Description de l'univers

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le Dim 14 Jan - 20:20

L’univers


Introduction



Atterrir dans un monde totalement nouveau est une expérience perturbante, surtout quand il s’avère que le monde en question semble dénué de tout sens commun ou d’une quelconque forme de logique, et vous aurez tôt fait d’y perdre tous vos points de repère. Ce sujet est là pour ça, vous y trouverez des informations sur tout ce qui semble à peu près fixé dans cet univers malgré son caractère imprévisible.

Comme il l’a été suggéré, les lois de l’Esquisse peuvent aller à l’encontre des lois physiques et logiques en application dans le monde rationnel duquel vous venez. S’il peut arriver qu’une pomme lâchée sans accélération tombe comme elle le devrait sur le sol, il peut aussi bien arriver qu’elle s’élève au contraire, ou s’en aille dans n’importe quelle direction si l’envie lui prend, voire se mette à danser un tango avec une boule de neige qui se trouvait juste à côté malgré la température ambiante de 21°C. Mais ne vous inquiétez pas, on finit souvent par s’y habituer.

Nul ne sait vraiment ce qu’est l’Esquisse, ni pourquoi l’on s’y retrouve catapulté depuis sa vie de terrien à un moment de l’année 2012. On s’y réveille simplement un jour ou un autre et à peu près n’importe où, sans aucun souvenir de la façon dont on y a été emmené. Lorsque cela vous arrive, vous pouvez vous retrouver avec un corps et une mémoire altérée par rapport à celui que vous étiez sur Terre. Certains se rappellent parfaitement la vie qu’ils menaient avant d’être précipités ici, d’autres n’en gardent qu’un vague souvenir, et d’autres encore l’ont totalement oubliée, ou même se persuadent d’avoir vécu des choses qui ne leur sont jamais arrivées. Certains se retrouvent dans le corps avec lequel ils avaient grandi, d’autres le voient déformé par de nouveaux attributs allant d’une nouvelle couleur d’yeux à la transformation totale de leurs membres, à travers des mutations pouvant parfois défier les caractéristiques propres de l’être humain. Il arrive aussi de se retrouver transplanté dans le corps d’un autre - qui se retrouvera parfois lui-même transplanté dans le vôtre car l’Esquisse est une grande farceuse - ou même dans celui d’un animal. Pour faire simple, à partir de l’instant où vous avez ouvert les yeux dans ce monde, il peut advenir littéralement n’importe quoi de vous.

S’ils vivaient tous à la même époque, les Dessinateurs - c’est le nom donné à ceux qui se réveillent dans l’Esquisse - viennent de tous horizons, de tous milieux et de toutes cultures. Toutefois, communiquer avec son prochain ne pose absolument aucune difficulté dans ce monde, car chacun entend ses interlocuteurs comme s’ils parlaient sa langue maternelle, quelle que soit celle qu’ils utilisent normalement. Les Dessinateurs peuvent donc se comprendre, au point d’avoir même formé une véritable communauté, mais n’oubliez pas que le langage et la coopération mènent à autant d’accords que de désaccords. Ainsi va l’Esquisse, l’annihilation de la logique y trouvera toujours autant de bons côtés que de mauvais.

Le Ciel


Le Ciel d’Esquisse est généralement la première image que découvrent les nouveaux arrivants dans ce monde à leur réveil, et le premier indice de l’absurdité y régnant en maîtresse absolue. Sa seule couleur rose tirant parfois sur le mauve suffit à pousser nombre de dessinateurs à s’imaginer de prime abord dans un rêve ou un état second. Mais plus effarantes encore sont les images qui se dessinent dans cette voûte céleste. Il en est de tous types, concrètes comme abstraites, figées comme animées, joyeuses comme tristes. On y peut voir des photographies, des dessins, des motifs, ou même des textes selon son humeur. Plus étrange même, chacun possède sa propre vision du Ciel, entendez par là que vous n’avez pas de raison d’y voir les mêmes images et teintes rosées que votre voisin qui le regarde pourtant au même endroit et en même temps que vous.

