Promenade fruitée à travers plaine [PV: Castor]

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le Dim 30 Sep - 23:15
Tu as enfin quitté cet imbroglio infini. Où est passée la si aimable Tamago ? Dieu le sait. Désormais, tu as couru, couru, aussi loin que tes muscles purent te porter. Désormais, tu es épuisée, et ta robe à pois te colle à la peau. Désormais, c'est le moment où tu aimerais bien fuir, disparaître à tout jamais de ce rêve éternel. Les nuages se bousculent, sans doute pour te crier le premier d'éviter de leur gâcher la vue. Mais au fond, tu sais que tu n'en as aucune envie. Les battements s'affrontent, ton coeur se rebelle. Là, tu reprends ta course effrénée. Ta gorge te fait souffrir ; plus de souffle, plus de vie. Le temps s'annonce nuageux. Oh, oui : de grands nuages mousseux qui, pourtant, n'ont rien d'arrogant ni de profanateurs.

Il y a de la crasse sur tes vêtements, mais ton cerveau est en ébullition. Tu n'arrives plus à réfléchir ; même bouger est pour toi un supplice. Alors, tu t'endors, comme si cela n'avait jamais été que la réalité. Combien de temps s'écoule ? Abîme total. Sombrant peu à peu dans le rêve véritable, ton esprit se promène à travers champs de bananes roses et de binoclard hystérique. Songe prémonitoire ? Eh bien, tu en auras vu des vertes et des pas mûres, ici... Quelle ironie.

Mais le fait est que tu te réveilles, toute ragaillardie, le lendemain matin. Cette fois, tu prends réellement confiance de l'état de ton habit. Mais tout est possible, après tout ! C'est ainsi qu'en ayant vu l'étrange Kane s'envoler, tel un monarque, tu te dis que plus jamais rien ne sera capable de t'étonner. Et encore, il s'agit de toi, Mo. De fait, tu prends une grande inspiration avant d'imaginer la tenue idéale. Question mode, jamais tu ne t'y es vraiment intéressée, mais quelque chose de douillet et confortable fera sûrement l'affaire. Jogging, écharpe et pull-over ? Pas mal ! Pensant très fort au résultat escompté, ton rêve de la veille vient soudain s'infiltrer en malvenu. Et c'est ainsi que te voilà dotée d'un merveilleux costume de banane fuchsia ! Ta tête dépasse par l'unique queue, et c'est à peine si tes pieds, aux extrémités, arrivent à se frayer un chemin à travers la dure peau. Décevant résultat. Tu paniques soudain, éprise d'un effroyable... effroi, justement. Il faut a tout prix changer d'accoutrement ! Car ce n'est pas bien pratique, dirait-on. Bien, désormais dans l'unique obligation de poursuivre ainsi ta route, tu essayes tant bien que mal d'avancer - imitant malencontreusement la danse du canard - à travers cette immense pleine colorée de... de... eh bien, il faut dire que le déguisement te bouchait légèrement la vue au niveau du sol... Si ce n'était l'étrange personnage qui aurait dû, en temps normal, entrer dans ton champ de vision à ce moment là...
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le Mer 3 Oct - 17:21

Qu'est-ce qu'on s'amuse !

