[GARAGE] Coccinelle ou coccinelle, telle est la question. [LIBRE]

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le larbin "viril"
a tracé,
le Mar 5 Nov - 22:52
Les couloirs et les pièces s’enchaînaient sans même qu’il daigne lever les yeux. Ce qui, si on le connaissait depuis assez longtemps, ressemblait tout à fait à celui qu’on avait un temps surnommé « Le Rebelle ».
Mais, là, Liam ne pouvait juste pas s’arrêter. Parce que s’il le faisait, il s’écroulerait. Les souvenirs, les odeurs, les cinq sens complètement affolés, ce qui remontait désagréablement dans sa gorge... Et puis les gens. Déjà agaçants en temps normal, leur présence était juste insupportable. Bruyants, ils transportaient en plus un lot d’odeurs absolument infâmes. Pas simplement le côté hygiène, qui chez certains laissait à désirer, mais surtout les odeurs du chaos extérieur. Sang, chair calcinée, sueur, cendre. Peur, douleur, mort. Liam traçait sans s’arrêter, se dirigeant à l’aveugle (littéralement) vers l’endroit qui... Eh bien, qui sentirait le moins. Autant dire que c’était peine perdue. Un endroit sans odeur n’était pas juste un endroit mort, c’était un endroit qui n’existait pas. Quoique, dans ce monde tordu, il trouverait peut-être. Un jour. Mais pas aujourd’hui, pas dans cette base surpeuplée.

Alors il poussa tout bêtement la première porte qui ne saturait pas trop ses nouvelles narines. Ce qui fut une relative bonne idée, compte tenu des odeurs d’essence, d’huile, et de sodas divers qui se jetèrent droit dans son odorat délicat. Plus quelques autres trucs qu’il n’arrivait pas à analyser dans tout ce bordel, et qu’il ne souhaitait même pas connaître tout court.

Liam marqua un temps d’arrêt à l’entrée de la salle, jetant enfin un bref coup d’œil derrière son épaule. Il n’avait même pas fait attention à Eelis, et tout compte fait, espérait ne pas l’avoir paumé quelque part. Mais non, il était toujours là. Et le demi-chat ne sut trop quoi en penser. Ni pourquoi il avait l’idée tenace que même s’il l’avait perdu, il serait allé le chercher après s’être un peu reposé. Liam frissonna brusquement de bas en haut et s’avança d’un pas mal assuré à l’intérieur de la pièce.

Il allait vomir. Bordel de merde.

Sa démarche quelque peu alcoolique aurait pu être drôle, en temps normal, mais là, ça sonnait juste un peu inquiétant. Liam traversa une toute petite partie de la pièce, qui en fait se révélait aussi immense qu’encombrée. Et, comble de la chance, pas un seul canapé ou machin pouvant servir de siège à l’horizon.

Juste des voitures.
Des voitures de toutes sortes. Vraiment, de toutes sortes.

Du tricycle rose de gamine, à la Coccinelle (le modèle de voiture, et, merci Esquisse, aussi ce qui ressemblait foutrement à une véritable coccinelle), à l’engin de chantier... miniature (et parfois grandeur nature). Des caisses diverses et variées jalonnaient aussi les allées, de même que des étagères, aussi tordues que remplies. Des chiffons crasseux et colorés jonchaient pas mal de bolides, ainsi que le sol. Et tout semblait être là pour qu’on puisse entretenir les « véhicules » présents.

Ils étaient tombés sur un Garage. Immense, louche, et définitivement pas assez normal.

Un foutu garage sans aucun foutu canapé.

Liam rampa avec un gémissement à l’intérieur d’une banane (non, il ne commenterait pas la forme de ce truc, sinon, il allait hurler) et s’affala sur la première rangée de sièges de. La chose. Il ferma les yeux et lâcha un profond soupir. Il était claqué, et à deux doigts de tomber dans les pommes, mais il fit pourtant un bref signe de la main à Eelis.

Il ne voulait pas.
En fait, il n’avait aucune idée de ce qu’il ne voulait pas.
Mais Eelis avait intérêt à ramener ses fesses, pour une fois.

Ou, juré, il lui enfoncerait ses nouvelles griffes dans une partie charnue de son anatomie.


Spoiler:
Liam traverse la base sans s’arrêter, puis ouvre une porte plus ou moins au hasard, qui se trouve être le « Garage ». Il est au bord du malaise et observe sans le voir la multitude de véhicules avant de s’affaler dans une banane (mobile, krrr), et de faire signe à Eelis de venir le rejoindre (ou de s’affaler lui aussi dans un coin).
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Liam n'a pas assez de personnalité pour utiliser autre chose que [b].
(Quand il se décide à parler).
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Le coach ailé
Le coach ailé
a tracé,
le Mer 6 Nov - 14:33

Contrairement à ton ami félin, les couloirs et les pièces n'ont pas pu s'enchaîner sans que tu lèves les yeux dessus. Ce qui, si l'on te connaît depuis assez longtemps, te ressemble tout à fait.

Tandis que vous parcourrez ce bâtiment presque normal, tu ouvres toutes les portes et jettes un coup d'oeil à l'intérieur, juste avant de revenir en courant sur les pas de Liam. Quelque que chose te dit que le Bisoux n'a pas envie de rigoler en ce moment. Dommage, tu avais trouvé des pièces assez amusantes, et il aurait bien besoin de se décoincer un coup. Empêtré dans ton costume de canard -tu ne portes pas du XXL non plus- fort élégant, tu te résignes finalement à le suivre sans trop savoir où vous allez. Ce n'est pas comme si tu avais quelque chose d'aussi précis qu'une destination. Pour le moment, tu es juste paumé ; tu as dormi toute la nuit, mais quelque chose -peut-être la tension qui semble se propager- te dit que tous n'ont pas eu cette chance.

