Al • L'orgueil se fane

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Qu'est-ce qui est jaune et qui traverse les murs ?
Personnages : Al, Sydonia
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le Sam 27 Jan - 22:38
(Eeeh voilà, mon personnage arrive enfin ! Je suis pas du tout sûre de ce que j'ai écrit, mais on verra bien en jeu si ça rend bien. De toute façon même dans sa première fiche, Al ne ressemblait pas trop à ce qu'il est devenu par la suite, alors bon.)

Al


APPELLATION - Al. Il avait bien un nom de famille, mais ça n'a plus vraiment d'importance. Il ne l'a jamais apprécié de toute façon.

ÂGE - 19 ans.

NATIONALITÉ - Britannique.

GOÛTS - Al est avant tout un geek cliché. Pas très sociable, pas très sorties, pas très alcool, il passait - avant l'Esquisse - ses journées à jouer aux jeux vidéos, à étudier, à faire des mathématiques pour le plaisir, à lire des magazines de sciences, à programmer, à regarder des séries et à s'amuser avec son meilleur ami. Il n'a pas vraiment d'intérêt pour les Lettres ou pour l'art, et n'est d'ailleurs pas talentueux dans ce domaine. Les sports ne le réussissent pas mieux, à part le ping pong. Plus que tout, il n'aime pas les français, auxquels il colle des tas de clichés xénophobes, et toutes les personnes qu'il jugera stupides.

ARRIVÉE DANS L'ESQUISSE - Il s'est réveillé dans l'Esquisse à la fin du Jour 1, et a passé son temps à la Base jusqu'à la fin du Jour 17, où il a suivi ceux qui partaient avec le camion.


Caractéristiques


♦️ CONSTITUTION PHYSIQUE : Intermédiaire. Il n'est pas très sportif, mais possède un corps à peu près adulte et en bonne santé, d'autant plus depuis que l'Esquisse l'a forcé à bouger quotidiennement.
♦️ HABILETÉ : Intermédiaire. Lorsqu'il le veut, Al peut faire preuve de précision, que cela soit pour défaire un boss assez coriace sur un MMO ou pour dessiner un beau polynôme. En dehors de la maladresse sociale, il ne s'en sort donc pas trop mal.
♦️ FACULTÉS MENTALES : Intermédiaire. Avant l'Esquisse, il possédait un intellect moyen voire assez bon (avec des facilités en logique), et il a eu 23 jours pour s'adapter à ce monde. Par ailleurs, il a assisté à la majorité des évènements survenus depuis la tempête et a tenté d'apprendre ce qu'il pouvait, quand bien même il est loin d'être réellement perspicace.

♦️ SCIENCES APPLIQUÉES (chimie, biologie, géologie, etc) : Inconnu+ (ce niveau n'existe pas, en effet). Bien qu'ayant étudié les sciences, l'Esquisse ne lui a pas laissé le temps d'aller bien loin, et il possède un niveau équivalent à celui d'une fin de lycée.
Il a également touché quelques armes, mais sans doute pas assez pour être ne serait-ce qu'un novice en armes blanches ou à distance.


♦️ PARTICULARITÉS : Il est myope de façon assez notable, mais voit correctement tant qu'il a ses lunettes.

♦️ NIVEAU DE DIFFICULTÉ SOUHAITÉ :Allez, difficile. Il faut que je brusque un peu ce personnage.

Description



Avant l'Esquisse, Al n'était rien de plus qu'un énième geek aigri. Un mec toujours prompt à ironiser sur la situation, mais mauvais pour les relations humaines, et bien souvent le dernier à résoudre les problèmes qu'il soulevait. Un gamin qui n'avait pas vraiment atteint l'âge adulte, un pleutre qui avait pour l'instant fui toutes les crises existentielles de sa jeunesse. Un égocentrique qu'on remet vite à sa place, un vaniteux couvert de failles sur lesquelles il n'y a qu'à appuyer pour faire vaciller son masque d'arrogance. Un physique pas très aguicheur de roux un peu maigre, une démarche qui n'inspire rien et des phrases qui se perdent dans le vent. Passionné par quelques domaines, mais incapable de s'y mettre sérieusement, et pas assez talentueux pour s'illustrer ; Al se contentait souvent du minimum et parlait généralement plus qu'il n'en faisait.