#1


Castor n’avait pas vraiment compris où il était ni comment il s’était retrouvé là. Il s’était réveillé dans son lit. Enfin, c’était un truc qui ressemblait à son lit, mais qui marchait. Mais peu importe. Il se foutait bien aussi de l’endroit où il était … pardon, où il se trouvait, puisque Pollux était avec lui. Donc tout allait bien.
D’ailleurs, il lui avait vite faussé compagnie, à Pollux. Ce dernier n’arrêtait pas de faire des fautes de grammaire, ce matin –ou ce soir, il ne savait plus trop-, cela devenait lassant, à force. Il était donc seul, avec environ 0,5 % de chances de survie. Mais cela lui était égal, il n’aimait pas les probabilités. Il était nettement moins bon en mathématiques qu’en français, ce qui était dommage car il aurait sûrement fait un prix Nobel très respectable… Mais passons.
Il était donc seul dans cette espèce de plaine. Il sautillait joyeusement sur l’air d’une chanson très rock que Pollux aurait qualifié de « bruyante », « laide » et probablement « hérétique ». Il finit d’ailleurs par se rendre compte que la chanson ne provenait pas de son cerveau (comment ça, « lequel » ?) mais d’une chaîne hi-fi qui le suivait en sautillant elle aussi. Il s’arrêta et la regarda, intéressé. La chaîne, remarquant qu’elle était observée, se stoppa et lui rendit son regard. Avant de s’enfuir à toutes jambes / pattes / on-ne-sait-quoi. Castor la regarda faire, légèrement désappointé. Mais sa déception disparut bien vite.
En effet, il venait d’apercevoir quelque chose de magnifique. Une banane fuchsia ! Géante ! Incroyable ! Castor écarquilla tellement les yeux devant l’apparition que ceux-ci devaient maintenant avoir à peu près le même diamètre que ses verres de lunettes.
Il était athée. Il n’arrêterait de l’être que si un culte voué au dieu Fuchsia (Banane de son prénom) était fondé. Et c’était la seule raison pour laquelle il ne remercia pas Dieu de ce don du ciel.
Il s’élança vers la banane. Si on avait été dans un film, il y aurait eu un très joli ralenti et une musique grandiose. Mais on n’était pas dans un film. Dommage, ç’aurait sûrement été un film très intéressant.
Castor rentra dans la banane de plein fouet, la faisant tomber au sol. Puis il entreprit de chercher comment l’éplucher.
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le Mar 9 Oct - 12:39
Sans prendre garde - ou plutôt, sans n'avoir rien remarqué -, tu te retrouvas soudain nez à nez avec un sol tapissé d'... de... oh, eh bien, peu importe. Tes membres, faibles et vacillants, essayent vainement de t'aider à te redresser. Mais une force - réelle, et inconnue - te cloues malgré toi à terre. Tu t'affales finalement, à bout de force. La masse de ton... costume, en elle-même, devrait sans mal égaler pas loin de la moitié de ton poids. Soudain, une idée te vient. Dans un effort surhumain, tu effectues un tour sur toi-même, roulant quelque mètres plus loin. Tu poussas un long soupir de soulagement en découvrant que tes épaules se trouvaient désormais libérées d'un terrible poids... au sens propre.

La queue de ton habit te fait, telle un navire sur l'océan bleuté, tanguer à droite et à gauche lorsque tu tentes, tremblante, de te relever. Jambes écartées - pas forcément la position la plus adéquate à ce genre de... cas ; pas la plus gracieuse non plus, d'ailleurs... - tu effectues maladroitement de grands pas pour retrouver ton équilibre.

C'est alors que ton agresseur entre véritablement dans ton champ de vision. Cheveux mi-longs, grosses binocles circulaires. Grand. Adulte. Sans aucun doute. Que te voulait-il donc ? Apeurée, tu recules tant bien que mal, t'en éloignant du mieux que tu peux, tout en poussant quelque innocente onomatopée.

Or, de nouveau, l'outrageante queue, au sommet de ton crâne, intervient, t'incitant à te baisser, te tirant malgré tes silencieuse protestations vers le bas. Dans un dernier acte désespéré, tu agites tes bras devant toi, souhaitant revenir à un état stable. Mais, rien à faire, tu t'écroules de nouveau, et ce contre ta propre volonté.

Et cette dernière pensée alimente ton imagination. Qui a parlé de volonté ? Tu rêves. Sûrement. Un rêve infini, soit, un rêve où tu es enfermée, certes, mais un rêve. Tout est possible, dans un rêve. Il n'y a plus ces contraintes, celles de la vie, de la réalité. Alors, tu vas rêver, maintenant. Véritablement. Il suffit de vouloir reprendre tes vêtements d'origine, n'est-ce pas ? C'est... aussi simple que ça ?

Tes yeux fermés sous le coup de la concentration, tu mets toute ta volonté dans ce simple souhait. Mais ça ne marche pas. Evidemment. Pourquoi tant de prévisibilité ? Là, tu es à jamais enfermée. Non ? Piégée, Mo.

Sans compter sur ton agresseur qui ne restera sûrement pas les bras croisés...
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le Mer 10 Oct - 18:21

Des bananes ou la vie !

