(vote) Concours n°3 ▬ La plus longue nuit

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Qu'est-ce qui est jaune et qui traverse les murs ?
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le Jeu 31 Oct - 18:23

Concours n°3 ▬ La plus longue nuit



Bonsoir à tous ! Le concours de la maintenance s'étant terminé avec l'arrivée dans les bacs de la V6, il est désormais temps de lancer les votes ! Malgré le peu de temps qui vous avait été accordé, nous avons reçu 10 participations et il va falloir départager celui qui accèdera au trophée tant convoité (cependant, des mentions avec des tartys à la clef débarquent bientôt)

Voici sans plus attendre les consignes de vote :

▬ Vous devez voter une seule et une seule fois (les doubles-personnalités n'ont pas le droit de vote èé) à la suite, en précisant bien -c'est-à-dire sans ambiguïté- pour qui vous votez.
▬ Comme on est dans l'Esquisse, n'hésitez pas à invoquer des critères tels que l'originalité, la prise de risque, la cohérence avec le texte de l'event ! Bref, surtout, on vous demande de voter pour le texte qui vous plonge le plus dans cette fameuse nuit
▬ Merci d'utiliser les balises "hide" quand vous voterez, histoire de ne pas influencer les autres ♥
▬ Une fois que vous aurez voté, merci de ne pas éditer et de ne pas flooder sur le sujet (vous pouvez si vous voulez commenter dans l'entracte, pas de soucis) afin d'aider à la modération.
Et surtout, on ARGUMENTE son vote ; tout message qui ne sera pas argumenté ne sera pas pris en compte par la modération.

Vous avec jusqu'au Samedi 9 Novembre pour faire votre choix !
Pour toute question ou tout problème, je vous invite à m'envoyer un MP ou à peupler ce sous-forum.

Bon vote à tous, et voici les textes !



William



Incompréhension et douleur, voilà ce qui pouvait me définir alors que je me relevais péniblement dans cette pièce plongée dans le noir complet. Une once de peur vint me saisir à la gorge tandis que j’essayais de me rendre compte, exactement, de ce que j’avais subi pendant que je faisais la boule de pétanque. Pour la première fois dans ce rêve, j’éprouvais la peur d’avoir été retrouvé par ceux qui tantôt me cherchaient pour me saigner. Peut-être allais-je encore souffrir dans ce monde onirique aux accents si emprunt de réalisme. Et souffrir, je ne voulais absolument pas. Je suis un couard-né couplé avec un douillet sans nom, alors rien que l’idée de ressentir le moindre picotement, surtout par la faute de quelqu’un me rendait aussi peureux qu’une souris et je voulus me cacher. Mais pour aller où ? Je n’avais aucune idée de l’endroit où je me trouvais.

Par ailleurs, la manière dont j’avais atteint cette pièce était très étrange en soi. Ainsi donc, j’avais dû sans doute passer à travers la paroi de cet… œuf et ce qui semblait être une armoire m’avais arrêté dans ma course folle contre le sol. C’était étrange, comment avais-je pu, recroquevillé dans le noir, identifier aussi clairement une armoire ? Un rêve. Cette pensée me rassura, quelque part. Si on devait me torturer ou pire, me tuer, je savais que ça allait me réveiller et j’allais pouvoir retourner à ma vie, me rendormir et changer de rêve. Comment pouvais-je être aussi sûr de cela ? Je ne le savais pas, mais bon sang, cela devait se passer ainsi. L’idée que cela ne se passe pas comme cela ne m’effleura même pas l’esprit à ce moment, c’était impossible.

Un peu de lumière vint me caresser le visage comme un soleil rose timide qui se profilait au loin. Je relevais la tête, réprimant des larmes d’effroi quant à ce qu’il pouvait se passer si c’était un de mes traqueurs qui entrait à son tour dans ces lieux. « Mot de passe _ _ _ _ _ » fut mon seul compagnon pendant un long moment avant que je me rende compte que ce que je faisais était absurde. Quelque chose demandait un code d’accès, cela voulait dire que je me devais de l’entrer. Allez savoir pourquoi, mais c’était ainsi, il n’y avait pas à en discuter au préalable. Parfois, ma propre logique m’échappait, mais je ne pouvais pas m’en rendre compte, hélas. Me relevant péniblement en grommelant, je me dirigeai avec mon corps étranger vers l’écran le plus proche. En effet, il n’y en avait pas qu’un mais ils affichaient tous la même chose, de toute manière ; Peu importait.

Soudain, un texte se dessina sur mon écran ainsi que tous les autres ; On était en train d’entrer le code, mon code. Ainsi, je n’étais pas seul dans ce lieu si sombre. En revanche, de là où j’étais, je ne voyais personne. Un peu d’anxiété vint me chatouiller la gorge et la plante des pieds, m’offrant une sensation bizarre alors que le moniteur finissait d’être rempli. Alors, sans autre forme de procès, ce dernier explosa. Il m’explosa dessus, pour être plus exact. Si je n’avais pas eu le réflexe surhumain avec mon bras droit, j’aurai pu être comme ce méchant dans un film d’espion ; À part que lui, c’était des diamants, je crois… bref, j’aurai été complètement criblé au visage de bouts de verre. En y repensant, dans la situation actuelle, c’était le reste de mon corps qui avait été criblé et je ne pus me retenir de tomber en arrière sous l’effet du souffle et de la douleur occasionnée.

