Épreuve 3 - Dusk Lumiris et Madelle [ ♥ ♦ ]

Folie d'Esquisse
Messages : 708
Date d'inscription : 24/06/2012
Folie d'Esquisse
le Jeu 21 Mar - 23:16

Épreuve n°3 - Épilogue


Toute chose a une fin.

Parfois, cette fin est douce et paisible. D'autres fois, elle fait l'effet d'une massue qui s'abat brutalement. Mais qu'elle soit douce, dure, soudaine, progressive, voulue ou subie, cela n'altère en rien l'inévitable néant qui succède à la fermeture d'un forum RPG.  

Au milieu des désertions progressives, du flood vidé et des RPs qui stagnent, un(e) membre continue pourtant d’écrire. Quelles sont ses motivations ? Et surtout, comment parvient-il/elle à contourner ce qui devrait l'empêcher de jouer pour écrire son épilogue ?



Rappel du fonctionnement:

Mélange entre un mini-RP et un texte solo, cette épreuve prend le format de l'un (deux champions de deux forums différents rédigeant chacun 5 posts de 350 mots max) pour quelque chose qui se rapproche de l'autre (écriture d'un texte avec un seul point de vue). Comme pour les autres épreuves, un thème sera donné, mais celui-ci ne concernera pas nécessairement vos personnages et univers respectifs, même s'il vous sera possible de les évoquer. En somme, il s'agit de continuer à tour de rôle une petite histoire, sur trois jours comme pour le mini-RP.

Concernant l'ordre, c'est le champion de Dusk Lumiris qui commence !
N'oubliez pas que vous pouvez passer sur la shoutbox pour essayer d'attraper votre binôme.


Quelques petites consignes :

  • Comme vous l'aurez compris, il ne s'agira pas ici de jouer vos personnages, vous n'aurez donc pas besoin de les présenter en début de post. Vous pouvez improviser le personnage commun qui est suggéré au fil de l'eau, ou bien vous mettre d'accord en amont sur plusieurs choses.
  • Les mises en page sont autorisées, mais nous comptons sur vous pour faire attention à la lisibilité en évitant les couleurs/polices illisibles et les tailles d'écriture en-dessous de celle par défaut. Si vous avez un doute, vous pouvez venir faire des tests sur ce sujet et demander des avis sur la shoutbox.
  • Si vous voulez avoir un avatar (pour votre personnage commun ou pour vous différencier) qui s'affiche joliment à gauche, vous pouvez utiliser la balise de transformation :
    Code:
    <transformation invite perso="Nom de votre perso" avatar="Lien de l'image de votre avatar" forum="Nom de votre forum" lien="Lien de votre forum ou de votre fiche de perso" />


Anonymous
Lise Gray [DL]
Invité
le Ven 22 Mar - 23:57


Vivre sa vie à l'écrit, voilà un procédé qui m'échappait durant de nombreuses années avant que je ne découvre ce forum ... "A real Life", ce titre accrocheur et pourtant tellement véridique. Le forum sur lequel je me suis inscrit il y a maintenant deux ans est devenu ma seconde vraie vie. Je vie dans le réel à New-York, je suis Jack  un élève de dix-sept ans, prêt à passer son examen certificatif d'étude. Et pourtant j'ai pas envie de l'avoir, cette vie si ... réelle ne m'intéresse plus.

À côté de ça, lorsque je rentre le soir, je RP sur "A real Life" ... seul. Depuis un mois maintenant ce forum a été fermé, pour cause d'inactivité. Le thème du réel n'a pas toujours plu dans le milieu du role play et pourtant je m'y sens comme chez moi. Ce forum retraçant le quotidien de gens lambdas à New-York me permet de m'incarner et ... de réparer certaines erreurs. Aujourd'hui ce n'est pas la forme, à l'école ils ont encore essayés de m'envoyer à l'infirmerie mais je me suis échappé de là pour rentrer et écrire. La douleur est vive, je sens que ce soir je dois arriver à le clore en beauté ... ce RP.