#2


Castor était tellement concentré sur ses tentatives d’épluchage (d’épluchitude, comme il aurait dit) qu’il fut très surpris lorsque la banane se rebella. Elle roula sur le côté, renversant le jeune homme, qui se cassa magnifiquement la figure. Il se releva, épousseta ses vêtements et fixa la banane d’un air hargneux. Quoi ? Ce quatre-heures osait le faire tomber ? Il méritait une punition ! Puisque c’était comme ça, Castor allait le … manger !
D’accord, ça ne changeait pas franchement de sa résolution de départ, mais passons.
Alors qu’il s’apprêtait à sauter sur le fruit, celui-ci se retourna et le regarda, l’air craintif. Castor ne savait pas que les bananes fuchsia, en plus de posséder une couleur très … intéressante, avaient un visage. C’était la première fois qu’il voyait une banane fuchsia avec un visage. En même temps, c’était aussi la première fois qu’il voyait une banane fuchsia, mais il ne prêtait pas attention à ce genre de détails. D’ailleurs, il n’avait même pas remarqué que cette banane possédait aussi des bras et des jambes. De toutes façons, à ce niveau-là de bizarrerie, la plupart des personnes seraient déjà blasées, alors Castor …
Il fixa le visage de la banane avec curiosité. Elle ressemblait à une petite fille. Peut-être que c’était une petite banane ? Mais il ne ferait pas de sentiments. Petite ou pas, elle restait une banane appétissante. Il décida tout de même de lui expliquer ce qu’il avait l’intention de faire, histoire qu’elle soit au courant. C’était toujours bien de savoir ce que vous réservait l’avenir. Castor se dit qu’il était un peu une sorte de voyant, il trouvait ça cool. Il se dit que, quitte à être un voyant, il pourrait se comporter comme tel, en utilisant des tournures de phrases mystérieuses, par exemple. Il écarta les bras d’un façon théâtrale et parla d’une voix forte :

« BANANE !! »

Puis il se passa une main sur le ventre.

« Faim ! Banane ! »

Il sautilla sur place.

« Manger banane !! »

Au moins, on savait que Castor ne serait jamais voyant. Il ferait fuir ses clients.
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le Mer 14 Nov - 19:40
Te relevant avec peine, tu tentas avec effort de fuir, mais ton costume te fit à nouveau trébucher. L'instant était critique : non seulement ta vue était abstraite, mais il fallait que tu sois poursuivie par cet être étrange, sans doute tout droit sorti de l'asile. Ta tête tournait, mais tu voulais en savoir plus c'était plus fort que toi. Savoir comment l'aider ; peut-être l'aider à retourner d'où il vient et, qui sait, lui demander si jamais il avait vu Zefa.

« BANANE ! »

Son comportement t'apparaissant de plus en plus étrange, tu ne sus quoi faire : était-il susceptible au point de t'attaquer ? De te menacer au moindre pas en avant ?

« Faim ! Banane ! »

Il faisait de grands gestes, ce qui t'amena bien vite à l'attribuer à une époque antérieure : quelle personne née au cours du XXIe siècle agirait donc ainsi ? Même sa syntaxe était pour le moins... négligée.

« Manger banane ! »

Effectivement, quelle époque autre que le paléolithique pourrait convenir ? Le jeune homme s'arrêtant subitement de parler, tu choisis ce moment pour, toi-même, prendre la parole.

« Je... Je ne suis pas une banane... si ? On ne doit pas me manger... »

Mais alors, ton interlocuteur t'apparut plus en victime qu'en agresseur. Une victime : comme toi, le souffre-douleur de la maladie et du malheur. Émue, tu voulus agir au nom du bien, uniquement dans la bonne cause. Agir. La question, ce n'est pas d'être bon ou d'être mauvais. C'est de faire quelque chose de bien, ou quelque chose de mal.

« Vous savez... si jamais je peux faire quelque chose... pour vous aider... Ça doit être dur de vivre comme ça, non ? Vous êtes tout seul, après tout. Peut-être est-ce à cause de ça que ces délires ont commencé... »
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le Sam 17 Nov - 19:03

Premier contact

#3

« Je... Je ne suis pas une banane... si ? On ne doit pas me manger... »

Castor regarda la  banane avec surprise. Pas une banane ? Ah bon ? Et elle était quoi, dans ce cas ? Une fille transformée en banane ? Alors ça n’allait plus du tout ! Si ce n’était pas une vraie banane, elle n’était sûrement pas comestible.

