Retrouvailles sur le même ciel (pv: Mo)

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le Mar 25 Juin - 17:00

Le Martyr

 



Qu’est-ce qui avait bien pu lui prendre ? Mais quelle idée était passée par son crâne de gamine ?!
Apercevant un bateau volant dans le ciel rose, sa première idée fut… D’utiliser ses ailes pour le rejoindre bien-sûr ! Après-tout, ayant été expulsé de l’escalier, seul, il ne lui restait plus qu’à continuer la quête de son corps perdu.
Bon, ça sentait le piège à plein nez pour sûr, mais là où il y a des pièges, il y a des trésors ! Et quel plus beau trésor que de retrouver son corps ? Il fonça donc en direction de ce bâtiment louche, même s’il reconnaissait que ces ailes céphaliques lui manqueraient. Mais sa bouille de fillette jamais ! On le prendrait enfin au sérieux, et il pourrait dire : voyez, voyez comme vous avez eu tort de vous moquer de moi ! Puis il leur flanquerait une bonne rouste…
Enfin, pour l’instant, il se faisait un peu des films… C’est vrai quoi, il faudrait affronter de nombreuses épreuves avant d’arriver au but ! L’endroit où il se rendait lui tendrait certainement moult traquenards. Prudence donc, en plus, son second SamSock n’était plus là.
Une fois arrivé, premier élément louche : le pont était vide de toute âme. Pas un seul soldat en armure pour l’accueillir, aucun troupeau de bêtes féroces décidées à l’empêcher d’accéder à la salle des coffres. Rien.
Ainsi, se disait-il, le premier piège consistait en une absence de piège, pour l’inciter à faire demi-tour ! Rusée cette Esquisse… Malheureusement pour elle, elle était tombée face à un soldat, un vrai. Pas une de ces lavettes sans cervelle qu’on envoyait en première ligne, histoire de ne pas gaspiller de bons effectifs.
« Ah oui, tu veux jouer à ça ? Parfait ! Eh bien je vais profiter que tu ne m’aies pas tendu de piège pour fouill… »
Le pauvre n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’une trappe s’ouvrit sous ses pieds. Glissant dans un réseau de tuyaux ; à droite, à gauche, en tous sens, des exigües aux plus larges en passant par la taille intermédiaire. Ce petit manège qui lui sembla durer des heures ne lui prit en vérité qu’une minute. Il termina sa course, expulsé la tête en bas sur le siège rouge d’une salle de cinéma.
C’est en ce lieu, lui aussi vide de toute vie, que commença sa torture.
Pour commencer, un film romantique. Oh, il essaya bien de s’enfuir, mais la porte était barrée, et il ne possédait pas la force nécessaire pour l’enfoncer. Arrivé à la scène du baiser, ses nerfs lâchèrent, et il éclata en sanglots.
On aurait pu s’attendre à ce qu’une fois le film fini, il soit relâché, mais non ! Passa ensuite l’intégrale de Dora l’exploratrice. Friedrich eut presque une lueur d’espoir en entendant le mot « exploratrice », mais il fut vite déçu par le manque de violence, et les moments dits « d’interaction » entre Dora et ses auditeurs.
Arrivé au film Barbie, il ne tînt plus.
« À l’aide ! Je vous en supplie ! Laissez-moi sortir ! C’est abominable ! »

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le Mar 25 Juin - 21:48
au feu !
Lassitude. Exubérance. Gêne.

Tu n'avais pas choisi de rester ici, piégée au fin-fond de cette flotte aérienne – à l'intérieur de laquelle venir n'était pas prévu non plus. Les écrans abîmaient tes yeux flasques. Les faisaient fondre, dégouliner lentement le long de ton corps gélifié. Et ça piquait, en plus ! Bref, tu avais donc tout fait pour te dépêtrer de cette galère dans laquelle tu t'étais fourrée – sans le vouloir, précisons. Cerise sur le gâteau, il avait fallu que tu tombes sur cette petite niaise qui semblait carrément se prendre au jeu. Ce n'était pas parce qu'un cinéma était gratuit qu'il fallait forcément en profiter, voyons ! Nous étions dans l'Esquisse, tout de même. Ici, seule Elle régissait les lois. Et si le cinéma était gratuit, ce n'était pas du fait d'un élan de gentillesse.

Dédale. C'était le mot. À côté, le labyrinthe, le vrai, ressemblait du tout au tout à une ligne droite et sans détours. Trouvant une trappe en forme de cœur, il avait fallu qu'à peine une seconde tu espères te retrouver dans la cale du bateau que tu tombais directement dans une autre salle de projection ! En plus, elle diffusait Barbie, quel honte ! Quel ridicule ! Tu te retins de ne pas éclater d'un rire narquois. Décidément, Elle était vraiment douée pour embêter le peuple.

D'une seule oreille, tu entendis une sorte de râle – une supplication, peut-être.

Il commençait à faire froid. En prenant garde à ne pas être aperçue par le bas-peuple qui peuplait la salle, tu amassas quelques centaines de dollars qui traînaient par là – les gens n'avaient vraiment aucune notion du précieux ! - et les entassas derrière la toile sur laquelle Barbie et Ken étaient projetés. On voyait nettement ta silhouette de gelée se découper en ombre chinoise de l'autre côté. Par aventure, dans ta poche se trouvait un paquet d'allumettes. Tu en sortis une, la grattas et mis le feu à l'énorme tas d'argent. Tant pis pour le gâchis, tant que ça réchauffait !

Seulement, tu n'avais pas prévu les quelques effets secondaires. En effet, cet endroit semblait riche en dioxyde de carbone, car la toile, comme attirée par les flammes, s'embrasa d'un seul coup. C'est ainsi que Barbie et Ken, dans un langoureux baiser, subirent leur crémation. Ils périrent en ne laissait derrière eux que des cendres. Malheureux ! Mais bon, comme on disait, le malheur des uns faisait le bonheur des autres. C'est alors qu'une voix te parvint en écho.

