Fausse bonne idée ! [PV Pollux]

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le Mer 14 Nov - 19:45
Depuis qu’il était arrivé, Castor s’amusait follement. Tout d’abord, il était avec Pollux. Enfin, il savait que Pollux était quelque part ici, mais il l’avait perdu. M’enfin, c’était
de sa faute, il n’arrêtait pas de râler, Castor voulait de la bonne humeur.
Ensuite, il avait croisé une petite banane fuchsia. Oh, joie ! Mais. Il n’avait pas pu la
manger. Oh, désespoir !
Mais il avait vite oublié la banane, parce qu’il n’avait pas vraiment eu le temps d’y penser. Il s’était fait poursuivre par une armée de brins d’herbe sauvages, qui voulaient le … Il ne savait pas trop ce qu’ils lui voulaient, mais vu qu’ils n’arrêtaient pas de grogner en montrant les dents (des brins d’herbe sauvages, je vous l’ai dit), il s’était douté qu’ils ne souhaitaient pas le câliner.
Il s’était donc retrouvé devant la boulangerie, à bout de souffle, toujours aussi joyeux, malgré le fait qu’il venait de manquer de se faire … bouffer, supposerons-nous, par de l’herbe. Ce qui, entre nous, aurait été une mort plutôt originale (digne d’apparaître dans le Guinness Book, selon moi) mais indéniablement stupide.
Castor observa la boulangerie, curieux, puis, sans se douter du danger, y entra. Il n’eut pas le temps de dire « ouf » qu’il se prit un pain (dans tous les sens du terme). Puis un deuxième. Et un troisième.
Puis, lassé d’être frappé par de la nourriture (d’autant plus que les éclairs au café s’y étaient mis, et, franchement, Castor détestait le café), il se réfugia derrière le comptoir, ce qui n’arrangea pas grand-chose.


Dernière édition par Castor le Sam 17 Nov - 15:48, édité 1 fois
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le Sam 17 Nov - 12:05
« N’allez pas me faire croire que vous ne connaissez pas Debussy ! Enfin, un tel génie de la musique, une telle modernité pour son époque, une telle capacité d’innovation ! … Non ? Vraiment pas ? … Bach, alors ? Non plus ? Chopin ? Mozart ? Beethoven ? … Aucun ? Ne vous vexez pas, Monsieur, mais votre manque de culture musicale est atterrant, surtout pour quelqu’un comme vous ! Bref, je suppose que je ne devais pas attendre grand-chose au vu de votre ressemblance troublante avec un aspirateur et de votre teint de fort mauvais goût… Je vous souhaite tout de même une bonne journée ! »

Pollux salua poliment le gramophone-aspirateur violet à paillettes, sans se départir cependant de sa moue contrarié, et s’éloigna d’un pas vif en bougonnant.

« Grmbl… Pas même Mozart… Grmblmblmblmbl… Scandaleux… Tsssss, cet endroit est décidément aussi inintéressant que laid… Grmblmbl… Et dire qu’en plus, il a fallu que cet imbécile heureux de Castor me colle au train jusqu’ici… Il est bien foutu de trouver une banane fuschia à taille humaine et de la demander en mariage… Sera toujours mieux que s’il la bouffait, remarque… »

C’est à ce moment que Pollux réalisa que cela faisait plus de cinq minutes qu’il n’avait pas eu à empêcher Castor de faire une connerie. Ce qui était tout à fait invraisemblable. Il était bien connu que la fréquence moyenne avec laquelle le binoclard commettait une ânerie était de deux minutes et trente-quatre secondes. Pollux se figea. Jeta un coup d’œil autour de lui. Pas le moindre crétin en train de sautiller joyeusement de touffes d’herbe et touffes d’herbe à un kilomètre à la ronde.

L’irritabilité de Pollux franchit un cran supplémentaire, et il fut pris d’une violente envie d’aller massacrer quelques bananes fuchsia. Ne me demandez pas pourquoi, mais Pollux avait tendance à transférer toutes ses pulsions meurtrières sur les bananes fuchsia. Peut-être une vague association d’idée derrière… Heureusement, les bananes fuchsia ne courraient pas les rues, ce qui évitait des incidents qui auraient pu être déplorables, et à l’origine de légers désaccords avec ce cher Castor. Ce cher Castor qui pour le moment s’était volatilisé. Ce qui impliquait qu’il était certainement en train de provoquer une catastrophe quelque part, et que comme Pollux n’était pas avec lui pour limiter les dégâts, ceux-ci risquaient d’être considérables. Conclusion : le blond allait devoir abandonner sa chasse au gramophone pour se lancer dans celle d’un binoclard bananophile. Fort heureusement, Pollux était mystérieusement doté d’un radar à imbécile heureux. Cela lui permettait de retrouver assez rapidement Castor ou Jason, ou les deux à la fois, selon les situations. Il lui suffisait de tourner lentement sur lui-même. Lorsqu’il était pris d’une brusque envie de distribuer des baffes, il s’arrêtait, et il était sûr d’être dans la direction à suivre. C’est beau, le pouvoir de l’amitié, n’est-ce pas ?

