Épreuve 3 - Hikari Sekai et Les Chroniques d'Irydaë [ ♥ ♦ ]

Folie d'Esquisse
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le Jeu 21 Mar - 23:17

Épreuve n°3 - Épilogue


Toute chose a une fin.

Parfois, cette fin est douce et paisible. D'autres fois, elle fait l'effet d'une massue qui s'abat brutalement. Mais qu'elle soit douce, dure, soudaine, progressive, voulue ou subie, cela n'altère en rien l'inévitable néant qui succède à la fermeture d'un forum RPG.  

Au milieu des désertions progressives, du flood vidé et des RPs qui stagnent, un(e) membre continue pourtant d’écrire. Quelles sont ses motivations ? Et surtout, comment parvient-il/elle à contourner ce qui devrait l'empêcher de jouer pour écrire son épilogue ?



Rappel du fonctionnement:

Mélange entre un mini-RP et un texte solo, cette épreuve prend le format de l'un (deux champions de deux forums différents rédigeant chacun 5 posts de 350 mots max) pour quelque chose qui se rapproche de l'autre (écriture d'un texte avec un seul point de vue). Comme pour les autres épreuves, un thème sera donné, mais celui-ci ne concernera pas nécessairement vos personnages et univers respectifs, même s'il vous sera possible de les évoquer. En somme, il s'agit de continuer à tour de rôle une petite histoire, sur trois jours comme pour le mini-RP.

Concernant l'ordre, c'est le champion de Hikari Sekai qui commence !
N'oubliez pas que vous pouvez passer sur la shoutbox pour essayer d'attraper votre binôme.


Quelques petites consignes :

  • Comme vous l'aurez compris, il ne s'agira pas ici de jouer vos personnages, vous n'aurez donc pas besoin de les présenter en début de post. Vous pouvez improviser le personnage commun qui est suggéré au fil de l'eau, ou bien vous mettre d'accord en amont sur plusieurs choses.
  • Les mises en page sont autorisées, mais nous comptons sur vous pour faire attention à la lisibilité en évitant les couleurs/polices illisibles et les tailles d'écriture en-dessous de celle par défaut. Si vous avez un doute, vous pouvez venir faire des tests sur ce sujet et demander des avis sur la shoutbox.
  • Si vous voulez avoir un avatar (pour votre personnage commun ou pour vous différencier) qui s'affiche joliment à gauche, vous pouvez utiliser la balise de transformation :
    Code:
    <transformation invite perso="Nom de votre perso" avatar="Lien de l'image de votre avatar" forum="Nom de votre forum" lien="Lien de votre forum ou de votre fiche de perso" />


Anonymous
Hayate Onishi [HS]
Invité
le Ven 22 Mar - 9:03
Tel un Homme qui traverse un désert, je marche sans savoir où je vais. A chaque pas, l'horizon reste le même, inchangé, montrant parfois des illusions, des mirages qui redonnent l'espoir et s'échappent dans un écran de fumée tel un ninja, dès que je m'approche trop près. Tel Icare qui se brula les ailes à s'approcher trop près du soleil. Chaque pas devient plus lourd, plus pesant autant pour mes mouvements que pour mon esprit. Je ne sais pas pourquoi je continue...

Imaginez-vous un paysage post-apocalyptique, où les gens qui ont réussi à survivre disparaissent du champ de vision petit à petit. Parfois l'un refait surface, en désespoir de cause, puis disparait à nouveau. On ne sait pas s'il reviendra.

Au début de l'annonce, on y croyait pourtant tous, que ça continuerait, qu'on se serrerait les coudes, car nous nous connaissions au détour d'un conte, d'une histoire en commun, nous nous croyons solidaires. Puis petit à petit, certains ont pensé que ça ne valait plus la peine, et ils ont abandonné. Ils nous ont abandonné, ainsi qu'une part de leur âme, de leurs histoires, ce petit bout de chemin que nous avons partagé l'espace de quelques instants, même si pour certains, cela ne représente qu'une vie virtuelle. Qu'une vie virtuelle... Quel est le sens de la vie, si notre amitié n'est que virtuelle ? Ainsi, on peut si facilement se débarrasser de ces liens, comme d'une vieille chaussette sous prétexte qu'elle est virtuelle ? Si c'est le cas, quelle est réellement la différence avec la réalité ?

Je ne suis plus sûr de savoir distinguer la réalité du virtuel, car pour moi, ces instants sont bien réels et ont pris quelques minutes, que dis-je, des heures, voire des jours, de ma vie pour les partager avec des gens qui éprouvaient la même passion, le même besoin que moi à un moment donné.