    « À l’aide ! Je vous en supplie ! Laissez-moi sortir ! C’est abominable ! »

Quoi ? Cette fillette – car il s'agissait sûrement d'une fillette, au vu de son timbre – n'avait quand même pas peur d'un stupide incendie ! Il suffisait d'un peu d'eau et tout s'éteindrait. Et cela tombait bien, tu étais sur un bat… Mince, c'est vrai qu'il volait, celui-là. Aller chercher de la flotte pouvait désormais s'avérer plus compliqué que prévu. Quoique, il y avait aussi la mer flambesque, mais comme son nom l'indiquait, elle contenait du flan et non de l'eau ! Très astucieux de Sa part, vraiment, très astucieux. Oh, c'est vrai que tu pouvais toujours compter sur le lac, mais tu y avais fait tellement d'allers-retours que l'endroit te paraissait à présent dénué du moindre intérêt.

Peu importe. Les incendies réchauffaient, c'était l'essentiel.

Tu passas à travers le trou béant qui s'était formé dans la toile calcinée, darda ton regard de droite à gauche pour voir si quelque passant couard n'aurait pas eu l'intention de s'enfuir, et reporta ton attention sur les fauteuils occupés. La plupart supportaient courageusement le poids d'un paquet de pop-corns, mais l'un deux, plus téméraire encore, trouvait en lui le courage de porter une jeune fille. Tu voyais mal quelque céréale parler d'une voix si aiguë et féminine, aussi en déduisis-tu que les précédentes paroles provenaient de cette demoiselle. N'était-elle donc pas encore morte ? Tu lui adressas un sourire carnassier.

    « Eh, poupée ! fis-tu sans évidemment aucune référence à Barbie. Ça te dirait un combat à mort ? Je n'ai sur moi qu'un pauvre cimeterre, si tu veux savoir. D'ailleurs, je te déconseille de refuser, puisqu'avec cet incendie nous allons finir par tomber comme des mouches, quoi qu'il arrive. »

Ironique.

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le Mer 26 Juin - 1:41

Le Martyr





Du feu. Le feu salvateur ! L’esprit même d’Arès, venu te délivrer de tes innombrables souffrances !
Trêve de plaisanteries, pas de dieux dans ce monde de fous, juste des incendiaires. Qui pouvait bien être le sauveur de Friedrich ? En tout cas, il ne manquerait pas de le remercier chaudement. Après tout, un peu plus de ce film et il aurait pété un plomb. Ce qui était sûrement arrivé d’ailleurs, car il n’avait pas encore remarqué le feu avant de hurler de souffrance. On allait croire qu’il n’appréciait pas ce spectacle nouveau à sa juste valeur !
Ce qui se produit d’ailleurs, car une voix sortie de nulle part se fit entendre. Rauque, nimbée de mystère, avec une légère pincée de provocation.
« Eh, poupée ! Ça te dirait un combat à mort ? Je n'ai sur moi qu'un pauvre cimeterre, si tu veux savoir. D'ailleurs, je te déconseille de refuser, puisqu'avec cet incendie nous allons finir par tomber comme des mouches, quoi qu'il arrive. »
Alors ça c’était la meilleure, on avait osé le traiter DE POUPEE ?!! Jamais encore quelqu’un ne s’était permis ce genre de familiarité insultante ! Personne, et ce n’était pas maintenant que cela allait commencer ! Salvateur ou non, il allait lui rabattre son clapet !
« Ah oui, moi, une poupée ?! Ecoute mec, je ne sais pas ce qui t’a pris de mettre le feu à cette salle, mais je m’en moque, cela m’a sauvé de pas mal de souffrances. Mais JAMAIS PLUS on ne me jettera ma condition féminine dans la figure comme tu viens de le faire ! Tu as une dernière chance de t’excuser avant que je ne te flanque une raclée ! »
L’ex soldat se retourna pour regarder son adversaire droit dans les yeux. Quelle ne fut sa surprise quand il eut devant lui une jeune femme gelée. C’est là qu’il comprit.
« Ah oui j’y suis ! Toi aussi tu es un des pièges de ce lieu c’est ça ? Tu espères que je vais de faire confiance parce que tu m’as sauvé, et vais tenter de faire ami-ami avec toi ? Tu te fourres le doigt dans l’œil. Je n’ai pas de temps à perdre avec une tricheuse immortelle comme toi. Enfin… Si tu ne crains pas les flammes. Mais merci, grâce à cet incendie la voie est libre, alors byebye ! »
Il ne faut jamais tourner le dos à son adversaire, alors il fit marche-arrière, en position de garde, traversant précautionneusement (du moins le plus possible quand tout crame autour de vous) les rangées de sièges. Puis il sortit en lançant :
« Surtout, chérie, si tu sors n’oublies pas de refermer derrière-toi, la salle devrait être capable de retenir le brasier. »
Une fois hors de sa vue, il trouva un conduit d’aération, et s’y engouffra.
On ne sait jamais, des fois que le sbire de l’esprit tordu gouvernant ce vaisseau le mène à la salle du trésor.

@Codage par la merveilleuse Annabelle Roziers ♥
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le Mer 26 Juin - 14:44
•○•
    « Ah oui, moi, une poupée ?! Écoute mec, je ne sais pas ce qui t’a pris de mettre le feu à cette salle, mais je m’en moque, cela m’a sauvé de pas mal de souffrances. Mais JAMAIS PLUS on ne me jettera ma condition féminine dans la figure comme tu viens de le faire ! Tu as une dernière chance de t’excuser avant que je ne te flanque une raclée ! »

Honnêtement, tu doutais que cette frêle jeune fille puisse faire quoi que ce soit contre toi, une gelée perfide et vicieuse comme on n'en avait jamais vue. Mais tu ne le lui fis pas remarquer, t'attardant sur le complexe qu'elle développait à l'égard de son sexe. Franchement, qu'y avait-il de mal à être une fille ? De toute façon, c'était le cas, alors elle serait bien en peine de le contredire. Haussant les sourcils en signe d'incompréhension, ton visage affichait une moue contrariée.