« Vous savez... si jamais je peux faire quelque chose... pour vous aider... Ça doit être dur de vivre comme ça, non ? Vous êtes tout seul, après tout. Peut-être est-ce à cause de ça que ces délires ont commencé... »

Délires ? Castor délirait ? Vraiment ? Il n’en avait pourtant pas l’impression. En tout cas, il n’était pas seul, et il n’avait pas non plus besoin d’aide, ça il en était sûr.
Le binoclard s’assit en tailleur.

« Tu es sûre que tu n’es pas une banane ? demanda-t-il avec un air suspicieux. Tu y ressembles drôlement, pourtant. Et ta phrase est incorrecte : je ne suis pas « tout seul », je suis juste « seul ». Le tout est inutile, puisque je ne peux pas être plus seul que seul. »

Il prit le temps de pencher la tête à la façon d’un hibou pour réfléchir avant de continuer.

« Tu dis que je délire ? Je croyais que je rêvais. Mais c’est la même chose, ou presque, non ? Alors ça m’est égal. Mis à part ça, comment tu t’appelle ? Si tu n’es pas une banane, tu dois avoir un nom, enfin, je crois. Si tu n’en a pas, je t’appellerai Banana. Et tu sais … »

Quand Castor était lancé dans une conversation, il était difficile de l’arrêter. Enfin, j’imagine que vous vous en êtes rendu compte…


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le Dim 18 Nov - 0:05
Une fois que tu eus fermé la bouche, le binoclard te regarda avec de grands yeux exorbités, comme si tu venais de lui annoncer la nouvelle du siècle. Incrédule, il tentait vainement de croire en ses espérances.

« Tu es sûre que tu n’es pas une banane ? Tu y ressembles drôlement, pourtant. Et ta phrase est incorrecte : je ne suis pas « tout seul », je suis juste « seul ». Le tout est inutile, puisque je ne peux pas être plus seul que seul. »

Réaction fort improbable, à laquelle s'ensuivit une autre réaction fort improbable. Mais, il fallait ce rendre à l'évidence : depuis que tu étais dans ce monde, avais-tu vu une seule chose probable ? Hm, non, et c'était là tout le désintérêt de la chose : nous ne sommes plus nous-mêmes, nous incarnons des êtres différents. Des êtres bien plus évolutifs que la moyenne, des êtres qui avaient réussi à chasser Zefa de ton esprit.

« Oh, c'est vrai, vous avez raison. Pardonnez-moi. »

Mais le brun ne sembla pas te remarquer : il marqua une pose, puis reprit comme si de rien était, à te faire la morale. Mais toi, indifférente à ses caprices, tu ne bronchais pas.

« Tu dis que je délire ? Je croyais que je rêvais. Mais c’est la même chose, ou presque, non ? Alors ça m’est égal. Mis à part ça, comment tu t’appelle ? Si tu n’es pas une banane, tu dois avoir un nom, enfin, je crois. Si tu n’en a pas, je t’appellerai Banana. Et tu sais… »

Ces paroles, soudaines et imprévues, ravivèrent en toi l'éclat d'espoir qui ne s'était pas dissout. Le visage éclairé d'une lueur nouvelle, tu le regardas bien en face, sans te départir de tin calme irréprochable. Malgré tout les défauts de ce monde, ils n'avait pas encore réussit à te changer entièrement. Autant profiter de l'once minime de lucidité qu'il te restait.

« Vous savez, monsieur, je croyais moi aussi que je rêvais, au début. Mais... j'ai réalisé qu'un rêve ne peut nous faire souffrir. Et ce monde est rempli de souffrance, vous comprenez ? »

Tu marquas une pose, comme réfléchissant à ce que tu allais dire. Mais au fond, plus rien n'avait d'importance, maintenant. Ce qui comptait, c'était de rester soi-même.

« Je me nomme Mo, et je cherche Zefa. Vous ne l'auriez pas vu, par hasard ? Et vous, quel est votre nom ? ? »
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La Grande
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le Sam 1 Déc - 19:42
Cette scène n'avait rien d'amusant, elle s'ennuyait. Elle les regardait, dans le seul but de se divertir, et tout ce qu'elle voyait, c'était un binoclard fou et croustillant en compagnie d'une petite fille (trop) mignonne déguisée en bonne banane fuchsia en train de discuter tranquillement.

C'était trop silencieux, il fallait du bruit, beaucoup de bruit. Des cris. Elle voulait entendre des cris et voir des pleurs, elle voulait s'amuser.