Ma chambre d'étudiant est bien vide à présent, il y règne une atmosphère et même une odeur de renfermée, mais je m'assois tranquillement sur mon lit en me laissant glisser jusqu'au fond, tout en prenant mon ordinateur posé sur ma table de nuit. Lorsque je l'ouvre je vois déjà la page du forum, design plutôt épuré, avec les grattes-ciels de New-York en page d'accueil. Ma page de lancement de RP est ouverte, c'est décidé, ce soir j'écris mon épilogue ... l'épilogue de ma vie. Personne ne va m'en empêcher, en soit ... personne ne peut m'en empêcher. Une larme coule le long de ma joue avant de tomber sur ma main ... ah non, ça c'est encore la pluie qui tombe, je suis au dernier étage d'un immeuble mal isolé. Ma vie est si ridicule n'est-ce pas ?

Suis-je déjà en train d'écrire ? Ma tête me fait mal.
Anonymous
Deth Al'Abyssin
Invité
le Sam 23 Mar - 11:42


Je retrouve mes amis, que j’avais laissé il y a plusieurs semaines. On s’était embrouillé et je les avais plantés, laissant ma réponse en suspens. Ils ne voulaient que m’aider pourtant. Avec le recul, je me rends compte que ce qu’ils m’ont dit était bien vrai : « Qu’est-ce que tu fais à sécher les cours ? » « Arrête de dépenser ton fric là-dedans, que vont penser tes parents ? ». Mais à ce moment-là, je n’en faisais qu’à ma tête. Je n’avais aucune envie de m’assagir, moi qui avais enfin trouvé de quoi rendre ma vie trépidante. J’ai pu découvrir de nouvelles sensations, même si on me regardait de travers, et rencontrer des gens tout à fait intéressant aussi peu fréquentables soient-ils d’après mes proches. Oui, je n’avais vraiment aucune envie d’arrêter tout ça.

Pourtant, quand je suis arrivé il y a de cela plus de deux ans maintenant, tout ça me paraissait obscur et interdit. Je partais avec de nouvelles envies, me faire pleins d’amis, avoir une belle vie. M’échapper d’un quotidien morne où la solitude me pesait. J’avais trouvé rapidement les personnes qui ne m’ont plus jamais quitté. Gabriel, Matthew et Naomi. Qu’est-ce qu’on en a eu des aventures dans New York !

Je lâche un soupir. Je m’en veux de ne pas leur avoir répondu quand il était encore temps. De leur dire, qu’ils ont raison, que je dois revenir sur le droit chemin. Que ce sont eux qui comptent. Et que mes parents ne doivent pas s’inquiéter. Papa, Maman…

Une goutte d’eau coule sur mon visage. Ah, fichu appartement, j’avais pourtant le souvenir d’avoir signalé le problème il y a quelques temps. Mais bon, personne n’a bougé le petit doigt pour régler ça.

Mes doigts pianotaient sur mon clavier. Il n’était pas encore trop tard, je devais m’excuser. Et leur dire tout le bien que je pense d’eux. « Vous aviez raison, je ne suis qu’un imbécile. » J’ai l’impression que je tuerais pour revenir en arrière.

Ma tête me fait toujours mal.

[339 mots]
Anonymous
Lise Gray [DL]
Invité
le Dim 24 Mar - 19:41


Certains souvenirs comme enfouis dans un coin profond de ma mémoire ressurgissent à présent, notre cerveau est-il assez développé pour sentir lorsque l'épilogue de la vie approche ? L'est-il assez pour sélectionner les moments les plus frappants, nostalgiques et j'en pense à cet instant précis ? J'écris sur mon ordinateur, je pianote en retraçant une journée tout à fait banale. Enfin c'est ce qui me semblait être une journée banale selon mon quotidien, mais ma tête me jouant parfois des tours, se devait être une journée horrible pour mes proches. Me voyant plonger encore plus loin dans cet abîme de mauvaises habitudes.