Complètement paralysé, je ne pus même pas réfléchir au piège qu’avait été au final ce fameux mot de passe ; J’étais trop occupé à essayer de calmer cette douleur et ce sang violet qui suintait de partout. Mes habits ne m’avaient pas du tout protégé et j’en pâtissais. Par la même occasion, mon ouïe avait été obstruée par le son fort qu’avaient dégagé ces trucs ; J’étais complètement à la merci de n’importe qui.

Mais cette nouvelle situation ne dura pas, lorsque je fus comme aspiré par la nuque par une force sidérante contre laquelle lutter aurait été bien fou. Catapulté à l’extérieur de cet œuf dans lequel j’étais entré par un fait aussi mystérieux que peu important au final, je m’aperçus que la nuit était tombée ; Etrange. Il faisait plein soleil quand j’étais entré. Logique onirique, à tous les coups. De plus, je n’avais pas le temps d’admirer le paysage, je tombais. Lentement, mais je tombais. Tiens donc, était-ce là mon premier pouvoir qui se manifestait dans mon rêve ? Ou était-ce plutôt là la manifestation de mon cerveau qui ne voulait pas que je meure ? Pris de bienveillance pour mon organe de réflexion, je ne me rendis pas du tout compte que j’accélérais peu à peu et que le sol arriva plus vite que désormais prévu. Une charrette de foin bleu fut ce qui me sauva d’être complètement aplatit sur le sol, même si l’impact fut tout de même violent, brisant les essieux du véhicule sur le coup.

Juste prisonnier du tas nouvellement formé par terre, je tentais en vain de sortir de là. Je souffrais trop pour pouvoir faire réellement quoi que ce soit, en fin de compte, alors je décidais de retirer les bouts d’écran qui n’étaient pas partis dans ma chute. Ceci était quasiment de la torture que je m’infligeais seul de manière très efficace, mais cela devait être fait ; Peu importe le temps mis. Comme une sorte de chenille atrophiée, je me tortillais pour sortir de cette cage de foin bleu pour retrouver ma liberté. Ceci à moitié fait, je regardai le ciel.

Le noir avait envahi les lieux comme une nuée d’insectes rampants dans le ciel. Vous pouviez comprendre ma comparaison, c’était normal. Comme je n’étais pas dans une ville avec des éclairages partout, on avait non seulement une belle vue sur la nuit sans lune, mais aussi un grande part d’ombre au sol. En y faisant allusion, je me rendis compte que je ne savais même pas où est-ce que j’avais pu bien atterrir. Alors j’observai les environs avec une certaine attention. De ce que je pouvais voir, j’étais dans une ville… un village serait peut-être plus exact.

Il y avait donc une maison non loin de moi, mais aussi un peu plus loin, sur les côtés. La pierre était très mal éclairée, j’eus beaucoup de mal à discerner les autres bâtiments, même si ce n’était important que pour moi ; Un autre ne se serait sans doute pas arrêté à ce genre de détails. Je me relevai très délicatement, encore meurtri par toutes ces coupures, notamment aux bras. C’est alors que je l’entendis… le vent de panique.

Un tel brouhaha, un effroi indescriptible qui venait vous glacer le sang sans effort, un chaos qui engendre beaucoup de folie, voilà comment je pouvais décrire ce qu’il se passait juste devant mes yeux, lorsque ceux-ci furent habitués à la pénombre. J’avais dû être, quelque part, tellement absorbé par je ne sais quoi pour ne pas avoir remarqué cela plus tôt. Les gens hurlaient, courraient dans tous les sens, se marchaient dessus, trébuchaient et cédaient complètement à une peur dont j’ignorais l’origine mais qui me contaminait peu à peu.

Habituellement, les choses peu naturelles sont plutôt mon genre de trip, mais là, j’étais face à quelque chose qui dépassait ma petite imagination et mon corps, pour les rares fois où il le faisait, m’indiquait de me méfier et d’avoir peur. Mon cœur battait tellement la chamade que je pensais qu’il allait vraiment s’arracher de ma poitrine pour prendre congé. Le retenant avec force en fermant les yeux, je ne me sentais vraiment étrangement pas dans mon assiette.

En moins de temps qu’il ne fallait pour le penser, je me mis à courir dans une direction au hasard, emporté par cet élan de chaos total, sans pouvoir commander à mes jambes d’arrêter. En fait, je n’avais pas envie d’arrêter du tout, je me sentais un peu mieux en le faisant, j’étais moins trouillard en courant comme un dératé quelque part. Où, je n’en savais rien, mais j’y allais. Je me demandais combien de temps allais-je bien pouvoir courir aussi vite, mais ce n’était pas ma priorité.

Devant moi, une femme trébucha alors qu’elle allait dans une direction différente de la mienne et je ne pus pas l’éviter. C’était comme si… oui, mon corps voulait lui marcher dessus. Prenant appui sur ses côtes, j’entamai un long saut qui ne pouvait se terminer que d’une seule manière : Ma chute sur la terre meuble mais asséchée. Mordant la poussière à pleine dents, je glissais lamentablement par terre, sur le ventre. Retenant un gémissement, je roulai un peu avant de me stabiliser. Mon corps voulant m’obéir à nouveau, je m’assis en tailleur et regardai le corps de la femme sur laquelle j’avais marché tantôt.

