Épreuve 2 – Mini-RP à variantes

Stilgar
« Petit Pimousse au rapport ! »
Personnages : Crevette
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le Dim 24 Mar - 23:54
Explications:
Ici, on va utiliser la variante non-utilisée n°5 :
À la guerre, comme le précise Sun Tzu, il est important de connaître la nature de ses adversaires, mais il est tout aussi important de comprendre l’environnement dans lequel on y est confronté. En l’occurrence, il s’agit manifestement d’un ouvrage géopolitique où tensions internationales et conflits d’intérêts sont au cœur de l’action. Place… au combat ! Ou au débat dans les moments plus calmes. Outre cela, Rosalina Ngwenya est une trafiquante d’arme mozambicaine, polyglotte, cosmopolite, ultra-riche, avec un don pour la négociation et les affaires, et qui n’a qu’une envie, c’est de quitter l’Esquisse pour retourner à son empire.

     La vie dans l’Esquisse est faite de recherche permanente de moyens de subsistance, au grand dam de Rosalina. Fouillant les étagères d’une cuisine, où une petite fille se réchauffait les mains auprès d’un feu de cheminée, Rosalina découvrit deux livres. L’un avait un titre alléchant : Histoire de la Géorgie. Un pays magnifique, il est vrai, où elle avait beaucoup commercé. Elle l’ouvrit, pour y retrouver des souvenirs de la Terre, et chercha dans l’index les personnalités qu’elle avait côtoyé – et corrompu.




     Et elle se retrouva sur un plateau montagneux. Le choc du changement d’atmosphère la choqua, d’autant qu’elle était à une forte altitude et avait du mal à respirer. Rosalina serra sa mallette, qui contenait toujours ses contrats d’armes et ses millions de yuans. Que l’Esquisse soit facétieuse, elle avait finit par le comprendre, mais là, c’était la téléportation de trop.
     L’arrivée d’un groupe armé d’une dizaine de personnes en jeep lui interdit toute fois de perdre complètement son sang-froid. Ils s’arrêtèrent à quelques mètres d’elle. Trois hommes descendirent. Rosalina chercha dans ses souvenirs l’ethnie de ces hommes. Croyant se souvenir de quelque chose, elle parla en russe :
     «  Bonjour, messieurs. Leonid Tibilov est toujours président ? »
     Ils s’arrêtèrent, baragouinèrent entre eux. Le plus gradé répondit :
     «  Non madame, c’est Bibilov, maintenant.
     – Oh ? J’ai été au baptême de sa fille. »
     Elle était tombée en Ossétie du Sud, dans le Caucase, une région ayant déclaré son indépendance de la Géorgie, avec le soutien de la Russie.
Plusieurs longues minutes plus tard, où elle se chargea de convaincre ces messieurs qu’elle n’était pas folle, et après leur avoir donné une large part de son pognon, et leur en avoir promis plus s’ils l’emmenaient avec eux, ils l’embarquèrent comme hôte de marque.
     Elle était sur un petit nuage, malgré les cahots de la « route ». De retour sur Terre. Joie.
     Dans le camion, il y avait deux soldats et une jeune fille, une occidentale, menottée. Sûrement une otage. Rosalina voulant partager son bonheur, elle voulut engager la conversation – en anglais, on ne sait jamais sur qui on tombe. Peut-être pourrait-elle faire une bonne action.
     «  Bonjour ! Comment vous vous nommez ? »


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Lombard [TT]
Invité
le Lun 25 Mar - 21:47


Contexte :
Lombard vient d'un contexte contemporain, tout ce qu'il y a de plus normal à un détail près. Dans le monde de Tasty Tales, certaines personnes on développé des pouvoirs divers et variés. Conséquence de ce phénomène, une université dédiée à ces gens à pouvoir a été créé sur une île artificielle en plein milieu du pacifique : Summerbridge.

Le personnage :
Lombard est... Bosseuse et ambitieuse. Séductrice et mystificatrice. Egoïste et individualiste. Cultivée et assurée. Rancunière et réfractaire. Impitoyable et insatiable. Éduquée et acharnée.
Lombard est également française. Etudiante en finance. Issue d'un milieu de col blanc. Issue d'une très grand et très riche famille. Déshéritée et reniée. Bien décidée à se venger.
Lombard a la pouvoir de provoquer une colère violente et irraisonnée chez les gens.




Lombard, menottes aux poignets, coincée entre deux miliciens patibulaires à l’arrière d’un camion militaire brinquebalant, fixait la bâche kaki d’un œil hostile.

Comment avait-elle pu en arriver là ? Elle-même n’en était pas bien sûre. Elle feuilletait un livre sur une quelconque crise dans le Causase, et l’instant d’après, elle s’était retrouvée entourée de treillis menaçants. Si elle devait faire une hypothèse, elle avait à l’idée qu’il y avait à Summerbridge des personnes capables de voyager dans des tableaux ou dans des livres. Alors si on voulait extrapoler – et on le voulait – il était fort probable que quelqu’un soit en mesure d’envoyer quelqu’un d’autre dans un bouquin. En l’occurrence, elle.  Ça se payerait dans les larmes et les cendres.

Elle, menottes aux poignets. C’était inadmissible. Quand on est blanche, éduquée, cultivée, présentable et issue de son milieu social, normalement, on fait toute sa vie sans jamais se retrouver menotté. A part si on est trop mauvais pour camoufler efficacement ses versements frauduleux, et encore. Ça s’appelle le privilège blanc, et Lombard comptait beaucoup dessus. Bon, il faut dire qu’en général, les gens comme elle ne se retrouvaient pas soudainement en projetés en pleine zone de conflit. Lombard avait la prétention d’appartenir à ces gens qui font la guerre derrière des bureaux, et certainement pas au front. Et puis quoi encore ? Pourquoi pas du sang, de la sueur et des larmes, tant qu’on y est ?

