Oh non ! Pas les plantes carnivores ! [SamSock ♥]

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le Lun 29 Oct - 18:23


Je ne veux pas mourir !

Elle se réveilla en sursaut, tombant de la feuille qui l’avait accueillie pendant son petit somme. Foutu cauchemar. Elle s’était vue se faire bouffer par une horde de chien-grenouilles affamés, sans rien pouvoir faire car elle était trop petite. Horrible cauchemar.. Au moins, elle était bel et bien réveillée, c’était un fait ! Il n’y avait aucun doute là-dessus.. Elle était même un peu trop bien réveillée et, se frottant la tête à l’endroit où elle s’était fait mal en tombant, elle se releva doucement. Ca n’allait pas être une bonne journée, elle le sentait au fond d’elle-même.. Bougonnant, elle entreprit d’aller se laver. Ses cheveux blonds étaient gras, sa robe verte était absolument dégueulasse et elle ne se sentait pas très fraiche. Fort heureusement, lorsqu’on fait 15 centimètres, les sources d’eau peuvent se trouver facilement. Et c’est en volant jusqu’aux branches les plus hautes d’un arbre qu’Anja trouva son bonheur.. Des gouttes d’eau ! Elle sourit doucement, pensa à un gel douche parfumé à la vanille.. et se retrouva avec un savon vivant sentant la cannelle et essayant par tous les moyens de s’enfuir.. Saleté de monde ! Avec toutes les difficultés du monde, Anja commença à se laver. D’abord les cheveux, elle n’en pouvait plus de les avoir si sales ! La rosée était froide.. Et Anja serra les dents. Finalement, ce n’était peut-être pas une si bonne idée de vouloir se laver à l’eau de pluie ! Mais qu’importe.. Elle était toute nue sur une branche en hauteur, alors ça n’allait pas être de l’eau de pluie qui allait lui faire peur ! Non mais oh !

« Foutu monde trop grand pour moi.. » maugréa-t-elle, tout en se battant avec le savon pour réussir à laver certaines parties de son corps. Visiblement, ce chenapan avait décidé qu’il ne voulait pas descendre à certains endroits. Et il se mit à hurler lorsqu’Anja essaya de le passer sous ses aisselles. « Oh ferme la un peu, le savon. Tu sers à laver. Alors lave ! » Oh oui, elle était de mauvaise humeur. Ce n’était pas le moment de la souler ! Après plus d’une demi-heure à se débattre avec le savon et à grelotter pour enfin se sentir fraîche et propre, Anastasiya pesta contre elle-même. Mais comment avait-elle pu être aussi stupide ?! Comment ?! Sa ridicule robe verte était toute abimée, toute sale et il était hors de question qu’elle la reporte encore. Pourtant, elle ne pouvait décemment pas se promener totalement nue non plus. Bon, okay.. Son corps ridiculement petit ne donnerait pas envie, même à un puceron.. Mais c’était une question de pudeur.. « Si seulement je pouvais avoir une robe. Une simple robe ! » dit-elle à voix haute, complètement dépitée.. Et alors qu’elle se laissa tomber sur le sol, ses minuscules jambes ramenée vers son torse, une robe plutôt jolie apparue. Elle était plutôt longue, bien que fendue sur le côté, avec un bustier.. Et elle était également parfaitement adaptée à sa taille..

« Hé bien.. Je suis gâtée, semble-t-il ! » Souriante, elle se releva, passa sa robe, détacha ses cheveux et s’envola. Vers où ? Elle n’en avait pas la moindre idée, lorsqu’une petite plaine attira son attention. Elle semblait si paisible et Anja pensa qu’il n’y avait aucun mal à aller y buller quelques heures.. Ainsi, elle y alla, se posa.. Et poussa un cri strident alors que quelque chose la saisit à la taille. C’était une plante, grande de 80 centimètres, qui se léchait déjà les lèvres ! Elle hurla, essayant de se débattre.. Mais en vain.. Sa seule chance ? Que quelqu’un l’entende et lui vienne en aide.. Oui, mais enfin.. Est-ce qu’on allait seulement la voir ?