Comme je ne pouvais décider de là de son état de santé, je m’approchais, tout tremblant, réalisant ce que j’avais fait sous l’emprise du chaos, l’emprise de la folie. À mesure que je rampais vers elle, mon visage se creusa en une expression horrifiée, cédant, complètement désemparé, à une nouvelle sorte de panique. J’arrivai à côté d’elle et posai délicatement ma main griffue sur son flanc nettement abîmé par une trace de pas qui était la mienne. Je secouai le corps de plus en plus fort à mesure que je me disais « oh, merde ! » et que je calculais de plus en plus fort ce qui était arrivé à cette dame.

Sous le choc, je me mis à fondre en larmes, assis sur mes talons, le torse relâché. Alors, j’hurlai. J’hurlai si fort que ma gorge s’enflamma. Et je partis en sanglots en me reposant au-dessus du corps : J’avais tué quelqu’un cette nuit-là.



Cheshire


Assis sous un arbre au feuillage mauve, Cheshire cherchait des yeux un divertissement. Quelque chose qui le sortirait de sa torpeur. Mais rien n'arrivait. Il leva son regard vers le ciel aux nuances roses et observa les images. Certaines étaient drôles, d'autres tristes, au final c'était banale. Soupirant, il rabattu sa capuche sur sa tête, seuls quelques mèches de cheveux bleus étaient désormais visibles.
Soudain, un silence sans nom planna, Cheshire leva de nouveau la tête et se rendit compte qu'il faisait nuit. Un noir profond, angoissant et oppressant reignait. On ne pouvait pas voir à 100 mètres ni même à 5 mètres, tout était plongée dans une obscurité totale.
Une voix se fit entendre, puis deux, puis trois, les cris déchirèrent le silence de la nuit. Quelque chose remua à sa droite le surprenant. Il s'agissait d'une taillère, ou en tout cas quelque chose qui y ressemblait. Puis un autre mouvement sur sa gauche. Et encore un autre, mais au-dessus de sa tête cette fois. Les objets sortaient de partout et commençaient à voler, à se fracasser, à se remontrer eux-même !
D'un coup sans prévenir, Cheshire se leva, attrapa un bou de bois qui traînait et commença à casser avec acharnement les objets s'approchant trop près de lui. Et, comme si c'était normal, s'arrêta, lança le bout de bois et se rassit sans bougé, se mettant en boule.
D'un côté ce qui se passait l'effrayait, le tourmentait mais de l'autre il s'en foutait catégoriquement. La seul chose qui semblait sûr dans son esprit  était l'inquiétude pour son frère, son jumeau, son seul lien véritable avec ce monde, le seul qui le comprenait.
C'est donc comme un automate qu'il se releva une seconde fois et qu'il commença à marcher dans la prénombre. Son seul but : trouver son frère.
Cheshire.




Cerise


Cher journal,
Il s'est passé des évènements très étranges la nuit dernière. Hier. Enfin, il est difficile de connaître la mesure du temps dans ce monde étrange. Chaque montres fonctionnent différemments. Chacune d'entre elles indiquent une heure précise, mais l'on ne retrouve jamais la même. Toutes les aiguilles se mélanges. Un jour, j'en ai observé une attentivement. Elle avait 12 aiguilles, elle était en or, et elle diffusait une petite musique douce. Je l'ai regarder un bon moment, et finalement, je l'ai jeté. Rien ne sert d'avoir une montre ici. Mais ce qui s'est passé la dernière était plus qu'étrange. C'était..effrayant. Oui, c'est bien le mot. Effrayant.

"Le noir. Le vide. Le rien. L'oubli. L'indifférence. Le mal ? Peut-être. Le bien ? Certainement pas. La lune ? Oui. Où cela ? Dans le ciel. Là haut. Regarde. Un nuage. Il se rapproche. Mais...Plus de lune. Elle a disparut. Le noir. Quelqu'un est là. C'est une fille. Elle est allongé au sol. Elle se réveille en sursaut. Elle m'a fait peur. Elle suffoque. Elle pleure. Mais je ne voit pas son visage. Elle à des cheveux. Roses. Ils sont roses. C'est la première fois. Je crois. Elle pleure encore ? Je ne le voit pas. Peut-être. Elle à rêvé. Je le sais. Elle me l'a dit. Mais je ne le connaît pas. Son Nom. Il m'est inconnu. Elle regarde autour d'elle. Elle soupir. Elle a peur. Je le voit. Elle sursaute. Elle regarde. Partout. Il fait noir. Sombre. Et tout d'un coup. Un bruit. Un cri. Un souffle glaciale. Elle a peur. Elle se cache. Mais elle ne peut pas. Encore un cris. Un autre. Encore un autre. Tous ensemble. Une chanson. Oui. C'est comme une chanson. Une chanson horrible. La chanson des morts. Une chanson douce. Mais mortelle. Une chanson mortelle. Car c'est la chanson des morts. Quelques chose vole près d'elle. Elle sursaute. Moi je sais. Je le vois. Mais pas elle. Je veux lui dire. Mais elle s'éloigne. Soudains, c'est la mort. Elle arrive. Je le sens. Elle s'approche ! Les cris sont toujours là. On entend toujours cette chanson. Les objets volent partout. Ils s'entrechoquent. Ils continuent. La fille pleure. Elle a peur. Encore. Toujours. Elle prend son crayon. Le crayon-cerise. Elle le sert. Elle pleure. Elle le sert fort. Très fort. Elle se recroqueville sur elle-même. La chanson est là. Toujours. Les objets volent. Toujours. La mort arrive. Je le sens. Je cris. Très fort. La fille ne m'entend pas. Elle ne m'entend plus. Elle ne peut plus. Elle est à bout de force. Elle pleure. Son crayon. Elle l'a toujours. Tout est toujours là. La fille. Elle ne fait plus rien. Elel est morte ? Non. Elle dort. Je le sais. Je le vois. Et soudains. Plus rien. Le noir. Le vide. Le rien. L'oubli. Je dois m'en aller. J'ai terminer. Elle n'a plus besoin de moi. Je repart. Je la regarde. Une dernière fois. Et je disparais."



