• Echo • [Pv Eelis & Elune]

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le Lun 6 Aoû - 23:59
    Cette maudite forêt va me rendre ... folle !

    Déjà quelques heures que Minami la traversait, sans en voir le bout : en y entrant, elle lui avait semblé si maigre et petite. C'était fou d'imaginer que cette masse d'arbre était bien plus épaisse qu'elle n'aurait pu le penser ! Elle avait marché des minutes durant et le bout de l'endroit vert ne s'était jamais montré : à croire qu'il n'en avait tout simplement pas. Mille et une question la perturbait lorsqu'elle avançait paisiblement sur le chemin tracé dans les brins d'herbe qui semaient le sol : un nombre incalculable de choses invraisemblables s'animaient autour d'elle. Des arbres bougeaient, tel des monstres animés comme les monstres des Enfers, des fruits tombés au sol changeaient de forme et de couleur quelques secondes plus tard, tout se déformait, même le chemin que Minami empruntait se métamorphosait à sa guise. Mon Dieu, mais où ... Où suis-je ... A l'origine, son sens de l'orientation était déjà très partagé niveau efficacité, aujourd'hui, il était complètement hors-service. Incapable de se frayer un chemin convenablement dans l'amas de verdure, la demoiselle avait fini par poser son royal fessier sur un rocher rose. Rose. Oui, rose. Elle tentait de fermer les yeux sur ce qui se produisait autour d'elle : objets qui bougent, se transforment, elle entendait même parfois quelques murmures indescriptibles.

    Passant une main sur sa robe blanche, elle leva son regard vers le ciel - le ciel, que dis-je - cette chose. Cet espace environnant qui avait de l'altitude et qu'on désignait de firmament n'avait rien d'un ciel : les nuages ne s'y promenaient pas et ce détail avait déjà eu le don de sérieusement perturber la demoiselle. Les nuages, c'était l'image même de la relaxation intérieure, d'un repos calme et détendu ... A cet instant, on était loin de tout ça, loin de cette sensation qui donnait envie de réfléchir à tout et à rien. Je veux rentrer ... Chez moi ... Minami voulait sortir de ce maudit rêve qui n'en finissait plus ; attendre restait à l'heure même, la meilleure solution qu'elle avait pu trouver. Chercher de l'aide ? Mais elle avait visité les environs toute la journée ! A quoi bon continuer des recherches aussi inutiles qu'un regard tourné vers les hauteurs de cet étrange monde ? La jeune fille ne voyait plus aucun intérêt à se convaincre qu'elle arriverait un jour - qui sait - à sortir de ce piètre endroit. Son regard s'abaissa au sol, contemplant celui-ci d'un regard sans réelle conviction : les cailloux à ses pieds grossissaient et se fondaient parfois dans la couleur pourpre du sol, voire par moment orange. Tout autour d'elle n'était que pure folie. Ses mains, jointes sur ses genoux, s'étaient crispées sans réelle raison, sûrement du au fait qu'elle commençait peut-être à ressentir cette peur. Cette peur de la folie elle-même, cette peur qui engloutissait tout et rien, aussi rapidement que le temps passait. Un soupire s'échappa de ses lèvres entrouvertes alors que ses doigts fins cessaient leurs mouvements indésirables.


[ Bienvenue à qui voudra ! : ) ]
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Le coach ailé
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le Mar 7 Aoû - 1:13



explorateur du dimanche












Tu n'as pas conscience de l'effort. Toi tu avances, tu te marres dès que tu vois un truc marrant, et puis tu continues. Parfois tu t'arrêtes, tu jettes un regard intéressé, et tu reprends. On dirait que ça te préoccupe, mais tu te ballades comme si tu étais au zoo. Oui, comme un petit enfant très content d'aller au zoo avec son Papa et sa Maman. À ceci près que là, ce ne sont pas des animaux que tu observes, hilare, c'est un monde tout entier. Tu cries joyeusement "Hihi" lorsqu'un petit oiseau-lampe torche-serviette de bain vient te voltiger autour. Ça ne t'effraies pas, au contraire.

Puis tu te rends comptes que tu as parcouru le marathon en marchant. C'est vrai, à force de t'amuser comme un petit fou, tu ne t'es pas rendu compte que la sueur commençait à tremper tes vêtements. Tu n'avais pas remarqué que tes jambes ne tenaient plus debout. Alors, tu remarques que tu as chaud. Tu es paumé, en plein milieu d'un rêve, et tu as chaud. Très chaud. Mais tu ne vas certainement pas goûter à l'eau de ce rêve, sinon des papillons-dromadaires risquent d'en sortir, ou tu ne sais trop quoi. Alors, sagement, tu continues ta route en chantant toutes les idioties que tu as appris quand tu étais petit. Quoi ? Tu as toujours rêvé de faire le pitre dans la rue, mais dans la réalité ça ne le fait pas trop, tu profites juste un petit peu.. Tu sens le vent te rafraichir, et une myriade de senteurs titiller ton odorat. Ça, c'est un gâteau à la framboise ! Et ça, hmm, de la lavande ! Et.... et... là, du café ! La brise t'emporte et tu la suis -car mine de rien, tu aimerais bien déguste une part de gâteau- jusqu'à un endroit inconnu.

Inconnu, en fait non mais bon. Inconnu quand même. Ce que tu vois devant toi est une forêt. Le vent t'as laissé là, devant des troncs disloqués qui partent de travers, et il a disparu. Ouhouh, si ça se trouve quelqu'un est en train de cuisiner une délicieux gâteau à la framboise au milieu d'un champ de lavande, et une tasse de café à la main. Les rêves sont étranges, tu le sais, mais tu pourrais au moins avoir une conversation avec ce fin pâtissier. L'endroit parait sombre, mais tu te dis que ce n'est qu'une foutue forêt et qu'elle a l'air minuscule. Un bûcheron ferait une mauvaise affaire avec ce bois, ton sixième sens te le confirme lorsque tu caresses -enfin, t'écorches, mais tu trouvais ça moins poétique- avec légèreté l'écorce.

Tu te remémores les cabanes dans les bois, les jeux d'enfants. Les promenades avec tes parents, la sève collante qui s'accroche à tes cheveux. Il n'y a rien de tout cela ici, cependant. Tu n'as jamais vu d'arbre à valise peau de vache, ni d'écureuil avec trois cornes parallèles dans le dos. Par contre, tu aimes bien les valises, et si tu pouvais en cueillir pour tes prochaines vacances ce serait une chouette idée. Tu tends le bras pour en saisir une, et pouf, elle se métamorphose en lézard-arrosoir gluant qui ne lâche plus ton bras. Alors tu tentes de te calmer, peut-être que c'était le vendeur venu demander l'argent pour son bien ? Les valises qui poussent dans la nature.. c'était trop beau.

" Vous prenez les chèques ? " demandes-tu alors avec tout le sérieux du monde - enfin, tu te marres à l'intérieur - à l'étrange animal. Pour toute réponse, ce dernier se téléporte - oui, c'est le bon mot - sur ton visage et essaie de planter ses griffes acérés dans tes yeux. Tu te débats, tombes à terre, et commences à crier comme un dératé. " À L'AIDE ! " sans en rajouter plus. Avec tes grandes mains, tu tentes de déloger ton agresseur, qui émet des bruits de violon pour signifier qu'il n'est pas d'accord avec ta décision. D'un coup, tu l'éjectes, et tu pars en courant parce que tu as eu ton compte.

Sans te soucier du temps, tu cours, tu cours. Sans imaginer l'heure, tu avances, tu avances. Tu te prends au moins dix branches d'arbres et cinq racines, et tu as l'impression qu'elles se baissent pour être bien sûres de te faire mal. Enfin, voyons. Un arbre, ça ne bouge pas ! -pas plus que les valises ne poussent dans les arbres- Bon, tu as semé ce fichu vendeur, tu es satisfait. Tes yeux se promènent entre les massifs feuilles en quête d'un rayon de lumière. Rien. Il y a bien une sortie, n'est-ce pas ? Oui, bien sûr, il y a toujours une sortie à ces maudites forêts. Si c'est un rêve, tu sortiras sans t'y attendre, il suffit d'attendre un petit peu.

Alors que tu te baladais un peu partout, tu crois apercevoir quelque chose. Prudence, prudence, Eelis, nul ne sait quelles bestioles on peut croiser dans ce zoo de l'absurde. Tu te fais discret - enfin, pour quelqu'un qui est dans les pommes, tu es discret, pour quelqu'un qui est sur ses gardes c'est une autre histoire - et t'approches en te faufilant entre ces géants verts. Vexé parce qu'un éléphant vert de la taille d'une bille se moque de toi en t'imitant, tu as envie de lui donner un coup de poing mais tu n'es pas encore assez stupide pour comprendre que cela attirerait l'attention de cette chose dormant dans les sous-bois.. Si ça se trouve, c'est...

" LE MONSTRE DU LOCH NESS !!!!!! " te surprends-tu à crier à haute voix, détournant probablement l'attention de la bête.. Tu te dis alors que tu vas passer un sale quart d'heure.

Allons, tout cela n'est qu'un rêve, si ça se trouve c'est juste un petit singe dormant sur un tronc d'arbre. Tu t'approches doucement. Et là, choqué tu es. Ce n'est heureusement pas le monstre du Loch Ness. C'est juste... C'est juste une jeune demoiselle aux cheveux de jais assise sur un gentil rocher rose. Tu es désolé, tu rougis. Ça, ce n'était pas très galant de ta part, de sortir ça. Tu tentes d'éviter son regard, tu es déjà assez ridicule comme ça. Tes cheveux partent en vrac, tes vêtements aussi, tes lacets aussi, ton cerveau aussi. Eelis, tu ressembles à un plouc.

Mais ça c'est pas grave. Le pire, c'est que tu vas devoir t'expliquer. Et tu ne vas surtout pas dire à cette charmante dame que tu la prenais pour un ver de terre géant qui dort dans l'eau, ça massacrerait ta réputation. Un petit mensonge, de temps en temps...

" Vous ne l'auriez pas vu passer, par hasard ? " fais-tu avec ta mine déconfite. Le pire, c'est que tu es convainquant. Tu te doutes qu'elle ne l'a pas vu, mais bon on sait jamais, elle est peut-être folle.

Comme ce doux rêve que tu es en train de faire.



Entrée de malade. :3




Cuiiiii !
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le Mar 7 Aoû - 10:08
La clairière dans laquelle était arrivée Elune semblait ne plus être là aujourd’hui. Ou alors, elle ne la retrouvait simplement pas, malgré le fait qu’elle avait marché plus d’une journée entière, qui plus est sans rencontrer une seule personne. Même s’il s’agissait peut-être –car elle commençait à se poser quelques questions- d’une certaine réalité, elle n’osait pas l’admettre. Comment des choses aussi étranges peuvent-elles être réelles ? Le ciel rose, des objets partout, qui ressemblent à n’importe quoi ! Ce n’était pas un monde, c’était de l’imagination pure ! De plus, le fait d’avoir croisé personne lui remettait dans l’idée que tout ceci n’était pas vrai, qu’elle allait bientôt se réveiller, qu’elle pourrait à nouveau revoir la lune et les étoiles. D’ailleurs, elle s’était également aperçue qu’il n’y avait pas spécialement de nuit et de jour. Apparemment, ce monde n’est faisait qu’à sa tête.

« C’est la première fois qu’j’arrive pas à m’réveiller comme ça… »

Elle marchait dans cette forêt sombre et bizarre, pour n’employer que ce mot. Le sol était parfois rouge, parfois bleu, parfois doré, il semblait ne pas avoir une texture normale, mais quand Elune voulait le toucher du bout des doigts, il semblait s’enfoncer –bien sûr que c’est possible- et elle finissait pas lâcher prise. Des fois, elle rencontrait des animaux sauvages qui n’avaient la forme de rien et qui se transformaient à leur guise. Elle avait tenté de parler avec l’un d’entre eux, mais rien ne se passa. Comme si un animal-objet allait lui répondre. Comme si cela existait. Elle se faisait un gros délire. Un tellement gros délire qu’elle commençait à se demander si elle n’était pas morte, ou quelque chose du genre. Ou si elle n’avait pas pris de la drogue ces derniers jours… Hier, c’était son anniversaire. Peut-être qu’elle avait pris quelque chose pour se détendre, elle qui n’aime pas la pression. Oui, c’était sûrement cela. La drogue qui faisait effet. Mais alors, elle le faisait bien !

« J’prendrai plus jamais d’la drogue. Plus jamais. Vraiment. »

Ayant déjà eu quelques antécédents, elle connaissait les effets de certaines drogues, mais n’avait jamais vécu une telle chose. Ce monde dans lequel elle était tombée en était presque effrayant. Elle ne s’y sentait pas en sécurité et était régulièrement prise de panique, ce qui n’était pas dans ses habitudes. Cela ne faisait qu’un jour qu’elle était ici et elle n’avait pas encore réussi à s’habituer à tout ce qui l’entourait. Elle avait eu le courage d’entrer dans cette forêt, mais à quel prix ? Elle aurait mieux fait de rester au milieu de sa petite clairière et d’attendre de se réveiller… ou que quelqu’un vienne la chercher. Parce que ce qui la rongeait le plus, malgré qu’elle soit une jeune femme très solitaire, c’était quelqu’un. N’importe qui, mais qu’elle sente une autre présence humaine, une chaleur, quelque chose de normal.

« Encore cinq minutes et j’m’arrête. J’en peux plus. »

Cela faisait un bon moment qu’elle marchait et elle commençait à ne plus avoir de force. Elle pensait réussir à dormir ici, mais cet endroit l’angoissait tellement qu’elle opta pour simplement s’assoir et attendre. Attendre, c’était peut-être son nouveau mot. Elle allait devoir attendre, attendre et encore attendre. Mais attendre qui, ou quoi ? Elle se posa la question avant d’entendre ce qui lui semblait être une voix. Elle n’était pas très loin. Se relevant avec peine mais ambition, elle marcha en direction de ce qu’elle avait cru entendre et, au bout d’une centaines de pas, elle vit au loin une jeune femme en robe blanche assise sur un rocher rose et un homme blond qui semblait parler avec. N’osant d’abord pas approcher, elle resta à l’écart. Puis, se rappelant qu’elle n’était peut-être pas dans un rêve, elle s’avança, attentive au moindre geste qu’ils pourraient faire, méfiante que ces deux personnes soient encore le fruit de son imagination.