Son réveil dans l'Esquisse ne l'avait pas tant changé. Même dégaine, mêmes jugements, mêmes réactions. Son premier réflexe avait été de calculer - calculer quoi ? cela n'avait pas tant d'importance - dans une optique naïve que la vérité se trouverait au bout d'une équation. Il avait encore évité les questions à sa façon, en se réfugiant dans une vision de la raison qu'il vénérait, et qui niait la logique du monde extérieur autant que l'humanité d'autrui. Dans ce festival de marioles, sous ce ciel rose absurde, seules les mathématiques avaient du sens.

Regarder en lui, ou même regarder autour de lui, aurait été trop douloureux. Il le savait déjà. Alors il avait reporté à plus tard.

Au second jour, quand bien même il faisait mine d'avoir compris la réalité et d'être effrayé par elle, il ne voyait toujours qu'une farce autour de lui alors que les Objets tuaient et blessaient sous ses yeux. Il se sauvait par l'ironie et la moquerie, critiquant ceux qui restaient pour moins pleurer ceux qui partaient.

Jour 3. Evacuer le désordre de sa propre tête, penser que tout est en ordre.
Jour 4. Couvrir d'inscriptions le tableau de la Base.
Jour 5. Visiter chaque pièce, faire l'inventaire, prendre des initiatives.
Jour 6. Parler, mettre un nom sur la tête de chaque individu.
Jour 7. S'isoler. Pour évacuer la pression. Mais voir que rien ne change.
Jour 8. Pester contre le bordel ambiant.
Jour 9. Se déclarer comme l'une des rares personnes censées.
Jour 10. Juger sévèrement l'irresponsabilité et l'oisiveté.
Jour 11. Nouer des liens malgré tout. Un petit peu.
Jour 12. Croire en ses objectifs, et agir comme s'ils se réalisaient.

Jour 13.

Pour la première fois, il avait quitté sa scène et arpenté les plaines. Traversé les sables vides de sens qui l'encerclaient, changeant son oasis en un rocher paumé dans le désert et son appui solide en glace sur laquelle il ne pouvait que se casser la gueule. Dans ce phare, il n'avait servi à rien. Comme d'habitude.
Il avait failli tout perdre par incompétence. Sa vie. Et celle des autres.
Comme un crétin.

Il aurait dû le savoir dès le début, plutôt que de se perdre en promesses vaines et en enfantillages risibles qui ne feraient qu'aggraver le bilan par la suite.

Mais s'il regrettait à cet instant, Cydna ne ferait que lui en vouloir un peu plus.
Il ne devait pas le permettre.

Avancer dans la bonne direction était la seule chose qu'il pouvait faire. Cependant, Al n'avait pas en lui ce rebond qui permettait à certaines personnes de subitement changer sitôt qu'elles étaient secouées, de s'adapter sitôt leur perception remise en jeu. Il était de ceux qui ne pouvaient s'empêcher d'avancer inexorablement dans la même direction, quitte à le faire en rampant sur des épines pendant de longs jours pour n'espérer qu'une maigre déviation de trajectoire.

C'est ainsi que les quatorzième, quinzième et seizième jours ne furent remarquables qu'en ce qu'ils étaient la suite logique des précédents. Il s'était dévoué à une logistique sans logique qui ne faisait que constater que les choses allaient mal mais ne parvenait pas à altérer leur cours. Un rôle à son image.

Puis il y eut ce dix-septième jour.

Quelque part, en perdant le lieu qu'il avait investi et la dizaine de noms avec laquelle il avait noué un début de relation, voire une sorte d'amitié de circonstance, Al ne n'avait perdu tout au plus que l'illusion d'un quotidien. Qu'une ébauche de vie, aussi éphémère que la vie de ceux qu'il avait connu.

Pourtant…
Il n'avait rien fait, mais c'était paradoxalement toujours aussi dur de tout perdre.
Parce qu'il avait essayé et qu'il y avait malgré tout de la sincérité derrière ses paroles vaines. Parce qu'il avait le sentiment que l'Esquisse n'avait fait qu'attendre le bon moment pour transformer sa comédie en tragédie.

Parce qu'il avait naïvement pensé en tenir quelques fils jusqu'au dernier moment.