Me que dis-je, je divague... Continuons, peut-être y trouverais-je une réponse au bout.
Anonymous
Linia Ròng [Irydaë]
Invité
le Sam 23 Mar - 15:19
Le problème qui se pose à nous lorsqu'on s'attache trop au chose est souvent le même. Pourquoi devrais-je abandonner comme les autres ? Pourquoi est-ce moi qui suit dans l'erreur de continuer sans relâche, d'écrire une nouvelle page d'une histoire commune commencée il y a longtemps ? Peut-être que je porte trop d'importance à une futilité de la vie, à un simple point de passage, une croisée qui se termine en croisade de mon côté, seul.

Parfois, quelqu'un vient me demander "Hey, il est tout chouette cet endroit ! Il y a encore de la vie ?". Et je mens, en espérant que ça passera, qu'ils avaleront mes couleuvres. Je sais que le venin en moi me fait agir comme une vipère, mais je le fais, je réponds "Oui bien sûr, même si beaucoup reviennent plus tard après quelques vacances !". Mais la vérité, c'est qu'ils ne reviendront pas, et je le sais. Tout comme je sais pertinemment que ses âmes errantes à la recherche d'un foyer mérite mieux que cette futile porte que je laisse entrouverte.

J'essaye aussi de redonner l'envie, j'exprime mon mécontentement, ma peine, ma joie passée avec les autres. Je fais du bruit pour attirer, mais dans un espace vide, c'est mon écho qui m'est inlassablement renvoyé. "Tu te crois meilleur car tu restes dans ses ruines ?!", "Je sais que c'est dur, mais il faut savoir passer à autre chose...", "Je suis d'accord qu'on s'est bien amusé, mais c'est fini, tu comprends ?". Ils ont peut-être raison, mais ce qu'ils ne comprennent pas, c'est qu'ici je suis partie de rien pour devenir Empereur. Qui peut se vanter d'avoir fait ça dans une vie ?

L'Empereur... d'un monde vide, d'une mode passée, d'une fragile virtualité. Un Empereur sans empire, car un empire c'est une foule unie. Alors je joue à la poupée, pour me créer cette foule. Combien de temps dois-je fuir en restant ? Une fausse pénitence...
Anonymous
Hayate Onishi [HS]
Invité
le Sam 23 Mar - 15:34
Un pénitence que je m'inflige seul, mais pour quelle erreur ? Celle d'avoir trop espéré ? Celle d'y croire encore ? Mais n'est-ce pas là exactement le reflet de notre monde réel, que celui de voir un univers virtuel s'effondrer alors que tout le monde l'abandonne, tandis qu'une minorité se bat pour le sauver ? Ainsi, je me demande si ça vaut la peine de se battre, autant dans le réel que dans le virtuel.

Mais je veux y croire, comme une plante est capable de repousser sous les cendres d'une terre qui a brulé, tel un Phoenix renait de ses cendres, je crois en ces mondes qui revivent, d'une nouvelle manière, en créant une nouvelle vie et de nouvelles couleurs. Car c'est ainsi le cycle de la vie. J'en ai même une chanson en tête, et que ceux qui liront cette complainte retiendront certainement, car l'ayant entendu une, voire plusieurs, fois, sans en retenir réellement la signification. Car je la comprends au mot, peut-être trop ajusté à mon goût et mes caprices, je veux y croire à cette nouvelle terre. Et puis si des nouvelles personnes se joignent à moi, je me dirais que ce combat n'est plus vain, ce sera avec une nouvelle ardeur que je me battrai auprès de nouveaux camarades qui veulent atteindre le même objectif que moi !

Je lève le poing vers le ciel avec cet espoir, mais la lumière ne vient pas. Cette terre où j'ai fait mon histoire reste et restera peut-être à jamais à l'abandon. Seul, je crée sa couleur. Je laisse encore ma marque, comme le dernier croquemort enterre les derniers membres qui ont annoncé leur grand départ à leur tour. Je reste seul témoin de la décadence de ce monde qui est devenu mien, car j'y suis seul.
Anonymous
Linia Ròng [Irydaë]
Invité
le Dim 24 Mar - 14:39
J'invente, toujours et encore, inlassablement. l'ineffable rancœur qui m'habite me pousse à le faire. Je serais le Fer de Lance repartant à la conquête de se monde délaissé, seul. Si personne ne veut venir, rester ? Eh bien tant pis. Je resterais seul, et j'imaginerais mes partenaires. Si je peux moi-même jouer tous les rôles, je pourrais ainsi être sûre que tout ce qu'il s'y passe soi valable. Fini la différence de niveau entre les différentes personnes. Peut-être que c'est ça, l'évolution dont j'ai besoin : écrire seul et avoir tous les rôles.