« Vous êtes qui ? On est où, là ? »

Ce sont les deux seules questions qu’elle posa. Ni bonjour, ni au revoir. Après tout, ils n’étaient peut-être pas réels. On pouvait s’attendre à n’importe quoi ici, alors elle ne voulait pas faire confiance aux premiers inconnus un peu bizarres qu’elle rencontrait. Dans tous les cas, ces visages ne lui disaient rien. Elle ne les avait jamais rencontré.
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le Mar 7 Aoû - 21:00
    Une trompette - oui, l'instrument de musique - verte qui venait tout juste de passer devant les yeux de Minami ; quoi de plus normal ? Ses yeux ébènes la suivirent silencieusement, d'un air dégouté et terriblement inquiète. Une trompette maintenant ... Qu'est-ce qui va arriver ? Le problème de l'endroit était son imprévisibilité constante, ce sentiment que quoi qu'il arrive, on ne savait rien de ce qui s'était ou allait se passer. Elle resta silencieusement lorsqu'elle entendit au loin une voix puissante qui nommait le monstre du Loch Ness. Clignant plusieurs des fois yeux, un peu émoustillée, ses sourcils se froncèrent, regardant en direction de la voix qui avait hurlé l'instant d'avant. Y aurait-il quelqu'un d'autres ... ici ? Sans se lever de son rocher couleur Barbie, toute son attention fût tournée dès lors sur la source du bruit ; d'où elle entendait vaguement des pas se rapprocher au pas de course. L'espoir l'avait soudainement réveillée de ses pensées défaitistes et lui avait redonné un aspect de sourire béa et attendri ; elle espérait juste que ce soit bien une personne qui apparaisse, et non un des fruits de cette imagination vivante qu'était ce monde.

    Pouf, sortant des buissons épais, un homme apparaît devant Minami. Grand blond aux cheveux attachés par une petite queue, il s'arrêta net en l'apercevant à son tour. Quelqu'un ! Il y a bien quelqu'un ici ! Son visage avait pris certaines rougeurs, comme si la situation ne pouvait pas être plus embarrassante pour lui, fort heureusement, la demoiselle s'en fichait éperdument à l'instant. Tout ce qu'elle souhaitait intérieurement, c'était de vérifier d'elle-même que l'homme en face d'elle n'était pas une de ses créations absurdes tel que les trompettes vertes ou les rochers roses. Se levant d'un bond, un sourire sur le visage, elle s'approcha de lui alors que l'inconnu la questionnait sur ce fameux monstre du Loch Ness. Sa réaction aurait pu paraître futile voire complètement glauque si le monde dans lequel elle respirait actuellement n'était pas lui-même pure folie. Posant son index contre ses lèvres, son regard parcourra les alentours brièvement avant de reposer toute son attention sur l'homme.


    « Je suis désolée, je crains qu'aucun monstre de ce genre ne me soit passée devant. »

    Elle affichait sa conclusion presque comme une excuse ; le fait est qu'elle l'avait entendu crier au loin le nom du monstre, ce qui voulait peut-être dire par là qu'il cherchait la chose hâtivement. Ou bien qu'il avait juste cherché une excuse pour avoir prononcer le nom de la bestiole en pleine forêt. Joignant ses mains devant elle, Minami sauta presque de joie tout en se rapprochant de la seule personne qu'elle avait pu croiser jusqu'ici.

    « Si je puis me présenter, je me nomme Minami Keiss. Je suis tellement contente de croiser enfin quelqu'un ! Vous n'imaginez pas ce qui a pu m'arriver depuis que je me suis réveillée ici ... ! Des rochers roses, des trompettes verte, diantre, j'en ai vu passer des choses étranges ! Et vous ? Qui êtes-vous ? Savez-vous où nous som- »

    Son entrain fût coupé par des bruits qui résonnait jusqu'à ses tympans, et qui ne semblait pas être fort éloigné d'eux. Détournant son regard vers les arbres qui les entouraient - arbres qui au passage, se coloraient de feuilles à pois violets -, elle dût attendre quelques instants avant de voir apparaître une nouvelle tête. Une jeune femme, cheveux noirs ébènes nattés en deux couettes, et des yeux d'un bleu azur venait 'arriver à leur hauteur. D'apparence froide, son introduction se fit tout aussi sèchement : pas de politesse - à la remarque qu'aucun des protagonistes à ce séjour n'avait réellement dit 'bonjour'. Lorsque la nouvelle inconnue les questionna sur leur identité, puis par la suite, sur l'endroit où ils se trouvaient, la jeune fille prit les devants en se présentant, affichant un sourire calme et égayé.

    « Minami Keiss, et vous ? »

    Elle n'osait pas répondre de suite à sa seconde question, premièrement parce qu'elle-même se la posait, et deuxièmement, parce que la réponse lui était tout aussi inconnue que la jeune femme. Elle préférait laisser le choix de réponse à l'homme à deux pas, qui avait fait son entrée d'une manière rocambolesque presque. La suite de l'histoire allait dépendre de deux personnages qu'elle avait en face d'elle : étaient-ils bien réels et tout aussi perdus qu'elle dans ce vaste monde rempli de choses impensables ? A la vue de la jeune femme, Minami était convaincue que celle-ci s'interrogeait tout autant sur ce monde, mais en regardant de plus près le blond, elle avait quelques doutes.

[ Belle entrée à tous les deux :3 Au passage, je m'excuse, je trouve mes posts légèrement courts ^.^'/ ]
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Le coach ailé
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le Mar 7 Aoû - 22:43



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Tu es paumé dans une forêt en présence d'une jeune demoiselle que tu as prise pour un ver de terre sous-marin légendaire, sous un ciel qui diffuse des films. Pour toi, il ne s'agit que d'un rêve, parce que seuls les rêves peuvent être aussi idiots.

L'inconnu se lève pendant que tu lui poses ta question. Tu espères juste qu'elle n'a pas l'intention de te baffer, même si tu le mérites un peu. Même si ça te ramènerait peut-être à la réalité. Heureusement, les rêves réagissent étrangement et elle se contente de sourire. Elle te répond même, avec toute la franchise du monde :

« Je suis désolée, je crains qu'aucun monstre de ce genre ne me soit passée devant. »

Certes, tu sais bien qu'elle ne t'aurait pas dit " Oui, je l'ai vu, il est parti par lààà ! " (quoi que, on ne sait jamais avec ces illusions) mais tu parais surpris. Au fond de toi, tu voulais quelque chose de plus marrant. Tu ne sais pas trop quoi lui dire, parce que tu paraitrais vraiment idiot de dire quelque chose. Et puis, tu n'as pas envie de rester dans ton mensonge et de partir à la recherche du monstre du Loch Ness alors que tu as l'occasion de te reposer et de chatter avec autre chose qu'un vendeur fou furieux.

La jeune femme aux cheveux courts joint ses mains. Tu sais qu'elle est contente et tu espères seulement que ce n'est pas à l'idée de t'accompagner dans ton expédition foireuse. En fait, tu ne réalises pas vraiment à quel point elle est heureuse, tu ne comprends même pas pourquoi on peut être aussi bien au milieu d'un rêve. Elle s'approche de toi et te parle.

« Si je puis me présenter, je me nomme Minami Keiss. Je suis tellement contente de croiser enfin quelqu'un ! Vous n'imaginez pas ce qui a pu m'arriver depuis que je me suis réveillée ici ... ! Des rochers roses, des trompettes verte, diantre, j'en ai vu passer des choses étranges ! Et vous ? Qui êtes-vous ? Savez-vous où nous som- »

Minami, c'est un joli prénom, tu penses... Pourquoi s'est-elle arrêtée avant la fin ? Elle se tourne et tu vois. Sauf que tu ne vois pas l'intérêt de tout ça, parce que pour toi il ne sert à rien d'avoir peur dans un rêve. C'est pas comme si on pouvait mourir de toute façon. Tu vois une autre fille - décidément, tu n'aimes pas être tant entouré - qui s'approche de toi et de l'autre aussi.

Cette autre fille semble avoir le même âge que l'autre, tu ne sais pas trop. Ce qui te frappe en premier, c'est ses yeux, on plutôt son œil : l'un d'eux brille et parait enflammé tandis que l'autre est tout à fait normal. Puis tu vois ses yeux, et après ses vêtements. Tu la trouves jolie, tu aimeras moins sa façon de s'introduire.

« Vous êtes qui ? On est où, là ? »

Tu sens qu'elle ne te fait pas confiance. Comment peux-tu sentir alors que tout n'est qu'un rêve ? Comment peux-tu être étonné par cette illusion sans queue-ni-tête ? Tu hausses les épaules, parce que tu t'en soucis peu. Pourtant, tu te rends compte que ces deux chimères crées par ton inconscient ont toutes les deux les mêmes questions. Qui êtes-vous. Où sommes-nous. La première parait étonnée. Étonnée, c'est étrange, d'habitude personne ne se soucie de ce qui arrive dans un rêve. Tout le monde agit comme si c'était normal et que les choses avaient toujours été ainsi. Tu t'en fiches, tu trouves que ça pimente l'action, mais tu t'étonnes un peu quand même. La fille au rocher rose se présente alors, parce que comme un rustre tu as complètement oublié.

« Minami Keiss, et vous ? » s'exclame-t-elle gaiement. Tu te dis que c'est dingue, de commencer à tchatcher avec le fruit de ton imagination. Ça ne peut pas te faire de mal non plus.

« Moi, c'est Eelis. C'est marrant, je ne me suis jamais présenté dans un rêve. Ahaha~ »
Le rire t'a échappé, mais tu trouves ça tellement comique que tu n'as pas pu le retenir. Tu penses alors qu'elles vont te suivre, c'est souvent le cas dans ce genre de situation. Tu décides d'en rajouter un petit peu, pour répondre au "On est où là?".

« Cette forêt est vraiment sympa. Ça me rappelle quand j'étais plus jeune et que j'allais faire des cabanes avec mes copains, pas vous ? Enfin bon, je ne sais pas si l'on peut faire des cabanes en plein milieu d'un rêve. Je risquerais de me réveiller avant... »

Tu ne sais pas trop la réaction que tu vas provoquer. Peut-être les arbres vont-ils se couper tout seul pour qu'on puisse faire des cabanes tous les trois ? Et en fait, tu vois bien la situation comme ça. Les rêves finissent toujours bien, celui-la ne fera sans doute pas exception à la règle.




La naïveté de mon personnage révélée o/ Sinon, Minami, on ne joue pas pour des réponses longues, moi je trouve ça super ce que tu as fait ^^

Cuiiiii !
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a tracé,
le Mar 7 Aoû - 23:42
Elune ne comprenait pas ce que faisait la jeune femme avec cet homme. Elle paraissait enjouée et heureuse, comme si se retrouver dans un endroit pareil était quelque chose de merveilleux. Au moins, les bruits qu’avaient entendu la jeune femme étaient bien réels, ou plutôt elle ne s’était pas trompée ; il s’agissait de deux êtres humains, en tout cas d’apparence. Le grand blond semblait plus âgé qu’Elune et l’autre fille à la robe blanche. Peut-être en savait-il plus ? Mais en savait-il plus sur quoi ? Sur ce rêve que la brunette était en train de faire ? Sur son rôle dans le songe le plus étrange qu’elle n’ait jamais fait ? C’était stupide, bien sûr qu’il n’avait pas de réponse, vu que c’était un personnage fictif qu’elle avait inventé de sa propre imagination. Ce dont elle ne se doutait pas, c’est qu’elle perçoive aussi clairement les noms de ses interlocuteurs. La première s’appelait Minami. C’était un nom asiatique, sans doute. Elle était jeune et plutôt belle fille. Une femme qui parlait bien, comme si elle était issue d’une grande famille. Elune la regarda en penchant la tête et détourna son regard après s’être rendu compte que c’était très malpoli. Le second s’appelait Eelis. D’où venait ce genre de prénom ? Pour le coup, elle n’en avait pas la moindre idée, mais qu’importe. Cet homme la rassura dès la première phrase qu’il prononça. Je ne me suis jamais présenté dans un rêve. La jeune femme à l’œil bleu enflammé laissa un léger sourire se dessiner sur son visage, puis poussa un soupir de soulagement, comme si ce que venait de dire Eelis l’avait délestée d’un énorme poids.

« Ah, ça m’rassure… »

S’il avait l’air aussi convaincu que c’était un rêve, c’est que c’en était un, il n’y avait pas besoin de chercher beaucoup plus loin. Évidemment, ce n’était pas tout à fait logique, vu qu’on avait toujours dit à Elune que si elle voulait sortir d’un rêve, elle n’avait qu’à se pincer, ou tomber dans le vide. Elle avait tenté la première option, mais rien ne s’était produit. Elle n’avait pas encore essayé la deuxième et ce n’était pas par mauvaise volonté ; simplement parce qu’elle ne trouvait pas la sortie de cette fichue forêt dont le blond à côté d’elle parla quelques secondes après s’être présenté. La brunette n’y croyait pas. C’était la première fois qu’un personnage dans l’un de ses rêves parlait de son enfance ou de ce qu’il avait vécu, des choses qu’il avait ressentie. En plus, ils étaient étrangement nets pour des gens rencontrés en profond sommeil, non ? Le décor aussi était parfaitement visible, dans les moindres détails.

« J’ai jamais construit de cabane, mais j’ai fait des igloos. En Finlande, l’hiver est plus long. »

Ce qu’elle disait était vrai, même si elle ne savait pas trop pourquoi elle leur racontait cela. Sa maison lui manquait, elle avait envie de traverser cette forêt en courant le plus vite possible pour se réveiller et avoir cette sensation de lit douillet et de couverture bien chaude. Les igloos, dans son enfance, ce n’est pas ce qui lui manquait. Presque tous ceux qui habitaient dans une maison en avaient un dans leur jardin et les gamins s’amusaient à l’intérieur. En y repensant, Elune se demanda en quoi elle avait bien pu s’amuser avec cela. Un peu de neige, une sorte de petite maison… Mais rien de plus. C’est fou comme les mômes peuvent s’éclater avec n’importe quoi. Mais trêve de souvenirs, la petite Crowley regarda à nouveau ceux qui l’entouraient.

