Kaoren - L'abade d'un figurant

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Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
Personnages : Kaoren, Penrose
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le Mer 24 Jan - 19:33

Kaoren




APPELLATION
Kaorentin Placonte, mais il affectionne particulièrement le pseudonyme "Kaoren" et se présente le plus souvent sous celui-ci.

ÂGE
Trente-et-un ans, dans le corps d’un garçon de quatorze. Né exactement le 12 décembre 1980.

NATIONALITÉ
Assurément de France, et dans ses souvenirs, probablement d’Orléans.

GOÛTS
Il se prend de passion pour toutes les formes d’art, mais garde une préférence marquée pour le théâtre. Et il n’aime pas vraiment les enfants.

ARRIVÉE DANS L'ESQUISSE
Jour 13, mais il a rejoint la communauté au jour 14 (donc il n’a pas connu les événements du Phare).


Caractéristiques


♦️ CONSTITUTION PHYSIQUE : Plutôt bas, le corps de jeune adolescent n’aide pas à tenir les chocs.
♦️ HABILETÉ : Plutôt bas, Kaoren ne fait pas vraiment dans la pratique et il n’est pas très adroit, cela ajouté au fait qu’il a également du mal à appréhender son nouveau corps.
♦️ FACULTÉS MENTALES : Plutôt élevé, Kaoren n’est définitivement pas la moitié d’un crétin, et après une dizaine de jours passés dans l’Esquisse, il a commencé à s’habituer à ses particularités.

♦️ MAÎTRISE DES ARMES BLANCHES : Adepte, Kaoren faisait un peu d’escrime avant l’Esquisse, dans la continuité de son idolâtrie vis-à-vis de Cyrano de Bergerac.
♦️ CUISINE : Adepte, il a pris l’habitude de cuisiner proprement et de se préparer des mets plus comestibles que ceux de la cantine des prof’s (et par conséquent encore plus que ceux du restaurant universitaire, vous savez que ça marche toujours dans ce sens). Et puis il a même eu un stage avec le meilleur cuistot de l’Esquisse au jour 16, pour ceux qui se rappellent.
♦️ SCIENCES APPLIQUÉES (chimie, biologie, géologie, etc) : Adepte, Kaoren maîtrise des programmes de licence en physique, en mathématiques et en philosophie, car Cyrano de Bergerac était un disciple et admirateur de Gassendi, et que Kaoren n’a jamais eu de vie sociale.
Inconnue pour les autres. Non, il n’avait pas le permis de conduire.

♦️ PARTICULARITÉS :
Cheveux rouges. Je sais pas si ça pourra avoir une influence, j’en doute même fort. Mais qui sait, si les cyantifiques font de la discrimination… et peut-être qu’il y a des pigments chimiques à l’intérieur, au fond. (Non, je crois pas ce que je dis.)

♦️ NIVEAU DE DIFFICULTÉ SOUHAITÉ :
Normal

Description


Kaoren était un admirateur presque inconditionné de tous les arts, un habitué des galeries comme des scènes de théâtre, des salles de concert, des grandes places et bien sûr des rayons de la bibliothèque. Il ne se cherchait pas de raison d’être ou de grande cause à défendre, et vivait au jour le jour une vie d’enseignements sur son domaine de prédilection, des autres à lui comme de lui aux autres. Il était professeur d’histoire des arts en université de lettres, ce genre de professeur qui alimente les fantasmes des jeunes étudiants mais que ces derniers ne s’attendent plus à rencontrer après trois ans d’expérience. Pourtant, Kaoren était bien là, un homme donnant ses cours avec une verve enflammée, s’envolant dans des digressions sur lesquelles il terminait régulièrement ses séances à force de ne plus savoir les freiner, et ne cachant jamais ses délires personnels à l’assemblée qui l’écoutait. Jamais étudiant de Kaoren ne quitta son premier cours sans parler de lui. En bien ou en mal, cela dépendait du formalisme de l’étudiant en question, mais il gardait une cote assez positive auprès de la majorité.

À l’ombre de tous comme à la seule lumière de son audience, Kaoren se piquait d’admiration pour le poète, savant, philosophe, érudit, galant et bretteur d’exception : Hercule Savinien de Cyrano de Bergerac. Il était sa référence absolue dans chacun des nombreux domaines auxquels il s’adonnait, ainsi qu’un implacable modèle de morale et de vertu. C’était en quelque sorte son homme à devenir. Alors Kaoren étudiait de son côté les sciences, la philosophie, et même l’escrime. Et bien sûr, dans les indomptables dilemmes moraux de son quotidien, il tranchait les issues par l’invocation d’un « Que ferait Cyrano dans cette situation ? »

Une excellente question qu’il ne manqua pas de se poser lors de son arrivée sur Esquisse. Dans le fait qu’il y ait atterri sous les traits d’un garçon de quatorze ans ainsi que dans les nombreuses choses qui l’entouraient et défiaient sa logique terrienne, dont notamment des cailloux mous ou un grand bâtiment s’étant déplacé au travers de la Plaine, il eut rapidement l’impression de revivre la fameuse Histoire comique des états et empires de la Lune, ce récit dans lequel Cyrano de Bergerac imagine son voyage sur la Lune et se retrouve confronté à des situations semblables. Pour Kaoren, cela ne faisait pas un pli : il fallait se comporter comme le personnage de cette histoire pour y réécrire la même chute.
Du moins, c’est ce qu’il pensa pendant un jour ou deux.