Passablement agacée, il fallut bien un arrêt et une nouvelle arrivante pour lui faire lâcher des yeux la bâche sur laquelle elle projetait ses desseins de vengeance. Comment se nommait-elle ? Lombard détailla la femme sans se presser, une moue sur ses lèvres carmin. Son regard s’arrêta quelques instants significatifs sur la mallette qu’elle tenait. Pas besoin d’être devin pour savoir ce qu’il y avait dedans. C’était donc comme ça qu’on se payait un taxi ici ?

« Vous pouvez m’appeler Lombard. » consentit-elle à répondre, jugeant qu’il y avait un peu trop de fusils d’assaut au mètre carré pour se passer trop longtemps du minimum de politesse. Elle accrocha à ses lèvres un sourire aussi soudain que charmant. « Et vous-même ? Hormis la personne qui tient les cordons de la bourse, bien sûr. »
Stilgar
« Petit Pimousse au rapport ! »
Personnages : Crevette
Messages : 89
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le Mar 26 Mar - 17:31
     Une personne délicieuse, cette petite jeune femme, avec un accent français. Rosalina essayait d’apprendre cette langue, et fut enchantée de découvrir une ressortissante du pays de Molière – et du cognac – dans cette contrée reculée. Elle répondit dans la langue de Lombard :
     « Enchantée. Je m’appelle Rosalina Ngwenya. J’apprécie beaucoup… de rencontrer une Française ici. Mais si ça ne vous ennuie pas, je vais continuer en anglais, à moins que vous ne connaissiez le russe. »
     Voyant que les deux étrangères discutaient, l’officier s’entretint un instant avec Rosalina, pour lui expliquer ce qu’ils savaient sur cette otage occidentale, et finit sur cette remarque :
     « Curieux, de trouver deux étrangers au milieu de nulle part, comme ça.
     – Oh, ça, oui alors, vraiment, c’est étrange, quel hasard, dites.
     – On croirait presque… à de la magie, ou je-ne-sais quoi.
     – Enfin, hé, c’est, oui, amusant, ça. »
     Se pouvait-il que Lombard aussi ait atterri dans l’Esquisse, puis ait quitté cet univers aussi mystérieusement qu’elle en était entrée ? Possible. Mais Rosalina n’avait pas du tout envie de repenser à cette dimension extrêmement désagréable. Il y avait bien plus intéressant à faire ici ; plus de pognon à amasser.
     « Ils m’ont dit ce qu’ils vont faire de vous. Cela ne me convient pas. Écoutez, passons un marché, voulez-vous. Je suis nouvelle dans cette région, et je vais avoir besoin de quelqu’un, une personne de confiance, qui ne serait pas impliquée dans les réseaux de fidélité et de clientèle locaux, qui ne pourrait pas être un agent double. Je vais vous demander de me relire, de faire des recherches, du classement et de l’archivage, diverses tâches administratives et de confiance. Comment vous dites en français ? Secrétaire ? Vous vous doutez que je sais être très généreuse envers mes employés fidèles, et vous vous doutez aussi que je connais du monde. Si vous avez un tant soit peu d’ambition, quelques temps à mon service sera un très bon tremplin à votre avenir, jeune fille. »
     Et c’était ça ou rester menottée et finir dans une geôle perdue dans le Caucase.


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Lombard [TT]
Invité
le Mer 27 Mar - 20:15
Débarquer dans une zone de guerilla en escarpins est une chose. S’y voir proposer un boulot de secrétaire en est une autre. Dans la hiérarchie des choses auxquelles Lombard ne souhaitait pas être confrontée, la première n’était pas nécessairement la plus haute.

Abandonnant son sourire opportuniste, elle fronça le nez comme si on venait de lui exhiber une bestiole crevée depuis 3 jours au visage. Elle, secrétaire ? Lombard avait une opinion d’elle-même significativement plus haute que ça. Elle du réprimer un sourire narquois lorsqu’il fût question de faire tremplin à son avenir. Son avenir était au sein du conseil d’administration d’un fond d’investissement, merci pour lui. Et certainement pas coincé dans un livre d’histoire à faire la secrétaire. Heureusement pour Lombard, le fait d’être entourée par trois fusils d’assaut l’aida singulièrement à canaliser son hilarité. Force était de constater que, si jouer la secrétaire devait heurter gravement sa fierté, la deuxième option risquait fort de la heurter de manière autrement plus physique. Ce qui était évidemment peu souhaitable.

Lombard leva quelques instants les yeux vers le ciel, comme si elle s’attendait à y voir le visage ricanant de l’inconscient qui l’avait propulsée là. C’était à se demander s’il ne s’amusait pas à réécrire le livre pour la mettre dans une situation pareille. Assez fâcheusement, elle ne vit que de la tôle, laquelle lui rappela que Dieu seul savait combien de temps elle risquait de rester coincée dans ce bourbier. Si elle devait faire tout le livre de bout en bout pour en sortir, ça allait faire un sacré bout de temps coincée dans un conflit dont elle ne savait finalement pas grand-chose. Il était effectivement souhaitable de se faire une alliée de la femme à l’attaché-case.

Après tout, bosser était encore l’une des choses que Lombard faisait le mieux. Si l’autre voulait une personne qui ne soit pas « impliquée dans les réseaux » comme elle le disait si bien, elle n’allait pas être déçue du voyage. On faisait difficilement moins impliquée dans la situation que Lombard, laquelle haussa les épaules avec une moue résignée.

« C’est vous qui avez l’argent… » dit-elle en guise d’accord.
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