Oh et ces gouttes qui me tombent dessus, ça me rend fou je dois bouger de là. Mais alors que je soulève mon ordinateur pour me déplacer ma tête me fait encore plus mal, impossible de partir. Je me laisse retomber en arrière, ordinateur sur les genoux, mes mains pianotent, comme si mon esprit était anesthésié mais qu'il savait quoi faire. Je le savais au fond de moi ... je le savais que je n'aurais pas dû faire ça et pourtant. Tout comme je le savais qu'il fallait que j'écrive cet épilogue, coûte que coûte ! Ce forum n'est pas juste un passe-temps, il est pour moi, une part de mon existence.

Et si mon existence doit en arriver à sa fin, il faut que j'en fasse de même avec mon alter ego. J'ai encore les paroles de mes trois amis dans la tête depuis tout à l'heure, je hurle leur prénom dans mon appartement tout en continuant d'écrire et cette fois de plus en plus vite. Tout s'accélère, je ressens mon cœur dans mes oreilles, c'est désagréable. Papa, Maman, vous aussi vous êtes dans ma tête, à défaut d'être ici ... avec moi, à cet instant.

Je me cale dos à mon mur, sur mon lit, l'eau tombant toujours à gouttelettes répétées ... et ma tête me fait de plus en plus mal.
Anonymous
Deth Al'Abyssin [MAD]
Invité
le Dim 24 Mar - 20:21
Je me masse les tempes un instant, arrêtant de taper sur mon clavier, faisant une pause dans ce frénétique besoin d’écrire. J’ai l’impression de devenir fou. Il faut que je me ressaisisse. Comment je peux écrire quelque chose de grandiose, quelque chose que j’ai toujours eu envie d’écrire, si je perds la tête ? Ce n’était pas le moment. J’ai la sensation… Non, la certitude que ma vie en dépendait.

Je retrouve mon calme rapidement et me remet à pianoter. Que vont-ils penser de moi, s’ils me voyaient en train de crier leurs noms ? Ils seraient sûrement en train de se demander si je n’ai pas pété un câble. Mais je sais qu’ils seraient inquiets et seraient venus vers moi. Et à ce moment, je leur dirais qu’ils me manquent. Beaucoup. Beaucoup trop même.

Ploc. Une goutte tombe à nouveau sur mon visage. Ça m’agace, mais je sais que je ne peux pas bouger de là. Une force invisible rend mon corps si lourd que je ne peux pas me lever. Je dois donc rester ainsi, à supporter cette eau qui tombe par petites gouttes. Vous connaissez le « meurtre à la petite cuillère » ? Voici une autre version : « décès par la fuite du plafond » ! Moins sexy, mais tellement plus glauque je trouve.

Cette pensée ne fait qu’attrister la situation dans laquelle je me trouve. Aller Jack, ressaisi toi ! Tu as encore beaucoup de choses à écrire.

244 mots
Anonymous
Lise Gray [DL]
Invité
le Dim 24 Mar - 21:49
Cette eau est insupportable, mais ce qui l'est encore plus c'est de ne plus pouvoir s'arrêter d'écrire. Mon corps souffre, mon esprit également, je ne saurais distinguer si se sont les gouttes d'eau qui tombent sur plafond sur mon visage ou bien mes larmes que je sens. C'est particulier et pourtant malgré cette vive douleur me voilà bien incapable de m'arrêter. Aimer quelque chose jusqu'à en mourir ce doit être ça cette sensation, que je n'avais ressenti jusqu'à maintenant. Mes doigts pianotent, mon esprit résonne au rythme des touches de clavier. Chaque touche, correspond à un visage, meurtri par mon image. Qu'ai-je donc de si horrible ?