Même dans l’Esquisse, la nuit tombe, mais elle aussi se comporte selon le bon vouloir de l’absurdité ambiante. En somme, elle tombe soudainement à des intervalles absolument aléatoires, pouvant aller de quelques minutes à plusieurs semaines à l’échelle temporelle terrestre, et l’expression “prévisible comme le lever du soleil” est par conséquent inutilisable ici. La nuit, le Ciel est noir et sans étoile, de même qu’il est sans soleil le jour - ce qui rend l’expression sus-ci nommée d’autant moins utilisable. Seule une lueur d’origine inconnue, plus vive le jour que la nuit, balaie l’Esquisse d’assez de lumière pour y voir quelque chose.

Les objets


Parmi les curiosités de l’Esquisse figurent les Objets. Ils sont la faune et la flore de ces lieux, et peuvent prendre de nombreuses formes, allant de l’outil de jardinage à l’armoire de chambre, en passant par la plante verte, la robe de nuit ou même le poulet brun. Le terme “Objet” regroupe tout ce qui s’apparente à un animal, un végétal, un bibelot, une fusion des trois, ou n’importe quoi de non-humain capable de se mouvoir et d’agir d’une façon apparemment consciente. Il est donc commun de se retrouver nez à nez avec un dictionnaire ambulant ou une lampe de chevet lisant Shakespeare. Certains Objets peuvent se montrer hostiles, d’autres au contraire plus passifs, voire docile, la seule constante restant leur imprévisibilité.

Le terme “objet” (sans majuscule) ne s’applique quant à lui qu’à ceux qui demeurent inanimés, mais il peut tout aussi bien s’agir de curieux assemblages propres à l’Esquisse, aux utilisations plus ou moins cohérentes avec leur forme.

Les Tempêtes


De temps à autres, des Tempêtes surviennent dans l’Esquisse. Ce sont des vagues de changement, des déferlements d’entropie pure qui gomment et redessinent tout ce qui se trouve sur leur passage, vous compris. Des paysages peuvent alors se voir totalement chamboulés, et ceux qui s’y trouvaient sont susceptibles d’en ressortir sous littéralement n’importe quelle forme (même de hachis si la fortune les boude ce jour-là).

Si ce phénomène est généralement plus dangereux que commode, certains y voient toutefois une chance de repartir à zéro et d’abandonner un corps qu’ils ne supportent plus - d’autant qu’ils ne l’ont en général pas choisi. Il arrive donc de voir des dessinateurs se jeter dans la faux d’une Tempête, en espérant inconsidérément qu’elle sera clémente.

Les cyantifiques


Personnages en blouse presque aussi mystérieux que l’Esquisse elle-même, les cyantifiques n’ont pourtant pas la prétention de comprendre tout ce qu’il s’y passe. Néanmoins, ils s’y attellent, et si leurs revendications et ambitions sont globalement inconnues des dessinateurs, ils semblent animés avant tout par la Cyance, à savoir la science de l’Esquisse et la résolution des plus grandes questions qui s’y posent. La plupart se spécialisent dans un domaine, et qu’il s’agisse de l’étude du caractère aléatoire de la gravité, l’ingénierie de composés esquisséens ou encore le comportement et le cycle de vie des Objets, tous semblent en savoir plus long que les dessinateurs sur certains sujets.

L’origine des cyantifiques est totalement inconnue, personne ne sait vraiment quand ils sont apparus dans l’Esquisse, ni s’ils l’ont d’abord fait en tant que dessinateurs ou s’ils sont des êtres différents dans leur nature même. Certains ont du mal à imaginer que de tels huluberlus puissent être humains, et c’est tout à leur honneur.

La communauté des cyantifiques est grande, et il s’en trouve à peu près n’importe où, tant il est vrai que l’on trouve des choses inexplicables également n’importe où, mais ils fréquentent régulièrement la Ville (cf. paragraphe suivant) pour y recruter des bonnes volontés parmi les dessinateurs afin de résoudre certains de leurs problèmes. Attendez-vous donc à être régulièrement accostés par des types en blouse en quête de porteurs de matériels, de chasseurs d’objets ou simplement de cobayes humains pour leurs expériences. Vous voilà prévenus.

La Ville


La Ville est l’endroit incontournable pour tout dessinateur acceptant un tant soit peu l’idée de rester dans l’Esquisse de façon prolongée, sinon permanente. C’est là que se regroupent et s’agencent les plus grandes communautés, ce qui en fait à la fois une zone d’échange – aussi bien verbal que matériel – et d’occupations, à travers son activité constante.

