Voyage en bulle dans un ciel orange. [Pv : Mo]

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le Lun 19 Nov - 17:10

Voyage en bulle ~
MO



Debout de bon matin, à peine réveillée Ariane regarda le ciel aux couleurs multiples, qui était aujourd'hui orange. Ce qui mit Ariane de bonne humeur, puisque pour elle, voir sa couleur préférée dans le ciel était un bon présage. Mais dans ce monde comme elle l'avait déjà appris il ne faut jamais se fier aux apparences. Alors, elle vagabonda dans la nature à la recherche d'un nouveau mystère de ce monde. Alors qu'elle se promenait calmement, elle aperçu une nuée de bulle. Elles étaient de toutes les couleurs, de toutes les tailles, et elles virevoltaient comme animées d'une joie unique. Elle ne pouvait s'empêcher d'admirer ce spectacle, qui lui paraissait si unique qu'elle essayait d'en mémoriser chacun des détails. C'était donc pour ça l'orange dans le ciel, voilà qui la rendait heureuse ce monde allait enfin lui ouvrir ses portes et peut-être la laisser en paix, mais au fond elle savait très bien qu'elle se trompait. D'un seul coup, elle fut poussée pas l'envie d'entrer dans une bulle et de se laisse emmener là où elle voudra. Mais elle ne voulait pas y aller seule, être avec quelqu'un c'est tout de même mieux que de devoir être seule. Et puis ça serait sa première promenade en bulle, la première chose différente qu'elle ferait réellement. Mais elle fut tirée de ses pensées par un craquement.

« Il y a quelqu'un ? » demanda Ariane calmement.

Depuis tout à l'heure, elle se sentait observée mais maintenant son intuition se confirmait. Elle regarda autour d'elle, sur le qui-vive prête à réagir au moindre mouvement hostile de la part de l'ennemi.






Dernière édition par Ariane le Jeu 7 Fév - 18:32, édité 6 fois
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le Lun 19 Nov - 22:30
Vive les RPs visuels
Une chevelure châtain survit au gré du vent, celui-ci l'emportant deçà et delà à travers le monde. Elle vole gracieusement, souple, se fond telle un mirage dans l'invraisemblable paysage. L'horizon qui se trace au fin fond de la rétine, lui aussi, semble provenir du plus profond des songes. Et pourtant ce n'en est pas un. Toujours est-il de faire l'infructueux effort, si idéal soit-il, de croire à jamais en un rêve inexistant. Ce serait tellement facile ! Mais toi, tu as ôté cette conclusion de ton esprit. Comment pourrais-tu dormir en paix, désormais ? Tout n'est plus que brouillard et désolation. Tu ne peux plus te regarder en face sans voir l'image de Zefa, te laissant seule à ton triste sort.

La bise secoue tes cheveux, et le temps passe. Le temps passe, et malgré ça il n'est toujours pas revenu. Peut-être était-il temps de tirer définitivement un trait sur le passé ? Désormais, ton coeur pleurait l'absent comme une veuve pleure son défunt époux. Mais pourquoi chercher à souffrir, alors que la vie s'ouvrait à toi, te tendais ses mains si alléchantes ? Mais, éperdue d'amour pour le fantôme, si lointain désormais, tu refuses catégoriquement. Les étreintes se resserrent ; la pression monte, la peur, constamment présente, n'est jamais loin. Mais, solitaire, tu te renfermes, prête à n'écouter que ta conscience.

C'est ainsi que, t'éloignant toujours un peu plus de la réalité, tu parcours la monde à la recherche de la sortie. Non pas sa sortie, mais la tienne ; ta clef, celle qui ouvre les portes du bonheur. Tu es prête à vivre, Mo. Mais tu ne le veux pas... Ainsi donc, tu te baladais, pas plus joyeuse que triste, sur la plaine aux bulles ; cette plaine, qu'en compagnie de ton ami, tu avais traversée de part en part. Mais il en était assez de ressasser les souvenirs...