(c) Never-Utopia


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le Mar 30 Oct - 12:50
La plaine à vagues. Quel drôle de nom pour qualifier cette étendue d'herbes vertes si calme en apparence... Samuel n'était pas conscient des risques qu'il prenait en s'aventurant en ces lieux, mais comment lui en vouloir ? Il n'était pas au courant, il ne savait rien. S'il c'était aventuré ici, c'était pour fuir la routine de la ville. Pour une fois qu'il voulait du changement ! Le comportement anarchique et parfois inquiétant des habitants lui donnait des crises d'urticaires.
Mais là, il était assis, sur une petite colline qui surplombait le paysage, qui bien que mortel, était invraisemblablement beau aux yeux du jeune homme. Ça, au moins, c'était un avantage quand on était coincé ici, dans l'esquisse. On ne se lasse jamais des paysages. Constamment en mouvements, constamment substituables. Comme une danse de la terre en fait.
Il resta un moment assit, le regard perdu dans le vide, pendant que les plus beaux écrits de Schopenhauer voltigeaient au-dessus de sa tête dans un hideux mélange de vert pomme et de fuchsia. Ce ciel ! Samuel avait l'impression qu'on le narguait quand il voyait ce genre de choses. Combien de fois avait-il maudit l'univers entier en surprenant les fables de La Fontaine s'agiter dans les cieux pour ensuite venir tournoyer autour de lui ? Menacé par des textes. La belle affaire. Sam en avait vraiment marre de cet endroit, de cette folie devenue banale et omniprésente qui l'agaçait tant.
Sur le chemin, il avait trouvé quelques fleurs, et les avait cueillit pour son aimée, sa...

...

Comment s'appelait-elle déjà ?
Pourquoi avait-il ces roses en mains ? Pour quelqu'un de cher à ses yeux, sans doute. Mais il ne parvenait pas à retrouver son nom.
Et c'était comme ça. Ça continuait, jour après jour. Sa mémoire s'enfonçait lentement dans la tourbe obscure et gluante de l'oubli. Cette boue allait le mener à sa perte à la longue. Mais contre ça aussi, il ne pouvait rien faire. Comment affronter quelque-chose dont on a même pas conscience ? Seule la cueillette, geste routinier devenu mécanique, repousse encore les assauts frustrants lancés à son esprit. Il ne sait plus pour qui ni pour quoi il fait ça. Mais il sait qu'il doit le faire.
Au moins quelque chose dont il restera toujours sûr.

Samuel baisse le regard et observe longuement le papillon cristallisé qu'il a trouvé en arrivant dans ce pays. Il le détaille sous toutes les coutures, comme il aime bien le faire, et peu-à-peu, la brume désordonnée qui dérange ses pensées se dissipe.
Pourquoi était-il là déjà ? Ah oui ! Trouver une belle fleur. Et d'autres pour remplir ses commandes pour ses clients.
Il se lève, bien décidé à faire du bon travail, à satisfaire, à faire plaisir. Le bastion de son existence qui le fait encore tenir debout. C'est ça le plus important, ce n'est pas la fleur, car, aussi jolie qu'elle soit, elle ne sert à rien, si avec on ne touche pas le cœur du destinataire avec.
Samuel se sent un peu mieux, il commence la récolte, en s'enfonçant un peu plus dans la plaine, mais pas trop quand même.
Il a déjà en tête des idées de bouquets quand un mouvement dans l'herbe attire son attention. Il se serait figé de stupeur face à ce qu'il venait de découvrir s'il ne traînait pas derrière lui quelques mois de vie sur l'esquisse. Une mauvaise herbe, d'une taille disproportionnée, et en train de tenter de dévorer une petite créature humanoïde. Sam voit ça comme une pixie, et décide d'agir. Ce n'est pas parce qu'ici tout est bizarre qu'on ne doit pas venir en aide aux gens. Alors, le fleuriste se sent faiblir, il va oser, faire un peu le héros. Il libère la petite fée et repousse d'un coup de pied presque dédaigneux la plante au faciès de prédateur. Visiblement celle-ci n'a pas l'air d'apprécier, elle rugit. Samuel a le visage qui se durcit. Il n'aime pas quand un monstre se décide de l'embêter. Surtout quand on est habitué à ne voir que dans la flore une magnificence calme poétique et que l'on se retrouve pour une fois face à quelque chose qui tient plus de l'aberration de la nature que la vraie beauté végétale.
Alors il piétine l'animal, impitoyablement, avant de s'en retourner sur ses pas, la minuscule humaine dans le creux de la main.
Il s'installe sur le haut de la colline, là où il avait observé le paysage. Retour à la case départ.
La petite fée semble avoir subit un sacré choc. Un peu plus, et elle y passait.
Samuel la recoiffe un peu, doucement, avec l'index, puis il s'empare d'une des fleurs qu'il a avec lui (une rose) et lui ôte quelques pétales.
Il s'arrange pour les disposer comme une robe, sur le corps de la pixie, car celle-ci est nue. Plutôt content du résultat, il attend maintenant que madame reprenne ses esprits.

"Elle a de beaux yeux..." Pensa-t-il.
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