Le point central de la Ville est la place du marché. Là-bas s’organisent toutes sortes d’affaires, qu’il s’agisse de troc, de services rendus, ou de recrutement de personnes vaillantes pour mener à bien force quêtes épiques et randonnées touristiques à travers les lieux les plus spectaculaires de l’Esquisse. La place du marché est agencée autour d’une grande rue, bordée par des allées surélevées à différentes hauteurs et communiquant entre elles par le biais de traverses et d’escaliers. Au milieu, une aire dégagée concentre les crieurs publics à la recherche de volontaires, de bonnes affaires ou simplement d’attention. C’est également là-bas que les cyantifiques vont régulièrement installer leur propre stand de recrutement. Si vous avez de la chance, vous pourrez aussi assister là-bas à une représentation de théâtre de rue ou d’autres attractions foraines.

À l’autre bout de la Ville se tient le palais, un lieu d’importance pour les citoyens de l’Esquisse les plus cultivés et amateurs d’arts raffinés. Ses jardins de fleurs textiles aux feuilles cousues de lin, de laine, de soie ou d’autres tissus plus locaux et moins cohérents, décorent harmonieusement les pieds des grands mannequins de bois qui surplombent les lieux avec la grâce de statues héroïques en arborant fièrement les chefs-d’œuvre de couture que des dessinateurs inspirés auront taillés avec la flore locale et passés sur leurs épaules inertes. À l’intérieur du bâtiment, d’autres tapisseries de diverses compositions, formes et couleurs ornent les murs avec autant d’élégance. Au plafond, des grandes fenêtres laissent les lueurs du Ciel d’Esquisse noyer chaque pièce de leurs teintes rosées et violacées. Au sol, d’autres fenêtres permettent quant à elle d’admirer la faune maritime d’un aquarium souterrain situé juste au-dessous de l’édifice. Le palais contient également un opéra, dans lequel sont données des grandes réunions ou d’autres divertissements musicaux et théâtraux.

Enfin, au sein de la cohue d’habitations qui font de la Ville ce qu’elle est (à savoir une ville) se dresse un troisième pôle de l’organisation de la communauté des dessinateurs. Il s’agit de l’hôtel. C’est le centre d’accueil de toutes les personnes fraîchement arrivées dans l’Esquisse, et qui n’ont pas encore eu l’occasion de s’intégrer dans les lieux. Dans l’hôtel, ils trouveront de quoi les loger et nourrir en attendant de parvenir à se monter une situation stable, ainsi qu’une ambiance de franche camaraderie dans son bar officiel. Quant à ceux qui voudraient y profiter de leurs avantages plus longtemps que nécessaire… gare au féroce canard du tenancier.

Pour circuler facilement et rapidement dans la grandeur de la Ville, un réseau de calèches est mis à la disposition de tous les usagers. Chacun y va de sa propre idée pour tirer le véhicule, et la circulation dans les rues s’illustre finalement par un mélange très hétéroclite d’attelages, de moteurs ou d’autres moyens de locomotion plus exotiques. Des courses de calèches sont même régulièrement organisées pour confronter les inventivités des dessinateurs dans ce domaine, où l’endurance et la vitesse, mais aussi la fiabilité de votre choix seront mises à rude épreuve.

Les autres lieux


L’Esquisse est grande, si grande que personne à ce jour n’a su en déterminer les limites ou en décrire la forme. Ajoutez à cela le fait que tout y semble possible, et vous comprendrez aisément que ce monde regorge de lieux uniques et souvent renversants. Seuls les plus remarquables des alentours de la Ville seront donc listés ici - et seuls les lieux listés ici sont pour le moment jouables.

