaire le jour précédent), décida de ne pas plus s'en inquiéter et courut chercher le marteau pour tenter de nouvelles expériences. Arrivé au chevet du blessé, il reprit son empoigne sur le manche de celui-ci, et fit volte-face pour un deuxième lancer. Et c'est alors qu'il se retourna que survint le retournement: Il faisait face à la terrible Horde des Steppes, non pas celle d'Attila, mais toute aussi effrayante. Fourchettes, sacoches, tuyaux de poêles, matelas, balais-brosses et nombre d'ustensiles en tous genres lui présentaient leur air le plus menaçant.

Euh... Imaginons qu'ils sont vivants et tentons de converser...

« Eh, bonjour, fière compagnie. Je suis... »

Comment il se faisait appeler déjà ? C'était pas „Noth“ ? Non, „Nõd“ ! Attendez, non, ça veut dire „sorcière“, ça. Aaaaah, pas le temps d'hésiter !

« Je suis Nõd, modeste scientifique que le sort a égaré dans vos contrées. » annonça-t-il en levant son chapeau.

Chapeau ?

Tiens, oui. Fort sympathique, d'ailleurs. Un peu comme ces savants du XVème.

Mais le vil attirail qui s'opposait à lui ne semblait pas touché par cette élégance, et les outils se mirent en formation pour venger leur frère tombé.

« Oh, et puis en voilà assez, de toute cette dissidence ! »

Ni une, ni deux, ni même un semblant de considération, Nõd récupéra le marteau et prit le pied de guerre. Ce qui s'ensuivit... serait assez compliqué à avaler. Les Objets, eux, ils voyaient un vieillard survolté les tabasser sans merci avec l'un des leurs, et comme pour protéger ce dernier de coups supplémentaires, ils reculèrent de quelques pas (pour ceux qui marchaient, cela va de soi), et reformèrent un cercle autour de la menace pour l'intimider. Nõd était cerné, et son intelligence *ahem* allait devoir le tirer du pétrin dans lequel il s'était mis. Quelles options à ses pieds, parmi ses ennemis vaincus ? Un marteau olympique, un compas de marin indiquant je ne sais quel nord, un lavabo à l'évier brisé par l'agressivité récente du scientifique, une roue de vélo qu'avait perdu le dit-véhicule au combat...

Un lavabo, ça fait de l'eau. L'eau qui fait tourner une roue, ça crée de l'énergie, et l'énergie, ça fait marcher les objets. Le marteau, il vole bien, donc il s'envolera sans que je ne le lance si je l'alimente avec la roue à la rotation enclenchée par le flux d'eau, donc je pourrai m'y accrocher, et ça partira dans la direction du compas, c'est physique...

« Allez, ça va marcher ! »

Et, par Tsiolkovskyi, ça marcha ! Leibniz et Descartes l'auraient étripé pour avoir mené un tel raisonnement, mais les faits sont qu'il assembla les objets à ses pieds dans une structure sans logique aucune, et que son „invention“ s'envola ! Et dans la direction indiquée par le compas, qui plus est !

Et cette direction ne fut autre que celle qui menait à la Base. Est-ce-qu'il existait un fort magnétisme justifiant un tel phénomène ? Enfin, dans le cerveau de Nõd, ça ressemblait à: „Oh, on peut faire des compas qui indiquent le nord, alors pourquoi pas vers un autre point, comme l'un des rares endroits habités, sinon le seul de cette plaine sans fin ?“, ce qui, il faut le dire, était encore une fois vrai dans ce monde. Il ne s'en rendait pas compte, mais c'était une chance, pour lui, d'avoir atterri dans l'Esquisse à cet âge-là, car cinq ans plus tôt, il lui restait le semblant d'esprit qui l'aurait empêché de mener de tels raisonnements...

Mais les choses furent ainsi, et les locataires de la Base, passé le choc d'avoir vu un vieux dément costumé en scientifique de la Renaissance tomber en plein chez eux, l'accueillirent rapidement comme ingénieur de talent. Il avait su faire voler un marteau jusqu'ici en toute connaissance de cause (pour ne pas dire „chance dans sa bêtise“), et en plus, il aimait bosser sur les machines, alors pourquoi s'en priver ? De toute façon, Nõd n'était que dans la moyenne de démence régnant dans ce monde, sa seule particularité venant du fait qu'il l'avait héritée de sa vie sur Terre.

Les „habitués“ de l'Esquisse tentèrent d'apprendre au scientifique tout ce qu'ils savaient sur ce monde, mais bien vite, certains eurent l'impression que l'inverse se produisait. C'était le taré qui était tombé du ciel qui leur apprenait à utiliser les objets et à considérer les lois de la pseudo-physique des lieux. Bien sûr, les plus sensés rejettaient les élans du vieux fou, mais quelques désespérés s'amassaient autour de ce „messie“ pour qu'il les guide dans cet enfer...