L'homme-chat s'arrête -enfin !- devant une porte, dans laquelle il s'immisce. Lui aussi, il aurait bien besoin de dormir. Heureusement que tu es là pour lui redonner la joie de vivre !

Tu regardes, perplexe, la salle dans laquelle vous êtes entrés. Bisoux, le type froid et perché par excellence, joueur de violon à ses heures perdues…

« Tiens, on se retrouve entre fans de voitures ! Moi aussi, c'est mon hobby caché. »
… dans un garage -pas reluisant de propreté- rempli de bagnoles locales. (très locales)

Tu oublies Liam le temps d'une petite promenade à l'intérieur. Franchement, on se croirait chez un grand constructeur -qui partage le bâtiment avec une grande marque de jouets-, ou dans un musée. Il n'y a pas mieux pour ravir un homme. Parsemant ta courte visite d'exclamations pertinentes telles que « La vache ! » ou « Ohohoooh ! », tu portes la main à ton menton à la manière d'une caricature en train de réfléchir. Laquelle vas-tu bien pouvoir essayer en premier…

Et puis, tu aperçois le violoniste, assis à l'avant d'un bolide de course. (enfin, c'est plutôt une banane sur roues, mais quelque chose te dit que c'est la porsch de ce monde, le nec plus ultra, quoi) Il ne faut pas plus qu'un signe de la main -il doit être tout frétillant, à l'intérieur, pour faire ainsi partager sa découverte- pour que tu le rejoignes à l'avant, également enjoué. Comme si vous étiez amis de longue date, tu lui enfourches la tête avec le bras ; rien ne remonte mieux le moral qu'une accolade joviale.

« Alors, mon vieux, comment ça va ? » lui demandes-tu tout en scrutant l'avant du véhicule. Il n'y a pas de volants, juste une rangée de boutons semblables à des pommes d'amour, de leviers en sucre d'orge et de minuscules gaufres (sûrement l'aération). Probablement pas facile à manoeuvrer.

« Bon, si tu insistes, je te laisse la conduire. C'est toi qui l'as découverte après tout, je peux attendre ! » lances-tu finalement, en souriant, après qu'il ait répondu.


Précision : je dis "après qu'il ait répondu" mais tu peux répondre par un silence, Eelis parle tout seul assez souvent so.. xD
Résumé : Eelis suit Liam tout en regardant à droite et à gauche, sans la moindre discrétion. Il le suit dans le garage, va faire son petit tour et le rejoint finalement à l'avant du véhicule, commençant à parler.
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Cuiiiii !
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le larbin "viril"
a tracé,
le Jeu 7 Nov - 14:53
▬ Ferrrrrshhhhhhtssssshfiiiii !

Fut à peu près la réponse que fournit Liam à Eelis.
Ce qui pouvait signifier trois choses :
Soit il avait une boule de poils coincée dans la gorge.
Soit il n’appréciait pas vraiment la question, ni le contact physique qui l’avait accompagné.
Soit il n’allait pas bien du tout.

Ce qui, vu la situation présente, pouvait être les trois à la fois, sauf qu’il avait peut-être bien d’autres trucs dans la gorge. Dingue ce qu’on peut respirer comme saloperies quand le monde part en morceaux autour de soi. Liam inspira très très fort, faisant appel à tout son self-control. Pour expirer bruyamment à peine quelques secondes plus tard, vaincu par les paroles de son compagnon de route. Seigneur, qu’est-ce qu’Eelis était encore en train d’imaginer ? L’homme à moitié-chat leva un doigt, un seul, avant de finalement laisser tomber et de s’affaler sur le côté, oreilles couchées et queue féline pendant pathétiquement le long de la carrosserie jaune.

▬ Mal au cœur, lâcha simplement Liam, pas vraiment reluisant.

Ce qui, encore une fois, devait un peu servir de réponse à tout. Liam bâilla, dévoilant un petit croc qui avait poussé là sans qu’on le remarque. Cherchant à ne pas s’endormir par tous les moyens à disposition, l’être félin se redressa et s’essuya la figure avec la manche miteuse de son manteau. Pas une très bonne idée quand on avait plein de poussière partout, ceci dit. Plusieurs petites particules entrèrent vicieusement dans ses narines, déclenchant un éternuement assez tonitruant.

▬ Répugnant.

Poussière de mes deux. Corps trop sensible de mes deux. Garage de mes deux. Monde de mes deux.
Il détestait cet endroit, vraiment.
Liam plaqua ses deux mains sur son visage, ses oreilles s’agitant en même temps que ses sentiments, et il lâcha un soupir las.

▬ Va-y, parle. Je t’écoute.

Et, sans retirer ses mains de sa figure, comme s’il le regrettait déjà, il rajouta :

▬ En fait, fais-ce que tu veux. Mais essaye seulement de conduire cette... chose, et je ne réponds plus de rien.

Techniquement, la politesse voulait que pour une telle demande on parle de soi en premier, mais, eh bien, la politesse était un concept si lointain, maintenant. Avec un nouveau soupir, Liam s’affala de nouveau sur son siège, laissant courir distraitement le bout de ses griffes sur le tableau de bord.

▬ Tout s’effrite dehors. Et nous sommes assis dans une banane géante.

Normal.
Tout à fait normal.


Spoiler:
Liam ne bouge pas un seul instant de la banane-mobile, crachote un peu sur Eelis, a toujours autant envie de vomir (et le fait savoir), éternue à cause de la poussière puis propose à Eelis de... D’entamer une discussion. Avant de s’affaler de nouveau sur place.