C'est ce que je fais le mieux de toute façon, écrire seul. Je le fais déjà depuis longtemps, juste que parfois des gens débarquent dans ma cité de 0 et de 1, visitant comme un touriste ma superbe capitale. Je n'écoute plus leur fausse promesse, ça ne m'intéresse plus. Je ne lis plus ses nouvelles identités, ce n'est que déception à l'arrivée. C'est inutile de se lever, de lire et de se gâcher la vie.

Je n'ai plus qu'à créer plusieurs personnages. Ce n'est pas difficile, après tout on fait souvent ça : avoir un personnage au début, et finir avec 5 personnages sur le même monde. Pourquoi ce serait différent ici ?

C'était l'idée qui m'a relancé. Je parle certes seul, mais qui peut prouver que les autres ne sont pas des membres différents et non la même et unique personne ? Qui peut me prouver que sur les autres univers virtuels, ce n'est pas qu'une ou deux personnes qui joues des dizaines de personnages différents ? On peut penser ce que l'on veut de moi, je m'en fiche. Ce que je créer, ce que j'ai créé et ce que je vais continuer de créer sera intouchable, vivra tant que je serais là.
Anonymous
Hayate Onishi [HS]
Invité
le Dim 24 Mar - 15:17
Mais un problème me fait obstacle : Les lieux ne m'appartiennent pas réellement. Je m'en suis fait maître, mais la clé a disparu avec ses créateurs, hélas. Ainsi, je ne puis faire entrer par moi-même d'autres personnes, dans mon univers, sinon que par le biais de ma propre personne, tel un schyzophrène souffrant d'un dédoublement de la personnalité.

Et si c'était devenu une maladie ? Serais-je devenu malade à force de fréquenter ce monde de solitude ? N'est-ce pas ainsi qu'on devient aliéné, de force de ne pas mêler différentes opinions, différents avis, qu'on ne se confronte avec personne d'autre que soi ? C'est comme se retrouver devant un miroir, je n'aime pas regarder ce reflet de mon être, et encore moins lui parler, car je sais ce que je pense, je sais ce que je me répondrais. C'est justement là, l'intérêt qu'on porte chez les autres, la curiosité de les connaitre, de savoir ce qu'ils vont répondre, sans en deviner les réactions futures. Je me souviens de cette expérience de l'empereur Frédéric II qui voulait connaitre la langue naturelle de l'Homme. Pour ce faire, il sépara six bébés du monde extérieur et les nourrices qui sen chargeaient ne parlaient pas. Ainsi, ils auraient logiquement développé un langage, mais hélas, les nouveaux-nés dépérirent et finirent par mourir.

Histoire glauque, certes, mais peut-être est-ce là ma destinée, si je persiste à rester.

Etant donné, cependant, que j'ai déjà acquis des connaissances en langage, et que je suis capable de m'auto-suffire, peut-être arriverais-je alors à développer un langage propre à moi ? Je ne suis pas non plus un génie, mais c'est en cherchant qu'on trouve après tout et il n'y a que ceux qui ne font rien qui n'avancent pas. Mais arrêtons là les citations et les proverbes, ça ne m'aidera pas.
Anonymous
Linia Ròng [Irydaë]
Invité
le Dim 24 Mar - 16:21
Quel problème voulons-nous résoudre ? Voyons, il n'y a rien de mal à se parler. Il vaut mieux ça que de rester seul, nous le croyons non ? Les gens, dans la vie de tous les jours, ils se parlent quotidiennement seuls, regardons simplement les gens qui parlent, parlent, parlent sans écouter les autres, au final, ils ne parlent à plusieurs que pour s'offrir une bonne image, bonne conscience.

Peut-être, mais c'est quand même plus agréable d'échanger réellement avec quelqu'un que l'on ne connaît pas. Nous nous connaissons par coeur il me semble. Après tout, nos peurs, nos envies, notre colère et notre amour, on les partages déjà. Alors qu'une nouvelle personne nous permettrait d'évoluer un peu plus, de découvrir plus de chose.

Ce n'était que bagarre, problème, engueulade et discussion à rallonge. Combien de fois avons nous écrit un texte magnifique, beau, une déclaration d'amour à notre art qui est resté sans réponse alors que nous avions convenu d'une histoire commune avec les autres. Je ne pense pas que nous méritons ce mépris.