Pollux appliqua donc son infaillible méthode, et s’élança ensuite dans la direction obtenue. Après quelques minutes de course, il se retrouva devant la boulangerie. Ce qui lui arracha, pour changer, une moue contrariée. Pas que Pollux n’aime pas le pain, simplement, en bon british de base, il associait ça à la France. Et Pollux avait un peu de mal avec les français. Il leur reprochait leur manque d’élégance inouï, associé à une prétention injustifiée. Bien sûr, Pollux était assez content de sa personne également, mais il estimait avoir de bonnes raison de l’être. Bref, malgré sa légère aversion, il pénétra dans la boulangerie, ayant deviné que c’était là que Castor avait trouvé une énième catastrophe à provoquer.

« Castor, ramène tes culs-de-bouteille illico, on a mieux à faire que de jouer à cache-cache dans une boulang… »

La fin de la phrase fut étouffée par un chou à la crème qui de toute évidence, avait moyennement apprécié l’intrusion bruyante du blond, et y avait coupé court en se jetant sauvagement sur son visage. Son méfait accompli, il repartit en sautillant, visiblement très fier de lui. Pollux en resta quelques secondes abasourdi, la mâchoire décrochée, le visage maculé de crème, jusque dans les cheveux. A ce moment, si on avait pu modéliser le niveau d’irritation du blond par une petit jauge à côté de sa tête, façon jeu vidéo, celle-ci aurait littéralement explosé.

COMMENT DIABLE POUVAIT-ON MANQUER A CE POINT DE COURTOISIE ! COMMENT UN VULGAIRE BOUT DE PÂTE TROP CUIT OSAIT-IL LE RIDICULISER AINSI ! ET PIRE ! TÂCHER SON VESTON EN SOIE ! Surtout que, entre nous, la soie, à laver, c’est une véritable plaie. Bref. CE SALE GÂTEAU –probablement français, comment expliquer autant de rustrerie, sinon ?- ALLAIT PAYEEEEEEEEEEEER !

Il y avait certaines limites qu’il ne fallait pas franchir avec Pollux. Tâcher son costume en était une. En temps normal, dans ce genre de situation, il attrapait son fleuret et empalait tout ce qu’il avait sous la main, mais avec classe, s’il vous plaît. Mais là, Pollux n’avait pas de fleuret, et était suffisamment furieux pour laisser tomber toute idée d’élégance. Il empoigna une baguette qui se trouvait à portée de main, et se jeta sur le chou à la crème fautif, avec la ferme intention de l’écrabouiller. Le chou esquiva le coup, une fois, deux fois, mais la troisième fut la bonne. Proprement assommé, le chou battit en retraite, et Pollux, ayant évacué une bonne partie de sa colère, reposa calmement la baguette, pour se pencher à nouveau sur le problème initial, à savoir Castor.

« Les pâtisseries ont une éducation désastreuse, par ici, alors j’aimerais autant qu’on ne s’attarde pas trop ! Ho, Castor, tu m’entends ? »

Il finit par le localiser grâce aux éclairs au café, qui de toute évidence s’étaient pris d’affection pour le binoclard, et le manifestait en se jetant avec enthousiasme sur lui.

« Bon, Castor, tu dis au revoir à tes nouveaux amis et on y va, j’ai un sale pressentiment, là… »

Il faut dire que les éclairs et quelques pains chahuteurs mis à part, la boulangerie était d’un calme inquiétant. Pris d’un doute, Pollux se retourna lentement. Et se retrouva nez-à-nez avec une armée de choux à la crème à l’air vindicatif. Le blond n’était pas facilement impressionné, mais là, il eut un léger mouvement de recul. Pendant deux secondes, les deux camps se firent face en silence. Inutile de préciser qu’il était assez facile de deviner lequel était en passe de se faire massacrer.
Puis Pollux attrapa vivement son comparse par le col et piqua un sprint : l’idée de mourir sous les coups de choux à la crème lui donnait des ailes. Il faut dire que cela manquerait dé-fi-ni-ti-vement d’élégance!
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le Dim 18 Nov - 18:02
Alors que Castor était sur le point de se faire engloutir sous les éclairs au café (il aurait préféré des éclairs à la banane fuchsia), Une voix bien connue retentit dans la boulangerie.