    « Il faisait froid, répondis-tu simplement, et je te ferais remarquer que tu viens de me traiter de « mec ». Peuh ! Quel vocabulaire familier. »

Lorsque tu croisas son regard, une étrange lueur luisait dans son regard azur. C'était comme une impression de déjà vu – que tu chassas en secouant vivement la tête. Assurément, tu ne connaissais pas cette personne, ne l'avais jamais vue, aperçue, entraperçue, et encore moins connue. Tu en étais là de tes réflexion lorsque, colérique, elle reprit la parole :

    « Ah oui j’y suis ! Toi aussi tu es un des pièges de ce lieu c’est ça ? Tu espères que je vais de faire confiance parce que tu m’as sauvé, et vais tenter de faire ami-ami avec toi ? Tu te fourres le doigt dans l’œil. Je n’ai pas de temps à perdre avec une tricheuse immortelle comme toi. Enfin… Si tu ne crains pas les flammes. Mais merci, grâce à cet incendie la voie est libre, alors byebye ! »

Tu la regardas sans comprendre. Un des pièges de ce lieu ? N'importe quoi, s'il y avait bien une victime ici, c'était toi ! Tu aurais bien voulu sortir d'ici pour avertir la Déesse Fifiture de sa nouvelle possession, mais Elle semblait te retenir ici contre ton gré. Humpf ! Et cette ingrate osait te traiter de vulgaire piège ? Jamais une gelée ne se laisserait reléguer au rang de simple pion ! Quel outrage, vraiment !

    « Surtout, chérie, si tu sors n’oublies pas de refermer derrière-toi, la salle devrait être capable de retenir le brasier. »

Alors là, c'était la cerise sur le gâteau. Elle te considérait comme une moins que rien, te traitait comme l'un de Ses esclaves, et prenait la peine de te donner des ordres. Si elle avait été un homme, nul doute que tu l'aurais trouvée macho à l'extrême. « Chérie. » Peuh ! Elle n'allait pas t'échapper ainsi ! Ni une ni deux, tu la poursuis dans le conduit d'aération emprunté précédemment. Ta condition de gelée – lisse et gélatineuse – te permettait de glisser bien plus facilement qu'un simple humain.

Sauf que voilà, la « simple humaine » en question se trouvait devant toi dans ce tunnel alambiqué, si bien qu'arrivée à sa hauteur, tu te ratatinas contre elle, en perdant sûrement un ou deux doigts au passage. Cela dura facilement plusieurs minutes, car ton corps était tout ankylosé lorsque tu atterris durement – mais avec quelqu'un pour amortir ta chute, heureusement – sur le sol des cales.

Des cales.

DES CALES ?! Ces mêmes cales que tu recherchais depuis si longtemps ? Génial ! Avec un peu de chance s'y trouverait assez de victuailles pour nourrir toutes les gelées qui peuplaient l'Esquisse. Tu te relevas lentement, en marchant sur la fille aux cheveux bleus pour y voir plus large. Malheureusement, tout était empaqueté dans d'épais sacs FNAC, Carrefour, Claire's et bien d'autres. En tout cas, l'ancien propriétaire des lieux – car l'actuel, c'était toi – devait vraiment être fan du shopping. Tu descendis de ton piédestal.

    « Bon, et si on explorait ? Cela ne m'enchante pas plus que ça de le faire avec toi, ma jolie, mais on est un peu les seules, et coincées ici. Je n'ai pas vraiment de nom, mais si tu tiens vraiment à me nommer, utilise Mo. »
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le Mer 26 Juin - 15:34

Le Martyr





Rah, cette sale gelée l’avait suivi, et elle était collante en plus !
Qu’il était désagréable d’avoir une masse gélatineuse agglutinée contre vous dans un conduit étroit en froid comme la glace. Finalement, ce qu’il voulait être un bon coin pour l’espionnage s’était retourné contre lui. Sa tentative de stratégie se soldait par un échec. Les scientifiques avaient tort, le cerveau est un muscle, et ce corps frêle en manquait visiblement.
Tentant d’accélérer pour fuir au plus vite, il trébucha, et tomba dans un conduit vertical qui eut un effet toboggan jusqu’à une calle. Très désordonnée, c’était désagréable. Et si son corps était emballé dans un sac La FNAC, ou bien au contraire enfermé dans l’un des containers ? Ça allait prendre une éternité pour fouiller le tout, et encore ! De plus ce genre d’activités manquait cruellement d’action à son goût.
La gelée non plus n’avait pas l’air satisfaite, et affichait une moue réprobatrice. L’avait-il finalement devancée ? Il y aurait peut-être un combat finalement, et à la fin, elle lui donnerait sûrement son dû, comme dans les vrais films d’aventure !
« Bon, et si on explorait ? Cela ne m'enchante pas plus que ça de le faire avec toi, ma jolie, mais on est un peu les seules, et coincées ici. »
L’esprit de Friedrich commençait à dérailler, n’y comprenant plus grand-chose. Durant les quelques secondes suivant cette phrase, tourna en boucle dans sa tête un « Wh…Wh…Wha… WHAT ?! » significateur de son désarçonnement. Pourquoi est-ce que le boss de fin de niveau voulait son aide ? Se serait-il trompé ? Non, c’était impossible, elle aussi était un des habitants piégés dans l’Esquisse ?
« Je n'ai pas vraiment de nom, mais si tu tiens vraiment à me nommer, utilise Mo. »
Quelque-chose fit « TILT » là-haut. Mo ? LA Mo ?! Cette gentille petite fille avec qui il avait vécu tant d’aventures ? Et qui l’avait lâchement laissé tomber soit dit-en-passant… Non, ce ne pouvait être qu’un piège. À moins que la mort ne l’ait réellement transformée en cette… Chose. Et sa nouvelle vulgarité, sûrement le résultat de la fréquentation des bars…
Tout en Friedrich lui criait de se jeter dans les bras de son ancienne amie, et de fêter dignement leurs retrouvailles, mais son égo ne pouvait pas le laisser faire. Son ignorance serait sa punition pour son mauvais comportement de la fin.
« Pff, ça ne plaît pas, chérie, mais autant se faire une raison, on aura plus vite fouillé tout ce bazar à deux. On ne m’appelle pas, et je me contrefiche de ton prénom. Alliance d’accord, mais juste parce qu’il sera impossible de tout fouiller seul. Viens, suis-moi. »
Cet endroit était un nouveau piège, pour leur faire perdre du temps. Il fallait viser plus loin, il en était persuadé. Oui, il avait un plan.
« On va faire un petit coucou au capitaine du rafiot, peut-être pourra-t-il nous dire où se trouve ce que l’on cherche… Tu seras un parfait moyen de pression. Et s’il n’est pas là… Il doit bien y avoir un plan du vaisseau dans sa cabine. »
Ils s’engagèrent donc dans l’escalier menant hors de la calle.
Le pont extérieur était vide, comme à son arrivée. Mais il était sûrement truffé de trappes comme celle qui avait eue raison de lui. Il faudrait ruser pour ne pas se faire avoir une seconde fois. L’ex soldat saisit la main de Mo, et mit en route ses ailes céphaliques. En deux temps trois mouvements, ils étaient face aux quartiers du capitaine.
« Je t’en pie, les dames d’abord. »