« Vous venez d’où, vous ? »

Puis elle rigola légèrement, un petit rire léger et fluide, avec une pointe d’ironie. Était-elle stupide de leur demander d’où ils venaient ? C’était son rêve, pas le leur ! Elle secoua légèrement la tête, faisant onduler les flammes qui sortaient de son œil droit, comme s’ils allaient disparaitre après cela. Sauf qu’ils étaient toujours là et qu’elle avait simplement l’air stupide.

« Ahah, mais j’suis bête. Après tout, si ça s’trouve, vous êtes aussi un d’ces trucs bizarres qu’on croise partout ! Ces objets volants, ces machins, là… J’comprends rien. Vous m’avez droguée ? »

Elle marqua une courte pause avant que son visage ne devienne carrément inexpressif. Elle changeait d’humeur toutes les secondes et commençait à en avoir mal à la tête. Elle finit par détendre son corps à un tel point qu’elle se laissa tomber sur le sol, les jambes en tailleur, les bras mous, les cheveux traînant dans l’herbe multicolore de cette forêt extraordinaire.

• • •

hrpg : c'est ce qui est écrit qui compte. j'adore vos réponses ! o/
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a tracé,
le Mer 8 Aoû - 21:34
    Apprenant l'identité de l'homme à ses côtés, elle afficha un sourire ravi, et entremêla ses doigts nerveusement en entendant la suite. Un rêve ? Ah ha. Comme c'est amusant ... Elle hésitait entre rire et rester de marbre face à ses paroles ; elle prônait la solution de ne pas y faire attention. Ses doigts bougeaient d'eux-mêmes, de légers frissons la parcoururent alors que son regard cherchait à s'y retrouver. Le dénommé venait tout de même de lui annoncer que ceci n'était qu'un simple rêve, et bien qu'elle aurait elle aussi voulu y croire, elle ne pouvait pas se fier à l'avis d'une personne. La réponse de la jeune femme aux cheveux ébènes la laissa tout aussi stoïque extérieurement, et intérieurement, c'était tout autre chose. Son regard pivotait entre les deux autres protagonistes dans l'espoir qu'ils réalisent d'eux-mêmes ce qu'ils venaient de dire. Minami afficha un air inquiet : tout leur semblait normal. Dîtes moi que je rêve, s'il vous plaît. Ce n'est qu'une blague, pas vrai ? Maintenant que plus d'une personne était convaincue qu'il ne s'agissait que d'un rêve, les doutes qu'elle avait réussi à effacer refaisaient lentement surface.

    « Vous blaguez j'espère ? ... »

    Minami avait annoncé le tout sans une once de répartie, pas d'une voix froide, mais plutôt dérangée par le moment. C'est vrai, quoi de plus étrange et affectant que de se retrouver en face de deux autres présences humaines - qui semblaient de même être tout à fait normales - mais qui se trouvent des gens convaincus d'une illusion inexistante. Ce monde est bien réel pourtant ! Tordu, fou, impossible à cerner, mais bien réel ! Et voilà qu'Eelis parlait de ses souvenirs de jeunesse, appuyant sur le fait qu'il n'aurait probablement pas le temps de faire une cabane étant donné que tout ceci n'était qu'un rêve pour lui. La bouche entrouverte de stupeur, elle regardait les deux individus d'un air ébahi, complètement effarée. Son regard s'était posé sur la jeune femme - dont elle ignorait toujours l'identité - et ses mains, postées devant elle comme une réaction d'incompréhension, cherchaient comme à comprendre ce qui pouvait se passer dans leur tête pour qu'ils soient persuadés d'une telle idée.

    « Mais ... Mais non, voyons ! »

    La première s'était mise à aborder le sujet des igloos en Finlande, comme si finalement, maintenant qu'ils s'étaient tout deux assurés que ce n'était qu'un rêve, ils prenaient tout à la légère et reprenaient une conversation normale. Mais ... Je suis la seule à réaliser que ce n'est pas un rêve ou ... ? Tout se chamboulait dans son esprit, c'était pourtant évident que le monde dans lequel il était existait réellement : sinon comment expliquer que la méthode du pincement fonctionne ? Minami avait eu ce réflexe, comme un automatisme, et c'était pincé dès qu'elle avait compris l'étrangeté de l'endroit. Impossible est un mot qui n'existe désormais plus. Pourquoi ... Pourquoi ils parlent aussi légèrement ? Ils ne se rendent pas compte que c'est la triste réalité ? La brune demanda de suite d'où ils venaient respectivement avant de se mettre à rire, avec cette fameuse touche d'ironie entre les dents qui pourrait donner froid dans le dos à n'importe qui. Enfin une question sérieuse ! Sans même lui laisser de répondre à ladite question, la jeune femme secoua brièvement sa tête, faisant vagabonder l’espèce de flamme bleutée qui sortait d'un de ses yeux. Une flamme qui lui paraissait tout aussi belle et fantastique que le monde qui les entourait, mais en même temps, après avoir vu une trompette volante verte, Minami ne pouvait plus se permettre de ne plus croire certaines choses. Elle annonçait qu'eux-mêmes faisaient certainement partis de ces choses qui peuplent l'étrange monde, faisant écarquiller les yeux de la jeune fille. Minami s'approcha soudainement vers Elune, d'un air presque désespéré.

    « Mais enfin, je ne suis pas une de ces choses ! Pas plus que vous ! Pour exemple ... Je ... Je viens d'Allemagne ! »

    Clignant plusieurs fois des yeux, elle se tourna vers Eelis, tout aussi interrogée. Ils se croient dans un rêve respectif ? Et si finalement, Minami n'était pas elle même dans un rêve, ce genre de rêve où vous êtes persuadés qu'il est réel même si tout autour de vous montre le contraire, ce rêve où finalement ... Vous devenez progressivement fou. Mais à l'instant, Minami était trop terre-à-terre pour être définitivement convaincue que tout soit son imagination : les deux personnages qu'elle avait en face d'elle étaient trop réels pour n'être que pure imagination de son esprit. Il avait leurs prores souvenirs, leurs propres système de pensée ... Trop de choses qui les rendaient humain et non imaginaire. Restant un instant immobile, elle les regarda tour à tour avant de leur annoncer son avis sur la situation :

    « Nous ne sommes pas dans un rêve, vous savez ! Je ... Enfin, nous, sommes bien réels ! »

    Il fallait que malgré la déchéance de la situation, la jeune fille garde son sang-froid, il le fallait. Parce qui serait en mesure de le garder s'il ne le faisait pas. S'approchant à son tour d'Elis, Minami se pinça tout en montrant son geste à l'homme. Rien ne vaut mieux qu'une démonstration en temps et en heure. Tout était bon pour argumenter sur le sujet, rien ne valait mieux que le pincement. La douleur qui l'accompagnait prouvait à elle seule que tout était réalité.

    « Regardez, Eelis ! Ce n'est pas un rêve ! Essayez de vous pincer ! »

[ J'adore vos réponses de même ** & Vos styles d'écriture sont juste Waouh quoi, j'adore ^.^/ ]
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La Noble
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a tracé,
le Mer 8 Aoû - 22:47

Ricanante. Menaçante. Elle se moque de vous et souhaite vous fourvoyer. Elle s'amuse de votre dépit, de votre naïveté. Peu importe. Car Elle est maîtresse de ce monde d'où vous ne sortirez pas. Elle vous tient entre ses mains, Elle est dans tous ces arbres, toutes ces feuilles, toutes ces branches qui vous pourchassent et vous griffent le visage. Elle se divertit et se délecte de votre avancée dans son terrain de jeu.

Elle est la Voix d'Esquisse.

Entendez-la, chers Dessinateurs. Tendez bien l'oreille, car votre réponse déterminera votre sortie de la Forêt Casse-tête.

Des mots sonnent dans votre crâne. Des mots qui trouveront logis dans votre cerveau et se répèteront, jusqu'à vous rendre fou... et jusqu'à ce que vous trouviez la bonne réponse.

Vous êtes face à 2 portes, l'une donne sur l'enfer et l'autre sur le paradis. Vous ne savez pas laquelle mène au paradis, et laquelle à l'enfer.
Juste à côté de ces portes, sont présentes deux personnes. L'une est un menteur, l'autre dit toujours la vérité.
Vous ne pouvez poser qu'une seule et même question aux deux personnes pour savoir quelle porte prendre.
Quelle est cette question ?


Vous n'avez qu'une chance par personne. Réfléchissez bien, et ne dîtes rien qui puisse compromettre votre sortie et celle de vos compagnons d'infortune. Vous risqueriez de le payer... très cher. Amusez-vous bien ♥
« Vous ne sortirez jamais d'ici. »
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Le coach ailé
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a tracé,
le Jeu 9 Aoû - 12:08



on ne tombe pas












Tout n'est qu'un rêve qui se finira bientôt. Tout n'est qu'illusion, mensonge et déception. Même dans la forêt, même dans le regard des gens.. Rien n'est réel. Si tu fermes les yeux, si tu te laisses tomber, tu ne tomberas pas, car personne ne peut tomber dans un rêve.

Elle, ses cheveux noirs comme la nuit, son œil flamboyant et ses manières rustres. Elle, qui te sourit quand tu te présentes. Elle te dit « Ah, ça m’rassure… » parce qu'elle est rassurée. Comment un rêve peut-il être rassuré ? Tu hésites, puis tu laisses tomber en promenant ton regard sur l'autre pas aussi détendue que tu l'es. L'autre, ses cheveux et ses yeux de jais, sa politesse exquise et son comportement étrange. Elle angoisse, elle regarde autour d'elle, bien que tu ne comprennes pas trop pourquoi elle fait ça. Dans la foulée, elle demande « Vous blaguez j'espère ? ... », et tu te rends compte qu'elle s'inquiète vraiment tandis que ta voisine Elune garde son calme.

« Cette forêt est vraiment sympa. Ça me rappelle quand j'étais plus jeune et que j'allais faire des cabanes avec mes copains, pas vous ? Enfin bon, je ne sais pas si l'on peut faire des cabanes en plein milieu d'un rêve. Je risquerais de me réveiller avant... » En réponse à ta seconde phrase, chacune réagit d'une manière totalement différente. Tandis que Minami, dont tu ne comprendras jamais la réaction, parle comme si elle était dans une situation dangereuse avec son « Mais ... Mais non, voyons ! », Elune répond d'une manière tout à fait naturelle, comme si vous vous connaissiez.
« J’ai jamais construit de cabane, mais j’ai fait des igloos. En Finlande, l’hiver est plus long. »
Après réflexion tu te dis que tu as aussi vécu en Finlande, et qu'il y avait effectivement beaucoup de neige. Enfin, tu n'as pas eu le temps de faire des igloos, par contre, parce que tu avais trente ans et que tu devais rencontrer les directeurs d'une grande banque. Mais tu aurais bien aimé jouer dans la neige, en tant que grand gamin de première. Tu aurais voulu lui montrer, à ton fils, qu'il y a plein de neige là-bas, et qu'on peut faire encore plus de bonhommes avec. À 15 ans, peut-être que ce ne serait pas son truc... Tant pis, dès que tu te réveilleras, tu iras lui parler de ton pays natal, c'est décidé. « La Finlande, c'est bien, j'ai vécu là-bas ! »

Elune demande alors d'où on vient. Tu ne sais pas trop quoi lui répondre ; tu dors actuellement en Suisse, mais tu es né en Finlande, et tu as vécu en Amérique. Ta culture est un peu française, parce que tu aimes bien la France, mais pas trop en même temps. Celle qui avait posé la question de mit à rire.
« Ahah, mais j’suis bête. Après tout, si ça s’trouve, vous êtes aussi un d’ces trucs bizarres qu’on croise partout ! Ces objets volants, ces machins, là… J’comprends rien. Vous m’avez droguée ? »
Autant toi tu t'en fiches, autant Minami fait les gros yeux et se rapproche de son interlocutrice en lança d'un air désespéré « Mais enfin, je ne suis pas une de ces choses ! Pas plus que vous ! Pour exemple ... Je ... Je viens d'Allemagne ! »
L’Allemagne, c'est un chouette pays. Tu y es déjà allé, et tu as apprécié ces endroits grouillants d'activité. Tu as dégusté les délicieuses saucisses locales. Hmm, c'était bon, et tu en gardes un bon souvenir, et un jour tu y retourneras. Puis tu remarques enfin que Minami s'est tournée vers toi. Tu lis en elle sa terreur, enfin elle a pas l'air rassurée quoi. Elle fait pivoter ses yeux, sans bouger, entre toi et Elune, avant de lancer :
« Nous ne sommes pas dans un rêve, vous savez ! Je ... Enfin, nous, sommes bien réels ! »
Les gens sont fous. Enfin c'est souvent comme ça dans les rêves, les gens pensent que tout est réel et que tout a toujours été ainsi. Même si tu croises des gens que tu connais, ils agissent bizarrement. Freud disait que les rêves sont la manifestation de l'inconscient, et tu te demandes bien ce que ça signifie. Si c'était possible, tu voudrais qu'un gros point d'interrogation apparaisse au-dessus de ta tête, comme dans les mangas.

Minami commence alors à se pincer. Déjà que tu la trouvais bizarre, si en plus elle commence à se blesser toute seule.
« Regardez, Eelis ! Ce n'est pas un rêve ! Essayez de vous pincer ! »
Comme un abruti, tu essaies vraiment sans rien dire. Comme un abruti, tu malaxes ta peau et tu remarques bien qu'elle est malléable. C'est cool ça, avec un peu de chance tu pourrais faire comme Luffy dans One piece.
« Vous croyez qu'on peut s'étirer ? Mais c'est génial ça! »
Et alors, toujours comme un abruti, tu t'amuses à te tirer dessus en regardant jusqu'où tu peux aller. On aurait dit un enfant, Eelis, à te voir jouer comme ça alors que la situation est on ne peut plus tendue.