À travers les quelques rencontres qu’il avait eues dans ce monde, Kaoren se tourmenta mentalement et toujours plus durement. À chaque pas de travers qu’il amorçait, il continuait de glisser jusqu’à tomber pour redécouvrir plus tard qu’il ne suffisait pas d’essayer d’être parfait pour le devenir. Et par extension, imiter Cyrano n’était pas le moyen de devenir la nouvelle incarnation de sa valeur. Resté très impulsif pendant plusieurs jours, Kaoren devenait à la fois plus désagréable et moins sensible, et même s’engager vers une cause chevaleresque comme aider la communauté à traverser cette rude épreuve qu’était l’Esquisse ne semblait plus l’animer que d’un nouvel orgueil et d’un pragmatisme qu’il ne se connaissait pas. Mais à chaque fois qu’il se retrouvait seul, mentalement plus que physiquement, il retrouvait l’occasion de se remettre en question. Il hésita même une nuit à profiter de l’un de ces instants de clairvoyance pour simplement quitter les autres et faire cavalier seul.

C’est cette même nuit, lors du sinistre de la Ville, qu’il retrouva la raison. Bénissant sa culpabilité pour avoir su le garder d’un sommeil qui lui aurait été fatal, Kaoren se laissa transporter par ses impulsions, qui couraient assurément plus vite et avec plus de véhémence que lui. Sans regarder derrière lui, sans laisser un instant à la pensée d’aller affronter l’immense juggernaut qui écrasait une par une les bâtisses de la Ville ou la horde d’Objets qui lui ouvraient sauvagement la route, le tourmenté de la veille piétina ses regrets et gagna à grande allure le convoi des cyantifiques s’apprêtant à partir.

Et d’être là pour aider ceux qui s’en étaient sorti, d’encore vivre assez pour contribuer à l’éternelle lutte contre l’Esquisse, et enfin de se répéter qu’aller mourir sous les décombres n’était pas la solution à quoi que ce soit, Kaoren accepta l’idée que le panache n’était pas un conseiller aussi blanc qu’il l’avait imaginé. Le temps des héros était révolu, et ceux qui avaient eu l’audace de se targuer de la sorte n’étaient plus à ses yeux que des inconscients. En vérité, l’Esquisse n’était pas une terre pour les héros. Simplement une terre qui vous pousse à les regretter.

Le voyage est l’occasion de le faire. Pour eux, et pour tous ceux qui sont perdus. Kaoren endure le choc en vacillant, muet comme jamais il n’a su le rester. Il ne voit plus la beauté dans l’adversité, pas plus qu’il ne la retrouve dans les traits de l’Esquisse. Cette immense pièce dont il cherchait les personnages principaux est devenue aussi froide que la réalité, et ne semble plus jouée que par des figurants. Les cyantifiques auront beau promettre des solutions, leurs détracteurs auront beau clamer qu’ils ne sont que leurs pions, aucun de ces partis n’aura jamais le dernier mot. La dernière tirade sera clamée par un être sans importance, un personnage vain dont la pièce aurait pu s’abstenir, car l’Esquisse n’épargnera pas celui qui s’en réclamera le meilleur acteur, mais celui qui le sera effectivement. Et tous ceux qui se donnent un autre air que celui du figurant anonyme jouent très mal leur rôle.

Kaoren a toujours affirmé vouloir celui-ci, mais n’a jamais su agir dans ce sens. Maintenant qu’il n’a plus le choix, il espère se complaire dans ce nouveau personnage.

Spoiler:

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Personnage utilisé pour votre avatar (et oeuvre dont il est issue) : Bernard Sambre (Sambre)
Description succincte de votre personnage (en mots-clefs, voir le registre pour les exemples) : 31 ans dans le corps d'un garçon de quatorze - Cheveux rouges - Références théâtrales tournant principalement autour de Cyrano de Bergerac




Les tarty's du temps où on en avait:





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Qu'est-ce qui est jaune et qui traverse les murs ?
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le Mer 24 Jan - 21:49
Bienvenue dans les Sables ~

C'est un plaisir que de revoir ce Kaoren, à la fois fidèle à lui-même (en particulier dans ce style poétique qui lui va si bien et que j'affectionne toujours autant) et renouvelé. Je ne m'attendais pas à une telle évolution et je la trouve d'une justesse fataliste, ou d'un fatalisme juste, qui sait. En tout cas, je ne m'attendais pas à le voir partir dans cette direction, et j'ai d'autant plus hâte de le voir en RP dans son nouveau rôle de "figurant".
Parmi les phrases que j'ai appréciées, celle qui m'a sans doute le plus marqué à la première lecture est celle-ci "En vérité, l’Esquisse n’était pas une terre pour les héros. Simplement une terre qui vous pousse à les regretter." En plus de faire une parfaite citation, j'aime beaucoup ce qu'elle représente, même si je serais bien incapable d'en faire un commentaire pertinent.

En ce qui concerne la validation en elle-même, il n'y a aucun problème. Tu rejoins donc les braves violets qui affrontent l'adversité vêtus de leur capes de parme et brandissant fièrement leur pinceau tel un glaive contre l'Esquisse. Pour commencer à jouer, ma foi, tu connais la route, alors dépêche-toi et sois aussi productif en jeu que pour cette fiche.

Par ailleurs, ton code pour la transformation sera
Code:
<transformation perso="Kaoren" />

Bon jeu à toi ! Puisses-tu apprécier de jouer dans cette époque qui fut une vraie prise de tête pendant des mois.




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