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le Mer 26 Juin - 15:54


Vous n'aviez pas besoin d'entrer. Vous n'aviez pas besoin de faire un seul pas de plus. Elle avait entendu le bruit de vos pas, elle vous avait regardé, bien tapie dans votre angle mort, et avait sagement attendu le moment opportun. Malheureusement pour vous.... le moment en question était déjà arrivé.

Sous vos pieds, le sol se fit liquide, et il ne fallut pas moins d'une minuscule seconde ; pas un pas, pas un son, et vous étiez déjà au fin fond du bateau volant, dans ses recoins les plus profonds. Ici, vous ne regarderiez pas simplement le film...

Vous étiez le film.
Tout autour de vous, un décor fait de noir et de blanc, des arbres, une forêt, un château digne d'une pastorale, caché dans le lointain. Tout autour de vous, des carottes gigantesques se promenaient, sans se soucier de votre arrivée. Tout autour de vous, un renard en bermuda approchait, et vous pouviez apercevoir une missive entre ses pattes.
La suite dépendait de vous.




Parce que j'aime m'incruster dans les RPs qui avancent bien ♥
Petites précisions :

    • Bien sûr, l'immersion est totale, il est impossible de voir les murs ou une quelconque sortie, il va visiblement falloir attendre que la projection se termine...
    • Pour l'instant les personnages ne vous voient pas, mais ça sera le cas dès que vous serez intervenus !
    • Puisque vous pouvez influencer l'histoire, vous n'êtes pas obligés de la faire terminer bien ♥
    • Quand la "projection" sera terminée je vous le signalerai, krkr, mais sinon je vous laisse inventer ce que vous voulez (ce qu'il y a dans la lettre, ce qu'il va se passer ensuite, etc)

Amusez-vous bien ♥
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le Mer 26 Juin - 18:20
banana quest
    « Pff, ça ne plaît pas, chérie, mais autant se faire une raison, on aura plus vite fouillé tout ce bazar à deux. On ne m’appelle pas, et je me contrefiche de ton prénom. Alliance d’accord, mais juste parce qu’il sera impossible de tout fouiller seul. Viens, suis-moi. »

Elle te tournait le dos. Cette pimbêche anonyme ne savait-elle pas que montrer son derrière à une gelée était la dernière chose à faire si la gelée en question n'était pas de notre côté ? Tu aurais pu lui enfoncer ton arme entre les omoplates qu'elle n'aurait rien vu venir. Le sourire au coin des lèvres, tu décidas de tirer profit de la situation : au fond, explorer ce bateau seule ne t'enchantait guère.

    « Ahahah ! Comme si j'allais te suivre ! Non, tu vas passer bien sagement devant pour que je puisse garder un œil sur toi. Contrairement à moi, tu n'es pas armée – l'état de mon cimeterre laisse à désirer, mais c'est mieux que rien – alors je te déconseille vivement de tenter quelque chose. »

Abandonnant derrière toi la cale aux sacs, tu pris le temps d'attraper un sachet en plastique, au cas où tu aurais un jour à étouffer/asphyxier/attacher cette fille. Mieux vaut prévenir que guérir, comme on dit. Après un enchevêtrement de couloirs, tu arrivas bien vite devant une grande porte, bien plus prestigieuse que les simples trappes croisées jusqu'ici.

    « On va faire un petit coucou au capitaine du rafiot, peut-être pourra-t-il nous dire où se trouve ce que l’on cherche… Tu seras un parfait moyen de pression. Et s’il n’est pas là… Il doit bien y avoir un plan du vaisseau dans sa cabine. Je t'en prie, les dames d'abord. »

Puisqu'elle-même en était-une, autant qu'elle y aille la première.
Aux dernières nouvelles, les gelées – malgré parfois quelque avantageuse corpulence – étaient assexuées.

    « Soit, alors qu'est-ce que tu attends ? » fis-tu en lui donnant une bonne claque dans le dos.

Soudain, tu sentis le sol se dérober sous tes pieds, et ton corps tomber, tomber, tomber… Après une longue – voire interminable – chute, tu atterris brutalement sur un sol dur comme du bois, qui pourtant s'apparentait étrangement à de la terre sèche. Prenant appuis sur tes mains, tu relevas la tête avec douleur : tout autour de toi, des citoyens déguisés en carottes grises – les costumes étaient vraiment bien réussis ! À moins que… – se promenaient, chapeau sur la tête et panier d'osier au bras.