(eelis, pardon je. ce post apporte pas grand-chose mais liam n'est pas trop en état de faire plus et. pardon ;;
et le tiens était génial. eelis est génial.)
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Le coach ailé
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a tracé,
le Ven 8 Nov - 19:55
Malgré le ton chaleureux, l'accolade joviale et l'amitié omniprésente qui règne dans cette banane sur roues, on ne change pas un violoniste asocial. Le bon jeune Liam est de retour, et sa première réponse ne suffit pas à te déstabiliser. Il a peut-être juste le rhume, pour «éternuer» ainsi. Tu le regardes s'affaler sur le côté ; peut-être ferait-il mieux de céder le volant pour cette fois.

« Mal au coeur. »

Rhume, mal de coeur, il n'est pas gâté par la vie celui…. Minute. Tu réalises soudainement à quel point tu t'es fourvoyé depuis vos retrouvailles ! Pas étonnant qu'il soit si blasé et qu'il ait trouvé refuge dans une pièce remplie de voitures… Il a probablement voulu jardiner, mais par manque d'expérience..
Il s'est pris un râteau. Maintenant que tu y repenses, les indices sont là depuis le début. Et par maladresse, au lieu de le consoler, tu as fait l'erreur de lui demander. N'ayant pas le.. physique de l'emploi, Bisoux découvre les bienfaits de la passion, ainsi que tous les malheurs qui en découlent. Pris de pitié pour cet homme-chat en mal d'amour, tu ne l'as pas vu éternuer, et ton esprit fort occupé à imaginer comment lui venir en aide ne retrouve le chemin de l'Esquisse qu'à présent.

« Va-y parle, je t'écoute. En fait, fais-ce que tu veux. Mais essaye seulement de conduire cette... chose, et je ne réponds plus de rien. »

Dommage pour la voiture, tu es persuadé qu'une petite promenade lui ferait plus du bien qu'un tel isolement. La rupture est certes une fin en soi, mais il ne faut pas désespérer ! Dans le pire des cas, il ira très bien avec Catwoman.

« Tout s’effrite dehors. Et nous sommes assis dans une banane géante. »

Alors il est blessé à ce point.. Persuadé qu'il comprendra la référence, tu lui lances un léger « Ce sont des choses qui arrivent » dans une veine tentative de reprendre le même ton que le sien, le jour de votre première rencontre. Tu n'as pas oublié ce chewing-gum qui t'a tout simplement agressé.
Tu aiguises un grand sourire.
Pour lui remonter le moral, rien de mieux que…

« Au fait, je suis sûr que depuis le temps, tu l'as trouvé ! »

En attente de sa réaction, tu le regardes fixement. Là, c'est une affaire sérieuse qui mérite toute ton attention.

« Le mille pattes qui fait de la peinture. »

Si tu as oublié les circonstances exactes et le pourquoi, la mort elle-même ne parviendrait pas à effacer le souvenir des gens à qui tu as posé une colle.
Un souvenir beaucoup plus coriace que celui de ta propre identité.
Tu te prélasses dans le siège, accoudé sur le rebord. Ouais, personne ne connaît celui qui se cache derrière Eelis. Derrière ce type qui semble si léger, qui se balade en canard sans gêne et qui semble ignorer les malheurs du monde. Derrière celui qui a commencé à être le jour où il s'est réveillé dans un lieu inconnu. Personne ne sait. Absolument personne.
Et depuis cette nuit-là, tu viens à l'instant de le réaliser, tu es aussi ce «personne».

« C'est drôle, je ne pensais pas un jour pouvoir oublier mon propre nom. »

Ou plutôt..
Tu n'es personne.
Tu éclates d'un rire nerveux, sans plus te soucier de la réaction de Liam.




Résumé:
Eelis croit que Liam s'est pris un râteau, lui demande s'il se souvient de la blague du mille-pattes qui fait de la peinture et éclate de rire en réalisant qu'il a oublié son vrai nom.
HRP: à toi de voir si tu préfères rester dans quelque chose de léger en ne tenant pas compte des dernières paroles d'eelis ou si justement tu veux évoquer des sujets plus sérieux x)
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Cuiiiii !
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le larbin "viril"
a tracé,
le Mar 12 Nov - 16:55
Ce sont des choses qui arrivent.
...
Il a osé.
Liam se plia en deux, le cœur au bord des lèvres, luttant de toutes ses forces contre la terre qui tournait et l’envie folle d’étrangler cet homme blond sur le champ. D’ailleurs, bon sang, pourquoi fallait-il qu’il finisse toujours par s’acoquiner avec un grand blond trop bavard aux centres d’intérêt plus que discutables ? Le demi-chat pinça les lèvres fermement. Non. Ne pas penser à Lui. Pas maintenant.
Et puis, un seul grand blond souriant à la fois, ça suffisait.

Souriant ?
Comment ça, « souriant » ?
Oh non, non, cette expression ne lui disait rien qui vaille. Liam coucha ses oreilles félines au maximum, les yeux plissés, dans l’expectative.

« Au fait, je suis sûr que depuis le temps, tu l'as trouvé ! »

Silence éloquent. Visage vide de toute expression.

« Le mille pattes qui fait de la peinture. »

Il a osé.
Encore.

Cette fois, Liam ne put s’empêcher de laisser échapper un long, très long, soupir. Il devait l’avouer : Eelis avait un certain talent. Il trouvait toujours le moyen de défier le bon sens commun, et de vous rappeler des souvenirs particulièrement désagréables dans le même temps. Une jolie prouesse, vraiment. Liam ne savait pas trop s’il devait être blasé, vaguement admiratif, irrité au plus haut point, ou s’il devait étrangler son compagnon de route immédiatement. À la place, il préféra se masser les tempes, frôlant doucement, sans le vouloir, le duvet de ses nouvelles oreilles. Terriblement doux. Comme ses cheveux, toujours traités avec le plus grand soin. Comme s’il n’avait jamais mis un pied dans ce monde, et qu’il avait toujours été à moitié-chat. Haha.