Avançant, le pas léger, en direction de ces bulles merveilleuses, tu marches tranquillement, sans te retourner jamais. Il fait beau. L'air doux ébouriffe ta chevelure, et te fait ciller de temps à autre. Pour une fois, tu ne manques pas d'oxygène : pouvoir être libre, respirer à pleins poumons ; voilà ton idéal. Mais nous savons tous très bien qu'idéal n'est pas synonyme de réalité. Prenant une grande inspiration, tu fis encore quelque pas, puis t'arrêtas subitement, le souffle court : de devant toi, une voix retentit, limpide : « Il y a quelqu'un ? ». Tu ne la connaissais que trop bien. Elle appartenait à cette jeune femme, si douce en apparence, mais qui dévoilait un coeur sans doute plus dur que la pierre.

Comme si sa présence même t’indifférait, tu continuas ta route, un sourire amer gravé sur le visage. La jeune femme, malgré ses airs de pureté inégalée, te semblait littéralement froide. Malgré tout, tu ne voulais pas croire qu'elle eût vraiment été si distante. Tu t'arrêtas à quelques mètres d'elle, et tes yeux s'embuèrent instinctivement. Comment réussirais-tu à t'intégrer dans ce monde, si l'on ne t'y aidait pas préalablement ? Baissant la tête, tu lui répondis d'une voix qui se voulait claire. « C'est moi. »


Dernière édition par Mo le Mer 30 Jan - 8:51, édité 2 fois
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le Dim 25 Nov - 18:24

Voyage en bulle ~
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Elle sentait une présence, ainsi que le doux parfum des fleurs qui l'entourait mais elle était certaine qu'il y avait quelqu'un. Après quelques instants elle cru que l'inconnu ne lui répondrait pas mais elle patienta tout de même et après quelques minutes d'attente. Une longue chevelure châtain apparue, elle ne pouvait se souvenir de cette chevelure qui l'avait exaspéré, mais au fond elle savait que ce n'était qu'une jeune fille pleine de sagesse mais elle ne devait pas montrer sa véritable personnalité. Parfois, en sa présence apaisante elle aurait voulu lui dire la vérité mais elle se contrôlait juste à temps. Mais elle savait qu'un jour où l'autre elle se trahirait face à Mo. Qu'elle le veuille ou non, il sera trop tard, elle ne pourrait plus paraître une fille au coeur de pierre. Et malgré qu'elle haïsse les enfants, Mo lui avait toujours paru différente, elle n'était pas comme tous ces enfants ignorants et impoli. La jeune fille avait avancé jusqu'à Ariane, et avait tout simplement annoncé :

« C'est moi. »

Décidément cette jeune fille l'a passionné mais, ne devait pas le montrer face à Mo, c'est un véritable combat contre elle-même que commençait Ariane. Mais elle ne put s'empêche de se montre douce avec la jeune fille, et lui demander :

« Tu as déjà pris les bulles ? »

Et puis, sa question était idiote. Plus elle y repensait, plus elle s'énervait contre elle-même. Mais elle se ressaisit et resta de marbre face à la jeune fille. Plus elle essayait de se contrôler pire c'était, et puis tant pis elle pourrait la découvrir tel qu'elle est. Et elle sera la seule à la connaitre vraiment. Perdu dans ces pensées, elle oublia totalement la présence de la jeune fille. Et imagine, comment serait sa vie si tout le monde serait au courant. Non, personne ne devait le savoir. Peut-être que la jeune fille l'apprendrait un jour mais personne d'autre qu'elle ne devrait connaitre sa personnalité réelle. Alors, comme poussé par sa curiosité, elle regarda la jeune fille et proposa :

« Tu veux venir avec moi, dans une bulle ? Seule ce n'est pas drôle. »

Elle espérait que le visage de Mo, changerait et qu'elle la verrait différemment à présent. Mais elle doutait, et bientôt son espoir s'envola comme une bulle. Alors, elle décida de faire une des choses qu'elle n'avait pas faite depuis une éternité face à des personnes qu'elle ne connaissait que peu. Elle lui sourit et la regarda gentiment comme à présent réconfortée.