Puis les feuilles tremblent à l'unisson. Leur frémissement coordonné t'intrigue, à tel point que tu en oublies le reste. Tu sens une présence qui s'infiltre en toi, traverse chacun de tes vaisseaux sanguins et dévoile tous les secrets de ton âme. Charmé par cette âme envoûtante, tu fermes les yeux et la laisse te visiter. Elle est ici, elle est en toi. Dans les feuilles, dans les branches, dans les buissons, partout. L'oxygène que tu respires est le sien, tel un baiser langoureux qui ne se finit jamais. Pourquoi n'avais-tu pas remarqué cette présence divine avant ? Pourquoi est-ce seulement maintenant que tu ressens cette intrusion dans ton être ?

Silence. Muette, elle ne dit rien. Puis le concert commence dans ta tête. Les feuilles vibrent et trouvent leur écho au plus profond de toi. Des mots se gravent, s'alignent et se mélangent. Tu l'entends... Elle te parle. Elle te parle ! Fou de joie, tu t'approches de l'arbre pour écouter. Le son s’amplifie, tu jubiles. Sa voix est gracieuse, telle une sirène qui tenterait de t'enlever dans ses eaux profondes. Eelis, succomberas-tu ?

Énigme. L'enchanteresse te titille avec un casse-tête, et fièrement tu relèves le défi. Tu laisses ton esprit voguer jusqu'à ces deux portes, examiner les deux gardiens, et entendre la problématique.

Vous êtes face à 2 portes, l'une donne sur l'enfer et l'autre sur le paradis. Vous ne savez pas laquelle mène au paradis, et laquelle à l'enfer. Juste à côté de ces portes, sont présentes deux personnes. L'une est un menteur, l'autre dit toujours la vérité. Vous ne pouvez poser qu'une seule et même question aux deux personnes pour savoir quelle porte prendre. Quelle est cette question ?

Brutalement, tu réintègres le rêve. Subitement, ta conscience s'écrase au milieu d'un bac à sable. Reviens, c'est le seul mot que tu peux prononcer. Pourtant ses mots, eux, ne partent pas, l'écho continue. Encore, encore et encore. Tu vois se rejouer devant toi l'énigme tandis que tu commences déjà à cogiter. Si tu peux la revoir, tu feras n'importe quoi.

Même si c'est un rêve. Même si tout va se terminer, même s'il y a déjà une fin. Cette rencontre t'a ému, toi qui ris et passes du bon temps. Toi qui ne te soucie pas de ce monde irréel, tu t'es laissé emporté par une voix. Pendant un instant, tu as brûlé pour elle. L'espace d'une seconde, tu l'aurais suivie jusqu'au bout du monde. Mais ce n'est pas de l'amour. Ni de l'admiration ou de l'amitié.

De l'attirance. Tout ton corps a vibré, tel un aimant tu t'es senti aspiré. Aspiré vers cette source d'énergie inconnue qui t'a envahi. Tu n'as plus que ce désir ardent de la revoir, pour ressentir à nouveau cette fusion qui vous a uni. Ressent-elle la même chose ? Tout n'est-il qu'un mirage ?

Soupir. Tu te retournes vers les deux autres. Si tu veux terminer ton rêve à ses côtés, tu vas devoir résoudre cette foutue énigme avec les deux demoiselles. Sans y aller par quatre chemins, tu annonces :

" Bon, ce serait cool qu'on s'entraide. "
Tu ne sais pas ce qu'elles ont vu, ce qu'elles ont ressenti. Tu t'en fiches. Tu ne penses qu'à elle. Qu'à sa voix mélodieuse, qu'à son ton enjôleur. Tu voulais rester zen, tu voulais ne pas t'en soucier, parce que la balade devait être plaisante.

Tu n'as plus le choix, cependant. Il va falloir te creuser les méninges. Deux portes. Dans l'idéal, on veut aller au paradis. On peut aussi chercher où est l'enfer. Heureusement, il t'arrive de poser ce genre d'énigmes à ton fils. Allons donc.. Tu te passes toute la série des questions "idiotes", telles que "Qui es-tu ? Le ciel est-il bleu ? Où est le paradis ? L'enfer se trouve-t-il derrière cette porte ? "

Seulement, tes réflexions se perdent dans sa voix. Tu ne penses qu'à elle, et tu n'arrives plus à te concentrer. Râlant, tu t'assoies par terre, contre un arbre. Et tu regardes tes chaussures. Tiens, elles commencent à s'user, et les lacets sont défaits. Un vrai aventurier du Dimanche.

Tu espères juste trouver la solution avec de te réveiller.



(oui oui, on sent déjà que ce n'est pas Eelis qui trouvera la solution)

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Cuiiiii !
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a tracé,
le Jeu 9 Aoû - 14:06
Elle était folle. Encore plus folle qu’Elune ne l’était en ce moment, enfermée dans ce rêve étrange et complètement déjanté. Tout d’abord, elle demanda s’ils plaisantaient. Elle n’avait pas encore l’air paniquée, mais lors de sa seconde phrase, elle était déjà bien plus émue, vu qu’elle avait bondit auprès de la jeune femme, tout en ayant toujours une certaine classe cependant. Elle leur annonça qu’elle venait d’Allemagne, tandis qu’Eelis disait à la noiraude qu’il avait vécu également en Finlande, ce qui piqua sa curiosité, mais elle son esprit se redirigea très vite vers le pays de Minami et Elune trouvait qu’elle était très élégante pour une allemande. En fait, la vision qu’elle se faisait des gens de son pays était assez rustique ; des blonds aux yeux bleus plutôt dodus, qui mangent de la saucisse et plein de trucs salés pour le petit déjeuné et qui fabriquent des voitures. Elle savait qu’elle se faisait une idée tout à fait clichée des allemands, mais elle n’arrivait pas à se l’ôter de la tête. En tout cas, Minami n’était pas le stéréotype qu’Elune s’était imaginé, loin de là. Elle était nettement plus polie et pleine de finesse dans tous ses faits et gestes. Même devant l’incompréhension totale elle n’avait pas de mauvaise manie. C’était bizarre, mais intéressant. La brunette haussa les épaules puis se releva avec peine. Elle sentait qu’elle n’avait plus beaucoup de force et qu’elle allait devoir se reposer un peu. Le fait de se dire qu’elle allait devoir se reposer alors qu’elle était déjà en train de dormir la perturba l’espace d’un instant, mais elle oublia rapidement. C’est comme ces rêves où l’on essaie de courir mais qu’on a l’impression que quelque chose nous retient, qu’on ne peut pas avancer.

« J’crois qu’vous êtes folle. »

Elune n’avait pas beaucoup de tact. Elle avait toujours été très franche et parfois, cela n’avait joué en sa faveur. Elle n’hésitait pas à dire ce qu’elle pense et là, elle ne s’était pas gênée. Bien qu’elle ressente une certaine admiration pour cette Minami, elle ne comprenait pas sa manière d’essayer de leur faire croire qu’ils étaient réels et qu’il ne s’agissait pas d’un rêve. S’il n’en s’agissait pas d’un, alors qu’était-ce ? Personne ne pouvait l’expliquer autrement, du moins pas l’un d’eux et ils étaient peut-être seuls dans cette forêt maudite. Seulement, la jeune femme aux cheveux bruns voulait absolument leur prouver qu’ils n’étaient pas dans un songe mais bien dans la réalité, elle était bornée à vrai dire. Elle tenta même de se pincer sous les yeux d’Eelis, qui a son tour essaya, mais qui avait l’air beaucoup moins crédible. Elune fit de gros yeux face à la question que posa le blond un peu barge. Est-ce qu’on pouvait s’étirer la peau ?

« Mais qu’est-c’que vous avez pris, tous les deux ? »

Elle n’eut pas le temps de recevoir une réponse que quelque chose se passa. Des feuilles commencèrent à frémir tandis que la noiraude sentait une sorte de présence. Elle n’avait pas de mot pour décrire ce qui était en train de lui arriver, mais elle détestait cela. Comme si son esprit était possédé, elle entendait des sortes de murmures qui venaient de part et d’autres. Brutalement, elle plaqua ses mains contre ses oreilles et tomba à genoux, comme si ces voix lui transperçaient les tympans. Les yeux fortement fermés, elle se recroquevilla et se retrouva dans un tout autre décor. Blanc. Il y avait du blanc partout et lorsqu’elle ouvrit les yeux à nouveau, elle vit deux portes et deux gardiens. Sans qu’elle ne puisse ouvrir la bouche, quelqu’un –ou quelque chose- commença à parler.

« Vous êtes face à 2 portes, l'une donne sur l'enfer et l'autre sur le paradis. Vous ne savez pas laquelle mène au paradis, et laquelle à l'enfer. Juste à côté de ces portes, sont présentes deux personnes. L'une est un menteur, l'autre dit toujours la vérité. Vous ne pouvez poser qu'une seule et même question aux deux personnes pour savoir quelle porte prendre. Quelle est cette question ? »

À peine cette voix avait-elle finit sa phrase, à peine Elune avait-elle pu comprendre cette énigme qu’elle revint subitement au même décor qu’avant ; cette forêt qu’elle commençait à détester et les deux autres, Eelis et Minami. Est-ce qu’ils avaient vu la même chose qu’elle ? Est-ce qu’elle avait simplement eu un malaise ? C’était si réel aussi qu’elle commençait sérieusement à vouloir se réveiller. Cette voix qui lui avait traversé l’esprit pour le détruire en mille morceaux l’espace d’un instant avait disparu. Seuls quelques échos résonnaient encore, mais elle les chassa rapidement, sans essayer de comprendre ce qu’ils disaient. Elle n’avait pas du tout, mais vraiment pas du tout apprécier ce passage. Au final, est-ce que ce rêve allait se transformer en cauchemar ? Elle frissonna, puis Eelis commença à parler. Vu ce qu’il venait de dire, il avait vécu la même chose, mais avait été beaucoup moins traumatisé. Il voulait qu’ils s’entraident. Quel genre d’homme était-ce, pour réagir ainsi ? À croire qu’il avait apprécié. À croire qu’il était bien plus fou encore que ce monde.

« J’comprends pas c’que j’fais encore endormie, moi… C’était quoi c’machin ? Cette énigme tordue ? J’veux pas d’ça ! Ils veulent une réponse, ben pas de problème ! Moi, j’fais demi-tour et j’demande rien à personne ! »

Elle commençait à hausser la voix et ce n’était pas normal chez elle. Il faut dire qu’elle avait été perturbée et que quelque chose qui ait une telle emprise sur elle n’était pas normal non plus. Elle se sentait mal, sa tête cognait, elle en avait déjà marre de cette flamme qui sortait de son œil. Elle n’avait plus rien à faire ici. Elle devait se réveiller, maintenant.

• • •
hrpg : en fait faut donner sa réponse de suite ? ou bien on peut attendre un moment ?
EDIT : La voix continue de raisonner dans ta tête jusqu'à ce que tu répondes, mais techniquement il n'y a pas de temps limite :b
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a tracé,
le Ven 10 Aoû - 0:19



Maux de Tête



L'accusation de la brune avait presque fait sursauter la jeune fille ; folle ? Mais que neni. Sur cette planète, il n'y avait pas plus saint d'esprit que Minami, à dire vrai. Elle qui savait faire la part du bien et du mal en toute circonstance, voilà qu'on la rabaissait au rang de dérangé, au même titre que le monde qui les entourait. Au moins, elle retenait un détail sur la jeune femme : elle ne manquait pas de frachise, ce qui aurait pu être une certaine qualité, s'ils ne s'étaient pas rencontrés dans ce monde sans dessus-dessous. Outrée, elle resta cependant silencieusement, tout en poussant un bref soupire, pensant que leur cas respectif était définitivement perdu. Après s'être pincé devant Eelis en attendant une réaction propice à un réveil mental, elle colla sa main à son front, complètement désespéré en le voyant se pincer.

« Vous croyez qu'on peut s'étirer ? Mais c'est génial ça! »

Si la goutte du désespoir avait pu descendre le long de son front, elle l'aurait fait. Qu'est-ce qu'ils ont à croire que tout ceci n'est qu'un rêve ? On ne ressent pas la douleur dans un rêve ! En fait, sur le coup, elle eut presque l'impression d'avoir en face d'elle deux enfants qui se croyaient bien en train de rêver, et qui songeaient certainement qu'une fois réveillé, ils se retrouveraient dans leur lit bien douillet. En parlant de lit, le sommeil finira par bien me manquer un jour ... Pourquoi croire que la sortie de cet endroit est possible ? Ça semblait difficile à croire. Minami s'était déjà faite une petite idée là-dessus, mais ce n'était pas le cas des deux autres individus. S'éloignant progressivement des deux autres, elle partit se rasseoir sur le rocher qui avait doublé de volume, fatiguée mentalement, et posa son menton dans le creux de sa main, appuyée sur son genoux. Essayer de résonner les gens c'est parfois bien plus dur que de vivre simplement ...

Soudainement, le temps sembla s'arrêter, ou s’accélérer - c'était flou - : les feuilles des arbres grinçaient sous une brise imaginaire et tout semblait s'être arrêté. Il y eût un instant de silence, un frisson la parcourut aussi vite qu'une seconde s'écoule, et à peine eût-elle cligné des yeux que tout ce qui se trouvait autour d'elle avait disparu. Le rocher où elle se trouvait disparut aussitôt que Minami se levait pour regarder d'un regard inquiet autour d'elle. Encore un tour de magie de ce monde ? ... Tout autour d'elle était sombre, comme si une brume épaisse blanche l'entourait, ses oreilles se mirent à siffler, et sa tête à résonner comme un tambour. Posant une main sur son crâne, sa respiration prit un élan soudain et son coeur se mit à bombarder son abdomen de pulsations puissantes lorsqu'une voix transperça les barrières de sa conscience. Minami la sentait si profondément qu'une peur temporaire la submergea : ses membres, ses muscles, même jusqu'à ses orteils, tout. Tout semblait être proche d'une chose invisible, translucide, impossible à voir, mais à entendre, si. Cette présence qu'elle pouvait percevoir tout autour d'elle la dérangeait, c'était malsain terriblement malsain. Elle avait l'impression de ne plus être maître de son propre corps, mais d'être seulement l'esclave de celui-ci. Soudain, deux portes apparurent, deux personnes de même, des gardiens semblaient-ils. Alors que son visage pâlissait sous l'angoisse qu'elle ressentait, une voix douce, presque envoûtante parvînt à ses oreilles.