« Castor, ramène tes culs-de-bouteille illico, on a mieux à faire que de jouer à cache-cache dans une boulang… »

Un bruit mou suivit.
« Polly ! » faillit crier Castor –“Polly” étant le surnom qu’il venait d’inventer pour Pollux, malheureusement pour ce dernier. Mais au moment où il ouvrait la bouche, un éclair s’y précipita joyeusement, l’empêchant d’émettre le moindre son. Après une lutte acharnée, il finit par se débarrasser de la pâtisserie, mais elle lui avait laissé dans la bouche un affreux goût de café. Pouerk !
Mais si Castor pouvait à nouveau parler, il était toujours assailli d’éclairs. D’éclairs au café, pas de décharges électriques. Même si les décharges électriques eussent été moins dangereuses qu’une bande de gâteaux hystériques.

« Les pâtisseries ont une éducation désastreuse, par ici, alors j’aimerais autant qu’on ne s’attarde pas trop ! Ho, Castor, tu m’entends ? »

Il criait tellement fort que, pour ne pas l’entendre, il aurait fallu avoir un éclair au café dans chaque oreille. Ce que Castor n’avait, heureusement, pas, enfin pour le moment. Pollux apparut derrière le comptoir, l’air passablement irrité.

« Bon, Castor, tu dis au revoir à tes nouveaux amis et on y va, j’ai un sale pressentiment, là… »

Les éclairs reculèrent, visiblement effrayés par le blond. Ils avaient probablement reconnu l’agresseur de leur confrère chou à la crème … À moins qu’ils n’aient vu ce qui se tramait derrière lui. Mais Castor ne pouvant pas le savoir, il se dit que Pollux possédait une aura de sévération (sévérité, en fait …) très efficace. Il se releva et s’épousseta, ce qui ne fit qu’étaler un peu plus la crème pâtissière sur ses vêtements, mais il n’y prêta pas attention.
Puis il leva les yeux. Oh. Mais. Qu’est-ce que. Face à Castor et Pollux se tenait une armée de choux à la crème, les sourcils froncés, le regard d’acier, l’air déterminé. Leur attitude toute entière semblait clamer : « VENGEANCE !! »
Castor les regarda avec attention.

« Bonjour ! Pouvons-nous faire quelque chose pour vous ? Vous me semblez assez éner … »

Il ne finit jamais sa phrase. Un des choux à la crème, plus téméraire que ses compagnons d’armes, fondit sur lui et s’écrasa contre son front sans aucune élégance, avec un « splash » sonore. Il lâcha un petit « couic » lorsqu’il tomba au sol, et finit sa vie en digne kamikaze. Encouragés, les autres suivirent. Castor les regarda sans faire le moindre geste. Il avait lu quelque part que, face à une bête sauvage, comme un ours, ou un chien enragé, il ne fallait pas bouger, et ne pas montrer sa peur. Il s’était dit que des choux à la crème enragés ne devaient pas être très différents des chiens. Il avait donc décidé d’appliquer ce conseil.
Heureusement pour lui, Pollux le saisit par le col et courut droit vers la sortie. Cela évita au binoclard de mourir enseveli sous une tonne de choux à la crème.

Spoiler:
J’ai l’impression d’avoir beaucoup écrit les mots « chou(x) à la crème » dans ce rp … =.= ‘
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le Dim 18 Nov - 18:50



Non, non, non.
On ne s'échappe pas aussi facilement de la Boulangerie. Ce serait trop simple... n'est-ce pas Pollux ? Tandis que tu évites à ton ami l'assaut de pâtisseries, tu trébuches sur un tas de farine pourpre - bien sûr, qui était tombée devant toi au dernier moment - et les choux à la crème vous retrouvent. La porte, quant à elle, est bloquée par des baguettes de pains qui forment un mur probablement impénétrable.
Le seul échappatoire semble être ce couloir éclairé et fleuri juste à côté de vous...

Allez vous l'emprunter ?

Si vous le faites, voilà ce que vous pourriez potentiellement croiser:

Le couloir semble calme. L'on ne vous poursuit même pas, et une sortie semble se profiler à l'horizon..

Malheureusement, à la manière d'un mauvais jeu, à peine faites-vous un pas que le sol s'ouvre en deux, et que vous tombez inéluctablement. Heureusement, la chute est amortie par une montagne de farine - toujours pourpre... (vous avez été comme qui dirait roulés dans la farine) Mais, une main gigantesque commence déjà à préparer la pâte...

Parviendrez-vous à lui échapper ?




à noter que vous n'êtes pas obligés d'aller dans le couloir, vous pouvez toujours forcer la porte.
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