Esquisse se foutait vraiment de sa gueule.

C’était à se demander si Eelis n’était pas qu’un petit plan tordu de plus. Liam était très tenté d’adhérer à cette théorie. Très. Mais il le savait bien, au fond. Eelis était un homme, de chair et de sang, comme lui. Ce n’était pas son monde, ici. Il n’était pas une vulgaire farce : ils étaient exactement dans le même bateau. Et c’était ça, le pire.
Ignorer le monde entier, c’était tellement plus simple.

« C'est drôle, je ne pensais pas un jour pouvoir oublier mon propre nom. »

Vraiment plus simple.
Liam tourna la tête, plantant ses deux orbes améthyste droit sur le visage d’Eelis. Ses oreilles frémirent, lorsque le rire tombe, résonne, caracole sur les murs du garage. Ce rire n’avait rien de plaisant.

Dans une telle situation, chaque personne pourrait dire quelque chose, faire un geste, ou un autre. Une infinité de possibilités... mais un néant, quand on entendait le nom de Liam. Liam n’était pas le genre de personne à aider quelqu’un, ni même à se soucier de quelqu’un. On l’avait toujours vu tracer sa route, sans s’arrêter, en rejetant tout et tout le monde sur le côté. Puis il y avait eu la Grand-Place, le Tunnel, ce grand Œuf, et ce qui crépitait encore dehors.

Et il y avait eu Eelis. Toujours là. Pour une raison obscure, comme si un foutu élastique s’amusait à les faire se rencontrer, encore, et encore.
Eelis qui souriait.
Eelis qui blaguait.
Eelis qui est en train de se fendiller.

Liam ferma les yeux un instant. Repoussant au loin son envie de vomir, il se redressa. Revenant braquer son regard sur le grand homme blond, il prit sa décision. Et il parla.

▬ Liam Williams. Vingt ans. Australien –ose seulement me sortir le mot Kangourou, et je t’étrangle–. Conservatoire de Sydney. Famille de bourges. Violoniste exclusivement classique, pendant trop longtemps.

Inspire, expire, inspire, expire. Ne pas penser à Lui, ne pas penser à Lui.

▬ Objectif : devenir le meilleur.

Plus de faux-semblant.

▬ Et coincer éventuellement bien profond un archet dans la gorge de Père et Mère. Nobles hypocrites ayant gâché une partie bien trop grande de ma vie.

Avec une grande inspiration, Liam se redressa complètement, et sans même lui demander son avis, prit la main d’Eelis pour la serrer dans la sienne, appuyant peut-être un peu plus fort que la bienséance ne l’exigeait.

▬ C’est un plaisir, conclut l’Australien avec un sourire en coin, tranchant comme un rasoir.

Il relâcha la main de son interlocuteur et se recula légèrement. Sans rompre le contact visuel un seul instant, ceci dit.

▬ Voilà. Ça, c’est moi.

Un vague geste de sa main désigna leur véhicule, et tout ce qui les entourait.

▬ Moi, sans toute cette merde.

Il se rapprocha à nouveau, sans pour autant toucher Eelis.

▬ Et toi Eelis ? Qui es-tu ?

Liam appuya durement son index à l’emplacement du cœur, comme s’il pouvait le trouver aussi facilement à travers tout ce ridicule tissu jaune.

▬ Qui es-tu vraiment, qui étais-tu avant, qui es-tu maintenant ?

L’homme chat regagna son siège et croisa les bras.

▬ Essaye de t’en souvenir. Ne laisse pas cette saloperie gagner.

Liam écrasa sa botte usée sur le tableau de bord, comme si l’âme d’Esquisse se trouvait sous sa semelle, et qu’il pourrait l’écraser d’une torsion de pied.

Mais à la place, une simple sonnerie (alarme ?) retentit.

▬ Couin-Couin.

OK.
Il allait réduire cette banane en miettes.


Spoiler:
Liam ne quitte pas la Banane et parle longuement à Eelis. Il ne fait pas grand-chose d’autre, à vrai dire, mais semble avoir nettement moins mal au cœur. Une fois qu’il a fini de parler, il écrase son pied sur le tableau de bord et provoque une sorte de klaxon de la part de la Banane.
Un glorieux « Couin-Couin ».
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Le coach ailé
Le coach ailé
a tracé,
le Jeu 14 Nov - 22:18
Et pourtant, Liam réagit. Pas comme le violoniste du lac qui a l'air de se foutre de tout, pas comme le chat éreinté, pas comme le mime qui se contente de soupirer à toutes tes tentatives de dialogue. Non, là, maintenant...
   Liam réagit comme un ami.

« Liam Williams. Vingt ans. Australien –ose seulement me sortir le mot Kangourou, et je t’étrangle–. Conservatoire de Sydney. Famille de bourges. Violoniste exclusivement classique, pendant trop longtemps. Objectif : devenir le meilleur. Et coincer éventuellement bien profond un archet dans la gorge de Père et Mère. Nobles hypocrites ayant gâché une partie bien trop grande de ma vie. »

Toujours à sa façon.    
Tu le regardes attentivement se présenter, la main à peine mouvante sur le rebord du véhicule. C'est presque idiot, de n'y penser que maintenant, après s'être appelé si longtemps par des surnoms, après s'être imaginé l'autre au travers d'une aventure. Sans jamais rien savoir, se retrouver ici et là par hasard, promettre et se perdre de vue, s'asseoir côte à côte dans une banane à roulettes. Et puis, se faire une poignée de main, comme si on se rencontrait aujourd'hui. C'est comme manger l'entrée après le plat principal ; rien d'impossible à digérer tant qu'il reste le dessert.