Dans le calendrier des dessinateurs, Nõd avait apparu le quatrième jour après la grande Tempête. Nombre d'entre eux comptaient parmi les sceptiques rapport au calme du jour trois, et s'attendaient déjà à de nouveaux ennuis avec les Objets d'ici le lendemain, sinon quelques heures... Mais à la place de cela, ce furent huit jours de calme à peu près plat qui s'ensuivirent à la Base, mais on ne quittait pas l'état d'urgence. Nõd n'avait cessé de travailler avec quelques assistants piqués parmi son nouveau fan-club sur des véhicules, des dispositifs ou des armes qui pourraient servir à l'avenir. Huit jours durant lesquels il ne quittait que peu son „antre du chercheur“, une pièce rustiquement aménagée pour son équipe près des entrepôts de fatras trouvés dans la Plaine.

Le treizième jour, toujours en train d'établir ses concepts foireux qui marchent avec ses adeptes, tous entendirent le fameux appel de la Voix, leur promettant la vérité sur ce monde... Bon, en l'occurrence, c'était comme une paire de témoins de Jéhovah venus taper à la porte d'une secte confucianiste: Lamentable. La vérité, c'était Nõd qui l'avait, et c'était tout. La journée se poursuivit donc sans réels évènements, sauf ce fameux instant où l'un des disciples de Nõd sorti prendre l'air un moment dans la soirée revint paniqué et exhorta l'équipe à venir voir à l'extérieur. Bon, un contretemps de cinq minutes n'étant pas la mer à boire, tous sortirent, pour finalement découvrir une Ville apparue à côté de la Base. D'abord incrédule, Nõd partit rencontrer les intendants et leur demander leur avis sur ce phénomène:

« Eh bien... Il semblerait que la Base se soit déplacée jusqu'à la Ville. »

Ah, bon, eh bien tout s'expliquait. Retour au boulot.

Enfin presque... Nõd renvoya sa compagnie à l'atelier, tandis qu'il décida d'aller personnellement examiner le fameux moyen de locomotion de la Base. Mais il n'était pas le premier sur le coup, et l'un des fameux „Cyantifiques“ rebelles dont il avait entendu parler se penchait déjà sur la question.

La suite, vous l'imaginez. Essayez de confronter la vision d'un Cyantifique à celle d'un Nõd (Comprendre ici {Nõd / Disciple de Nõd}... La dispute ne fut pas longue, l'intendance renvoya rapidement le vieillard s'occuper de ses oignons (à savoir les inventions qui marchent plutôt que celles qui mar... se déplacent).

Cependant, Nõd n'avait pas dit son dernier mot, et dès le lendemain, dès que ces sceptiques et ce „monsieur je-sais-tout“ seraient passés à autre chose, il irait mener son enquête accompagné de toute sa clique d'illuminés. Parce qu'il existait assurément un moyen de contrôler les mouvements de la Base, et de faire tout plein de belles choses avec ça. Et ce moyen, le découvrir sera la gloire de Nõd aux yeux de tous les sceptiques de ce monde !


Qui tient le pinceau ?



Je suis un DC (donc ça vous donne un ordre d'idée)
Je suis un mec (donc vous pouvez déjà virer 80% des possibilités)
Je ne regarde pas d'anime, ni ne lis de manga (vous m'avez grillé, là, non ?)
Cyrano de Bergerac (Oui, oui, c'est bien moi...)


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<div class="pseudoreg">Nõd</div>
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<div class="descreg"><p>Scientifique complètement taré qui n'a pour sacerdoce que les résultats qui fonctionnent.</p></div>
<div class="fichereg"><a href="http://www.esquisse-rp.com/t1832-nod-il-y-a-des-gens-marteaux-celui-ci-est-un-marteau-olympique#18435" target="_blank">Fiche</a></div>
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Allez, ça va marcher !
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Le coach ailé
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a tracé,
le Jeu 11 Fév - 23:35
Un marteau olympique, dit-on ?
Moi, je vois un dessinateur tout à fait normal. :>:

Re-bienvenue à toi, brave Kaori ! Je crois qu'il s'est écoulé moins de temps entre ton inscription et ton premier RP qu'entre celui-ci et ton DC, non ? En fait, je n'en sais rien, mais il reste que nous effectuons là une belle conversion. Continue dans cette voie :D
Alors, déjà, cet avatar cartonne, je l'adore. Le personnage aussi, en fait, j'aime son nom, j'aime ce caractère, ce crédo, ce serait juste l'ami parfait pour Oleg (dans le club des vieux tarés) Cette façon de mixer les éléments et de chercher un semblant de logique inexistant dans la narration... Décidément, cela promet de bons RPs.

Et en parlant de RPs, tu connais déjà la maison alors.. Dis-moi juste dans quel groupe je case ton bonhomme, et en voiture Simone ! ♥️
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Cuiiiii !
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