Il s'en voulait autant d'avoir échoué que d'avoir cru. Par extension, il s'en voulait aussi d'avoir essayé.

Alors pourquoi la suite sonnait-elle presque comme l'occasion d'une seconde chance, ou d'une nouvelle marche vers le mur ? Pourquoi y avait-il seulement une suite ?
Et pourquoi était-il l'un des rares à y participer ? Par hasard ? Pour se racheter ? Pour expier ?

Pendant cinq jours, il avait cherché une réponse, passant ses journées dans le silence et ses nuits dans l'angoisse, plantant ses yeux dans toutes les tumeurs de folie qui grandissaient en lui. Pleurant un petit peu, sans bruit, ou lorsqu'un escale lui permettait de s'isoler. Rejouant les scènes, revoyant les visages, écoutant ses propres paroles dont il n'avait que trop de souvenirs.

Cela avait fini par le calmer. D'une façon ou d'une autre, et peut-être seulement pour un temps, il avait fait le vide et chassé tout ce qui était inutile. Regrets, remords, attachement, souvenirs. C'était pour lui le seul moyen de ne pas devenir fou, ou de ne pas en finir - il avait atteint un stade où il n'était plus vraiment sûr de ce dont il était capable.

Cet apaisement temporaire lui avait également offert une certitude. Pas un début de réponse à cette question qui le dévorait, mais plutôt un indice qui lui permettrait d'y répondre.

Al ne pouvait pas sortir de l'Esquisse.

Formulé ainsi, cela semblait être une évidence, mais la vérité suggérait quelque chose d'un peu plus complexe. Il savait, plus exactement, qu'il ne pourrait pas sortir de tout ce bordel en tant qu'Al. Parce qu'il n'était plus vraiment Al.

L'Esquisse l'avait défiguré, d'abord en lui faisant perdre la face, puis en le taillant progressivement jusqu'à ce qu'il ne puisse plus céder qu'à la noirceur. Ce nouveau visage n'arborait plus que les cernes de la fatigue et de la désillusion, les sourcils froncés de la tension et les lèvres gercées des paroles creuses. D'une blague qui croyait pouvoir rire de ce monde, il était devenu une blague sans humour, dont l'Esquisse ne cesserait pour autant pas de rire - puisque telle était sa nature.

Parallèlement, son intérêt initial pour les cyantifiques était devenu une sorte de connivence. Ou peut-être de compassion tacite. Si en seulement dix-sept jours, il était tombé si bas, que deviendrait-il si les mois, voire les années, s'écoulaient ? Al ne pouvait pas le comprendre. Personne ne le pouvait vraiment. En revanche, il pouvait en quelque sorte respecter leur silence et considérer qu'ils avaient leurs raisons pour agir ainsi. S'il ajoutait à cela tous les avantages qu'ils représentaient, ce respect se changeait en une certaine admiration.

La seule chose pour laquelle il pouvait les détester, c'était pour ne pas l'avoir laissé assumer les conséquences de ces échecs. C'était de l'avoir sauvé lui, alors que ni Cydna, ni Ziza, ni Amelia, ni Imogen, ni tous les autres, n'avaient été sauvés…

Mais il en était en réalité le seul responsable - un responsable qui ne pouvait même pas promettre de se racheter. Parce que dans l'Esquisse, avoir un but ne passait par les idéaux. "Sortir" n'était qu'un mot qui ne voulait rien dire en soi. "Résoudre le mystère de l'Esquisse" n'était qu'une fable d'aventurier. "Protéger", "Défendre", "Aider" ou encore "Diriger" n'étaient plus que des verbes, des actions irréalisables à ses yeux. Il ne voulait pas mentir. Alors il ne pouvait pas promettre.

Lorsqu'il quitta le camion et se retrouva devant le Laboratoire, Al eut une sorte de déjà-vu. Puis ressentit aussitôt un profond dépaysement. C'était un mélange confus, qui lui rappelait que faire le vide n'avait en rien suffi à trouver la réponse qui lui permettrait de se dresser aussi fièrement qu'il aurait pu le faire à une époque.

Dans cette situation, l'espoir ne naîtrait pas de l'illusion ni de l'horizon. Il ne pouvait qu'émerger lentement des pas de ceux qui avanceraient.