« C’est un plaisir.
- Moi de même, Mr... Williams »

Une conversation des plus banales, comme on en voit jamais dans ce monde. Tu adoptes un visage ambigu, entre la confusion et l'enthousiasme. Ça ait du bien, de pouvoir enfin mettre un mot sur la tête de quelqu'un. Un information certaine, ici, ce n'est pas que la tuile pour décorer la maison, c'est la brique qui la fait tenir debout.
Mais on pose pas des briques au ras du sol, pas plus qu'on ne construit la mémoire sans identité, et ton interlocuteur n'oublie pas de te le rappeler.

« Voilà. Ça, c’est moi. Moi, sans toute cette merde. Et toi Eelis ? Qui es-tu ? Qui es-tu vraiment, qui étais-tu avant, qui es-tu maintenant ? Essaye de t’en souvenir. Ne laisse pas cette saloperie gagner. »

   Les questions s'emmêlent et se heurtent au mur du vrai et du faux. Même les questions simples semblent être devenues d'irrésolvables énigmes. Qu'est-ce qui appartient à Eelis, qu'est-ce qui est vraiment à toi, et qu'est-ce qui n'est que pure invention ? Quelque chose à ton sujet a-t-il jamais été proche de la réalité ? La seule certitude, c'est que tu le savais en arrivant.
   Et comme un fou, tu l'as oublié, pour devenir un personnage inventé de toute pièce. Tu avais sûrement de bonnes raisons, mais, peut-on décemment renoncer à son propre passé ? Tu balaies d'un geste discret des mains toute réflexion qui ne finirait que par accroître ta confusion.

   « Trop tard. »
   Tu ne sais pas quoi dire d'autre à part la cruelle vérité. Fallait y penser avant, mon vieux. Maintenant, tout au plus peux-tu essayer de recoller les poussières pour obtenir une miette.
   Et à cela, tout ce que trouve à dire Liam, c'est…
   Nan.
   Il est peut-être légèrement différent mais.
   Nan, nan, nan.

   Tu te redresses, inspectes des yeux les pieds de Bisoux, qui sont sagement accoudés contre le tableau de bord du véhicule.
   « Rassure-moi, c'est juste la voiture ? »
   Car oui, une voiture qui fait des bruits de canards, là, tout de suite, ça serait rassurant. Enfin un peu de normalité dans ce monde trop sérieux, peut-être. Et puis, si ce n'est pas la voiture, qui d'autre..
   Nan.

   Tu regardes de plus près les boutons, les leviers, les gaufres, et commences à tâter un peu la bête ; et il faut croire que tu regardes toujours avec les mains, car il ne s'en faut guère plus d'une seconde pour que tu commences à appuyer de tous les côtés, déclenchant tantôt l'apparition d'un en-cas (si l'on peut considérer une pantoufle vintage surmontée de chantilly comme tel), tantôt une odeur de brûlé, tantôt une petite berceuse, tantôt…
   « Ça fait quoi… »
   Tu déglutis. Ça ne va pas vraiment lui plaire.
   « … quand tu ne réponds plus de rien ? »

   La banane-mobile émet un couinement strident, tandis que ses roues en forme de donuts entament une première rotation. Puis une seconde. Afin de rassurer ton camarade de route, tu laisses échapper une tirage réconfortante :
   « Tout va bien, je crois que j'ai le permis ! »

   La situation est sous contrôle. Tu n'as plus qu'à trouver le volant. Ou n'importe quelle commande qui permettrait d'influencer la destination -actuellement : le mur- de ce bolide qui commence -lentement, mais sûrement- à accélérer.

   Et parce que les héros ne partent jamais à la guerre sans crier de réplique épique.
   « Roulez jeunesse ! »

Résumé:

Eelis reste pensif, puis répond deux mots à Liam avant l'incident du Coin coin. il appuie de tous les côtés et fait accidentellement démarrer l'engin en essayant de «rassurer» Liam
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le larbin "viril"
a tracé,
le Ven 15 Nov - 18:18
Trop tard.

Merde.
Fut la première pensée, ô combien éloquente, qui traversa l’esprit de Liam à l’entente de la réponse tant attendue. Pour être honnête, il s’attendait presque à ne recevoir qu’une nouvelle blague, un énième sourire, ou une quelconque réplique à côté de la plaque, comme il savait si bien le faire. En fait, cela aurait été presque rassurant. Mais bien redoutable celui qui serait capable de lui faire admettre. Quoi qu’il en soit, tout ce que pouvait penser actuellement Liam c’était : Merde. Répété jusqu’à l’usure, avec tous les tons et nuances de la colère ou de la frustration. Que pouvait-il répondre à ça, hein ? Que pouvait-il faire face à ça, hein ? Bordel, y a encore pas si longtemps, il se foutait même de l’existence d’autrui, parce pour lui, existence il n’y avait pas.

Tout ce qui l’entourait n’était que ce monde tordu, et uniquement ce monde tordu. Sauf que ce n’était pas le cas. Ou qu’en tout cas, il était persuadé que ce n’était pas le cas d’Eelis. Enfin, presque. Mais s’il commençait à revenir là-dessus, il allait se coller une putain de migraine. Et c’était pas le moment. Parce qu’Eelis venait de parler de nouveau – ce qui, en général, n’augurait rien de bon, surtout pour le bon fonctionnement de son propre cerveau, et l’absence de puissants mal de tête.

▬ Mais bien sûr que c’est la voiture, bordel !