Dernière édition par Ariane le Jeu 7 Fév - 18:34, édité 6 fois
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le Jeu 29 Nov - 18:10
le fait de faire c'qu'on veut pas faire

    « Tu as déjà pris les bulles ? »

    « Oui... avec lui. C'était le bon vieux temps... »

La première phrase était amère, dénuée de sentiment. Un sourire identique se dessina sur tes lèvres ; morose, triste. La seconde, plus vivante, était bourrée de mélancolie. Tes yeux se baissèrent et s'embuèrent à la simple pensée des souvenirs. Puis il y eut un rire. Acerbe acerbe et ironique, il semblait sortir des entrailles de ta personne, provenant du gouffre profond où l'on craint de se risquer.

    « Tu veux venir avec moi, dans une bulle ? Seule ce n'est pas drôle. »

Tu lui souris tristement, nostalgique. Seule. Voilà ce que tu étais. Or, cette personne que t'avait préalablement paru si désagréable, t'offrait ainsi sa compagnie. Dans un tel était, serais-tu seulement en mesure de refuser ? Non, car il fallait voir les choses en face. Il ne s'agissait pas là d'une question de vie ou de mort. Seulement d'une invitation. D'une simple invitation.

Le sourire refit surface sur ton visage, quoique plus gai cette fois. Ce coup-ci, tu dus à peine forcer pour que la joie transparaisse dans ta faible voix...

    « Bien sûr, si vous voulez ! »

Tu avisas une bulle au loin, qui se baladait gaiement autour de la plaine. Une légère brise la faisait virevolter çà et là ; tu l'arrêtas doucement, palpas sa surface et passas une main au travers. Le contact était doux. Chaud. Agréable, même s'il te faisait frissonner. Lorsque ton corps tout entier entra à l'intérieur, tout te sembla... différent. Les sons provenant de l'extérieur étaient flous, le paysage lui-même abstrait. Tu distinguais cependant la silhouette de la jeune fille, et l'incitas du regard à te rejoindre...


Dernière édition par Mo le Mer 30 Jan - 8:53, édité 2 fois
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le Dim 2 Déc - 19:44

Voyage en bulle ~
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Lorsque la jeune fille lui répondit, elle fut bien surprise de sa réponse, elle ne s'attendait pas du tout à ça :

« Oui... avec lui. C'était le bon vieux temps... »

Ariane fut alors rongée par la curiosité aussi bien pour connaitre l'identité de cette personne mais aussi pour savoir la jeune fille réagissait comme cela alors dans un élan de compassion elle la sera dans ses bras, puis recula pour la regarder peut-être serait elle surprise. Mais à présent peut-être qu'elle arriverait à deviner qu'au fond elle était différente, elle était quelqu'un d'autre. Ariane ne posa aucune question malgré sa curiosité dévorante au regard de la jeune fille elle se doutait que c'était douloureux pour elle de parler de cela. Alors elle n'en dit pas plus. Et quand elle lui demanda si elle souhaitait l'accompagner :

« Bien sûr, si vous voulez ! »

Elle fut rassurée de sa réponse positive, elle ne voulait pas prendre ces étranges choses seules, et puis elle trouvait sa présence apaisante, elle avait quelque chose en elle qui la rendait si différente des autres enfants qu'Ariane ne la voyait pas du tout comme une enfant. Mais comme un être humain, une personne, quelqu'un à qui parler normalement. Maintenant elle rêvait de pouvoir crier haut et fort à Mo qui elle était vraiment, et de s'envoler loin de ce paysage qui lui jouait des tours. Au moment où la jeune fille entra dans la bulle et qu'elle lui fit signe de venir, Ariane avança calmement jusqu'à la bulle, et au moment d'entrer dans celle-ci elle s'arrêta un instant. Son appréhension était grande, qu'est-ce que cette chose ? Une simple bulle ou un objet qui pourrait la faire virevoltait n'importe où ? Malgré son hésitation, elle s'avança dans la bulle et son corps tout entier y pénétra, les sensations qu'elle éprouvait été indescriptible. Et lorsqu'elle fut enfin à l'intérieur et en sécurité. Elle regarda calmement Mo, lui sourit et déclara :

« Si ce n'est pas génial ça ! Tu sais où elle nous emmène ? »

Ariane lui décrocha alors un énorme sourire, c'était la première fois depuis qu'elle était dans ce monde de fous qu'elle souriait vraiment et était heureuse avec quelqu'un. Un être humain. Mo. Elle trouvait qu'elle avait une voix apaisante, ses paroles n'étaient pas idiote ou sans intérêt contrairement à la plupart des gens qu'elle avait déjà rencontrés ici. Elle se demanda alors comment elle avait fait la première fois qu'elle avait vu la jeune fille pour résister mais elle se rappela alors de se jeune homme prétentieux. Mais elle pensa rapidement à autre chose elle ne devait pas se laisser envahir par des mauvais sentiments. Alors, elle regarda Mo, et elle s'apaisa.