« Qu'est-ce que ...
- Vous êtes face à 2 portes, l'une donne sur l'enfer et l'autre sur le paradis. Vous ne savez pas laquelle mène au paradis, et laquelle à l'enfer.
Juste à côté de ces portes, sont présentes deux personnes. L'une est un menteur, l'autre dit toujours la vérité.
Vous ne pouvez poser qu'une seule et même question aux deux personnes pour savoir quelle porte prendre.
Quelle est cette question ?
»


L'intonation de celle-ci était presque grinçante, menaçante, pleine de sadisme ... Elle ne faisait que ralentir les battements du coeur de la jeune fille, prise sous le spectacle qui lui était offert gracieusement. Appeurée, elle cligna des yeux plusieurs fois, jusqu'à le monde qui l'entoure ne redevienne comme avant. Au sol, la brune, et de l'autre côté, Eelis, en proie à un calme oppressant. C'était stupide de croire qu'ils n'avaient rien de tout cela. Pitié, dîtes mois que je ne suis pas la seule à avoir vu ce ... cette chose ... Et à avoir entendu cette voix ... glaçante. Entremêlant ses doigts tout en soufflant calmement pour reprendre un rythme de respiration normale, elle resta muette. Que dire ? Il lui semblait qu'ils avaient de même entendu cette chose, mais l'un comme l'autre n'avait pas réagi de la même manière.

« Bon, ce serait cool qu'on s'entraide. »

Et il avait raison le bougre. Minami n'était pas convaincue que faire équipe avec deux rêveurs était la meilleure solution, mais elle n'avait pas le choix. Tout autour d'elle était redevenu aussi fou qu'avant cet espèce de blanc mental pendant lequel elle avait entendu une sorte d'énigme farfelue. Oh, aux premiers abords, elle n'y faisait guère attention, à cette énigme. Pour elle, la seule question qui persistait était la suivante : Si on répond correctement, qu'adviendra t-il de nous ? Elle espérait sincèrement que la sortie de ce maudit endroit serait la récompense de prestige qu'ils pourraient obtenir. Et puis, alors qu'elle allait annoncer son aide, elle fût pris de vitesse par la brune, moins réceptive.

« J’comprends pas c’que j’fais encore endormie, moi… C’était quoi c’machin ? Cette énigme tordue ? J’veux pas d’ça ! Ils veulent une réponse, ben pas de problème ! Moi, j’fais demi-tour et j’demande rien à personne ! »

Silence. Minami n'avait plus le courage de lever le regard vers la jeune femme, puisqu'elle même ne savait plus réellement si elle devait continuer désespérément à croire que tout autour d'elle était bel et bien réel. C'était le moment de se remettre en question, chose qu'elle n'aurait pas pu songer avant. Croisant les bras, elle ne bougea pas d'un poil alors qu'une cuillère armée d'ailes d'oiseaux, pas plus grandes qu'une main, passait devant son nez comme si de rien n'était. Encore une fantaisie de plus. Toujours aussi stagnante, elle ne quitta pas le sol des yeux, réfléchissant cependant à la réponse qui pourrait la faire sortir d'ici. Des bribes de cette maudite voix flottaient dans son esprit comme la musique d'un disque sans fin, lui donnant par moment des frissons.

« Je crois qu'Eelis a raison. Même si cette énigme est tordue, y répondre pourrait ... Peut-être nous faire sortir d'ici ? Qu'en pensez-vous ? »

Elle n'attendait plus de réponse en fait. Elle cherchait déjà par elle-même celle de l'énigme, au risque de faire brûler ses propres neurones dans le processus de réflexion. Déjà sur les nerfs à cause de cette mystérieuse Voix, elle restait cependant pensante et lucide, avant de reprendre d'une voix sans réelle motivation.

« Je pense qu'il suffit d'un peu de logique pour trouver la réponse. Laissez moi le temps d'y réfléchir ... »



[ Oui, je viens de me mettre aux codes de même - qui ont légèrement foiré au passage \o/ Histoire que mes posts paraissent un peu moins moche ;; Bref, moi je pense avoir la réponse à l'énigme mais je ne vais pas la faire trouver à Minami tout de suite, sinon ça ferait louche >o<" ]
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Le coach ailé
Le coach ailé
a tracé,
le Ven 10 Aoû - 12:17



énigme pour une bille











Deux portes. Deux gardiens. Une question pour les départager. En fait, tu te fiches pas mal de cette énigme, mais tu te dis que ça fait du bien de se creuser la tête, des fois. C'est bon pour le moral !

Bref. Cogiter. Elle avait une voix si douce et envoûtante.... Tu aimerais bien penser à autre chose, mais tu t'imagines déjà à quoi elle pourrait ressembler, sans te douter que tu lui marches dessus en ce moment. Tu la vois avec des cheveux dorés, qui lui vont jusqu'aux genoux, et des yeux d'ambre. Elle porterait une robe d'été rose à pois blancs, et de petites sandales discrètes. Tu imagines sa peau douce et pâle, son nez à peine courbé, ses formes gracieuses et son accent oriental... Puis, tu la regarderais courir dans les champs avec son chapeau de paille. Les portes de l'enfer et du paradis sont déjà loin de ton esprit distrait.

C'est quand Elune s'exclame « J’comprends pas c’que j’fais encore endormie, moi… C’était quoi c’machin ? Cette énigme tordue ? J’veux pas d’ça ! Ils veulent une réponse, ben pas de problème ! Moi, j’fais demi-tour et j’demande rien à personne ! » que tu sors un peu de ta bulle. Tu te retiens presque de demander " Quelle énigme ? " mais heureusement, tu n'es pas assez idiot pour avoir déjà oublié.

....
Tu en profites pour regarder discrètement Minami, elle a l'air tout aussi bouleversée que l'autre. Elles ont peut-être vu un monstre pendant que tu étais dans la lune, dur dur de croire que la voix d'ange que tu avais entendu avait produit cet effet sur elles. Tu soupires, il sera dur de convaincre la première de réfléchir avec toi, mais tu as peut-être une chance avec Minami.

Elle s'adresse alors à l'assemblée -enfin aux deux personnes dont toi-:
« Je crois qu'Eelis a raison. Même si cette énigme est tordue, y répondre pourrait ... Peut-être nous faire sortir d'ici ? Qu'en pensez-vous ? »

Tout n'est qu'un rêve, alors techniquement la sortie est l'endroit le moins improbable, non ? Peut-être même qu'il suffit de fermer les yeux pour se retrouver magiquement ailleurs, pouf, comme ça ! C'est vrai, quoi, tu ne veux pas croire que tu es coincé, parce qu'on est jamais coincé dans un rêve. Il ne devrait y avoir ni barrière, ni frontière, ni mur pour t'arrêter. Tu ne vois même pas pourquoi ce serait logique de faire quelque chose pour sortir, tu penses qu'il suffit d'y croire. (comme dans les mangas!)

Sans ciller, elle reprend :
« Je pense qu'il suffit d'un peu de logique pour trouver la réponse. Laissez moi le temps d'y réfléchir ... »

Ce n'est pas cool, de laisser cette fille réfléchir tout seule, un grand gaillard comme toi se doit de lui donner un coup de main. Cinq neurones en plus, ce n'est pas négligeable non plus, tu te dis. Sauf que tu n'as aucune idée de comment t'y prendre, sa voix est encore dans ta tête et impossible de t'en débarrasser..

" Si je me plantais un pieux dans la tête, est-ce que ta voix disparaitrait ? " lances-tu alors, comme ça, en regardant évasivement le ciel. Tu ne te soucies pas de leur réponse, mais tu te rends compte que tu passes désormais par un fou. C'était pas malin, en effet, tu ne peux expliquer que les mots soient apparus sans avoir consulté ton cerveau avant. Pour te reprendre, tu les regardes et leur dis : " C'était une blague, ahaha~ ! " en riant faussement.

Mécaniquement, tu réessaies encore de réfléchir. Comme si dire ça t'avait libéré, sa voix s'est calmée, bien que tu l'entendes encore distinctement. Bon. Il faut poser une seule question, celle-ci permettant de déterminer l'emplacement de l'enfer ou du paradis.

Si tu demandes "est-ce que la porte de l'enfer est ici ?" tu joues ton destin à pile ou face et là autant prendre une porte au pif ça revient au même. "la porte de l'enfer est-elle à ta gauche ?", ça pourrait marcher. Si celui qui est à l'extrémité gauche répond "oui", il mentira forcément puisqu'à priori il n'y a rien à gauche. Même si on sait qu'il ment, on ne sait pas où est l'enfer, sauf si le second a répondu "oui" aussi. S'il répond "non", c'est qu'il est lui-même à la porte de l'enfer. Mais si le premier dit "non" ? Il dira la vérité, donc. Le second sera un menteur ; s'il dit "oui l'enfer est à gauche" donc ce sera lui l'enfer, s'il répond non ce sera le paradis.

Ta logique semble fonctionner, mais tu n'es pas sûr quand même. Tu n'as qu'une chance, il te semble le savoir bien que tu ne l'aies pas entendu. Les pensées s'embrouillent en toi, impossible de les démêler. Alors, tu recherches du regard quelque chose pouvant écrire, ce serait plus facile.

" Quelqu'un aurait un stylo pour dessiner ? " sors-tu comme ça; sans penser que si avant tu n'étais pas passé pour un fou, maintenant oui. Tu aurais pu préciser que c'est pour la bonne cause.. tant pis, ça t'apprendra.

Maintenant tu te dis que si tu veux te rendre utile il faut motiver Elune. Ainsi, juste après ta précédente phrase, tu lances : " Elune, ça te ferait du bien de réfléchir, ici on est à l'ombre ! "

Non, quand tu rêves, tu n'es pas doué avec tes mots.



Bon, je pense que c'est pas ça, mais j'ai un cerveau qui fonctionne au ralenti. xx

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Cuiiiii !
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a tracé,
le Ven 10 Aoû - 13:29
La voix résonnait encore en répétant le même mot continuellement. Oubli. Elune tenta de secouer la tête, mais rien n’y fait ; même si elle devenait de plus en plus étouffée, elle l’entendait toujours. À croire qu’elle voulait la faire devenir complètement folle. Encore plus que ce rêve et ce monde. La noiraude observa les alentours, puis son regard se posa à nouveau sur Minami, qui semblait être désespérée de ce que pouvaient dire Eelis et Elune. Elle ne prenait même plus la peine de répondre, certainement parce que cela ne servait plus à rien.

En tout cas, personne ne lui avait donné de réponse. Elle avait beau eu demandé ce qu’était cette voix et cette énigme, aucun des deux ne lui avaient répondu, ils avaient juste évité la question, mais tournaient autour du sujet. Ils voulaient s’entraider et Minami pensait qu’en y répondant correctement, ils pourraient peut-être sortir d’ici. Elune ricana intérieurement, mais ne laissa qu’un petit sourire ironique apparaitre sur son visage. Nous sortir d’ici ? Elle était naïve. Elle affirma qu’il fallait être logique pour trouver la réponse, mais la fille Crowley ne l’était pas particulièrement et savait la solution. Elle était même perturbée de voir que les deux autres ne la savaient pas, vu que c’était une énigme plutôt connue. Du moins, Elune l’avait entendue plusieurs fois dans sa vie.

Elle allait parler pour leur dire qu’elle connaissait la réponse, mais Eelis prononça une phrase étrange qui fit écarquiller les yeux de la jeune femme. Alors lui aussi entendait une voix ? Il affirma que ceci n’était qu’une blague, mais Elune s’approcha de lui et le fixa droit dans les yeux.

« Une voix ? Est-ce qu’elle vous répète tout l’temps oubli ? Le mot, vous savez ? Oubli ? »

• • •
Il voulait un stylo, pour dessiner. Mais pour dessiner quoi ? Eelis proposa à Elune de commencer à réfléchir et de venir se mettre près de l’ombre. Elle s’exécuta, car elle préférait nettement cela à l’espèce de soleil qu’ornait ce monde, mais elle n’avait pas besoin de réfléchir. Regardant ses deux interlocuteurs, elle se lança.

« J’la sais, la réponse… C’est pas la première fois qu’j’entends cette énigme. »

Elle marqua un temps de pause. Tout à l’heure, elle était beaucoup trop énervée pour donner une bonne réponse, ce pourquoi elle avait presque crié qu’elle voulait simplement faire demi-tour. D’ailleurs, si elle le pouvait, elle le ferait. Elle en avait marre d’être ici et avait hâte de se réveiller. Les mondes plein de couleurs et de trucs bizarres, ce n’était pas vraiment ce qu’elle adorait. Trop de rose, trop de jaune, trop de tout ce qu’elle n’aimait pas. Mais peu importe, elle tenta de leur expliquer la solution.

« Il me répond quoi, le gardien d’à côté, si j’lui demande laquelle est la porte du paradis ? … Voilà. Essayez, vous verrez qu’ça marche. Mais après, le truc, c’est qu’on sait pas si faut prendre la porte du paradis ou celle de l’enfer. Vu le monde où on est… Enfin bon. »

Elle avait fait sa bonne action de la journée. Au moins, elle se sentait un peu utile. Et peut-être que Minami n’allait plus penser qu’Elune était folle. Et puis, de toutes manières, elle ne l’était pas.

• • •
hrpg : ma réponse est un peu pourrie, enfin bon. >< la réponse est la bonne (enfin si mes souvenirs sont bon o__o), mais après vous pouvez tout à fait ne pas croire Elune. 8D j'espère que ça vous va que j'aie répondu comme ça. Sinon vous me dites ! ♥
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a tracé,
le Sam 11 Aoû - 9:56



infâme réponse



Elle pouvait en être sûre et certaine, ils avaient effectivement vu et entendu la même chose qu'elle, avec cette affreuse énigme qui aurait pu donner des maux de tête sans fin si Minami n'avait pas eu la bonne idée d'adorer les énigmes lorsqu'elle était enfant. Cependant, difficile de se concentrer lorsque la même voix qui vous a posé cette question résonne encore dans votre tête comme une musique qui se répète à l'infini. C'est comme un cercle vicieux ... Collant la paume de sa main contre son front pour essayer d'apaiser les chuchotements en continu qui se cognaient aux parois de sa conscience, elle releva son regard vers Eelis lorsque celui-ci annonça d'une voix calme :

« Si je me plantais un pieux dans la tête, est-ce que ta voix disparaitrait ? » Son visage s'était tourné vers le ciel, et étaitrevenu à la hauteur des jeunes femmes, un peu gêné. « C'était une blague, ahaha~ ! » Minami avait arqué un sourcil tout en jetant un regard interrogateur à Elune, tout aussi étonné, qui demanda « Une voix ? Est-ce qu’elle vous répète tout l’temps oubli ? Le mot, vous savez ? Oubli ?
- J'entends seulement des chuchotements incompréhensibles ...
» avait-elle répondu en rabaissant son regard ébène au sol.