Hélas, vu la tête de ton copilote du jour Liam, c’est même pas la peine de protester. Ce. Cet énergumène a des doutes.
Mais, plus que pousser un cri d’exaspération aussi total qu’intérieur, l’hybride ne put que tiquer sur ses propres mots. Il avait appelé cette « chose » voiture. On n’appelle pas un fruit, voiture, nom de Dieu. Dans quelle espèce de déchéance tordue était-il tombé, exactement ?

Tout ça, c’était la faute d’Eelis.
Puéril ? Jamais. Réaliste, juste réaliste.

▬ Ça fait quoi… quand tu ne réponds plus de rien ?
▬ Une grosse bosse sur ton crâne.

Liam qui répondait au tac au tac, ou comment faire s’évanouir quelques vieilles connaissances, si jamais elles avaient été présentes.
Enfin, il ne fallait pas pousser non plus. Il n’avait fait que soupirer face aux nombreuses expérimentations du blond, et accessoirement, masser très fort ses tempes. Ce vacarme vrillait ses deux paires d’oreilles, enfin surtout la poilue, et c’était juste insupportable. Mais il avait décidé de faire des efforts. Ok, c’était surtout pour tenter un nouveau pied de nez contre Esquisse, mais quand même : Il n’avait rien dit.

Jusque-là.
Jusqu’au moment où la foutue chose commença à avancer.

Liam se crispa de tout son être, et ne daigna même pas répondre à la réplique pseuso-rassurante du conducteur autoproclamé de leur improbable duo. Roulez jeunesse fut en revanche la goutte de trop.

▬ Tu es un profond crétin.

Chouette, il commençait à se maîtriser un peu, il n’avait pas juste craché, il avait pu sortir de vrais mots, youpi-yay. Bon, par contre, autant pour le côté camaraderie et tout ça.
Liam frappa violemment le tableau de bord du poing.
Et pour la préservation du matériel aussi.

La Banane lâcha ce qui ressemblait à un extrait de fanfare puis déploya deux grands ailerons. Si les deux dessinateurs avaient pensé à se pencher, ils auraient vu les roues rentrer légèrement dans la carrosserie, pour laisser place à un espèce de coussin d’air du plus mauvais goût (mais après tout c’était une banane, pouvait-on faire pire dans le genre ?). Aussitôt que ce dernier fut déployé, l’engin jaune canari s’éleva d’environ cinquante centimètres, et commença à léviter joyeusement au-dessus des diverses choses amassées dans le Garage.

▬ Super, maintenant, on vole.

Pas la peine de dire que Liam débordait d’enthousiasme.
Ni que s’ils ne trouvaient pas rapidement le volant, manche, ou commande donuts directionnelle de la Banane, ils allaient s’écraser sur le mur le plus proche. Qui se rapprochait assez vite, d’ailleurs.

▬ Ça y est : J’ai mal à la tête.


Spoiler:
Liam, poussé par un puissant élan relationnel, répond du tac au tac à Eelis, pas forcément plus aimable qu’à l’ordinaire, ceci dit. Il laisse Eelis faire jusqu’au moment où la Banane commence à rouler, il écrase son poing sur le tableau de bord, au hasard, et fait sortir un coussin d’air en dessous du véhicule qui… flotte maintenant à un demi-mètre au-dessus du sol (et y a des ailerons aussi now). Et bien sûr, personne n’a toujours trouvé le volant de ce truc, qui se dirige droit vers un mur.
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Liam n'a pas assez de personnalité pour utiliser autre chose que [b].
(Quand il se décide à parler).
Sortir.
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Le coach ailé
Le coach ailé
a tracé,
le Sam 16 Nov - 14:14
Une grosse bosse sur ton crâne.

Ce petit jeune a de l'audace ! N'empêche que, là, tout de suite, au moment où votre véhicule de fortune commence à gigoter, à s'avancer doucement dans le garage, tu es bien content qu'il ne soit pas en possession de son violon. Nulle doute que si ça avait été le cas, il ne s'en serait pas servi pour jouer une sonate.

Mais même dépourvu d'arme, depuis que Liam a cessé de retenir ses mots, tu te demandes s'il peut retenir ses coups. Brrr. Il pourrait bien devenir aussi flippant que la voix du Volesphëra.
Après t'avoir qualifié de profond crétin -des fois, tu aimerais bien l'être réellement, et ne pas remarquer la gravité de la situation-, Liam commence à s'en prendre au véhicule lui-même.

« Tu devrais éviter, ça pourrait empi…. »

Tu n'as pas le temps de parler que la banane-mobile déploie des deux extensions. Tu. Ne. Le. Sens vraiment pas. La dernière fois que vous vous êtes retrouvés dans un engin volant, vous avez bien failli y perdre la vie, bien que celui-ci ne semble pas avoir l'intention de vous trucider avec des jeux… pour le moment. Tandis que vous vous élevez, tu te risques à regarder vers le bas.
Vous êtes dans la merde.

« Super, maintenant, on vole.
- Et ce n'est pas de ma faute, cette fois. »

Dans cette histoire, c'est la première chose qu'il faut signaler. C'est à cause de lui si la situation a empiré - toi, tu n'aurais jamais martyrisé cette pauvre créature. Une banane, c'est sensible, voyons ! Tu es un profond crétin, Bisoux.
Si seulement tu n'avais pas senti Liam sur le point d'exploser, c'est probablement ce que tu aurais sorti, mais d'après les récents évènements tu imagines qu'il n'aime pas trop qu'on lui répète ce qu'il a dit. Surtout les insultes.

