Vite, de la menthe!

PlopCorn
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le Dim 31 Mar - 23:42

Abigail Edelrasser




APPELLATION
Abigail Edelrasser ; Schussel ("tête de linotte" en allemand)

ÂGE
Un peu plus de vingt-cinq ans ; elle-même est quasiment certaine de sa date de naissance, mais préfère voir quel âge on lui prêtera plutôt que de la révéler.

NATIONALITÉ
Allemande.

GOÛTS
Elle aime l’Histoire, les vieux bouquins, les vieux bouquins qui parlent d’Histoire et la menthe. À défaut, elle a un penchant pour le café au lait, même si elle tente d’en limiter la consommation parce que cette boisson chaude l’endort avant que la caféine ne puisse donner un coup de fouet à son esprit. Peu matinale, elle aime les grasses matinées qui lui font trouver midi à quatorze heures, et a un faible pour les félins qui dorment paisiblement au soleil (quand ils n’essaient pas d’assassiner sauvagement son fauteuil). Elle a dans sa jeunesse tenté d’écrire de la fiction, afin d’explorer des jalons autres que ceux de l’Histoire et du (plus ou moins) factuel, sans jamais réussir à se satisfaire de ses productions, qu’elle cache farouchement dans sa mémoire à trous.

Elle n’aime pas sa mémoire, qui lui joue trop de mauvais tours à son goût. Son attachement aux faits lui interdit de se rebiffer lorsqu’on lui fait remarquer une incohérence ou un oubli dans ses propos ou ses travaux, mais la frustration qu’elle s’efforce de contenir dans ses moments mobilise la quasi-totalité de ses ressources du moment, presqu’autant que lorsque ses inconstances d’intendance la conduisent à se retrouver à court de menthe, ou pire encore, à court de menthe et de café au lait. Sa tendance à oublier le temps qui passe et les repères visuels qu’elle essaie pourtant de graver derrière ses paupières font qu’elle se perd souvent, ce qui est terriblement agaçant lorsqu’elle a une tâche à accomplir qui ne saurait attendre, mais dans ses instants d’entière honnêteté, Abigail admet qu’elle aime aussi découvrir des pages inattendues de son histoire et de l’Histoire en errant au hasard.

ARRIVÉE DANS L'ESQUISSE
Entre quelques heures et un jour.



Premiers instants esquisséens




Abigail ouvrit les yeux sous un ciel d’un rose déconcertant, allongée dans des herbes folles, un léger tournis lui brouillant l’esprit - à moins que ce ne soit une nuit blanche de lecture qui l’ait mise dans cet état. Ne trouvant pas le moindre souvenir de ce qui aurait pu la mener à se réveiller étalée sur le dos comme une bonne cuillère de confiture, Abigail se redressa alors, un froncement de sourcils accompagnant cet effort, tandis que de sa main gauche, elle farfouillait dans sa poche à la recherche de menthe fraîche dans un petit sachet. Deux choses lui  arrachèrent alors une onomatopée indescriptible de surprise teintée de panique : d’une, point de menthe dans sa poche préférée, la poche de sa veste réservée à la menthe et à son calepin miniature. Quoi qu’il ait pu lui arriver qui élude sa mémoire, tout ce qui lui en restait était un stylo mâchonné et un fond de paquet de chewing-gum à la menthe glaciale, dans lequel deux malheureuses dragées à mâcher se morfondaient en attendant leur heure ; ce n’était pas bon signe, les chewing-gum à la menthe glaciale étant l’ersatz de menthe d’Abigail en cas de pénurie irrémédiable de menthe fraîche et de thé à la menthe. Ce premier point aurait suffi à la lancer dans une litanie de marmonnement inarticulés et ronchons ; néanmoins, ce jour-là, son esprit était occupé par autre chose, quelque chose d’encore plus sidérant, aussi difficile à croire que cela puisse paraître.

En effet, au loin, des éoliennes géantes se dressaient, à prendre nonchalamment le vent dans leurs pales. Leurs pales vertes. Qui tournaient au bout des petites branches qui les reliaient à leurs troncs.