Alors pour l'instant, il ne pouvait ni avoir ni donner le moindre espoir.
Il ne pouvait pas non plus sourire.
Ni même croire.

Un pied devant l'autre, il se dirigea vers l'entrée du plus grand bâtiment, les poings serrés et le coeur fermé.

Avancer sur des épines. C'est le seul chemin.
Jusqu'à ce que la trajectoire dévie.
Jusqu'à ce que des confins de l'Esquisse s'élève l'aube.
Jusqu'à ce que de l'ombre de leurs pas naisse l'espoir qui colorera les visages.
Jusque là, même si ce jour n'arrive jamais, il doit marcher et sacrifier ce qui sera nécessaire. Quitte à regarder l'inévitable avec indifférence. Quitte à oublier un par un tous ces visages que le monde emporte. Quitte à empêcher quiconque de croire qu'il est possible d'ôter à l'Esquisse ces fils qui les étranglent. Quitte à briser, un par un, tous les sourires, tous les espoirs qui ne peuvent être permis, pour éviter que les mêmes échecs ne se répètent.

Survivre comme un connard, pour espérer vivre un peu moins con demain.
Ce n'est pas encore la bonne réponse, mais c'est un moyen de survivre jusqu'à la trouver.



Spoiler:

Informations obligatoires pour le registre des personnages
Lien de l'image utilisée comme avatar principal (200*280) :
https://i.imgur.com/TJXl9h8.png (ouais, un dessin fait maison à l'arrache)
Personnage utilisé pour votre avatar (et oeuvre dont il est issue) : Katekyo Hitman Reborn - Irie Shouichi
Description succincte de votre personnage (en mots-clefs, voir le registre pour les exemples) : 19 ans. - Cliché de geek matheux - Fatigué et froid, en apparence comme en personnalité. Pragmatique et sec extérieurement, confus et incertain à l'intérieur. - Souhaite agir sans désillusion, et donc brise toute tentative d'égayer les choses.


Dernière édition par Eelis le Dim 28 Jan - 0:07, édité 1 fois


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Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
Personnages : Kaoren, Penrose
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le Sam 27 Jan - 23:09
Ah, désolé, je vais pas pouvoir valider ta fiche. Tu ne consacres pas assez de temps à décrire l'univers, et je ne peux par conséquent pas m'assurer que tu aies bien lu les annexes. Tu comprendras qu'on ne peut pas te laisser jouer sans être sûrs que tu les aies lues. Surtout si tu les as écrites. Il ferait beau voir que tu aies écrit ces annexes sans les lire. /se fait sortir

Bon, hum. Bienvenue, cher Al, dans le club des dépressifs fatalistes anonymes ! Il en faut pour lutter contre l'invasion des gens souriants qui osent nous dire qu'il reste de l'espoir !
Tu vas donc pouvoir te parer d'un violet impérial qui te rappellera ta condition, non pas d'impératrice, mais de joueuse d'un personnage évoluant dans un monde qui lui en veut et dans lequel ses jours sont très probablement comptés (ce qui est autrement plus intéressant qu'un titre d'impératrice, tu en conviendras).

Je ne t'indique pas la zone de recherche de RP, vu que je te connais assez bien pour savoir que tu seras systématiquement derrière chaque nouveau et que tu n'es pas le genre timide pour lancer ça à la dure (six RPs en même temps au temps de la V10 - début V11, ça s'invente pas), donc je te laisse simplement jeter Al où ça te chante et le regarder ramper après s'être fracturé les vertèbres en heurtant le sol.
Et bien sûr, je t'offre le code que tu as créé toi même rentabilité kaorenne pour faire tout cela avec un peu de prestance en te parant de ton avatar soigneusement designé :
Code:
<transformation perso ="Al" />

Et je ressens une fierté sans égale à valider ma propre fondatrice.




Les tarty's du temps où on en avait:





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Qu'est-ce qui est jaune et qui traverse les murs ?
Personnages : Al, Sydonia
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le Sam 27 Jan - 23:25
Il ferait beau voir que tu aies écrit ces annexes sans les lire.

Oh, tu sais... Vu ma tendance à redécouvrir certaines choses après coup...

Sinon, merci pour cette validation, larbin camarade.


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