C'est vrai... Je pourrais contacter ceux qui sont encore plus haut, montrer que ceux qui possède les clefs n'y passe plus, ne font plus rien dessus, et tout récupérer, pour nous. C'est une manière pour nous de continuer de vivre à travers cet écran. Mais je ne sais pas, je suis quand même dubitatif. Un certain arrière goût ferreux, la mâchoire pâteuse. Comme lorsqu'on sent l'odeur du sang. Qui ai-je tué pour sentir ça ? Peu importe, non, ce n'est que virtuel n'est-ce pas ?

C'est assez réel pourtant nous trouvons. Regarde, notre coeur c'est accélérer sans raison. De quoi avons-nous peur ? Pourquoi ce sentiment primaire se faire ressentir tout à coup. Nous aimerions pourtant bien pouvoir accomplir ce que l'on veut, et seul c'est plus facile. Je pense que nous réfléchissons trop, nous devrions foncer. Notre coeur va bien finir par cesser de battre un jour.
Anonymous
Hayate Onishi [HS]
Invité
le Dim 24 Mar - 16:46
J'ai peur. Et si un jour, cette plateforme disparait en effaçant sans retour toutes les histoires qui se sont créées au fil du temps et des personnes qui se sont croisées ? Pourquoi m'y attaché-je autant en connaissance de cause ? Peut-être parce que j'y ai vécu des moments inoubliables et que le jour où, fatalement, tout disparaitra, il ne restera que ma mémoire et mes larmes pour seules témoins à ce désastre.

Je me souviens encore de mon arrivée dans cet univers méconnu. Ce qui m'y avait attiré peut-être était-ce sa beauté, son histoire ou l'atmosphère générale qui s'en dégageait, je pense qu'il s'agissait de l'addition de toutes ces petites choses. Puis je suis resté, j'ai construit ma maison, mon présent et un peu de mon passé pour faire ma place, tel un tableau d'artiste dans un musée, exposé là, à la vue de tous, parfois avec des petites restrictions pour les aventures non-avouées. Mais tout me semblait sacré, même si ce n'était que virtuel, au fond de moi, je les vivais ces histoires, il me semblait connaitre chaque rencontre comme des nouvelles amitiés que j'espère qu'elle durerait.

Et l'annonce m'a rappelé la lourde froideur du virtuel. Personnages inventés, fabulations temporaires, tout s'efface petit à petit, et il me semble être seul à sentir mon coeur s'alourdir avec le temps. Je dois y prendre trop à coeur.

Mais peut-être n'est-ce pas une si mauvaise idée que de demander les clés de la cité, et tout reprendre de zéro pour créer un univers éternel... ?

Anonymous
Linia Ròng [Irydaë]
Invité
le Dim 24 Mar - 18:04
Nous pourrions faire tellement plus, après tout nous sommes suffisamment doués pour y arriver. Qui a besoin des autres quand on est bien plus malin, bien plus doué ? Nous pouvons créer tellement de choses rien qu'avec notre seul esprit, nous inventons tellement d'histoire rien qu'en nous promenant dans le parc et en croisant des gens aux hasards, inventant une vie secrète à chacun. C'est la preuve que nous sommes dans le bon.

C'est un étrange résonnement... je ne sais pas trop ce que nous devrions en penser. Nous devrions peut-être réfléchir avant non ? Imaginons que des gens finissent finalement par s'intéresser à nous et nos créations, ce serait dommage de totalement se priver et de se bloquer. Pourquoi... pourquoi tout vouloir pour soi.

Car les autres ne nous méritent pas. Nous, on s'accroche, on fait tout pour que ça tienne. On pourrait nous appeler "la pâte ni clou ni vis" de cet endroit que ce ne serait pas mieux trouvé. Personne ne veux nous aider à reposer les pierres de l'édifice, alors on s'en occupe seul. C'est normal qu'il nous appartienne et qu'il ne soit qu'à nous...

C'est pas le Seigneur des Anneaux ça ? Nous nous égarons un peu non ? Il faudrait rester concentrer et poser les bonnes questions plutôt que de correspondre au cliché dont on a tant eut peur... nous trouverons sûrement plus de plaisir si d'abord nous prenons les bonnes décisions, même si difficile...