Et si ce n'était pas physique ? Mais seulement moi qui les dégoûte ? Toute ma vie, passée à vivre pour les autres, à partir de quand est-ce que j'ai été dégoûté de la vie elle-même ? Je ne le sais plus, mais ce RP est un refuge pour moi, même déserté je ne pourrais me résigner à le quitter sans mettre un terme ... à mon histoire. J'en arrive à un point crucial d'ailleurs, le fameux jour. Où j'ai sombré, où nous avons tous sombré. Par ma faute, et c'est ça que je dois réussi à admettre. Que tout est ma faute, sans ça je ne pourrais pas continuer à vivre dans ce monde.

Et d'ailleurs à quoi bon vivre ? Plus rien ne me rattache au monde, mes amis n'y sont plus, ma vie n'y est plus, mes parents ne le sont pas et mon âme ? Aaah mon âme, elle l'est encore moins. Après un bref arrêt d'écriture pour tenter de trouver mes mots, me voilà reparti dans le train de mes émotions, c'est un allé simple vers ... la mo... oh ma tête me fait de plus en plus mal ! J'ai des flashs dans mon crâne, j'ai envie de hurler, mais les voisins vont commencer à se poser des questions, je ne dois pas entraver mon épilogue ! Je dois y mettre un terme !
Anonymous
Deth Al'Abyssin [MAD]
Invité
le Dim 24 Mar - 22:17
Tout s’emmêle dans ma tête. Des souvenirs se posent et se superposent, donnant une pile tellement haute que je n’en voyais pas le bout. Où voulais-je en venir avec tout ça ?

Le fameux jour hein. Là où j’ai commencé à approcher ces gens, à toucher à la drogue, afin d’atteindre un paradis que la Terre ne pouvait offrir sans ça. Ah, que j’étais naïf. Mes larmes coulent de plus belle, exprimant mes regrets. Je savais qu’il était trop tard mais… Est-ce que ne rien faire n’était pas pire ? Il fallait que je change ça. Je ne pouvais pas partir sans avoir corriger le tir.

Alors, je reprends le jour de ma chute, retourne dans le passé. Je clique sur le bouton « Editer ». Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres. En temps normal, ce n’est pas quelque chose que j’aurais fait. C’est interdit. Mais là, je suis seul, pas un membre du staff ni même un membre tout court pour m’arrêter. J’étais libre. Libre de modifier le chemin entreprit par ce jeune homme.

Au lieu d’accepter la proposition du dealer, je décide de refuser, invoquant les bonnes paroles de mes amis. Il y a des gens qui comptent pour moi, je ne dois pas les décevoir. Ce que tu me tends n’est rien d’autre qu’un ticket d’entrée pour l’enfer. Enfer dont je n’arriverai jamais à en sortir par la suite…

Je finis d’éditer mon message, satisfait. Le début a changé, cela allait avoir des conséquences sur les événements suivants. J’ai encore du pain sur la planche. Ma tête me fait atrocement mal, mais la douleur est passée en second plan. Ce qui me gêne maintenant, c’est cette espèce de brume qui me cache la vue.

Je n’aurais jamais dû passer autant de nuits blanches devant des écrans. Maman m’avait toujours dit que ça allait abîmer mes yeux.
Anonymous
Lise Gray [DL]
Invité
le Dim 24 Mar - 22:30
Maman serait fière de moi, j'ai pu corriger ma vie ... ma vie en RP seulement. La facilitée sur les forums c'est de pouvoir éditer son post dès que l'on en a envie. Et puis encore plus sur ce forum, personne ne peut me déranger ou m'en empêcher. C'est si facile, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas un bouton éditer dans la vraie vie ? J'aurais aimé en modifier tellement. Je sens une douleur dans mon épaule, je dois sûrement écrire trop rapidement, je me sens crispé sur mon ordinateur c'est horrible. Mais éditer une partie de sa vie si troublante ce n'est pas si facile à faire. Je me souviens encore de Naomi qui a dû m'insulter de tous les noms lorsqu'elle a été mise au courant que je dealais avec ce mec dont le nom ne me revient plus.