Et puis, surtout parce que c'est pas le moment. Dans les minutes qui vont suivre, vous allez probablement vous encastrer dans vos murs, et tu aimerais que tes dernières paroles soient.. plus classes, quand même.
« Ça y est : J’ai mal à la tête. »

C'est bien le moment !
Tu réfléchis. Il n'y a pas 36 alternatives, pour une fois :
• Sauter en plein vol et se ramasser sur le sol, comme dans les films : si Liam retombe toujours sur ses pattes (enfin, tu espères qu'il n'a pas que les oreilles de chat) tu es déjà dans un sale état et tu espères bien conserver tes os. Non merci.
• Appuyer partout en espérant que cela entraîne un effet favorable : disons que c'est justement cette méthode qui vous a conduit à votre perte. En dernier recours.
• Briser le mur afin de continuer votre périple : le seul avantage, c'est que cela vous accordera du répit (pour peu que vous sachiez briser un mur à la force des points, car c'est tout ce que vous avez), et l'inconvénient c'est que vous n'êtes pas sauvés.. loin de là.

Par dépit, tu choisis finalement le dernier recours.
« Bonne nouvelle, on va compter sur la chance ! C'est comment que tu avais fait apparaître ces.. ailes ? »
En tout logique, cogner deux fois au même endroit devrait permettre d'annuler l'effet produit.
« Quoi que.. ce serait trop logique. Laisse tomber. »
Tel une grosse brute, tu commences à agresser cette pauvre banane volante, sans te limiter au tableau de bord. Coup de pied, coup de boule, coup de poing, tu ressembles à un fou. Vaincre le feu par le feu, et la folie par la démence ; c'est sans doute la pire des choses à faire.
« Fais pas attention, je teste juste quelques petits trucs. »
Mais si ça peut vous sauver, tu deviendras plus taré qu'Elle.

Après quelques tentatives infructueuses (disons que l'apparition d'un coussin péter -aussitôt parti se réfugier sur la tête de Liam, il est trop mignon- et la cuisson expresse d'un plat de boucles d'oreilles au ketchup n'ont pas grand intérêt) et combinaisons hasardeuses, la situation s'arrange.

« Regarde, une mitrailleuse ! »
Ou s'aggrave.

De l'avant du véhicule s'est extirpé une étrange arme à feu qui, ni une ni deux, commence à tirer des bretzels sur tout ce qui bouge, et sur le mur qui vous faisait office de destination. Votre obstacle cède.. Et le monde peut désormais admirer une banane mobile volante occupée par un vieux déguisé en canard et un homme-félin rustre en piteux état.


« Vers l'infini.. et l'au-delà. »

Résumé:

Après l'envol de la banane, Eelis se "vante" que ce n'est pas sa faute, pour une fois. Puis, parce que la collision semble éminente, commence à taper sur tout ce qui bouge en espérant que ça fasse quelque chose.. Une mitrailleuse à bretzels apparait à l'avant de la banane et commence à tirer sur le mur qui finit par se briser. Eelis finit par sortir une réplique -légèrement modifiée pour la situation- de film à la noix.

(Je te laisse décider si on va dehors carrément ou si on va dans les couloirs)
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Cuiiiii !
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le larbin "viril"
a tracé,
le Dim 24 Nov - 20:59
Eelis vient de citer un film pour gosse.
Tu ne sais pas ce qui est le plus atterrant, ça, ou que tu reconnaisses la citation ?


Suite à une très, très longue inspiration, Liam tenta de faire le point sur la situation. Ils volaient toujours. Mauvais. Le mur avait disparu. Bien. Son copilote – ou la Banane, il ne voulait pas savoir – était en train de tirer des bretzels un peu partout. Aberrant, tout simplement aberrant. Et cela avait presque tendance à faire oublier à notre ami poilu qu’Eelis avait été étrangement logique, tout à l’heure. La logique était une utopie, ici. Si seulement il n’avait pas ensuite entamé une danse guerrière absolument ridicule en voulant cogner partout, Liam aurait presque eut une petite moue appréciative. Presque.

Mais là, non, définitivement, ça n’allait pas. Il était temps de reprendre ce bordel en main.

Sans compter l’espèce de coussin péteur qu’il avait réduit en miettes avec ses griffes (enfin un machin utile dans ces nouveaux appendices ridicules), et les autres trucs, Eelis s’était montré plutôt utile. Enfin… c’était quelque peu discutable, mais Liam décida de lui accorder au moins ce point-là : le terrain était dégagé. Et comme une action utile par jour était déjà comme un petit miracle en soit, c’était maintenant à son tour d’entrer en piste.
Liam, cherchant tout de même une certaine logique, appuya rapidement sur quelques boutons. Rien. Étrangement. Il glissa alors un bout de griffe sous un panneau et trifouilla. Releva les yeux. Pas bon. Après le trou, y avait un autre mur, juste un peu plus loin, foutrement rose, foutrement reconnaissable. Le dessinateur accéléra le mouvement, réussit à décoller le panneau et tomba… sur une manette en chocolat. Comme celles qu’ont les gosses sur leurs consoles de jeux.

▬ Si ça me fond dans les doigts, je réduis ce truc en miettes.

Et l’ex-aristocrate attrapa la manette de jeu.
Alors qu’il n’avait jamais touché une console de sa vie.

S’en suivit une série de loopings tout à fait indigestes, un presque encastrement dans l’un des murs du garage, et plusieurs autres acrobaties plus ou moins saccadées.

Puis, enfin, tant bien que mal, la Banane prit de la vitesse et passa à travers le trou, droit vers l’air libre.