Cydna


Un escalier étroit qui menait à ce deuxième étage que tu voulais atteindre à tout prix afin d'éviter quelque chose, mais tu ne t'en souviens plus. Le feu, tu crois, mais tu n'es pas certaine parce que tu as entendu un gros bruit, parce que quelqu'un que tu avais oublié t'es passé devant sans même comprendre ce qu'il se passe. Cet escalier déjà pas très éclairé de base, s'assombrit d'un seul coup. Impossible pour toi de savoir où était la marche suivante parce qu'elles étaient très aléatoires.
Une violente angoisse me traversa, quelque chose de terrible s'approchait, je ne savais pas quoi et tu ne comprenais pas pourquoi je recherchais absolument à m'accrocher quelque part. Tu pestas sur moi, me maudissant, mais moi, je m'en fichais, moi je sentais qu'on allait être dans une mouise pas possible, toi, tu te disais juste que quelque chose allait arriver, mais tu ne t'en inquiéta pas plus que ça. Tu pensais que malgré ta jeune vie ici, tu avais tout vu. Naïve. Ce que tu as vu jusque là était un paradis, comparé au mauvais pressentiment qui me parcourt le peu de peau que j'ai.
Puis un tremblement. Tu te plaquas contre un mur, réflexe logique pour les mortels mais dangereux ici. Tu vis des objets visiblement affolé passé du premier au deuxième étage et vice versa. Tu ne compris pas ce qu'il se passait. Tu commençais seulement à te dire que quelque chose cloche vraiment, que quelque chose allait arriver.
Tes pieds quittèrent le sol, faisant place à un moment de flottement, tu eus comme une impression de voler, des souvenirs te traversèrent l'esprit, mais tu n'en prêtas nulle intention, tu te sentais légère, tellement légère. Et la réalité se manifesta. Le vide, une chute. Tu ne cherchas même pas à te rattraper, comme si tu savais que c'était vain. Tu avais fait taire ton instinct de survis, parce que tu savais que dans l'état actuel des choses, c'est le hasard qui décidera.



Mimi


Ouah, qu’elle est mignonne cette petite ! Qu’elle a de beaux yeux, de beaux cheveux, qu’ils disent. Elle est si gentille, tellement attendrissante, sincère et pleine de vie.


On sera toujours là pour toi, on te sauvera des griffes de la folie, qu’ils lui répètent sans cesse. Tu peux compter sur nous, Mimi.




Elle tombe. Elle tombe vite. Mais elle a le temps d’espérer qu’ils viennent la sauver. Elle a le temps de se souvenir de ce qu’ils avaient dit, de ces mots qui paraissaient si sincères. À quoi ça sert d’être aussi gentille si c’est pour qu’on l’oublie. À quoi ça sert de tant aimer si c’est pour qu’on la laisse mourir. Qu’on la laisse se briser les os, en touchant le sol. Qu’on laisse les morceaux de verre s’enfoncer dans sa peau d’enfant. Elle crie. Personne ne l’entend, personne ne la voie. Tout le monde court, personne n’a le temps de l’aider. Pas même les objets.


La petite fille se laisse mourir. Elle sait que c’est la fin. Elle sent que ses os sont tous casser. Elle voit son sang, goutte après goutte, tombé sur le sol glacé. Et elle n’entend plus que son cœur battre, tout doucement. Pendant longtemps.


Et là, Lolo. Lolo saute, saute par-dessus les dessinateurs. Il est tout prêt. Il a toujours été un ami de Mimi, un ami qui râle, pas content, toujours en colère, mais un ami tout de même, et un vrai. Maintenant il est là pour la sauver, cette fillette au cœur d’or.


Mais Lolo se fait bousculer, si violemment qu’il percute le sol, et que son ampoule se casse, son corps de lampe verte géante aussi. Et il ne bouge plus. Il est mort.


Mimi n’entend même plus son cœur. Ni ses pleurs. Mimi n’entend plus rien. Mimi meurt.




Ambros



Le vent lui sifflait dans les oreilles. Oreilles grandes, légèrement décollées, inclinées vers le haut comme pour recevoir la pluie - mais oreilles incapables d'entendre les plaintes. Incapables de ressentir le monde dans toute son ampleur, bornées à une tonalité répétitive. Ouais, Ambros était comme ses oreilles, déterminé par un seul mirage qu'il ne cessait de poursuivre sans avoir conscience de sa vanité. Enfermé dans une bulle de simplicité dans laquelle il s'affalait volontiers... Sans se douter qu'elle allait exploser.