Bien évidemment, elle aurait voulu partagé ses réels ressentiments sur la situation, mais c'était peine perdue pour elle, avec les deux autres protagonistes toujours convaincus qu'il s'agissait d'un rêve. Néanmoins, elle n'avait plus le temps d'y penser : ils ignoraient combien de temps leur laissait la voix pour répondre à la question, il leur fallait donc réfléchir assez rapidement. Demandant un crayon pour dessiner, Minami hocha négativement la tête pour répondre à la question d'Eelis. S'installant dans un coin, ils se motivèrent à résoudre l'énigme ensemble, et après un temps de réflexion, Elune fût la première à proposer son idée sur la question. Réponse qui semblait tout à fait juste à Minami.


« En effet, cela me semble juste ... Si on demande au gardien qui ne ment pas quelle porte le menteur nous aurait montré pour le paradis, il nous montrera celle de l'Enfer. De même, si on demande au menteur quelle porte le juste nous aurait montré ... Il nous aurait aussi montré celle de l'Enfer ... »

Plus elle y pensait, plus Minami trouvait ça logique. La réponse devenait claire et même si trouver la solution à une énigme de ce type était presque enfantin, ça avait remué un certain plaisir de jouer le jeu. Décollant sa main de son crâne, la jeune fille regarda tour à tour les deux individus avec un sourire. Ils avaient la réponse maintenant, que pouvaient-ils craindre maintenant ? La Voix qui leur avait parlé n'était peut-être pas si juste qu'ils pouvaient le penser après tout ; peut-être que même en ayant la bonne réponse, ils ne seraient pas libres de cette forêt qui les retenait comme des prisonniers. C'était peut-être ça que Minami commençait à détester dans cet endroit, le fait qu'il soit mit en cage dans des lieux pourtant si inoffensif à l'origine - oui l'origine.

« La question serait, quelle porte me montrerait l'autre personne pour aller au Paradis ? »


[ Désolée du petit post, j'espère qu'il vous conviendra : / ]
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La Noble
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a tracé,
le Sam 11 Aoû - 18:40
Si la Voix d'Esquisse avait un visage, on aurait pu y lire pendant quelques secondes seulement un mince sourire contrarié. Mais seulement quelques secondes, après quoi ce sourire serait à la fois inquiétant et séduisant. Sa mélodie retentit, en deux mots, ceux qu'attendaient les Dessinateurs :

« Bonne réponse. »


Elle s'attendait à ce que le cœur de ces âmes si faibles se gonfle d'espoir. Espéraient-ils leur sortie ?... Oh oui, Elle la leur accordera, après tout il fallait bien qu'ils découvrent ses autres pièges, cela va de soit. Mais pas tout de suite. Un peu de pression ne leur ferait pas trop de mal.

Des arbres s'écartèrent, laissant un unique passage aux trois Dessinateurs. Et lorsqu'ils furent tous les trois dans le passage, celui-ci se transforma en un espace minuscule, tel qu'ils se collaient presque. Un trou obscur, où l'on pouvait distinguer des paires d'yeux jaunes, fixant les Dessinateurs avec insistance et méchanceté.

« Pensiez-vous réellement que vous alliez tout de suite sortir d'ici ? Allons. Nous n'avons pas encore fini de nous amuser. »


Et de nouveau, les mots retentirent en écho dans le crâne des malchanceux aventuriers :

Un sage entreprend de gravir une montagne. Pour cela il part le matin à 9h et arrive au sommet à 12h. Il se repose une nuit dans le refuge de la cime et repart le lendemain à 9h. Empruntant le même chemin il est en bas à 12h.
Existe-t-il un endroit sur le chemin ou il est passé à la même heure les deux jours ? Comment prouver l'existence ou l'inexistence d'un tel endroit ?


La Voix s'amuse. Et ce n'est que le début de vos peines.
« Vous ne sortirez jamais d'ici. »
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Le coach ailé
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a tracé,
le Sam 11 Aoû - 21:22



je veux du café











Lorsque tu lui demandes de venir pour réfléchir à l'énigme, Elune s'exécute - sans broncher - pour ton plus grand bonheur. Tu n'aimes pas trop de quereller avec des adolescentes, parce que tu penses à ton fils. Et ton fils, tu n'as jamais aimé te disputer avec lui, parce que tu l'adores et qu'il est plus amusant de lui apprendre la pétanque. Est-ce qu'Élune aime la pétanque ? Hmm, mystère et boule de gomme !

Néanmoins, la jeune fille ne réfléchit même pas. Désinvolte ? En tout cas, elle sort un « J’la sais, la réponse… C’est pas la première fois qu’j’entends cette énigme. » qui t'intéresse. Bien que tu aies envie de lui sauter dessus pour connaître tout de suite la réponse à cette énigme, réentendre cette voix te dire autre chose, tu respectes son temps de pause et tu attends. Heureusement, patience récompensée, elle lance :
« Il me répond quoi, le gardien d’à côté, si j’lui demande laquelle est la porte du paradis ? … Voilà. Essayez, vous verrez qu’ça marche. Mais après, le truc, c’est qu’on sait pas si faut prendre la porte du paradis ou celle de l’enfer. Vu le monde où on est… Enfin bon. »

Mentalement, tu reconstitues la scène. A et B sont dans un bateau... A est le menteur, on lui demande ce que dira B si on lui demande où est la porte du paradis... Si B est le menteur, alors.... Toi, les énigmes, tu comprends pas trop la logique, ce serait tellement plus simple de les prendre par le col pour leur demander de dire la vérité, ou alors d'ouvrir la porte en balançant le gardien dedans pour voir où ça mène. C'est une énigme, quoi, c'est toujours illogique. Tu as toujours dit à tes amis qu'il fallait toujours être direct, tu as toujours appris qu'il ne fallait pas utiliser la ruse quand on pouvait frapper. Cette exaspération se traduit par un soupir.

Minami, qui avait aussi écouter, répond alors (parce que visiblement ça ne t'a pas traversé l'esprit)
« En effet, cela me semble juste ... Si on demande au gardien qui ne ment pas quelle porte le menteur nous aurait montré pour le paradis, il nous montrera celle de l'Enfer. De même, si on demande au menteur quelle porte le juste nous aurait montré ... Il nous aurait aussi montré celle de l'Enfer ... »
Elle te sourit à toi et à l'autre. Même si pour ta part, tu n'auras servi à rien. Tu dis quand même "Ah. Ouais." pour faire comprendre que tu n'es pas mort.

La parano reprend alors :
« La question serait, quelle porte me montrerait l'autre personne pour aller au Paradis ? »

Bonne réponse ou pas, tu te lèves. Tu veux être debout pour voir sa réaction. (et si c'était pas ça, tu pourras courir plus rapidement) La voix, qui s'était fait silencieuse, refait surface pour ne prononcer que deux mots.
Deux mots, certes, c'est pas grand chose, mais tu es tant charmé par le ton que tu en oublies d'être heureux. Tu en oublies le reste et ne prends pas le passage. Enfin, quelqu'un ou quelque chose t'y pousse, sans que tu le remarques ; tu sens tes jambes avancer tandis que tu es encore dans la lune à te répéter mentalement ces doux mots. Si tu quittes cette forêt, peut-être ne la reverras-tu plus... Alors tu voudrais l’apercevoir une fois avant de t'en aller.
" Montre-toi ! Décline ton identité ! " lances-tu alors sans grand espoir.

Tu te retrouves alors entouré d'arbres, qui se resserrent ; tu sais déjà que tu ne passeras pas entre, avec la corpulence que tu as. Bon, t'es dans le pétrin, il faut le dire. Et en plus, tu es quasiment collé aux deux autres, tu n'aimes pas spécialement ça. Peut-être la mystérieuse voix de la forêt ne souhaite-t-elle pas se montrer dans un espace trop grand. Si ce sont ces yeux qui te fixent dangereusement dans l'obscurité, alors ils sont très chouettes, tu penses. Ce ne sont pas vraiment les yeux d'ambre auxquels tu pensais, mais peut-être met-elle des lentilles ?

La merveilleuse voix retentit à nouveau.
« Pensiez-vous réellement que vous alliez tout de suite sortir d'ici ? Allons. Nous n'avons pas encore fini de nous amuser. »
Tu ne remarques même pas que c'était censé être menace, puisque tu reste béat d'admiration. Tu te demandes ce qu'elle va faire, si elle écoute de la musique POP, et comment tu vas t'y prendre pour répondre.

L'écho recommence. Une nouvelle énigme, hein ?
Un sage entreprend de gravir une montagne. Pour cela il part le matin à 9h et arrive au sommet à 12h. Il se repose une nuit dans le refuge de la cime et repart le lendemain à 9h. Empruntant le même chemin il est en bas à 12h.
Existe-t-il un endroit sur le chemin ou il est passé à la même heure les deux jours ? Comment prouver l'existence ou l'inexistence d'un tel endroit ?


Tu te dis alors que c'est trop évident de répondre "oui, à la moitié du chemin !" ou "il suffit de lui demander, à ce bougre" et de corroborer le tout avec "pour savoir, on prend un chronomètre !" ou bien "on a qu'à escalader, on verra bien.". Tu penses presque qu'un sage était trop vieux pour escalader une montagne, mais bon.

Tu aimerais bien te retourner pour savoir si elles sont deviner, seulement on est un peu à l'étroit là-dedans. Tu voudrais bien cogiter, histoire de servir à quelque chose, mais tu ne réfléchis pas debout toi. (déjà que tu ne réfléchis pas bien assis) ....Ah, tu sais. En réalité, tu crèves de soif, alors que tu pouvais affirmer que tu allais bien deux secondes plus tôt. Tout naturellement, tu demandes donc à l'ombre effrayante :

" Vous n'auriez pas du café ? Je pense que je réfléchirais mieux autour d'un café. " Avec le sourire, parce qu'au pire même si elle refuse tu prendras du café au petit-déjeuner.



Vous pouvez le dire ; Eelis ne sert à rien et ne s'inquiète pas le moins du monde.
Sinon, j'ai trop hâte de voir comment vous réagirez ♥

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a tracé,
le Mar 14 Aoû - 16:15
Les deux autres avaient l’air plus ou moins d’accord avec ce qu’elle venait de dire, ce qui la rassura un peu. Elle était quasiment sûre de sa réponse, mais elle préférait avoir l’avis de Minami et d’Eelis avant de tenter quoi que ce soit. En fait, elle ne savait même pas si elle avait du coup donné la réponse à cette voix étrange ou s’il fallait la reformuler autrement. Pendant qu’elle réfléchissant, l’allemande s’en occupa. Elle répéta la phrase d’une manière bien plus précise et compréhensible qu’elle ne l’avait fait et la petite Elune lança un petit sourire. Le premier vrai sourire depuis qu’elle était dans ce rêve.

Puis Eelis se mit à parler à cette chose. Il lui demanda de se montrer, alors la noiraude fit un pas en arrière et leva légèrement les mains comme pour repousser du vent, vu qu’il ne se passait rien. Sauf qu’à peine quelques secondes plus tard, ils entendirent à nouveau la voix. Elune se remit à paniquer. Elle annonça une bonne réponse, puis une sorte de chemin se mit en place, le seul qu’ils avaient l’air de pouvoir emprunter. Mais très vite, le décor commença à se serrer petit-à-petit, ce qui faisait le bonheur d’Elune… Qui était un poil claustrophobe. Faisant tourner ses yeux dans tous les sens, une sueur froide sur la tempe, la boule au ventre et le cerveau surexcité de ce qui était en train de se passer, elle n’osa à peine bouger. Et puis de toute manière, ils se retrouvèrent tellement coincés qu’elle n’avait plus vraiment la place de se dandiner. Les yeux écarquillés, elle écouta la seconde énigme. Comme si ils allaient pouvoir sortir comme ça d’un rêve pareil. Évidemment, il y avait une deuxième énigme. Sauf que celle-ci, elle ne la connaissait pas.

« Euh oui, oui ! Ils se croisent, c’est obligé. Ils se croisent à l’endroit… Euh… Ah mais j’en sais rien ! »

Elle n’arrivait plus à réfléchir et voulait s’agiter mais n’y arrivait pas. À côté d’elle, Eelis avait l’air très détendu et demanda du café. Du café ? Dans une situation pareille ? Elune secoua la tête pour tente de se sortir de là une fois de plus, mais rien n’y fait, encore. Elle ferma les yeux très forts, rien non plus. Elle finit par soupirer et avait un mal de tête pas croyable.

« Du café… J’y crois pas. »

Elune cessa de gigoter, voyant que cela ne servait à rien. Elle était toujours paniquée, mais tenta de se calmer. Elle voulait se réveiller, maintenant. S’il-vous-plaît.

• • •
hrpg : désolée c'est un peu nul mais j'ai tellement pas le temps que je dois faire ça en vitesse. T^T


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a tracé,
le Jeu 16 Aoû - 19:42



voir & croire



L'organe moteur de la jeune fille avait presque fait un bon en avant en entendant de nouveau cette mystérieuse sonorité lui annoncer la bonne nouvelle qu'ils ne s'étaient pas trompés. Impossible de voir ce que cette voix exprimait facialement parlant - si ce n'est peu qu'elle eût un visage - Minami se doutait qu'avoir répondu correctement à son énigme ne signifiait pas forcément sortir de l'endroit. Était-ce le diable, leur cher interlocuteur finalement ? La suite du récit pouvait rendre la réponse évident ; un passage se créa parmi les arbres qui les entouraient, créant un minuscule chemin qui bientôt les noyaient dans une obscurité dérangeante. Le regard de la jeune fille s'y perdait comme une enfant à la recherche de sa mère, jusqu'à ce qu'elle croise ce regard jaune, envoûtant, mais démoniaque. Ce regard qui les fixait avec une once de cruauté dans les iris, de méchanceté, de tout ce qui rendait sa vue malsaine dans tous les sens du terme. Eelis demanda vainement l'identité de cette chose qui leur parlait, sans grand espoir de réponse, bien évidemment. Lorsque la voix retentit une nouvelle fois aux oreilles des protagonistes, un frisson parcourra la brune, incapable de détacher son regard apeuré de celui qui se dressait en face d'elle. Moi qui pensait que tout ce remue ménage indiquait une sortie possible ... Bien vite, la Voix leur annonça que l'amusement était loin d'être fini, signifiant peut-être une nouvelle énigme pour eux.