Dernière édition par Ariane le Jeu 7 Fév - 18:34, édité 4 fois
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le Sam 8 Déc - 18:05
action, coupez !
Après de légères hésitations, Ariane te rejoignit à l'intérieur de la bulle. La brise calme faisait trembler l'eau fine, et la bulle quitta terre au bout d'un moment, quêteuse de nouvelles aventures. Au début du périple, les parois de cristal frétillèrent, frissonnèrent, profitèrent pleinement de la promenade agréée des hululements de chouettes-poudre de fée, et de l'agréable sensation de l'eau sur ses épaules, transmise par un troupeau d'arrosoirs volants - migrant vers de nouveaux horizons.

« Si ce n'est pas génial ça ! Tu sais où elle nous emmène ? » questionna Ariane, passionnée par l'épopée continuelle. Tu pris ton temps avant de répondre. Sereinement, tu inclinais la tête au passage des oiseaux, lisais perpétuellement les écritures gravées dans le ciel, admirais de tes yeux roux les images uniques qui trônaient dans l'étendue stellaire. Que voulaient-elles dire, d'après toi ? Était-ce un message ? Un signe ? « Elle va là où le vent l'emporte... » dis-tu, une pointe de nostalgie dans la voix.

...Soudain, alors que tu rêvassais, utopique, la bulle se mit à avancer de plus en plus vite. Elle effectuait des pirouettes, des loopings, et ce de plus en plus fort... Ariane et toi vous cogniez l'une contre l'autre, victime des éléments. Au loin, un éclair bleu déchira le ciel ; le tonnerre gronda, mais pas de pluie il ne tomba. Les membres meurtris, la tête sur le point d'exploser, tu regardais, impuissante, le spectacle se dérouler sous tes yeux. Que se passait-il ? Qu'aviez-vous fait ? Était-ce à cause de ces rêves inachevés, de ces espoirs éternels ?


Dernière édition par Mo le Mer 30 Jan - 8:54, édité 1 fois
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le Dim 23 Déc - 16:22

Voyage en bulle ~
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Après un long silence dont elle ne saurait déterminer la durée, Mo daigna enfin répondre. Mais ses paroles s'envolent et elle te répond de manière innocente.

« Elle va là où le vent l'emporte... »

Sa voix emprunte d'une émotion difficile à décrypter. Elle semblait à la fois triste et rêveuse, peut-être rêvait elle d'un monde parfait ? Utopique ? Malheureusement ce monde était tout sauf ce que l'on pouvait espérer. Il semblait vouloir jouer des tours à tout le monde, et Ariane ne pouvait plus le supporter. A ces pensées, comme ci elle avait parlé et qu'elle l'avait entendu, la bulle a accéléré comme enchantée par ses pensées. Elle faisait toutes sortes de figures acrobatiques de plus en plus impressionnantes, Mo et Ariane se percutaient toutes les deux secondes à causes des secousses occasionnées par la bulle. Puis d'un coup tout cessa, elle croit que tout est terminé mais alors qu'elle se redresse le corps couvert de bleu, un éclair déchirant travers le ciel mais il ne pleuvait pas. Rien. Pas une goutte. Après cela un long silence envahit la bulle, Ariane était à la fois envahie par la peur et son désarroi le plus total. Elle était tellement surprise par ce qui venait de leur arriver qu'aucun son ne sortit de sa bouche, alors elle referma la bouche comme anéanti par ce monde qu'elle trouvait de plus en plus effrayant. Et elle qui croyait y trouver le bonheur, elle s'était bien trompée. Alors comme poussée par un sentiment inconnu en elle, elle prit Mo dans ses bras puis recula.