Le vent lui hurla dans les oreilles. Le cri strident du monde en panique, puissant et effrayant, arriva tel un bourdonnement, tandis qu'il marchait près du Lac lors d'une paisible veillée. Comme toujours, il tenta de se convaincre qu'il s'agissait là, encore, d'un accès de colère venant du dieu truite. Quelque chose comme ça, peu importe, mais quelque chose qu'il expliquerait facilement, en quelques mots, comme toujours. Pas besoin d'avoir peur, se répéta-il tandis que la surface de l'eau s'agitait, que les objets fuyaient en le bousculant, et que la nuit brouillait sa vision. Tout va bien, je n'ai qu'à attendre, finit-il par se persuader, tandis qu'une coccinelle géante le propulsait dans l'eau pour pouvoir passer. Le corps à moitié baignant dans le liquide, il s'accrochait non sans peine à quelques boules de chewing-gums qui faisaient office de rochers.

Le vent lui brisa le tympan gauche. ll sentit sa joue s'enflammer, son oeil se crisper et le sang brûlant se déverser lentement dans son cou. Puis sur son épaule. Cette oreille grande, légèrement décollée, inclinée vers le haut pour recevoir la pluie - mais incapable d'entendre les plaintes ; cette oreille-là, oui, elle n'existait plus. Il ne restait là qu'un trou inutile, tel un puits sans fond capable de recevoir tous les contenus. De ressentir le monde entier. Lorsqu'il hurla au milieu de l'eau, Ambros comprit qu'il n'arriverait plus jamais à rentrer dans sa bulle, désormais en lambeaux.

Prestement, il reprit ses esprits et s'extirpa d'un Lac qui l'entraînait vers le fond. Pourquoi ne pas mourir, alors que cela était possible, et qu'il y avait mille raisons de le faire ? Pourquoi ne pas disparaître, avec toute cette certitude que le monde est simple ? Pourquoi ne pas se laisser dévorer par l'Esquisse, comme c'est le cas depuis le début ? Pourquoi se débattre, pourquoi créer des remous, alors qu'il suffit d'abandonner ?

Car même dans cette bulle, tout n'était pas qu'une illusion. Même si ses mots n'avaient aucun sens, comme l'Esquisse, il existait quelque chose d'autre. Quelque chose de bien plus fort que les fausses vérités, et qu'il venait seulement maintenant de comprendre.

Il se releva, regarda une dernière fois la surface colorée du Lac, et se mit à courir vers l'opposé de la déflagration.

Quelque chose de bien plus simple que toutes ces histoires, et qui le fit courir au cœur des ténèbres envahissants.


Max.
Il fallait le chercher. Mais pas pour trouver un quelconque dieu, non.



Seulement un ami.




Maximilian



Le bon roi Maximilian
Est un peintre sans talent
Le petit sous-fifre
Lui dit : Ô mon roi
Votre majesté
Est un peu périmée
C'est vrai, lui dit le roi
Je suis un roi qui déchoit



Le roi rampa, se traîna jusqu'au lac avec la seule force de ses bras. C'en était trop. Il en avait assez, voulait en finir. Voilà bien longtemps qu'il avait pris conscience que, en Sa présence, jamais il ne pourrait être le dieu qu'il a toujours voulu incarner. Dieu Truite, laissez-moi rire – même ce crétin de Williams avait plus de prestance que lui, il allait jusqu'à le reconnaître en personne.

Le vent lui siffla dans les oreilles. Un vent sec et glacial, venu comme pour approuver son angoisse, la justifier, lui donner une raison. Et le roi avait froid, il le sentait bien, parce qu'il s'était mouillé. Dire qu'il avait mouillé son pantalon serait peut-être trop imagé, trop incohérent ; disons alors qu'il s'était mouillé comme une poule, une poule mouillée, oui, parfaitement.

Il se traina jusqu'aux eaux du lac, rendues troubles par la tempête. Lentement, le roi s'y plongea, se laissa couler, disparaître tout au fond. Il voulait mourir, se noyer. Il attendit ; il lui sembla vaguement apercevoir une silhouette familière à travers le liquide. Mais la mort ne vint pas. Était-il bête ! bien sûr qu'elle ne viendrait pas : il était à moitié poisson, il avait des branchies. L'Œuvre ne semblait pas décidée à le laisser partir aujourd'hui – et son peuple avait besoin de lui.

Mais au fond, valait-il mieux mourir pour son peuple, ou vivre pour lui ?
N'était-ce pas le peuple qui faisait vivre son roi, et non l'inverse ?

Maximilian n'était sûr ni de l'un, ni de l'autre : tout ce qu'il voyait, c'était un peuple effrayé à la merci d'une reine dictatrice, et pas des sujets loyaux à leur souverain, dans un monde de paix et de prospérité, comme il l'aurait toujours voulu. Il voulut pleurer mais ses larmes se fondirent aux eaux du lac. Révolté mais incapable de tout, il nagea jusqu'à la surface, sortit du lac et poursuivit sa route, chassé par le vent et la tempête.

Maximilian, un roi ? Quelle drôle de farce.




Striky




« Il fait si sombre.
Striky se relève. Doucement. Douloureusement. Son corps entier lui paraît plus douloureux que jamais. Lentement, il regarde autour de lui. Il ne voit rien. Il fait si sombre.

Peu à peu, il se rappelle.
Il y avait de la lumière. Des écrans. Il se rappelle la peur. Il se rappelle son nom. Il se rappelle sa vie d'avant. Peu à peu, il se rappelle.