Un sage entreprend de gravir une montagne. Pour cela il part le matin à 9h et arrive au sommet à 12h. Il se repose une nuit dans le refuge de la cime et repart le lendemain à 9h. Empruntant le même chemin il est en bas à 12h.
Existe-t-il un endroit sur le chemin ou il est passé à la même heure les deux jours ? Comment prouver l'existence ou l'inexistence d'un tel endroit ?

Ce n'était pas évident de répondre, d'autant plus que les trois individus étaient serrés comme des poissons dans un aquarium, et pas donc par conséquent, pas forcément dans la meilleure position pour réfléchir. Minami laissa échapper un soupire alors qu'elle essayait de se concentrer sur l'énigme pour trouver la réponse rapidement. La proximité des autres ne l'avait jamais dérangée, mais actuellement, pour réfléchir, ça avait le don de la mettre mal à l'aise. Posant son index sur ses lèvres tout en fixant le '' sol '', ses yeux glissèrent sur le côté, vers Eelis, réclamant du café. Sur le coup, on pouvait avoue qu'il ne semblait pas inquiet le moins du monde, voire il était heureux d'être en face de ce regard jaunâtre qui n'avait cessé de les fixer. Quant à Elune, elle était passée en mode panique - Minami se rendit bien vite compte de son état lorsque celle-ci chercha désespérément la réponse à l'énigme pour se sortir de ce pétrin. Les bras plaqués contre ses hanches, la brune hocha silencieusement la tête à la remarque de la finlandaise.

« Oui ... Oui, il y a un endroit où il passera à la même heure ! A la moitié du chemin ! »

Ça lui sembla évident, et elle essayait de faire le plus vite possible, même si avec cette position, son mental n'était pas dans le bon ordre - et que tout se mettait sans dessus-dessous dans sa conscience. La réponse lui était tombée dessus en imaginant elle-même le sage partant puis revenant de la montagne. Il se devait de passer à la même heure au même endroit, c'était logique ! S'il ne faisait pas de pause dans le chemin, bien sûr. Fixant de nouveau les iris jaunâtres qui attendaient la réponse, Minami annonça la couleur et l'explication :

« Il y a forcément un endroit ! Pour savoir où, il suffirait de faire monter une personne et d'en faire descendre une autre en même temps ! Là où il se croiseront ... Ça sera cet endroit là ! »

Minami soutînt le regard pendant quelques secondes, espérant de tout coeur que la réponse soit la bonne. Un énorme espoir naissait en elle : en grande partie parce que cette énigme ne lui était pas inconnue, et que la réponse, elle n'avait fait que la chercher dans un coin de sa mémoire, et avait pris soin de bien tout remettre en ordre pour qu'elle soit claire.

[ Désolée du petit post, j'espère qu'il conviendra >__< Et cette énigme, je la connais depuis que je suis toute petite, et je m'en rappelle jamais 8D /BUS
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La Noble
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a tracé,
le Ven 17 Aoû - 10:57
Un doux zéphyr parcourut les feuilles dans un bruit sourd, enveloppant un instant les Dessinateurs, avant de s'échapper. C'était le soupir de la Voix. Les yeux jaunes fixaient la jeune Minami, mais ne regardaient-ils qu'elle ? La Voix n'a d'yeux que pour vous, vous qu'elle a désigné comme ses nouveaux jouets, pour le meilleur et pour le pire. Surtout le pire.

Elle fit retentir ces mots :

« Bonne réponse, une fois de plus. »


Les arbres gigantesques s'espacèrent à une vitesse folle, dans un bruit pouvant évoquer le chemin d'un train infernal. Alors le paysage changea. L'herbe grandit jusqu'à devenir des tentacules rougeâtres, et emprisonnèrent les Dessinateurs, s'enroulant autour de leurs membres. L'une d'elles se plaça sur la bouche de Minami, lui ôtant l'usage de la parole. Satisfaite, la Voix déclara :

Il est temps pour vous de résoudre une troisième énigme.

Un homme est retrouvé nu dans un champ avec une paille à la main.
Il n’y a aucune trace autour. Comment est-il arrivé là ?


Désormais, elle attend. Vous n'êtes plus que deux à pouvoir réfléchir. Le vrai jeu peut commencer !
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Le coach ailé
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a tracé,
le Dim 19 Aoû - 3:56



La souris verte













Au final, tu ne sais même plus comment ça a commencé. Il faisait froid, et la neige s'accumulait sur le rebord de ta fenêtre. Et une voix t'as demandé si tu en voulais. Tu as hésité, on a insisté, tu as accepté. Lentement, tu l'as porté à ta bouche. Lentement, tu l'as senti te réchauffer tout entier. Le liquide n'avait pas forcément bon goût. Et ainsi tu as pris goût au café. Depuis ce jour, c'est devenu ta boisson préférée. Si tu pouvais, tu t'en empiffrerais tous les soirs, mais même toi tu sais que ça t'empêcherait de dormir. Tu te rabats donc sur la bière.

Lorsque la jeune fille aux longs cheveux a soupiré, tu n'as rien entendu. Tu es déjà perdu dans tes illusion, l'on ne pourra pas t'en sortir avant que tu aies eu ta tasse. Patience, Eelis, tout vient à point à qui sait attendre. Ce n'est qu'un rêve, alors rien ne pourra te persuader d'être sérieux. Rien ne t'arrachera à tes douces illusions, la meilleure chose à faire est de t'oublier. Simplement, parce que tu ne sers à rien.

Minami parle, Minami s'exprime. L'énigme, oui, elle est simple. Il suffisait simplement d'en recruter deux qui marchent à la même vitesse ; l'un partirait d'en haut et l'autre d'en bas. Pas plus tard que l'autre jour, on te l'a faite, et tu as su répondre. Et dans ce rêve, tu perds la parole. Car elle est là. Sa voix, toujours là, t'envoûte et te transporte. Tétanisé. Incapable de penser à autre chose, tu restes ivre. Un ivrogne qui boit toutes ses paroles.

Tu la sens près de toi. Tu voudrais t'approcher de ces yeux jaunes qui te fixent, mais ce n'est pas le moment. Ils sont en colère contre celle qui a donné la bonne réponse. Raison de plus pour te taire, tu penses. Raison de plus pour rester ici, bête que tu es. Tu ignores complètement l'herbe qui devient rougeâtre et t'enveloppes. C'est normal, d'ailleurs ça t'aurait presque étonné que ça n'arrive pas. Tu tripotes légèrement. Oh.

"C'est tout mou ! " t'exclames-tu comme ça, tel un gamin qui découvre son nouveau jouet. Bien que ce soit plutôt le jouet qui découvre le gamin. Tu appuies un peu partout, pour voir. Tu ris. Tu romps ce silence infernal et pesant par des ricanements qui ne sonnent même pas faux.

Et elle revient.

Il est temps pour vous de résoudre une troisième énigme.
Un homme est retrouvé nu dans un champ avec une paille à la main.
Il n’y a aucune trace autour. Comment est-il arrivé là ?


Belle, douce, mélodieuse, soporifique. Si cette voix sortait un album, tu serais le premier à l'acheter. Peut-être en plusieurs exemplaires, même, pour te le passer toute la journée, et sur plusieurs supports en même temps. Tu te ferais tatouer son beau regard de soleil dans le dos, si tout n'était pas qu'un rêve.

Ah, l'énigme. La seule chose que ça t'évoque, c'est ce jour au fast-food. En grand-gamin, tu prends toujours plaisir à prendre dix pailles même lorsque vous n'êtes que cinq à manger. Tu les ouvres un peu, de sorte à en faire dépasser l'extrémité, et tu souffles pour expédier le papier dans le visage du voisin d'en face. Souvent, tu vises bien. D'ailleurs, s'il existait un tournoi de lancer de paille, tu aurais certainement ta chance ! Tu doutes quand même que ce brave monsieur ait propulsé le papier de la sienne à bord d'un avion et se soit fait jeter comme un malpropre.

Ou alors, il était tombé sur un mec vachement susceptible. " Pas de chance " marmonnes-tu même, tandis que tu fais mu-muse avec les tentacules. Et puis merde. Elles deux y arrivent très bien toutes seules, ça t'étonnerait qu'elles ne trouvent pas.

Oui, laissons-les faire. Admirons encore un peu... Il te faudrait vraiment quelque chose à boire, n'empêche. Tu portes la main à ton coup ; cette gorge, pourquoi est-elle soudainement si sèche ? Bah, c'est juste un rêve, ça passera bien. Peut-être qu'il suffit de pousser la chansonnette ?

Essayons, Eelis. Chantons jusqu'à ce que l'illusion prenne fin, jusqu'à ce que le temps s'arrête. Et tout ira bien. Laissons les énigmes de côté, oublions la soif et les tentacules. Quel air as-tu choisi ?

" Une souris verte, qui courait dans l'herbe.... "
Silence. Tu as vraiment une voix horrible.

" Je l’attrape par la queue... "
Arrêt. Ce n'est pas que tu as oublié, parce que tu connais l'air par cœur. Ce n'est pas que tu hésites. Non.

" Je la montre à ces messieurs... "
Pause. C'est juste que tu as peur qu'elle te repousse parce que tu chantes mal.

" Ces messieurs me disent.. Trempez-la dans l'eau... "
Oublie tout, Eelis. Rien ne t'attend, rien ne s'en va, laisse-toi juste emporter par tes propres paroles. Ris. Tâte les tentacules, chante la souris verte.

" Ça fera un escargot tout chaud ! "
Mais ne réfléchis pas. Après tout, on finira bien par se souvenir à ta place. N'est-ce pas ? Il n'y a que cette voix charmante qui doit compter à tes yeux.

Et puis au pire, tu te réveilleras bien assez tôt.




Spoiler:

Bon, je me sens un peu naze de faire quelque chose d'aussi étrange, mais il sombre plus vite que le Titanic.

Et, euh, bonne chance Elune ! =D

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Cuiiiii !
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a tracé,
le Dim 19 Aoû - 14:48
C’était la bonne réponse et cela n’avait pas l’air de plaire à la voix qui avait posé la question. Minami avait répondu correctement et cela semblait tout à fait exact aux yeux d’Elune également. Elle y était presque, avec son histoire. Mais la réponse, elle ne la connaissait pas vraiment. Heureusement que l’Allemande avait su réfléchir, ce qu’elle était incapable de faire en ce moment, coincée dans ce chemin trop étroit. Mais elle n’eut pas le temps de déguster cette douce horreur de sensation étroite. Le paysage changea, l’herbe devint des sortes de tentacules rougeâtres, c’était effrayant. Eelis n’avait pas l’air de s’en rendre compte et Elune se tut, écoutant la prochaine énigme. Un homme nu au milieu d’un champ, une paille à la main… Une fois encore, elle n’avait qu’une idée très vague de ce qui avait pu se passer, mais n’avait pas la réponse exacte, malheureusement.

« J’en sais rien… »

Elle soupira et regarda Eelis s’amuser comme un gamin alors que Minami ne pouvait pas parler à cause de ces choses… Elle avait la bouche condamnée le temps de l’énigme et ce n’était pas du tout bon pour Elune et celui qui était censé l’aider. Seulement, il commença à pousser la chansonnette, ce qui agaça la noiraude. Les sourcils froncés, elle ne réagit cependant pas, car elle pensait qu’elle allait bientôt se réveiller. Comment faire pire que ce qui était en train de se passer actuellement ? Regardant les grands yeux de Minami, elle se concentra quand même sur l’énigme, en vain. Elle avait beau faire fumer son cerveau, elle ne trouvait pas la réponse.

« Il a du être déposé par un hélicoptère, ou quelque chose du genre… Après il est à poil et j’ai pas tellement envie de donner mon avis sur ce point. Faut savoir que j’ai l’esprit tordu. »

Elune se trouva drôle et ricana amèrement. Elle en avait marre d’être ici et commençait à se dire qu’il valait peut-être mieux ne pas répondre pour se réveiller. Il se passerait quelque chose de tellement horrible qu’elle n’aurait aucune peine à ouvrir les yeux, transpirante certainement, mais elle aurait retrouvé le monde réel. Du coup, son je m’en foutisme reprit le dessus et elle décida de s’assoir en regardant le ciel. Elle s’en fichait. Cette voix pouvait parler tant qu’elle veut et faire autant d’énigmes qu’elle le voudra, elle n’allait plus se donner la peine de réfléchir pour rien.

« Elle m’énerve, cette voix. Désolée Minami, mais t’inquiètes. J’me réveillerai bientôt. »

Elle lui souri, inconsciente, insouciante. Elle laissa passer le temps. Eelis chantait, jouait comme un gamin. Elune, elle, préférait se taire et fermer les yeux. Qui sait, elle allait peut-être s’endormir dans son rêve et se réveiller autre part.
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a tracé,
le Mer 22 Aoû - 19:57



Chut ...



Un sourire s'était étiré sur son visage en entendant ce son semi strident qui faisait office de soupire à cette voix qui jouait avec eux comme avec des petits soldats de plomb. Les énigmes semblaient défiler devant les trois protagonistes de façon rapide, et Minami faisait tout pour que ça soit le cas ; certes elle n'aimait pas réfléchir, mais les énigmes faisaient travailler son cerveau qu'elle le veuille ou non, il fallait qu'elle s'y fasse.