■ Le Labyrinthe se présente sous la forme d’un dédale aux murs pouvant prendre diverses formes (brique, haie, pain d’épice...) et s’agencer de diverses façons. En somme, malgré tous les points de repère que vous pourrez facilement y retenir, il ne sert à rien d’aller dire “Tu dois tourner deux fois à gauche puis une à droite à partir des premiers murs de matelas bleus” à vos compagnons qui voudraient s’y retrouver, car le chemin aura pu changer entre-temps.
Mais d’ailleurs, pourquoi inviteriez-vous vos compagnons à le traverser ? Pour les trésors, pardi ! Comme dans tout bon labyrinthe vous attendent dans celui-ci moult récompenses sous forme d’objets plus ou moins utiles selon si vous avez de la chance ou non. Au coeur du dédale se trouvent les récompenses les plus précieuses - sur le papier du moins, car en vérité, le joueur qui atteindra le centre le premier et décrochera la récompense pourra en supplément choisir celle du prochain, qui lui-même pourra choisir celle du suivant.
Au cours de votre excursion, vous serez régulièrement confrontés à des énigmes qui vous permettront de progresser ou de retrouver votre chemin. Méfiez-vous toutefois : les réponses de celles-ci peuvent s’avérer aussi instables que l’agencement des murs.
Un dernier fait remarquable du Labyrinthe : la fameuse “chance du débutant”, dont on dit qu’elle est un concept inventé par l’orgueil de vétérans qui n’assumaient pas leur échec, semble pourtant en application dans ces lieux, et il s’avère que la fortune sourit plus souvent aux dessinateurs qui tentent leur chance pour la première fois qu’à ceux qui s’acharnent à retenter le coup.

■ La Bibliothèque est un grand bâtiment situé en marge de la Ville, dans lequel se trouvent à votre grande surprise des bouquins. Il peut s’agir d’oeuvres classiques de la Terre comme de textes qui n’ont jamais existé que dans l’Esquisse, mais aussi de livres aux pages blanches, ou décorées d’images diverses et de symboles au sens obscur… Et naturellement, certains de ses ouvrages peuvent se promener eux-même dans la bibliothèque et lire par-dessus votre épaule sans considération aucune pour votre confort de lecteur.
La Bibliothèque comporte également une imprimerie, très appréciée des distributeurs de tracts publicitaires ou contestataires, ainsi qu’une salle d’étude où les plus grands esprits des Cyantifiques et des Dessinateurs s’en vont parfois méditer sur des questions existentielles relatives à l’Esquisse en étudiant les écrits des anciens.
Pendant votre visite ou votre consultation, vous serez accompagnés par les Rats. De vrais rats, avec un petit museau et une moustache frétillante. Ils sont les tenants de ce lieu, à la fois responsables du rangement des livres et de la conservation de leur bon état, et malgré le caractère protecteur avec lequel ils interdisent farouchement l’accès à certaines ailes de la Bibliothèque, ils peuvent se montrer très amicaux avec vous pour peu que vous restituiez vos emprunts sans en corner les coins.

■ Le Champ d’éoliennes pousse en périphérie de la Ville. Il s’agit bel et bien d’un champ, comme pourrait l’être un champ de blé ou de maïs, mais ce sont des éoliennes qui y poussent. Des éoliennes végétales, c'est-à-dire avec des branches, des feuilles, des lianes et même du lichen. D’où viennent-elles ? Personne ne le sait vraiment, même si certains y vont de leur théorie du complot en accusant les Cyantifiques de les faire surgir d’une base souterraine située juste au-dessous.
Les éoliennes semblent se comporter comme des plantes, leur tronc et leurs pales grandissant avec l’âge, et tournant par le fait même avec d’autant plus de véhémence qu’elles sont vieilles. Les plus jeunes pousses, que l’on trouve majoritairement vers l’extérieur du champ, font une taille humaine, tandis que les plus grandes s’élèvent à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Certaines créatures de la faune esquisséenne capables de grimper à leur sommet ont par ailleurs tendance à agencer des nids dans leurs moteurs.
Sur les pales des éoliennes poussent également des fruits, des sortes d'oranges d'autant plus grosses qu'elles poussent en hauteur - donc sur les grandes éoliennes - les plus grosses étant d'une taille telle qu'il est possible de s'asseoir confortablement dessus. Méfiance, toutefois : l'agitation des pales a tendance à faire tomber ces fruits sur les têtes des passants imprudents. Et quand il s'agit d'un qui fait douze fois votre poids, ce n'est pas sain. Mais rassurez-vous : comme le dit l'adage, "l'orange ne tombe jamais deux fois au même endroit".

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