Elle détenait toutes les cartes de son magnifiques jeux, tous les coups étaient permis ...
Des petits couinements se rapprochaient de plus en plus de ses nouvelles victimes qui n'entendaient rien. Puis, dans le ciel, les dessinateurs insouciants pouvaient apercevoir des poules-canard-boomerang pondre une cinquantaine d'oeux multicolores qui, au contact du sol se transformèrent en banane ! Les étranges animaux de ce monde enchanté entouraient les deux jouets humains, pour que les minuscules bananes de différentes couleurs, aux pieds, aux mains et aux visages hilarants puissent agresser Mo et Castor tous ensemble !
Et gare à ceux qui voudraient leurs en empêcher ils sont bien plus imprévisibles que l'image qu'ils donnent.

Bonne chance, dessinateurs, l'invasion de banane aux dons miraculeux ne fait que commencer !
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le Mar 4 Déc - 19:14

Missiles ? Non, bananes.

#4

« Vous savez, monsieur, je croyais moi aussi que je rêvais, au début. Mais... j'ai réalisé qu'un rêve ne peut nous faire souffrir. Et ce monde est rempli de souffrance, vous comprenez ? »

Non, Castor ne comprenait pas du tout. Quelle souffrance ? Celle d’avoir rencontré une banane fuchsia qui n’était pas une banane fuchsia ? Bah, ce n’était pas la première fois que Castor se faisait une fausse joie comme ça. Et sûrement pas la dernière. Bon. Donc, quelle souffrance ?

« Je me nomme Mo, et je cherche Zefa. Vous ne l'auriez pas vu, par hasard ? Et vous, quel est votre nom ? ? »

Mo ? Drôle de nom (Castor a une notion de la bizarrerie un peu déformée … C’est sûrement à cause de son propre nom). Zefa ? Drôle de nom.

« Moi, c’est Castor. Qui est Zefa ? Il a un nom vraiment moche, je trouve. Mais bon, ce n’est pas de sa faute, ce n’est pas lui qui l’a choisi. Enfin, j’espère, parce que sinon, il a vraiment mauvais goût, comme dirait Pollux. »

Avant que Castor ne continue son monologue, un drôle de bruit se fit entendre au-dessus de leurs têtes. Castor leva la sienne et vit des espèces de trucs bizarres qui volaient et qui lâchaient des missiles, ou des trucs qui y ressemblaient (hum ...).
Le binoclard se jeta au sol.

« À COUVERT ! On nous bombarde ! »

Il se releva lorsque le bruit cessa et regarda autour de lui. Et là, il vit que des dizaines, que dis-je, des centaines de bananes avec des jambes, des bras et des visages les encerclaient, ainsi que des animaux qui n’avaient pas l’air de vouloir prendre le thé avec eux.
Castor regarda les bananes, intrigué. IL y en avait de toutes les couleurs : des jaunes, des bleues, des vertes, des rouges … et des FUCHSIAS ! Aussitôt, le garçon se mit à poursuivre à quatre pattes lesdites bananes en répétant :

« Banane, bananes, BANANES ! »

Visiblement, ce monde n’arrange pas sa santé mentale …
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a tracé,
le Sam 8 Déc - 17:07
« Moi, c’est Castor. Qui est Zefa ? Il a un nom vraiment moche, je trouve. Mais bon, ce n’est pas de sa faute, ce n’est pas lui qui l’a choisi. Enfin, j’espère, parce que sinon, il a vraiment mauvais goût, comme dirait Pollux. »

« Pourquoi vous dites de mal de Zefa, monsieur Castor ? » Plus étonnée que frustrée, tu le regardais avec de grands yeux ronds. « Zefa, il... il est gent- »

Te coupant dans ta phrase, une horde d'objets difformes tomba du ciel, puis, au contact du sol, les... choses prirent la forme de bananes multicolores. Narquoises, elles vous observaient de leurs petits yeux vicieux, un sourire sarcastique étirant leurs lèvres. Littéralement, elles vous encerclaient, prêtes à l'assaut. Dans ta poche, le poignard vert vibrait, frétillant d'impatience. Mais aujourd'hui, tu ne souhaitais pas l'utiliser...