Un peu plus loin, un renard tout aussi gris s'enfuyait sur un sol gris en transportant un rouleau de parchemin également g… Mais pourquoi diable est-ce que tout était gris ? Était-ce un trouble de la vision ? De la fatigue ? Un rêve ? Non, même toi, tu n'avais pas assez d'imagination pour configurer toi-même Ses créatures, alors delà à inventer cela ! Toutefois, ce rouleau t'intriguait.

Aussi discrètement que possible, tu t'approchas d'un bébé carotte et l'enlevas sans bruit, le faisant taire en lui fourrant le sac en plastique dans la bouche. Tu lui arrachas les feuilles et le laissa partir plus loin, en pleurs. C'était maintenant au tour du renard des neiges – parce qu'un renard gris, c'était forcément un renard des neiges ! Une fois assez proche de lui, tu plongeas dessus en le forçant à avaler les feuilles vertes. Un peu de végétaux ne ferait pas mal à ce vilain carnivore : ça lui apprendrait à manger des gelées !

Attrapant la missive dont il était porteur, tu la déroulas avec précaution et parcourus des yeux l'écriture gothique qui y était inscrite :

    Nous soussignés … et … nous engageons à aider Son Éminence monseigneur Zeus – relégué au rang de duc, car la seule déesse adulée et adorée de tous n'est autre que la Voix d'Esquisse – à chasser de son seigneurial domaine toutes les perfides carottes venues l'envahir depuis très exactement maintenant, en passant par des galeries souterraines creusées par des taupes géantes. Ceci fait, nous promettons de rendre leurs fiefs à toutes les Bananes Fuchsia – véritables citoyennes de ce vénérable lieu – s'étant réfugiées… euh… ah, il semble que nous ne disposons pas de très bons informateurs ! Bien entendu, les Bananes Fuchsia sont les seules à pouvoir redonner de la couleur à ces vastes terres, qui ont subi l'influence néfaste des vilaines carottes…

Tu te disais bien que ces légumes avaient quelque chose de louche. Ni une ni deux, tu appliques ta signature au bas de la feuille : de toute manière, rien ne valait une banane fuchsia ! S'il le fallait, tu étais même prête à te déguiser en l'une d'elles – comme au bon vieux temps – pour les convaincre de regagner leurs fiefs. Quoi qu'il advienne, tu avais plusieurs cordes à ton arc : après avoir gagné leur confiance, tu les tuerais toutes une par une pour agrandir le minime – pour l'instant – empire des gelées.

    « Tu veux te rendre utile ? Décide toi à me donner ton nom ! » lanças-tu à l'anonyme.
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le Mer 26 Juin - 19:16

Le Martyr





Tout était en noir et blanc, c’était assez déconcertant…
Et puis comment étaient-ils passés de la cabine du bateau à cet endroit totalement louche, pas du tout raccord avec le lieu précédent ? Décidément ça sentait bien la récompense à la clé !
Par-contre… C’était quoi son problème à l’entité diabolique d’ici ? Pourquoi avoir choisi des trucs tout  mignons et écœurants pour le torturer encore une fois ?! Ce fut presque un soulagement quand Mo s’amusa à tourmenter la carotte, même si la voir devenue aussi sadique était très inquiétant pour la suite. La mort rendait-elle donc les gens aussi mauvais ?
Le pauvre renard en tremblait presque quand il la vit approcher, mais sa folie meurtrière se calma quand elle vit la missive entre ses pattes. Une histoire bizarre de carottes, de bananes fuchsia, et de fief volé… Friedrich préférait de loin les carottes, elles au moins n’avaient pas une couleur féminine et provocante !
« Tu veux te rendre utile ? Décide-toi à me donner ton nom ! »
Mais c’est qu’elle allait accepter en plus ! Non, c’était inadmissible !
« Ne crois pas que je vais te laisser rétablir les bananes fuchsia au pouvoir ma belle, cette couleur est vraiment trop affreuse ! Et puis ce n’est pas bien de s’immiscer dans les affaires politiques d’un pays dont on ne sait absolument rien. Tu n’es vraiment qu’une sale pimbêche qui ne pense qu’à elle. Tu crois que je n’ai pas lu dans ton petit jeu ? Tu veux simplement une guerre pour plus de morts, donc de gelées. C’est mal, je ne te connaissais pas comme ça Mo. »
Sur-ce, il lui tourna les talons.
« Mais si tu y tiens, mon petit nom c’est Friedrich. »
Si elle essayait de l’attaquer par derrière, elle aurait une surprise… Car Friedrich ne partait jamais sans un gilet anti balles sus ses vêtements. Il se dirigea vers les carottes, et en apprit plus sur leur histoire. Paraissait-il que le duc Zeus, propriétaire du domaine, s’amusait régulièrement à changer l’attribution des fiefs entre les deux peuples, histoire d’avoir le droit à de belles scènes de batailles sanglantes. Bref, le genre de chef que l’ex soldat détestait par-dessus tout.
« Bien, les carottes, je ne suis pas du genre à me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais ne serait-il pas temps de discuter avec les bananes fuchsia, pour régler ce problème de territoire une bonne fois pour toutes ? »
Le peuple des carottes  alla donc parlementer avec celui des bananes, et ils parvinrent à un accord tout-à-fait équitable. Friedrich, dans sa sagesse militaire, n’avait fait de cadeaux à aucun parti.
« Maintenant les amies, allons nous occuper de ce cher Zeus ! »
Ce fut à la tête d’une armée qu’il marcha sur le château du duc, son bâton de combat à la main. Un sentiment de fierté le portait, d'être à sa place, et qu'aucun des deux peuples n'ait posé de problèmes quant à son sexe (les deux étant asexués).
Un détail le tracassait néanmoins… Que pouvait bien traficoter Mo ?