Ses pensées s'égarent. Il pense à  Esquisse, à lui-même, à cette fausse apparence qu'il s'est construit pour se protéger. Il pense à toute cette mascarade. Ces temps où il s'amusait encore, où il pensait pouvoir sauver le monde. Quelque chose lui fait penser que plus rien ne sera comme avant. Et il pleure.

Le monde entier semble fuir.
Pourquoi ? Qu'y a-t-il derrière de si effrayant ? Il ne veut absolument pas le savoir. Tout son beau courage s'est envolé. Alors il fuit aussi. Car le monde entier semble fuir.

Mais jusqu'où ? »




Diablo



Le sifflement asthmatique d’une bête malade caressa sa nuque, glaçant son esprit et forçant son corps à faire demi-tour.

Diablo se retrouva face à l’épouvantail, qui lui renvoya un sourire plein de paille. Un grand, immense sourire, qui mangeait toute sa face de tissu.

Mais ce sourire n’avait rien de chaleureux. C’était un rictus sombre, malsain. Les créatures n’étaient pas toujours amicales, dans l’Esquisse, mais celle-ci, dans son sourire, possédait quelque chose d’indéniablement pire. Quelque chose de mauvais. Quelques brindilles tombèrent de sa bouche quand il remua, mais l’épouvantail ne fit aucun son, si ce n’est un frottement de paille. À la place, son rictus s’agrandit un peu plus. Et il tendit la main.

Une bourrasque faucha Diablo, le propulsant à toute vitesse à travers les couloirs de verre, avant de l’éjecter d’une simple pichenette. En plein ciel. En plein chaos. Le monde était devenu un océan monochrome. Blanc et Noir. Lumière et Ténèbres. Une masse semblait alourdir l’air, palpitant d’une sombre menace, d’une peur primaire, à vous glacer les os. Et Diablo tombait, droit vers le sol, droit vers la Folie.

Le bas n’était pas plus calme que le haut. Il n’y avait que cris, peur, et douleur. Les dessinateurs étaient attaqués. Tous fuyaient. Mais il n’y avait aucune porte de sortie à la clé ; parce que l’ennemi, c’était le monde.

L’ennemi, c’était Esquisse.

*


Terré derrière un rocher sombre, gisant au milieu de débris métalliques, Diablo ne bougeait plus. Les genoux repliés et plaqués contre son torse, ses bras les entourant, maigre protection contre l’extérieur, il ne pouvait dire un mot. Ses yeux étaient fixés sur un point invisible, perdu dans le noir. Ses pupilles étaient dilatées, hantées parce qu’il avait vu. Ce qui restait de ses vêtements le couvrait à peine. Il faisait froid, mais il ne le sentait pas. Diablo ne sentait plus rien. Parce qu'il n’était pas terré derrière un rocher. Il était terré derrière la carcasse de Matchine, assis au milieu de tout ce qui avait été jadis son corps, et qui n’était plus maintenant que des morceaux inertes. Machin l’avait sauvé. Et Esquisse l’avait détruit.

Diablo se recroquevilla un peu plus, et dans un lointain fragment de son esprit, l’Autre poussa un gémissement sourd.


Parce qu’aucune âme, cette nuit, n’avait été laissée intacte.




Oxana



Tu avais quitté ton piano bien qu’à contrecœur, n’ayant cessé de jouer depuis ton retour de la Mer Flambesque par un petit saut express. Ta tristesse devant tant d’incompréhension vis-à-vis des autres habitants de l’Esquisse résonnait à-travers les notes langoureuses.
Une idée avait germé dans ton esprit afin d’effrayer les autres pour les inciter à prier avec plus de ferveur la Voix. Tu allais te faire passer pour un monstre, un châtiment envoyé par Sa Majesté.
Coiffé d’une tête de citrouille creusée, tu t’enfonças dans les ténèbres de la ville, portant une lanterne à la main telle une arme démoniaque. Mais tu n’avais malheureusement pas prévu ce qui se passerait par la suite…
Riant d’un rire sinistre, effrayant non par ton costume, mais par l’obscurité qui semblait sortir de ton corps, par la folie discernable dans la lueur de tes yeux, les passant déjà peu rassurés de traîner dans les ruelles sinistres s’enfuyaient en hurlant dès qu’ils te voyaient. Il ne te resterait plus qu’à prêcher la bonne parole demain.
Oui, mais rentrant chez toi une fois ton office accompli, tu remarquas que ta porte refusait de s’ouvrir. Elle te semblait bien effrayante, imposante, un gardien de bois qu’il valait mieux ne pas énerver.
« C’est moi, Oxana ! Tu ne vas tout-de-même pas me laisser dehors ! Pourquoi refuses-tu ma clé ? »
Silencieuse, elle se dressait impassible entre toi et ton petit nid douillet. La quiétude de la rue te sembla peser à ce moment, et les ténèbres qui nimbaient la rue bien pire que celles que tu avais pu exhaler il y a peu de temps. Les ombres des bâtiments ressemblaient à tout autant de monstres.
« Comment oses-tu ?! Me faire ça à moi, le Prophète ! »
Toujours aucun bruit. Mais soudain…
Deux yeux jaunes se dessinèrent sur le titan de bois, et une gueule béante s’y découpa, hurlant de toutes ses forces, d’un son inhumain, plus glaçant qu’une plongée dans l’Arctique, tel un rire dramatique.
Vite avant qu’elle ne te dévore ! Tu pris tes jambes à ton cou, celui-ci qui portait toujours ton masque végétal.
Totalement fou, tu courais en tous sens, rien ne pouvait t’arrêter, le traumatisme était bien trop profond. Tel était pris qui croyait prendre, tu étais puni de ton imposture.
Sauf que pour une raison inconnue, cette nuit tout le monde était pris d’une envie de jogging nocturne. Enfin… Plutôt une course effrénée, inlassable. C’était à croire que chacun avait rencontré un monstre. D’ailleurs, certains d’entre-eux participaient à la corrida nocturne, tu avais même cru apercevoir un squelette orangé s’enfuir devant un croque-mitaine.
Percutant de plein fouet un éléphant noir aux yeux de la couleur des enfers, tu te trouvais à terre. Tu rampais néanmoins, infatigable dans ton élan. Ta caboche fut bien amochée, ta citrouille réduite en bouillie. Mais tu conservais ta dignité, malgré ton œil au beurre noir et tes multiples entailles… Car tu étais pour une nuit Jack O’Lantern, l’un des maîtres de cette soirée de terreur !
Une fois relevé, tu te dis que ce n’était pas si mal d’être bien amoché. Ton personnage n’en était que plus effrayant. Car ta folie n’était plus terreur, elle devenait envie de domination. Il fallait surenchérir sur tous ces concurrents se voulant plus effrayant que toi !
Retournant devant ta porte à toute vitesse, tu la défonças comme si elle n’était faite que de carton, gardant l’une de ses planches comme d’une masse.
La lanterne à la bouche, tenant ton trophée sylvestre des deux mains, tu assommais le plus grand nombre de gens possible. Bientôt il fut maculé de rouge, et ton costume noir se teinta de pourpre.
La nuit passée, tu te réveillas dans ton lit, en bien piteux état et ta porte défoncée pour quelque mystérieuse raison… Seule ta folie se souviendrait de cette nuit, prête à ressurgir si besoin est.