Peut-être oui... après c'est classe de connaître le Seigneur des Anneaux non ? Silmarillon et tout le reste. Quoi que... maintenant tout le monde connaît, et puis c'est plus si original que ça... enfin ça ne change pas le problème. Les clefs de cette porte entrouverte, nous en avons besoin, quoi qu'il arrive. Alors nous pourrons décider réellement si elle reste entrouverte ou si on la ferme pour le garder pour nous.
Anonymous
Hayate Onishi [HS]
Invité
le Dim 24 Mar - 20:45
Alors, oui, mais non, finalement, le Seigneur des anneaux, c'est peut-être pas la bonne référence pour notre cas, parce que je n'ai pas vraiment envie de finir comme Gollum, voyez-vous... Se bouffer avec les gens pour idolâtrer quelque chose... Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment mon style. Du coup, est-ce que mon combat vaut vraiment la peine ?

Après tout, vu que j'ai parcouru cet univers en long et en large, pourquoi ne pas refonder quelque chose en apprenant des erreurs passées ? Si les portes se sont closes pour des raisons propres aux Créateurs, je me consacrerai entièrement à cette nouvelle cité que je fonderai de mes propres mains. S'il y a eu des problèmes internes de gestion, mieux vaut bien sélectionner ses subalternes, et si un souci se présente, la communication est primordiale. Si cela vient des nouveaux arrivants, des trolls ou tout autre type du genre, je devrais gouverner d'une main de fer dans un gant de velours telle Margareth Tatcher.

Mais ne vais-je pas trop vite en besogne ? Cela reviendrait donc à tourner la page du présent pour un futur incertain ? Mais quel est le plus incertain entre ce que je vis actuellement et ce que je souhaite faire ? Le choix semble vite vu, mais j'hésite encore. Aurais-je donc la présomption de prendre les rênes d'une toute nouvelle cité virtuelle e pensant faire mieux ? Après tout, qui ne tente rien n'a rien, dirons-nous...

Je me vois déjà dans le bordel du codage, le dur labeur du graphisme, la mise en page, et tout le tralala pour faire tout ce qu'il y a de plus accueillant. Cela me demandera donc un travail énorme de tout reconstruire, mais il vaut mieux repartir sur de bonnes bases plutôt que sur de l'ancien, tout en s'inspirant du passé et ne pas commettre les mêmes erreurs. Bien sûr, aucun système n'est parfait, mais comme on dit no pain, no gain. Alors peut-être qu'il est temps, enfin que je rende ma plume et me tourne vers de nouveaux horizons...
Anonymous
Linia Ròng [Irydaë]
Invité
le Dim 24 Mar - 22:52
Enfin, je tourne mon fauteuil lentement. Je regarde par la fenêtre et je me pose la question encore, longtemps comme ça. Une décision difficile certes, que je dois faire seul. Alors autant être bien seul. Je ferme le store, me plongeant dans le noir. J'écoute mon propre cœur battre. J'écoute, je me tourne vers la seule personne en qui j'ai confiance, en qui je veux et je peux avoir confiance en vérité. C'est égocentrique, sûrement...

Mais non c'est normal. Ils sont tous partis sans nous, sans même prendre la peine de nous dire au-revoir. Et puis ils ont effacer de nous notre numéro, notre adresse et tout ce qui pouvait leur permettre de nous joindre à nouveau. Alors bon, un peu d'égocentrisme, c'est pas plus mal...

Hmmm... est-ce que nous pourrions nous permettre de me laisser seul penser sans nous couper nous-même ? Où en étais-je.... oui, l'égocentrisme. Mais on m'y pousse, chaque jour de plus depuis que tout le monde à quitté cet univers bâtit ensemble. Je me rends compte que finalement, il n'y a qu'un endroit où je peux avoir la chance de tout rebâtir. Alors je vais le faire, je vais sortir de ce monde virtuel. C'est difficile...

Je tourne à nous mon fauteuil pour faire face à cet écran noir, que je n'ai pas allumé depuis longtemps. J'appuie sur le bouton de démarrage de mon monde réel. Je quitte ce monde virtuel, fictif, qu'était " L'Amitié ", insensible, froid. Je retourne auprès du monde qui est le seul dans lequel je suis bien réel. Une fois le mot de passe entrée, je lance mon navigateur, met mon casque et de la musique, et pour la première fois depuis bien longtemps, je rejoins ma seule réalité : un forum. Je retrouve des gens qui ne m'attendaient plus et qui enfin me vois déconnecté d'une fiction bien trop amère à mon goût, au codage trop complexe. J'ai des réponses à écrire, je ne vais pas continuer d'épiloguer.
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