« A couvert, on nous bombarde ! » Puis il remarqua les attaquants. Et ce fut le cataclysme... « Bananes, bananes, BANANES ! »

Quel homme irrécupérable... peu importe. Tu n'étais point du genre stratège, mais ici, dans ce lieu inconnu où il semblait t'arriver malheur sur malheur, tu étais prête à tout. A tout.

C'est ainsi que tu te plantas entre les bananes et Castor, écartant les bras pour le protéger - comme l'aurait fait Zefa pour toi. A l'aide de grands gestes, tels que ceux qu'a fait le binoclard peu avant (si ça se trouve, c'était la langue des banaaaanes), tu essayes de communiquer avec les fruits exotiques-pas-si-exotiques-que-ça :

« JE-SUIS-LA-GRANDE-BANANE !... JE SUIS VOTRE PÈÈÈRE ! » A dire vrai, tu ne sais pas où tu as entendu cette dernière phrase, mais le fait est qu'elle semble efficace... (apparemment ta voix aussi, tu veilleras à l'utiliser un autre jour) Du coup, les bananes semblent comme tranquillisées, bercées par tes douces cordes vocales... En revanche, celles qui sont derrière Castor - et qui ne t'avaient visiblement pas entendues ne cessent de se rapprocher du jeune homme...
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le Mar 18 Déc - 19:05

Grande Banane ?

#5

Castor avait à peine eut le temps de poursuivre quelques bananes, lorsque :

« JE-SUIS-LA-GRANDE-BANANE !... JE SUIS VOTRE PÈÈÈRE ! »

Le binoclard regarda la fillette-banane. Pourquoi avait-elle crié ? Il n’eut pas plus le temps de s’interroger car les bananes qu’il avait pris en chasse, sans doute dans un esprit de vengeance, se regroupèrent et s’avancèrent vers lui en un rang bien serré. Une vraie petite légion romaine. Même si les Romains n’auraient probablement pas accepté de bananes, fussent-elles fuchsia, dans leur armée.

« Gentils, les quatre-heures. » les sermonna Castor, comme il aurait sermonné des enfants désobéissants.

Cela n’eut, évidemment, aucun effet sur les fruits mutants, qui continuèrent de marcher sur lui. Gloups.
Il décida donc d’utiliser la manière forte, même si cela lui fendait le cœur. Il se releva et courut droit sur les bananes qu’il écrasa sous ses talons, jusqu’à ce qu’il ne reste comme preuve de leur existence qu’un espèce de purée fuchsia, devant laquelle Castor s’agenouilla, les mains jointes.

« Je suis désolé, gentils goûters, de vous avoir piétinés. Vous n’aurez pas l’heureux loisir de séjourner dans mon estomac . »

Il ne précisa pas ce qui leur arriverait APRES être passées par son estomac.
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a tracé,
le Mer 30 Jan - 14:58
Malgré tout, ça n'en finissait plus. A chaque fois que vous en battiez une, d'autres revenaient, toujours plus nombreuses. Ta pseudo-ruse ne semblait pas avoir fonctionné, de même que les efforts du binoclard étaient eux aussi voués à l'échec.

Il fallait trouver une solution, et vite : encore quelques mètres, et elles t'encercleraient, toi et le fou, pour de bon. Bien sûr, une percée était toujours possible - mais qui sait si ces bananes étaient carnivores ? Non, non, tant qu'à fuir il fallait savoir où.

Où... Fuir... Une idée te frappa ! La bouche légèrement entrouverte, tu t'adressas à ton ami, qui était à environ un mètre de toi. Tu ne semblas pas sûre mais, après tout, y avait-il une autre solution ?

« Il... il y a un passage, là-bas... il est tout rose, et la dernière fois, il m'a sauvée... »

Légère pause.

« Ce n'est pas très loin, quelque part dans la prairie. Par contre... Monsieur Castor, vous pouvez m'aider à marcher ? C'est que ce costume n'est pas très pratique... »

Tu lui lanças un regard plaintif et, malgré ses potentielles protestations, t'agrippas à lui comme s'il s'agissait de ton bien le plus précieux.


(alors, euh, le vortex en question est celui qui apparaît dans le RP du laby "l'enfant perdu et la stratagème paumée", au niveau du post de la Folie)
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a tracé,
le Sam 2 Fév - 15:58

Pas vortex, bananes !