Mes supers amis étaient devenus mes supers ennemis, voilà quelque chose encore à modifier. J'arrive au bout de l'histoire de ma vie qui était censé être la vraie, si je n'avais pas fait de mauvais choix. Et le pire c'est qu'en les écrivant je me rend compte que parti d'un rien, cela peut mener à énormément de choses. Et je me sens si coupable, je suffoque presque de ma piètre attitude. Je suis en pleur ? J'ai tellement envie de me gifler, c'est trop tard pour pleurer Jack, plus personne ne te soutiens. Mais tu peux encore tout arranger .... pour ta santé mentale au moins, ou du moins ce qu'il reste de ta santé mentale.

Une boucle est bouclée, le dealer ne dealera point ce soir ! Ma vie avance, mes amis restent à mes côtés, et mes parents n'ont pas à prendre cette décision si horrible. Lorsqu'ils ont découvert que je me droguais ils ont décidés de m'emmener dans un centre pour toxico, l'angoisse. Je ne me sentais pas toxico, j'avais une peur bleue de ces gens, capable du pire selon moi. Je ne me rendais pas compte que c'était moi qui allait être capable du pire, je mettais en rogne mon père qui conduisais et ce n'était pas la meilleure des solutions pour arranger les choses. Mais ça malheureusement, je l'ai compris bien trop tard. Il y a beaucoup de choses à éditer sur la suite. Allez Jack ... raaah foutu tête, tu auras ma peau !
Anonymous
Deth Al'Abyssin [MAD]
Invité
le Dim 24 Mar - 22:47
Me masser les tempes ne suffit plus à atténuer la douleur. Cette fois-ci, elle était beaucoup trop intense. Les cris de mon père résonnaient dans ma tête, les miens leur faisant écho. Les pleurs de ma mère venaient mettre un bruit de fond incessant. « Arrêtez, arrêtez » dit-elle paniquée. Il y a beaucoup trop d’eau sur mes joues, et je crois bien que c’est dû à mes larmes cette fois.

Je retrouve le rp qui devait embrayer sur ce moment. Je pourrais éditer tous les messages un à un, voire même les supprimer, vu que je n’ai pas dealé dans mon histoire corrigée. Mais au final, ce serait se voiler la face. Pff, qu’est-ce que tu étais en train de faire depuis le début, Jack. Tu l’as dit toi-même, tu corrigeais ton histoire. L’histoire de ta vie, via ce forum. N’est-ce pas la définition même de se voiler la face ?

Je n’avais plus la force d’éditer tous les messages. La douleur dans ma tête prenait trop d’ampleur, et je sentais ma vue décliner. Il fallait que je fasse vite. Alors, je décide de clôturer ce rp, de la meilleure façon qu’il soit. Non, pas la meilleure. De LA manière dont cela devait se terminer.

J’assume mes erreurs. Je comprends que je suis malade, que je dois être soigné. Oui, emmenez-moi là-bas, sortez-moi de ce cauchemar ! Je vous aime, je vous aime, Papa, Maman !

Je renifle, me retrouvant à sangloter. Je ne voulais pas que ça se termine comme ça.
Anonymous
Lise Gray [DL]
Invité
le Dim 24 Mar - 23:05
Je tremble, j'ai froid, j'ai peur. Non mais Jack ! Mes parents sont morts, je les aient tués ! C'est de ma faute, j'ai perdu mes amis à cause de mes conneries et mes parents pour la même raison. Ils voulaient mon bien en m'emmenant là-bas mais moi, têtu et intenable je n'ai pas été capable de me contrôler. La haine et l'énervement ne vont pas avec la conduite et c'est ce qui nous a mené droit dans un camion venant en sens contraire sur une route à grande vitesse. Mais ce n'est rien n'est-ce pas ? Puisque le joli bouton éditer existe ! J'essaie de me persuader que ce n'est pas grave, que je peux le corriger. Que je peux vivre avec mes parents à nouveau comme avant si je le veux.