« Tu vas bien ? »

Voilà tout ce qu'elle réussit à dire. Rien de plus, les longues phrases lui restaient au fond de la gorge. Le comportement d'Ariane avait changé en si peu de temps, qu'elle était devenue méconnaissable face à Mo. L'enfant l'avait libéré, Ariane s'était livrée à elle, à présent seule Mo la connaissait véritablement. Ariane espérait seulement une chose maintenant, que toute cette mascarade cesse et qu'elle puisse descendre vite faite de cette maudite bulle.





Dernière édition par Ariane le Jeu 7 Fév - 18:35, édité 1 fois
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le Mar 1 Jan - 20:55


Ariane espérait seulement une chose maintenant, que toute cette mascarade cesse et qu'elle puisse descendre vite faite de cette maudite bulle.

Faute avouée encore moins pardonnée. On ne rêvasse pas, et on n'espère pas rêvasser, dans l'Esquisse. Tu voulais poser tes pieds sur terre, Ariane ? Il semblerait que cela ne soit pas dans ses plans. Tes jambes, et celles de ta camarade de bulle, se lient et changent de forme. À la place de tes pieds, deux pneus. À la place de tes jambes, une grosse tige de métal recouverte de carrosserie. Et sur chaque tête une petite cheminée qui fait échapper quelques volutes de fumée.

Et ces jambes-là ne supportent pas de rester en place ; non, elles veulent avancer. L'Esquisse semble davantage conciliantes envers celles-ci, puisqu'elle éclate la bulle où vous vous trouviez.

Grâce à votre nouvelle extension, vous pouvez avancer aussi vite qu'un hérisson bleu, et rebondir sur les bulles. N'est-ce pas un magnifique cadeau de la part de la Folie ?

Le seul problème c'est qu'elles font éclater toute bulle sur laquelle elles se posent, vous obligeant à sauter en permanence..


(bien sûr c'est temporaire, vous verrez bien comment vous retrouverez vos jambes normales 8D)
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le Mer 30 Jan - 8:44
y a des voitures de course chez peugeot ?
Le vacarme était si brusque, si prenant et assourdissant à la fois, que les voix, les sons, tous les bruits semblaient provenir... d'ailleurs. Ce n'était que mélange, brume et hallucinations. Jusqu'à ça.

Tu ressentis alors une douleur indéchiffrable. Sourde, tant elle était atroce. Tu voulais te contorsionner, crier à l'aide, mais l'opération monopolisait toute ton énergie, ta personne, tes membres à part entière. Tu voulus t'accrocher à ton pied qui enflait, enflait, enflait... mais eut dans les mains un gros morceau de caoutchouc. Tu souhaitas t'agripper à ta jambe qui se déchirait, se fendillait, mutait ; mais tes mains glissèrent au contact lisse d'un métal. Ta dernière envie fut de palper ton visage, mes tes bras - ou ce qui les avait remplacés - claquèrent en un bruit sec, un peu comme lorsqu'on remettait une articulation en place. Sauf que là, il n'était même plus question d'articulations. Ni de main, ni visage, ni de peau, ni... Peu importe : te voilà dure comme du bois (ou comme une carrosserie), recouverte d'une teinture rousse aux motifs blancs.

Des effluves de pétrole et d'essence s'élevèrent jusqu'à tes narines - mais que dis-je, tu n'en avais même plus. Le fait est qu'un bourdonnement parcourut tout ton corps, tes pie---, pardon, [i]roues[i] tournèrent et tu t'élanças comme une flèche sur la route tracée par les bulles, faisant éclater toutes celles que tu touchais. C'était plutôt amusant, d'ailleurs, car il y en avait à perpétuité.

Sauf que voilà. Ici, il n'y avait pas d'agence Peugeot - car la voiture était FORCÉMENT une Peugeot ! - et... et c'était légèrement problématique lorsqu'on se retrouvait soudainement avec un pneu crevé. Et, alors que tu essayais en vain de dévier la trajectoire qui t'était toute tracée, et qui se rapprochait dangereusement du vide...
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