Machinalement, la main gauche d’Abigail voulut se faufiler de nouveau dans sa poche fétiche, mais l’absence de tout calepin lui revint juste à temps pour retenir ce geste. Après un long soupir, Abigail se leva, prenant le temps de griffonner "ciel rose ! éoliennes végétales !? menthe !!" sur le dos de sa main droite à l’aide du stylo violet qui, fort heureusement, écrivait toujours ; ensuite, presque naturellement, elle commença à marcher en s’éloignant desdites éoliennes, vers ce qui semblait évoquer en ligne d’horizon une sorte de ville.


Description



Abigail est une gardienne de la pérennité du savoir, une exploratrice des temps anciens comme modernes qui honore toutes les pierres marquant chaque époque, les blanches comme les noires. Elle condamne toutes les formes que peut prendre l’oubli, qu’elle voit comme un chancre irréversible à ne jamais laisser se répandre oisivement. Quelque part, elle aime son nom de famille, qui signifie littéralement "personne de pure race" dans sa langue maternelle, non pas parce qu’elle se définit par le sens littéral qu’il a, mais parce que d’une manière plus détournée, tel un mnémotechnique ancré dans son identité, il lui rappelle les écueils qui ont conduit par le passé aux heures les plus sombres de son pays, l’Allemagne, il y a moins d’un siècle.

Historienne de profession et grande lectrice à ses heures perdues, Abigail consacre ses efforts à retranscrire des faits et des légendes, animée par la volonté de graver chaque vérité dans des pages moins vacillantes que la mémoire des hommes. En effet, elle accorde une confiance toute relative à la mémoire d’un cerveau, ayant appris à se méfier de la sienne, qui l’abandonne souvent, même dans les situations délicates. Tristement pour elle, Abigail est hantée par son étourderie ; elle a toutes les peines du monde à se rappeler un nom, une date ou un visage, bien que parfois, les caprices de sa mémoire s’accrochent à quelque fait trivial pour n’en plus démordre. Bien sûr, elle a tenté beaucoup de choses pour lutter contre cette terrible ironie qui la pousse à perdre ce qu’elle cherche à préserver pour l’éternité, mais ni les astuces de mentalistes ni les remèdes de grand-mères n’ont donné de résultats concluants. Elle a beau tenter de maintenir des habitudes fixes, comme assigner une poche à un type d’objet,  multiplier les listes, gribouiller des notes adressées à l’Abigail du futur à toutes sortes de sujets, et marmonner, parfois en plusieurs langues, en espérant se souvenir de qu’elle s’entend alors dire, sa meilleure solution consiste encore à se concentrer au maximum au moment d’essayer de retenir quelque chose, et pour cela, elle a recours à son propre remède secret : mâcher des feuilles de menthe pendant l’exercice, ce qu’elle fait généralement quand elle est au calme, et donc le plus souvent quand elle travaille.

À son arrivée dans l’Esquisse, cette méthode porta ses fruits à un point presque inquiétant. Elle se réveilla dépourvue de la plupart de ses souvenirs vis-à-vis de sa vie passée, mais se rappelait son nom, sa cause et l’Histoire de son monde. En somme, tout ce qu’elle chérissait et s’était efforcée d’apprendre et de retenir avec ses feuilles de menthe ; des légendes qui l’avaient particulièrement émue, des dates importantes pour comprendre tel mouvement ou telle époque sous un angle différent, des liasses et des liasses de feuilles volantes sur lesquelles elle avait griffonné des chronologies et des anecdotes rendant aux chiffres toute la dimension humaine de l’Histoire. Si l’expérience de se réveiller dépourvue de la plupart de ses souvenirs mondains fut, comme l’on pouvait s’y attendre, déroutante, Abigail ne s’en est pas longtemps formalisée. À ses yeux, ce qu’elle souhaiterait que l’on retienne pour la définir est toujours présent, la méticuleuse attention avec laquelle elle écoute les récits des personnages de l’Histoire qu’il lui est donné de croiser, la dévotion avec laquelle elle les consigne du mieux qu’elle le peut, et son goût pour la menthe. La facilité apparente avec laquelle elle s’adapte et tourne la page du monde duquel elle vient ne lui semble donc pas incohérente avec ce qu’elle a retenu d’elle-même et de sa vision du monde.