@Codage par la merveilleuse Annabelle Roziers ♥
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le Jeu 27 Juin - 11:54
La jeune fille était vraiment irascible ! Aussi déclara-t-elle d'un air colérique avant de tourner les talons :

    « Ne crois pas que je vais te laisser rétablir les bananes fuchsia au pouvoir ma belle, cette couleur est vraiment trop affreuse ! Et puis ce n’est pas bien de s’immiscer dans les affaires politiques d’un pays dont on ne sait absolument rien. Tu n’es vraiment qu’une sale pimbêche qui ne pense qu’à Elle. Tu crois que je n’ai pas lu dans ton petit jeu ? Tu veux simplement une guerre pour plus de morts, donc de gelées. C’est mal, je ne te connaissais pas comme ça Mo. Mais si tu y tiens, mon petit nom c'est Friedrich. »

Cette révélation, tu la reçues comme un coup de massue – une massue de plomb, une massue pleine, impartiale. Tu haletais, les yeux exorbités tandis que tu te laissais faiblement choir au sol. Friedrich. Non, ça ne pouvait être… Friedrich. Impossible ! Friedrich n'avait pas ce visage, pas ces cheveux pas ce corps.

Pourtant, avant non plus. Avant non plus, ce n'était pas lui, pas sa véritable apparence, seulement un subterfuge de Sa part pour tourmenter les dessinateurs. D'ailleurs, cela te concernait aussi : si tu n'étais pas morte, jamais tu ne te serais retrouvée coincée dans cette enveloppe charnelle toute collante et gélatineuse. Friedrich… il pouvait donc avoir, lui aussi, été métamorphosé.

    « Friedrich… » murmuras-tu pour toi-même une fois qu'il fut parti.

Mais alors tout s'expliquait ! Voilà pourquoi il reniait catégoriquement son statut de femme : simplement parce qu'il n'en était pas une. Juste une énième victime du sort, de Son sort. Friedrich… Au fond, il avait raison. Tu avais changé, Mo, changé à un tel point que même ton âme te rendait méconnaissable. Ce besoin d'occire, toujours plus, encore plus, ça, ce n'était pas toi.

Mais as-tu jamais été toi-même ?

Alors que Friedrich négociait avec les peuples, ses paroles te revinrent en tête : « Tu n’es vraiment qu’une sale pimbêche qui ne pense qu’à Elle. » Alors il savait. Tu étais trop transparente, vraiment, l'on lisait en toi comme dans un livre ouvert. Retenant des larmes de rage, tu lanças à la cantonade :

    « C'EST VRAI ! Tu as raison, c'est un fait, et je ne vais pas te contredire pour la simple et bonne raison qu'on ne peut pas contredire les faits. Je ne pense qu'à Elle, oui, ça oui, mais crois-tu que j'ai le choix ? Toujours, Elle m'obsède, m'accapare, me hante ; pas un pas je ne fais sans qu'Elle soit là pour me guider, me dicter un chemin que moi seule devrais pouvoir déterminer. Tu crois que ça m'aide ? Ô que non ! Et maintenant, depuis ma… depuis que je suis… – tu étouffas un sanglot – enfin, tu sais bien de quoi je parle, non ? Cet événement a déjà dû faire le tour de l'Esquisse. En soi, être morte, je m'en fiche. Mais pourquoi la première, hein ? Dis-moi ! Pourquoi ai-je été Son cobaye ? Son prototype ? POURQUOI MOI ? »

Toute ta colère, ta rage, ta tristesse aussi, tous ces sentiments contradictoires se muèrent alors en force, une grande, une très grande force. Contenant tes pleurs avec peine, tu te relevas en serrant les poings si fort que ta peau bleutée prit une couleur de lait caillé. C'est alors que tu remarquas que, si tout le paysage était gris, Friedrich et toi aviez préservé vos couleurs d'antan.

    « Et désormais, murmuras-tu assez fort pour que tout le monde l'entende, mon but, mon unique but, c'est de tuer tout le monde afin d'agrandir le Saint Empire des Gelées. Pour la Déesse Fifiture ! Mais à bien y réfléchir, je crois que je me leurre : c'est une évidence, mon idole est à Sa solde, comme tous les autres. Je ne veux plus de ça ! JE NE VEUX PAS QU'ON SE SERVE DE MOI ! Et encore moins qu'une personne comme toi me fasse la morale, parce que… parce que tu ne sais pas ce que j'ai vécu… »

Toutes tes tribulations de revinrent en mémoire. Ton arrivée avec Zefa, seule, vulnérable, à Sa merci, avec pour seule défense physique cet incapable d'Ambros ! Puis la rencontre avec Erylik, rare moment de bonheur, et la découverte – ainsi que la disparition – de ton fidèle Dimoret. Puis vint le tour de celle de Zefa, te laissant seule, au bord du gouffre. Tu n'avais nulle par où aller ! Jusqu'à cette explosion, cette explosion qui sembla te redonner le sourire et la force de vivre. Mais cela fut de courte durée : tu mourus. Pouf ! Comme ça. Seule, une fois de plus. Erylik avait aussi disparu, et aucun signe de tes autre amis. Tout ce que les gens savaient faire, c'était te délaisser après t'avoir donné confiance !

Cette fois, tu laissas éclater tes pleurs – des larmes dures, aussi dures que l'existence que tu avais vécue, des larmes un peu molles aussi, molles comme la capacité de tes amis à réaliser ta souffrance, mais des larmes sucrées également, bien sucrées, peut-être pour les rares instants de bonheur. Pas de sel, non. Pas de sel.

Tu entendis vaguement Friedrich parlementer avec les carottes avant de poser ton regard sur les dernières venues, soit les bananes fuchsia. Semblant remarquer ta souffrance, l'une d'elle s'approcha de toi. Puis deux, puis trois, et toute l'armée se retrouva bientôt derrière toi. De ton côté, c'était coloré. De celui des carottes, c'était gris. Gris pour atténuer un peu plus les émotions, pour réduire à l'état de légume tous les partisans de ces végétaux. Mais au fond, cela se tenait : une carotte était un légume, donc normal qu'elle soit lobotomisée. Comme si cette venue incongrue t'avait redonné courage, tu séchas tes larmes et levas la tête en direction de Friedrich.