Spoiler:
Liam teste différents boutons, puis déloge un panneau avec sa griffe, il trouve alors une manette de jeu (genre XBOX) en chocolat, et réussit enfin à diriger la Banane. Suite à moult cascades épiques, Eelis et Liam sortent enfin du garage, laissant juste un gros trou derrière eux et quelques bretzels.
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Liam n'a pas assez de personnalité pour utiliser autre chose que [b].
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La Grande
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a tracé,
le Sam 7 Déc - 22:36

Un chat multicolore et maléfique s'avance dans la pièce et commence à mettre la pagaille. Il faudrait l'arrêter avant qu'il réalise ses méfaits..
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le Sam 7 Déc - 22:41
J'arrive dans le garage, en faisant du rodéo sur le chat. Il faudrait que j'arrive à le défoncer, mais ce n'est pas vraiment évidant vu à qu'il bouge dans tous les sens...
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le Sam 7 Déc - 22:46
Castor remarqua en entrant dans ce qui semblait être un garage (mais rien n'était moins sûr) que le chat portait quelqu'un sur son dos. Ça devait être trop marrant de chevaucher un chat. C'est les chevaux qu'on chevauche, normalement, alors chevaucher un chat, ça devait être une expérience unique et surtout enrichissante !
Il courut en direction du félin multicolore et son cavalier en sautillant gaiement.
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La Grande
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le Sam 7 Déc - 22:48
Voyant la potentielle menace que peut représenter cet homme -Le Chat ne se soucie guère de ce trouble-fête qui le chevauche-, le chat commence à cracher du ketchup afin de boucher la vue de son ennemi.
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le Sam 7 Déc - 22:50
Quelqu'un entre dans la pièce et sautille gaiement vers le chat comme si de rien n'était.

"Il faut tuer le chat, sinon il va tout casser et je vais devoir tout nettoyer ! Et vu que tu es aussi responsable, tu seras de corvée avec moiiiii...."

Les menaces de ménage, ça marche à tous les coups... J'attrape une banane qui était sur un toit par hasard et je l'écrase sur la tête du chat, voyant une genre de purée argentée sortir de la banane et une fumée en sortir. J'enlève rapidement ma main et la frotte contre la fourrure du chat, histoire de ne rien risquer...
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le Sam 7 Déc - 22:53
« Il faut tuer le chat, sinon il va tout casser et je vais devoir tout nettoyer ! Et vu que tu es aussi responsable, tu seras de corvée avec moiiiii.... »

Castor couina de joie.

« TROP BIEN ! Et on versera de l'eau partout, en on courra en passant le balai, et on fera des mélanges avec les produits de ménage, et ... »

Et il continua ainsi, tellement joyeux qu'il semblait émettre un nuage de petites fleurs et d'étincelles.
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le Sam 7 Déc - 22:55
Malgré le chat qui remuait dans tous les sens, les paroles du jeune homme me firent soupirer.

"Ouais ! Mais si on tu le chat, tu devras quand même nettoyer derrière et tout, on sait jamais quelle substance étrange pas se dégager de son corps..."

Espérons que ça le motive...
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le Sam 7 Déc - 22:57
« Ouais ! Mais si on tu le chat, tu devras quand même nettoyer derrière et tout, on sait jamais quelle substance étrange pas se dégager de son corps... »

« Ah mais c'est génial ! On pourra faire des expériences bizarres et dangereuses avec ! »

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La Grande
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le Sam 7 Déc - 22:59
Sans se soucier de vous, Le Chat continue à casser les véhicules et à piétiner tout ce qu'il trouve. Finalement, ce ne sont que de stupides humains.
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le Sam 7 Déc - 23:04
Castor commençait à peiner à suivre le chat, il allait quand même fichtrement vite, et le sport, c'était pas trop son truc, à lui. Il se saisit alors du premier objet qui lui tomba sous la main, en l'occurrence une chaise en bois de mauvaise qualité- et la lança dans la tête du chat ... qui n'esquiva pas, malheureusement pour lui. Il tomba comme une masse au sol, la chaise encastrée dans la tête*, en bullant du ketchup. Castor avait vaincu le monstre ! Il sautilla, heureux comme un preux chevalier qui vient d'occire un dragon (mais en moins classe).

*HRP : c'est gore ... OO'
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La Grande
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le Sam 7 Déc - 23:06
Le Chat tente péniblement de se relever et crache une dernière rasade de ketchup -brûlant de désespoir- sur Castor, avant d'expirer. Tout en espérant que ses collègues s'en seront mieux sortis que lui.
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le Sam 7 Déc - 23:07
Alors que la chaise lancée par Castor percute le chat, un de ses pieds fonce à toute vitesse vers ma tète. Je l'esquive de juste, pas sans que mon coeur rate un battement et atterrit dans une marre de ketchup laissée par le chat.

"Mais de quoi était donc constitué ce chat ? BEUUURK"
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le Sam 7 Déc - 23:14
Castor reçut un liquide chaud et épais, et puant aussi, dans la figure. Il grommela quelque chose comme "Mille milliards de bananes jaunes puantes et vicieuses !" et saisit un bout de tissu qui traînait pour s'essuyer le visage prestement. Berk berk berk ! Il se rendit compte juste après que c'était la manche de l'autre personne et il la lâcha.

« Pardon, je vous rend votre mouchoir» lâcha-t-il, sans prêter attention au fait que c'était une MANCHE, pas un mouchoir, puis se releva, de nouveau joyeux.
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le Sam 7 Déc - 23:16
"Petit enfant mal elevé ! Il va falloir que je revois ton éducation !"

C'est donc en le tirant par l'oreille que je l’amène sur le toit alors que nous sommes tous les deux recouverts de ketchup.
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le Sam 7 Déc - 23:20
« Petit enfant mal elevé ! Il va falloir que je revois ton éducation ! »

Et sur ces paroles, il attrapa Castor par l'oreille et le tira à sa suite. Ce dernier glouglouta de désespoir et d'incompréhension, la bouche encore pleine de ketchup. Il s'était excusé, non ? Alors où était le problème ?

=> Toits
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