#6

« Il... il y a un passage, là-bas... il est tout rose, et la dernière fois, il m'a sauvée... »

Castor, qui était occupés à essayer de repérer les bananes fuchsia parmi les mutantes, tourna une tête dépitée vers Mo-Banane. Qu’est-ce qu’elle racontait ? Un passage ? Pour quoi faire ? Il n’avait pas envie de partir, il voulait des bananes fuchsias !!

« Ce n'est pas très loin, quelque part dans la prairie. Par contre... Monsieur Castor, vous pouvez m'aider à marcher ? C'est que ce costume n'est pas très pratique... »

Le binoclard secoua la tête.

« Mais je veux des bananes, moi ! »

Et pour appuyer ses paroles, il se mit à poursuivre un couple de bananes fuchsias, qu’il venait de voir, en gloussant :

« Petit, petit, petit, petit … »

Les bananes s’enfuirent, laissant un Castor tristounet.

« Bananes … » lâcha-t-il, sans plus se préoccuper de Mo. /div>


Spoiler:
Je te souhaite bonne chance pour convaincre Castor de laisser les bananes xD
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a tracé,
le Sam 25 Mai - 13:18
Il t'avait échappé. Castor. Il était parti pour ce duo de bananes multicolores. Alors que - il fallait bien l'admettre - toi, tu étais bien plus grande. Bien plus jolie. Bien plus gentille. Et sûrement bien plus goût... Mais non, voyons, il n'allait tout de même pas te manger ! Comme tu pus, tu te traînas vers lui en écartant bien les jambes pour ne pas tomber.

« Non ! Non, ne partez pas ! Monsieur Castoooor ! Vous voyez bien qu'elles ne s'intéressent pas à vous ! Et puis, moi aussi, je suis une banane, maintenant... »

Or, emportée par ton élan, tu t'emmêlas les jambes et tomba tout bonnement... sur lui. Encerclés par les bananes, au sol, il vous était désormais difficile de s'enfuir. Tu essayas en vain de te relever. Rien n'y fit.

Bien sûr, c'était sans compter sur les fruits qui se rapprochaient dangereusement...

De plus en plus...

Ils étaient là, tout près...

Lorsque l'un d'eux s'exclama : « Salut ! Pas mal ta couleur ! T'es plutôt jolie comme banane. Ça vous dirait pas de venir prendre le thé, à ton ami et toi ? » Cette déclaration te prit au dépourvu. Abasourdie, tu ouvris des yeux ronds. Pourtant... ces énergumènes étaient prêts à vous attaquer, Castor et toi ! Sous le choc, les mots te manquèrent.

Tu jetas un coup d'oeil à Castor. Lui, en tout cas, disposait d'une grande passion pour les fruits exotiques. "Prendre le thé" n'était peut-être pas une bonne idée, s'il fallait que ça se termine en boucherie. Mais advienne que pourra.

Tu lui laissas le choix. Après tout, dans ce costume idiot, il était à peu près inutile de faire quoi que ce soit !


Désolée pour le retard éè Et puis, cette réponse est tout juste... D8 Pardon, pardon, pardon.
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a tracé,
le Mer 12 Juin - 15:50

je suis le titre d'un rp

#7

Castor contemplait tristement les deux bananes qui s'éloignaient. Pourquoi elles partaient, d'abord ? Elles n'aimaient peut-être pas le son de se voix ? Le binoclard se racla la gorge.

« Non ! Non, ne partez pas ! Monsieur Castoooor ! Vous voyez bien qu'elles ne s'intéressent pas à vous ! Et puis, moi aussi, je suis une banane, maintenant... »

Castor n'eut pas le temps de lever la tête qu'il fut écrasé par quelque chose de lourd. La petite banane n'était pas si grande, mais Castor non plus. Il essaya de la repousser, mais en raison de sa gringalitude, il n'y parvint pas.
Puis il se rendit compte avec ravissement que les bananes approchaient. Alors qu'il s'apprêtait à les héler, la plus grande des bananes adressa un clin d'oeil à Petite Banane.

[font=Arial]« Salut ! Pas mal ta couleur ! T'es plutôt jolie comme banane. Ça vous dirait pas de venir prendre le thé, à ton ami et toi ? »

Castor se figea, tout d'abord, surpris de découvrir que cette banane parlait aussi. Puis :

« C'EST MA BANANE !! »

Il se leva d'un bond, renversant Petite Banane au passage, et fonça sur les groupe de bananes, bien décidé à venger cet affront.
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