    « Zeus attendra, Friedrich. Il ne peut pas y avoir d'équilibre dans ce monde. Pas de paix. Pas de sérénité. Ce seront soit les carottes ternes, soit les bananes vives. (légère pause le temps d'un soupir) C'est la guerre, Friedrich. »
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le Jeu 27 Juin - 13:23

Le Martyr





Lorsqu’il se demanda ce que pouvait bien mijoter la gamine dans son coin, lui revirent en mémoire les paroles qu’elle prononça lorsqu’il parlementait avec les deux peuples. Comme un effet pub, vous savez, quand on regarde une page sur internet, que toute son attention est focalisée dessus mais que le cerveau enregistre quand-même les réclames autour.
Son discours fou, enflammé, ne présageait vraiment rien, mais alors RIEN de bon pour la suite. Même si ce monde lui avait volé son enfance, elle était restée jeune dans son esprit. Elle n’avait pas de réelle conscience des enjeux, aucune notion de la réalité. La mort l’avait cueillie trop tôt, comme on arrache à son arbre un fruit qui n’était pas encore bien mûr. De son point de vue enfantin, elle ne saisissait pas l’importance de ce qui lui était arrivé. Elle n’y lisait que la souffrance, et voulait la partager avec tous, comme ces pestiférées qui agitaient un mouchoir à la fenêtre dans l’espoir de contaminer les hommes de passage.
Pendant que Friedrich pensait dans le vague, tentant justement de prédire le mauvais coup de Mo, les bananes fuchsia virèrent brusquement de bord, pour s’allier à elle dans une ultime tentative pour n’avoir pas à partager le gâteau. Les pauvres ne savaient pas ce qu’elle avait derrière la tête. D’ailleurs… Sont-ce seulement les humains qui deviennent gelées à leur mort ? D’autres êtres vivants peuvent-ils subir le même sort ?
« Zeus attendra, Friedrich. Il ne peut pas y avoir d'équilibre dans ce monde. Pas de paix. Pas de sérénité. Ce seront soit les carottes ternes, soit les bananes vives. »
Petite vipère… Mais il ne pouvait pas lui en vouloir. Lui au moins avait la chance de conserver un esprit expérimenté dans ce corps immature. Elle possédait un corps invincible, mais un esprit incomplet.
« C'est la guerre, Friedrich. »
La guerre ? Ha ! La bonne blague ! Même invincible, cette gelée n’avait pas le sens tactique. De plus, si sa théorie fonctionnait… Alors elle n’aurait aucune chance.
« D’accord gamine, mais crois-moi tu t’en mordras las doigts. Le corps a beau être immortel, l’esprit lui peut plier… »
L’ex soldat dégaina son bâton de combat, joignant le geste à la parole. Il remarqua de l’amusement dans les yeux de la fille, comme si elle riait de la voir combattre avec une sorte de canne blanche. Il se mit à rire et déploya la lame rétractable au bout du joujou. Un petit gadget qu’il avait piqué en douce dans la cale avant d’en partir.
« En plus, ça tombe bien que tu sois immortelle. C’est vrai ça, comme ça je vais pouvoir me défouler autant que je veux. Si tu savais  depuis le temps que j’attends une bataille comme celle-ci… Ne m’en veux pas si le métal fait un peu mal. Je doute que tu ne ressentes pas lorsqu’on coupe ton corps gélatineux en tranches… Carottes, POUR LA LIBERTE !!! »
C’était parti. Une immense mêlée générale entre fruits et légumes. Fried s’en donnait à cœur joie, donnant des ordres à ses troupes tout en taillant dans les bananes. Son esprit militaire lui servait enfin à quelque-chose ici !
Comme prévu, les fruits tombaient raides (s’il en restait autre-chose que de la bouillie), et ne se relevaient pas. Pour l’instant nulle autre gelée en vue que la petite peste. D’ailleurs, l’heure du combat singulier était venue.
« Prête pour un combat d’anthologie ma petite ? Cimeterre contre bâton. Gelée contre fillette. Débutante contre soldat. »
Il fonça sur elle, la rage se lisant sur son visage.

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le Jeu 4 Juil - 15:23
    « D’accord gamine, mais crois-moi tu t’en mordras las doigts. Le corps a beau être immortel, l’esprit lui peut plier… »

Tu fis la grimace. Il te parlait d'esprit ? De quelle sorte de manière, à son avis, t'étais-tu dépêtrée des pires galères, tout au long de ton séjour à Esquisse ? Avec ton corps ? Certes pas ! D'ailleurs, tu étais la première à l'affirmer, l'esprit valait plus que le corps. Les gens ne comprenaient vraiment rien à rien… ils ne te comprenaient pas.

    « Peuh ! »

Tu dissimulas une larme qui venait de perler au coin de ton œil. Quel goût avaient-elles, les larmes de gelée ? Étaient-elles sucrées, comme le reste du corps ? Salées, comme celles des véritables humains ? Ou bien… amères ? Coupant court à ces réflexions, Friedrich reprit la parole. La personne qui se trouvait devant toi, assoiffée de combat, n'avait rien à voir avec celle que tu avais connue – ou croyais connaître.

    « En plus, ça tombe bien que tu sois immortelle. C’est vrai ça, comme ça je vais pouvoir me défouler autant que je veux. Si tu savais depuis le temps que j’attends une bataille comme celle-ci… Ne m’en veux pas si le métal fait un peu mal. Je doute que tu ne ressentes pas lorsqu’on coupe ton corps gélatineux en tranches… Carottes, POUR LA LIBERTE !!! »

Les légumes se jetèrent sur les fruits, tranchant, cisaillant, rompant et découpant tout le rose qui se trouvait à portée d'arme. Ta rage était telle que tu les aurais volontiers passés au mixeur pour ce tel manque de coeur. Quand tu avais déclaré la guerre à Friedrich, bien sûr, tu n'étais pas sérieuse : c'était juste une métaphore. Guerre entre corps et esprit ? Guerre entre prison et liberté ? Peu importait, maintenant.