Annabelle



Bilan d’observation du sujet n°42, dans le cadre d’une situation précaire voire désastreuse.

Le sujet d’observation n°42 est un individu humanoïde de type féminin, adolescente, poids moyen, taille moyenne, mensurations normales, chevelure verte et inégalement coupée, yeux verts également. Son véritable nom est actuellement inconnu.

En dehors de son habitat naturel, le sujet ne semble pas se soucier du changement d’état et s’y accoutume d’ailleurs à grande vitesse, bien que son instinct de survie soit discutable d’après nos précédentes observations. Cependant, le susdit instinct se réveille une fois qu’une situation de crise se présente. Ainsi, lorsque le Volesphëra s’est mis à trembler et à s’autodétruire petit à petit, le sujet a d’abord couru vers une supposée sortie en se tenant le plus bas possible et en se protégeant la tête. Après que le sol se soit écroulé sous le sujet, celui-ci s’est accroché à un morceau de barre de fer qui pendait encore de l’œuf. Nous avons pu observer la traduction d’émotions négatives – peur ou désespoir, nous étudions la question – sur son visage.

Le sujet a également fait preuve de capacités athlétiques et de détermination en essayant malgré tout de s’accrocher à son maigre soutien et à se déplacer le long de ce qui restait de l’œuf par la méthode dite du « cochon pendu ». Son support a fini par se briser en mille morceaux et le sujet est tombé dans le vide en hurlant. Son compagnon, une chaussette blanche quelque peu ternie, est resté accrochée par un fil et s’est effilée peu à peu. D’après des sources sûres, ses derniers mots sont : « Adieu, Annabelle. Je suis heureux que vous m’ayez sorti de ce trou et que vous m’ayez fait découvrir ce monde. Tenez bon ! »

Suite à cela, le sujet est entré en phase de grande tristesse, se souciant visiblement plus de son compagnon perdu que de sa chute probablement mortelle. Finalement, le sujet est tombé dans la partie supérieure du lac d’Esquisse, l’a littéralement traversée, puis a plongé dans la partie inférieure. Après quelques minutes, le sujet a émergé puis s’est laissé dériver jusqu’au bord, tremblant, le corps égratigné et ankylosé. Il n’a ensuite plus bougé et s’est recroquevillé sur lui-même en sanglotant.


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le Dim 3 Nov - 12:19
Il a été vraiment très très difficile de voter, parce que vos textes étaient tous superbe, imagés, émouvant, écrits magnifiquement et accrocheurs. Mais par-dessus tous, il y en a un, qui est resté plus que les autres. J'aime beaucoup comment le texte a été écrit, la tournure des phrases, et j'ai trouvé qu'il était très émouvant. Je sais que mes arguments sont moisis, mais voilà, c'est celui que je préfère de tous.


FÉLICITATION A TOUS LES PARTICIPANTS ♥♥♥
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le Dim 3 Nov - 17:59
C'est dure...Vous avez été tous super, vos textes sont magnifiques, et..et c'est génial ♥♡♥
Voilà celui qui m'a vraiment plus :

Bonne chance à tous, et bravo ♥
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le Dim 3 Nov - 18:04
Le choix a été dur D8 Ça me fend le coeur de devoir choisir entre tous ces textes magnifiques, mais je vais le faire (c'est ma mission, haha /poutre). En tous cas, bravo à tous les participants ♥ Et merci d'avoir particip ... pris part au concours 8D



Striky parle en #d44242.