L'herbe qui entourait les individus ne cessa de grandir jusqu'à devenir de longs tentacules rouges qui enlacèrent leurs membres respectifs. Ils se retrouvaient de nouveau dans une position bien moins confortable, sans compter qu'aussitôt empoignée de tous les côtés, une tentacule de plus s'était logée sur les lèvres de la brune, lui empêchant de fournir une aide pour la suite des évènements, si la suite était une énième énigme. La Voix avait compris que la seule personne convaincue que tout ça n'était pas un rêve tentait de chercher les réponses plus vite, de sortir plus rapidement ... Tout simplement d'arrêter de jouer avec elle. Minami gigota pendant quelque secondes avant de soupirer intérieurement, c'était sans espoir, elle ne pouvait pas se défendre et les autres ne pouvaient pas l'aider. Elune faisait bouillir ses réflexions en proposant une histoire d'hélicoptère, c'e qui paraissait plausible, même tout à fait plausible. Quant à Eelis ... Il chantait et s'amusait gaiement avec les tentacules, ça avait le don d'agacer la finlandaise et de blaser Minami qui le regardait avec un sourcil arqué d'une surprise qui virait vite à l'incompréhension. Certes, il se croyait dans un rêve, mais s'il pouvait ne serait-ce qu'un epu aider Elune, la brune se jurait qu'elle lui en serait très reconnaissante. Car les tentacules lui piquaient l'épiderme comme pas deux, et l'allemande ne supportait pas cette sensation d'étreinte forcée.

Le rire acide de la jeune fille résonna jusqu'aux oreilles de Minami, poussant celle-ci à la regarder ; elle était la seule à avoir encore un esprit relativement bien placé. Tout reposait malheureusement sur celle, et Minami aurait souhaité l'aider si sa bouche n'était pas scellée comme un cadenas. La Voix devait bien s'amuser de cette situation burlesque. L'énigme était tordue, toute aussi tordue que la Voix qui les donnait, et les trois protagonistes étaient partagés : l'un chantait pendant qu'une était réduite au silence et l'autre réfléchit activement. Ou plutôt, essayait de réfléchir. La pauvre Elune avait abandonné tout espoir de trouver la réponse et s'était mise à ignorer même l'énigme. Si ses lèvres avaient pu se décoller l'une de l'autre, la brune aurait bien rappliqué :


" Tu as raison, ignorons tout ça "

Et c'est ce qu'elles firent - avec Eelis qui ignorait tout depuis un moment déjà. Minami détourna son regard ailleurs, fixant un autre point invisible dans son champ de vision. Finalement, elle n'avait plus peur du courroux de cette fameuse voix et l'ignorer était la meilleure manière de passer le temps étant donné qu'elle ne pouvait plus aider. Tant pis, s'était-elle dit avec un sourire invisible derrière la tentacule. A l'inverse d'Eelis qui ne faisait plus attentin aux énigmes en passant par des activités bien étrange, Elune & Minami passèrent leur ignorane sur le silence et l'ennui. Il n'y avait plus rien à faire et la Voix était obligée de faire avec, qu'elle le veuille ou non.

" Qu'est-ce ça fait d'être ignoré, chère Voix ? " songea t-elle sans regarder la paire d'yeux qui n'avaient cessé de les fixer.
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La Noble
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a tracé,
le Mer 22 Aoû - 21:28
La Voix était frustrée. Très frustrée. Personne n'avait pris la peine de répondre sérieusement à son énigme, et ça, ça la contrariait. Ce n'était pas drôle. Deux d'entre eux n'avaient pas pris conscience qu'ils n'étaient pas dans un rêve, et la troisième la provoquait délibérément.

Ça n'allait pas se passer ainsi. Elle allait réagir, et ils allaient le payer. Elle était la maîtresse du jeu, et ils étaient les pions. Et il fallait absolument que tout cela demeure ainsi. Sa mélopée retentit, un son macabre et effrayant :

« Vous n'avez pas respecté les règles. Vous avez mal répondu. Vous me décevez, vraiment. »


Les tentacules projetèrent violemment les Dessinateurs au sol et empoignèrent leurs corps, avant de les étendre dans des positions inconfortables. Bloqués au sol, vulnérables, les Dessinateurs n'avaient pas le choix.

« Transgressez une fois de plus les règles, et l'un de vos os sera broyé. »


Non seulement la Voix est cruelle et susceptible, mais en plus elle tient toujours ses promesses. Faites attention à vous.
« Vous ne sortirez jamais d'ici. »
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Le coach ailé
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a tracé,
le Ven 24 Aoû - 1:41



génie génialement gêné













« Il a du être déposé par un hélicoptère, ou quelque chose du genre… Après il est à poil et j’ai pas tellement envie de donner mon avis sur ce point. Faut savoir que j’ai l’esprit tordu. »

« Elle m’énerve, cette voix. Désolée Minami, mais t’inquiètes. J’me réveillerai bientôt. »


Tout est calme, tout est bien. On se marre, on rit à en perdre la raison. Elune parle d'hélicoptère, ça traverse tes oreilles sans s'y arrêter. Elle parle de bientôt se réveiller. C'est plutôt toi qui vas émerger du sommeil, te prendre une bonne tasse de café, te payer une bonne rigolade avec ta famille après leur avoir dis que tu as passé la nuit à jouer avec des bulles et à résoudre des énigmes dans un monde tordu où le ciel est un recueil d'images. Ah, oui, en y repensant... On trouve ça drôle, peut-être ? Sûrement. Même si on est emprisonné par des tentacules visqueuses, on en rit.

Aaah, Eelis, pendant que tu chantes, on s'inquiète et on s'ignore. Enfin toi, tu penses à elle aussi, mais pas à son énigme. Cette belle demoiselle aux yeux dorés qui t'enchante et t'attire, elle se trouve juste ici. Devant toi. Elle t'attend, tu penses, pour que tu te jettes dans ses bras. Non ! Après réflexion, tu risques de l'écraser, donc c'est plutôt à elle de se ruer vers toi. Et si les drôles de tentacules l'attaquent ? Tu te lèverais et tu combattrais l'affreux. Un bon coup de pied et ça devrait aller, non ? Tu dois juste réussir à te lever. Bof, c'est simple, t'es un grand gaillard. Si tu essaies, tu y arriveras.

Si tu essaies. En as-tu vraiment envie ? S'il a besoin d'argent et qu'il veut juste te détrousser, ça va, y'a toujours moyen de le corrompre. " Tu veux combien ? " demandes-tu le plus sérieusement du monde à la chose qui te retient. Dans la vie, on résout tout avec de l'argent. Dans les rêves aussi, non ?

Rien, on ne te répond pas. Raah, il joue les pickpockets mais quand on lui propose de l'argent il devient timide ? Heureusement qu'il n'est pas à la tête d'une entreprise, tiens. Ce n'est qu'un tas d'herbe rouge comme on en rencontre beaucoup dans ce rêve.. Ahah. Tu éclates de rire. Toi, qui es toujours rationnel, tu fais des affaires avec de l'HERBE ? Pourquoi pas, pourquoi pas. Les moins que rien font du show-business, alors pourquoi pas de la verdure ?

Tandis que tu fixes - encore - ces merveilleux yeux jaunes, "sa" voix retentit. Finie la douceur et la mélodie envoûtante ; celle-ci vous broie les os rien que par le son.

« Vous n'avez pas respecté les règles. Vous avez mal répondu. Vous me décevez, vraiment. »

Quelle règle ? Ah. AH. AAAAAH ! L'énigme, oui. Cette histoire de paille et d'hélicoptère. Tu as oublié de répondre. Ou alors était-ce pour l'entendre un peu plus longtemps ? Soudain, tu te retrouves propulsé au sol comme une serpillère. (voilà comment on traite son concurrent en affaires, grrr) Et on t'empoigne, et on te remonte le pied à tel point que si tout n'était pas un rêve, tu risquerais la grosse crampe. Et, ta montre - tu ne te souviens pas l'avoir en dormant, mais bon, tu portes bien des vêtements sans aucun rapport avec ton style vestimentaire -, elle rebondit sur un caillou et se brise. Ta belle montre... Même si elle est fausse, ça te fait un peu mal, parce que c'est ce que t'a offert ta femme pour célébrer vos dix ans de mariage. Bill, ce grand crétin dont tu as rencontré le sosie tout à l'heure, a failli la casser lors de votre dernière entrevue.


« Transgressez une fois de plus les règles, et l'un de vos os sera broyé. »
Elle a rentit à nouveau et te glace le sang. Si tu réponds à son casse-tête, est-ce qu'elle sera heureuse ? Oui, tu penses. C'est pour elle, alors.. Pourquoi se brave homme se retrouverait-il nu dans un champ, une paille à la main, sans aucun trace autour ? L'hélicoptère semble bon, mais on en voit que dans les films. Simple.

On l'a largué depuis le ciel, c'est sûr. On a les avions, les hélicoptères, les montgolfières, les bulles, les deltaplanes.. On trouve en résolvant la solution de la paille. Oui, tu penses. Elle sera heureuse.. La paille, qu'est-ce qu'on fait avec une paille ? Toi tu joues beaucoup à la courte-paille avec tes amis, pour savoir qui ira chercher les bières pendant la mi-temps. C'est une bonne méthode, et on l'apprécie d'autant plus qu'on sait tricher. Sinon, les pailles, tu les lances au fast-food, tu t'en sers pour boire. Il buvait un cocktail en hélico, TOUT NU ? Je doute que ce soit le meilleur endroit pour ça.. Non, changeons.

S'il a du se dévêtir, c'est qu'il n'avait pas le choix. Forcément. La canicule ? Elle fait des ravages en été, mais à ce point ? L'énigme suit une histoire logique. La paille, l'absence de vêtements et le vol plané sont liés. La paille parce que pas de vêtements. Le vol parce que la paille. Maintenant c'est clair, maintenant c'est sûr. La courte-paille, et il a pas eu de chance..

Il fallait tricher... Si courte-paille, c'est qu'il y en a plusieurs, donc pas de deltaplanes ou de véhicules individuels. Les hélicoptères ? Tu doutes qu'on fasse tirer les gens au sort pour savoir qui sauterait et enlèverait ses vêtements. Une vieille machine. La montgolfière !

Tout s'explique, et tu dis. Tu aimerais dire... Si jamais elle s'énerve ? Oui, mais t'as pas envie de te faire virtuellement broyer un os toi.
" Hem, peut-être qu'il a pris la mauvaise montgolfière, et a été désigné pour sauter par dessus bord à la courte-paille. Ahah, ça parait idiot, mais. "
Tu es tout sauf explicite, et tu bégaies un peu parce que tu n'aimes pas avoir ces choses rouges autour de toi.
" S'il a perdu ses vêtements.. c'est parce qu'il fallait alléger. "

" Et on dirait que ça suffisait pas.... Ahah !"
Maintenant, elle devrait être heureuse !

On sait jamais. Si tu te réveilles avant, tu vas avoir ça sur la conscience. Faites que le chat du voisin ne vienne pas gratter à la fenêtre.


Spoiler:

Oui bon, je vous ai aidé un peu, je ne veux pas que nos personnages deviennent infirme dès leur premier RP x)

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a tracé,
le Lun 3 Sep - 11:28



ce n'est qu'un au revoir



Eelis commença à marchander avec les tentacules, et Minami essaya de comprendre ce qui se passait dans sa tête pour qu'il songe à demander à une herbe rouge, de l'argent. Elle arqua un sourcil en le regardant, légèrement désespérée. Légèrement. Aussitôt, la Voix se montra plus agressive, plus effrayante. Elle n'avait pas apprécié le silence et l'absence de recherche de la part du trio en face de cette paire d'oeils volumineux. Minami savait qu'en la provoquant, elle n'en sortirait pas indemme, certes, mais elle était loin de s'imaginer qu'elle subirait un choc physique. Empoignée plus fortement par les tentacules, ils furent tous les trois projetés au sol, plaqués contre celui-ci comme de vulgaires poupées de jeu. Si sa bouche avait été libre de parler, la brune aurait grogner sévèrement sur ce manque de finesse, même dans les gestes d'une Voix. La situation était désespérément ... désespérée. Elle ne savait plus où donner de la tête lorsqu'il s'agissait de regarder autour d'elle : entre les deux autres protagonistes tout aussi coincée qu'elle au sol, et ces yeux jaunâtres qui les fixaient, vexés de ne pas avoir cet amusement propice qu'elle voulait ... Ça sentait la fin. Si seulement j'arrivais à résonner quelqu'un, leur faire comprendre qu'ils ne sont pas dans un rêve ... Mais c'est mission impossible, c'est juste impossible ... Et toujours privée de la parole, elle était amputée de ce qu'elle avait de mieux pour se sortir d'ici, une voix pour répondre aux énigmes.

Heureusement, Eelis semble commencer à réfléchir à celle-ci. Il propose une histoire complexe de montgolfière, de courte-paille, d'une histoire d'alléger etc. La brune essaie d'assimiler ses propos pour elle-même se faire une idée de la réponse qu'il essayait de donner. Mais coincée dans une position peu agréable, elle a du mal à se concentrer, à mettre toutes les idées en place. C'est fini, elle ne provoquera plus la Voix, si ce n'est quand elle se saura en sécurité, dans un endroit où elle ne pourra plus l'entendre, dans un endroit où elle ne pourra plus l'atteindre ... Quoi qu'elle a l'air omnisciente tel un Dieu dans le monde où elle se trouve. La provoquer dans son dos ? Idée à creuser si elle en possède un. Je commence à avoir des idées aussi tordues ? Non, je dois rester lucide. Cette Voix n'est qu'une personne qui tente de nous déstabiliser, c'est tout, rien de plus. Ces énigmes, elles ne sont là que pour l'amuser. Ca la déspérait de réaliser que plus le temps passait, moins son cerveau réagissait aussi rapidement qu'elle le voulait ; pire encore, elle allait peut-être finir par croire que tout ça n'était qu'un rêve. Alors, pourquoi aurais-je mal ? Un rêve donne des impressions, des sentiments, pas de sensations réalistes à ce niveau. Condamnée au silence, elle encourageait Eelis en hochant la tête lorsqu'il proposait ses idées.

Dans la mesure où elle essayait d'y réfléchir de même, elle trouvait l'idée bien. Même géniale. Elle priait que pour cette idée soit la bonne réponse, et la dernière à offrir à cette Voix. Les énigmes, ça la dégoûterait presque maintenant.

[ Désolée du petit post, mais Minami ne peut pu faire grand chose d'autre xD ]
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