Son étourderie et son sens de l’orientation aléatoire ne sont en rien guéris, et elle n’est pas certaine de retrouver son remède miracle dans ce curieux univers où elle a atterri. Pour autant, passés le choc et la surprise, cela ne l’empêchera pas d’y reprendre sa croisade. En effet, ce nouveau monde semble oublier son passé, lui aussi. Dès qu’elle aura retrouvé ou apprivoisé un fidèle calepin pour reprendre ses investigations dans les méandres des histoires de l’Esquisse, il sera du devoir d’Abigail de reconstituer au mieux l’Histoire de son monde d’adoption forcée, de la préserver de l’érosion de l’oubli, de l’immortaliser ; et si sa mémoire n’en saura pas renfermer plus que les grandes lignes, elle trouvera le moyen d’en inscrire les détails comme elle l’a toujours fait : dans des pages.


Spoiler:

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Description succincte de votre personnage (en mots-clefs, voir le registre pour les exemples) : Historienne de l'Esquisse - Mémoire flanchante, mais stimulée lorsqu'elle mâche de la menthe 


Dernière édition par PlopCorn le Mar 2 Avr - 15:25, édité 2 fois (Raison : Mise en forme (j'ai tout cassé la première fois xD))
Kaoren
Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
Personnages : Kaoren, Penrose
Messages : 468
Date d'inscription : 22/09/2015
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le Lun 1 Avr - 1:48
Plop !

Ainsi donc, ma petite Abigail a trouvé son bon entendeur. Enfin, je dis "ma", mais je crois que l'idée de faire une historienne de l'Esquisse vient d'Eelis, et c'est elle qui m'a trouvé l'avatar. Mais j'ai composé tout le reste, donc on va dire que ça compte.

Du coup, je suis ravi que ce personnage ait su te charmer, et presque d'autant de te voir récupérer mes morceaux de texte (ça fait drôle de relire ça un an après, mais j'arrive à reconnaître mon style et me rappeler certains détails que j'y ai mis), et avec Abigail, ça fait que les trois prédéfinis originaux des Brises sont désormais joués ! Champagne ! Par contre, pour les Sables, on repassera.

Ceci étant, j'ai pas non plus eu l'impression de juste relire ce que j'avais écrit. Ta partie sur les premiers instants d'Abigail dans l'Esquisse la dépeignent sous un jour totalement nouveau, avec un petit air un peu maniaque - droguée - que j'aurais pas attendu mais qui peut tout aussi bien seoir au personnage. Du coup, j'ai hâte de voir ce que ça donnera en RP !

Et ceci dit, on en vient à la partie importante :


Vite, de la menthe! Ef1109eaf5dd47ff2d0fd873c87b8ae4176d5a5e_hq

Fini de rire, te voilà validée !


Oui, c'est dit d'un ton un peu brut, mais c'était pour coller au gif parce que je le trouvais sympa.

Parée de ta nouvelle couleur bleue, tu peux désormais aller RP avec tous les énergumènes qui peuplent les Brises et à côté desquels Abigail risque de passer pour une personne normale si elle fait pas trop attention. Pour ce faire, il suffit de t'arranger avec d'autres joueurs, soit sur le sujet prévu à cet effet situé juste ici, soit directement sur la taverne ou le Discord.

Tu peux aussi aller parsemer les diverses autres catégories de tes élans floodesques, délirifères ou scribouillards dans les catégories du forum prévues à cet effet, ou même créer des prédéfinis pour épargner au staff la lourde tâche de remplir de nouveau la liste des prédéfinis disponibles dans les Brises. Et si tu as l'impression que j'essaie de te refourguer notre boulot, sache que tu apprends vite.

Et enfin, bien que ton petit avatar respirant la bonne humeur soit très agréable à contempler, voici le code que tu pourras insérer au début de tes posts RP avec Abigail pour remplacer ton avatar par le sien et permettre aux gens de s'y retrouver :
Code:
<transformation perso ="Abigail">

Et sur ce, il ne me reste plus qu'à te souhaiter la bienvenue parmi nous et une agréable aventure sur Esquisse ! Parce que je réalise que j'ai totalement oublié de le faire sur ta présentation.


Kaoren déclame sa verve enflammée à la couleur de ses cheveux, en #EE404A.
Quand il est déprimé, il perd ses couleurs et parle juste en gras.
Penrose parle d'or, et donc en #FEDC00.



Les tarty's du temps où on en avait:

Vite, de la menthe! Team_k10

Vite, de la menthe! Vgn8YqU

Vite, de la menthe! DRGGuxR Vite, de la menthe! HmUNXzW Vite, de la menthe! 5bv2MCj Vite, de la menthe! Tartyf14
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