Voir tous ces RP's retraçant mon histoire vraie me perturbe, il faut que j'assume le fait d'être malade ! Mes doigts se mettent à pianoter à nouveau, corrigeant mon caractère têtu et borné pour devenir quelqu'un de compréhensif qui se rend compte de son mal intérieur. Grâce à cela, beaucoup de choses changent, beaucoup de gens vivent encore, dont mes parents. Alors que je termine d'écrire un paragraphe en retenant quelques larmes, je sens une violente douleur dans ma poitrine. Lors de l'accident j'ai percuté le siège avant avec ma tête et le choc arrière m'a fait retomber violemment contre mon siège, fracturant sûrement plusieurs côtes.

Je tiens à appuyer le "sûrement". Depuis cette tragédie je n'ai pas osé entrer dans un hôpital, et je vis reclus dans mon cocon depuis un moment maintenant, en priant pour que ma guérison se fasse naturellement. Mais Jack, si les médecins existent ce n'est pas pour décorer, sans ça tu ne peux pas survivre. Malheureusement je crois qu'il est trop tard pour m'en rendre compte. Ma tête bourdonne, mes côtes, si elles pourraient hurler, seraient sûrement en train de s'égosiller pour m'engueuler. Et moi, je me laisse aller en arrière, souriant et pleurant en même temps.

C'était une belle expérience ... ce forum RP, Papa et Maman.

HRP : Et voilà mon dernier post ~ ♥️ Pour les lecteurs, j'espère que notre histoire vous aura plu, je laisse Deth clôturer ~
Anonymous
Deth Al'Abyssin [MAD]
Invité
le Dim 24 Mar - 23:32
Je pris enfin conscience de ma bêtise. Vraiment conscience. A quoi bon vouloir vivre sa vie en rp, si on n’est pas capable de la vivre en vrai ? Je pleure encore plus, mais mon sourire s’agrandit. Je suis con. Comment un gars de 17 ans en arrive là. Ce n’était pas normal.

Je sens que je ne vais pas encore rester ici longtemps. Je maudis ma stupidité et mon côté rebelle, à vouloir toujours tout faire seul alors que j’ai besoin d’être entouré. C’est triste, de finir seul, dans cette chambre pourrie.

Je regarde mon écran. Je venais d’écrire mon dernier texte. Sûrement le dernier post de ce forum. J’étais donc dans le centre où voulait m’envoyer mes parents. Je suis pris en charge par les médecins. Ils ont l’air compétent, ils vont me soigner. Ils m’amènent à une chambre, où je découvre mon lit d’hôpital. Du blanc, du blanc partout. Rien d’étonnant. Je m’y allonge en attendant la suite. Je m’enfonce dans mon oreiller.

Blanc, tout est blanc. C’est très lumineux aussi, je peine à garder les yeux ouverts. Ah, je ferais mieux d’éteindre mon ordinateur. Voilà c’est fait. Ça m’a demandé un sacré effort de faire cette simple manipulation. Je me sens très fatigué. Mes douleurs semblent s’éloigner de moi. Je ferme les yeux, ne pouvant plus lutter contre cette force qui aspire toute mon énergie. Je crois que j’en ai trop fait. Ma respiration se fait plus lente. Je n’arrive plus à distinguer la réalité. Je n’ai jamais eu autant envie de dormir. J’arrive tout de même à penser, que ce serait bien à mettre en scène, dans un rp. Même si c’est fini, je cherche toujours à y retourner.

Mais cette fois, c’est vraiment la fin, je ne peux plus lutter contre ça. Je pousse un dernier sanglot. Papa, Maman, on se retrouve là-bas.

HRP : Dernier post, avant la toute fin ! C'était chaud, mais c'était très cool ! J'espère que la fin vous satisfera !
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