Concours N°3:


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le Dim 3 Nov - 20:40
Bravo à tous ! Vos textes étaient tous très intéressants ! ♥
Cependant j'ai du faire un choix, voici mon verdict :


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Qu'est-ce qui est jaune et qui traverse les murs ?
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le Ven 8 Nov - 20:21



Bonsoir à tous ! ♥

Comme on voit que vous galérez à voter (et le staff aussi en fait..), les votes seront prolongés jusqu'au 16 Novembre. Nous comptons sur vous pour vous décider définitivement d'ici là!
N'oubliez pas que vous n'élisez pas le meilleur texte ni votre préféré, ou pas nécessairement, et que ce qui doit plutôt compter dans votre choix c'est l'immersion dans la nuit de l'event 3. Vous pouvez vous aider des mentions qui en présentent différents aspects (ça peut être une immersion "physique", une immersion poétique, psychologique...) ou du texte officiel de l'E3 :3

Et enfin, ce n'est qu'un vote pour un petit concours, il ne faut pas voir ça comme un choix vital qui déterminera l'avenir du pays x)

Bonne chance à tous, et merci à ceux qui ont déjà voté au-dessus ♥


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le Ven 8 Nov - 23:46
C'est. Je. Je tenais à dire un petit mot à tous avant de vraiment voter. Vos textes sont sublimes, poignants, et ont fait boum-boum mon petit cœur. Vraiment, vraiment, bravo. Vous. Vous êtes géniaux ;__;
(et ce vote fut une véritable torture. bouh).

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Qu'est-ce qui est jaune et qui traverse les murs ?
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le Ven 15 Nov - 19:22



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le Ven 15 Nov - 23:50
Gnih, je vais répéter mais vraiment, vos textes sont géniaux ! D8 Choisir fut difficile.... Finalement, j'ai choisis le texte de....

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le Sam 16 Nov - 17:12


#B0CC99 ou #667f53

Fansong Striky x Anna par Striky herself **





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le Sam 16 Nov - 17:14
Bon, alors, comme qu'on veut me faire voter, je vote Owiii ! 
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Invité
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le Sam 16 Nov - 17:19
Ce fut dur. Mais... ;;
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le Sam 16 Nov - 22:11


Bonsoir à tous !

Après vous avoir fait languir un petit peu, il est temps de faire la lumière sur cette tumultueuse nuit qui aura longuement retourné l'esprit de nos fiers votants ! Jusqu'à hier, vous balanciez entre différents textes -et pour cause, il y avait un sacré niveau-, mais vous avez finalement trouvé votre victime préférée.. Il est temps de vous dévoiler son nom.








Félicitations à Diablo !


Il vous a ému, il vous a transporté, et vous avez voyagé avec lui au cœur de la Tempête, Diablo est notre grand vainqueur de ce concours n°3 ! (enfin, le personnage a morflé, donc c'est la joueuse qui récolte la rançon du succès)


Parce que les cœurs et les arcs-en-ciel c'est terriblement représentatif des douleurs et des peines éprouvées par notre diabolo à cornes. ♥️
N'hésitez pas à le féliciter, en tant que vainqueur récidiviste (Liam ayant déjà obtenu le titre de Roi chewing-gum au concours n°1), elle va avoir le plaisir d'organiser le prochain concours! Félicitations :D(eh oui c'était un cadeau empoisonné)
De plus, Diablo sera jeté en pâture à la Folie, et découvrira très bientôt où l'intrigue a décidé de le mener.. quelque chose me souffle à l'oreille qu'il n'a pas fini d'en baver, le pauvre.


Cependant, chers participants, nous ne vous avons pas oublié ! Vous repartez également avec une petite tartyflette à afficher dans votre signature~



À bientôt pour une prochaine animation, un gros merci à tous ! ♥️


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Invité
Invité
le Dim 17 Nov - 18:36
♥♥

Tout d'abord je tiens à dire, bravo Liam pour cette deuxième victoire esquisséenne !
J'ai totalement oublié de voter (je ne sais toujours pas pour qui de toute façon xD) mais en tout cas vos participations étaient vraiment toutes géniales ; d'ailleurs merci énormément aux votants d'avoir heu... voté, et à Eelis d'avoir fait les récompenses trop choupi. ♥♥♥ Voilà voilà, au plaisir de vous voir tous participer aux prochaines animations esquisséennes *v*
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Invité
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le Lun 18 Nov - 18:11
/regarde le résultat/
/bug/
/se pince/
/re-regarde/
GRMBLLLLLL.

Je. Je nie ce résultat !
/évite une casserole belliqueuse/
Non mais  je...
/se penche pour éviter le fouet de Cydna/.

...
...
Bon. Je.
HIIIIIH GRMBLLL BLEBLEBLE D8
/les innonde d'amour, de cœur, et de larmes puis se transforme en une vieille flaque douteuse/.
Je. Bouh. Je.
Merci. Même si je... je... y avait tellement de textes magnifiques et haaa... Merci pour vos votes, même si... bouh ;___; ♥♥♥

/enfile son cœur en pleurnichant/.
Je.
Irk. Je ferais de mon mieux pour le Concours et. Et. Et le reste.

Je. Merci. Bouh ;___;
/s'enfuit dans les ténèbreees/.


(et les coeurs sont fabulous, et cet arc-en-ciel, si... il envoie du rêve. sérieusement.)
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