    « Prête pour un combat d’anthologie ma petite ? Cimeterre contre bâton. Gelée contre fillette. Débutante contre soldat. »

Il courait vers toi, bien plus vite que tu ne l'aurais cru. Son tout nouveau corps semblait bien plus adapté à ces activités que celui avec lequel tu l'avais rencontré. Ne sachant que faire, tu jetas des regards affolés autour de toi. Mais tous les combattants tombaient comme des mouches, les uns à la suite des autres. Cependant, quand tu commençais tout juste à sombrer dans le désespoir, une idée te vint à l'esprit.

Bien sûr, tu ne savais te servir d'un cimeterre. Si tu en transportais un avec toi, c'était uniquement pour inspirer la crainte. Parce qu'une gelée devait être respectée, non dégustée ou servie dans la boulangerie. Faisant une roulade sur le côté, tu t'emparas d'un peu de gelée bouillie – les carottes n'y étaient pas allées de main morte – avant de foncer sur Friedrich, le bras en l'air. Tu t'abattis sur lui de tout ton poids, puis, ni une ni deux, fourras ta main pleine de purée à l'intérieur de sa bouche. Oui, tu allais l'étouffer, l'asphyxier, tout comme l'Esquisse t'avait empêchée de respirer pendant si longtemps, te réduisant à un était passif. Même la purée de carotte y passait – tu faisais juste attention à ce qu'il n'avale un de tes doigts au passage. Quand enfin tu estimas que Friedrich avait assez subi, tu reculas de plusieurs pas avant de jeter un coup d'œil sur le château qui se dessinait à l'horizon. Les mots suivants en bouche, tu partis à la rencontre de monseigneur Zeus. Nul doute qu'il ferait un allié de choix. Et sinon… il pourrait toujours te renseigner sur Zefa – l'avait-il vu ?

    « Au plaisir, Friedrich ! Moi, je m'envole pour le manoir – mais si tu as encore faim, il reste de la banane. »

Ne pouvant te retenir, tu éclatas d'un rire hystérique en partant pour le château.



Désolée pour le retard ^^" Donc heu tu peux tenter de suivre Mo, et la détourner de son objectif si jamais tu as une géniale idée **
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le Dim 7 Juil - 12:29

Le Martyr





Guh… La garce ! Non seulement elle l’avait coupé dans son élan mais en plus elle l’avait étouffé à la limite de la mort ! Il ne pourrait plus jamais manger de gelée sans que ce souvenir lui revienne en mémoire. Il aurait à nouveau l’impression d’asphyxier, comme aujourd’hui.
« Sale… Couarde… »
Mais sa voix n’était pas audible, à peine un souffle. Il en avait bavé, à dire que c’est elle qu’il avait l’intention de faire plier ! Quelle ironie ! Et puis pourquoi elle ne l’avait pas achevé ? Est-ce qu’on fait des cadeaux à ses adversaires en temps de guerre ? Le pire déshonneur pour un guerrier, l’humiliation ultime ! Peut-être résidait-il en elle une part de la Mo qu’il avait connue finalement. Elle aurait pu le transformer en gelée comme elle voulait le faire avec les autres. Pourquoi pas lui ? Parce que… Quelque-chose en elle désirait que Friedrich la détourne de son objectif ! Son inconscient désirait arrêter les pulsions sanguinaires de la gelée !
« Au plaisir, Friedrich ! Moi, je m'envole pour le manoir – mais si tu as encore faim, il reste de la banane. »
Tss, une façade. Elle savait bien que même dans un état lamentable, il réussirait quand-même à mettre leur raclée aux sales créatures aux couleurs criardes. Ce qu’il fit d’ailleurs. Ni une ni deux, il se releva d’un bond et, se tenant douloureusement sur ses deux jambes, entreprit de découper ses adversaires. Ce ne fut pas bien compliqué finalement. Les humains connaissent mieux que quiconque la frénésie de la guerre, et ce sont les parasites qui s’accrochent le plus possible à la vie.
Des deux camps partis en guerre, il ne restait pas un représentant. L’éradication avait été totale. Tous leurs représentants s’étaient joints au combat, même les femmes et les enfants. Finalement, c’était peut-être ça le vrai désir de ce « Zeus ». Avoir le domaine à lui tout seul. Ne pas avoir à partager, et pour cela créer une guerre meurtrière entre ses deux colocataires. Mais il en restait toujours, désireux de survivre. C’est là que vous interveniez… Eliminer les ultimes survivants pas zèle.
L’ex-soldat parvint bientôt à la hauteur de son ancienne amie, devant le manoir.
« Mo ma vieille, je pense bien que nous nous sommes faits rouler. Nous étions les éléments manquants à la destruction de deux espèces gênantes pour ce fameux Zeus dont tu dis défendre la cause. Si tu ne me crois pas regarde plutôt devant toi. »
En-effet, une armée de renards s’approchait à leur rencontre. À leur tête ils pouvaient reconnaître le messager qui leur avait livré la fameuse missive. Il arborait un sourire narquois, et une couronne faite de carottes et de bananes fuchsia.
« Mes amis, je vous remercie de votre concours, finalement involontaire, à l’opération « PIGEON » (Plan Incroyablement Génial d’Elimination et d’Oblitération des Nuls). Désormais nous seuls, renards à bermudas, sommes maîtres de ces terres. Pour vous prouver ma gratitude, je vous promets de ne pas vous éliminer. Néanmoins je vous prierai de ne pas m’importuner plus longtemps, et de ficher le camp. Vous avez cinq minutes. Adieu ! »
Quel rusé renard. Quel génie du crime ! Il avait fait une grossière erreur néanmoins… C’était un être de chair, donc potentiellement geylifiable… Et il se tenait justement devant une gelée en manque de congénères…
« Alors Mo, tu le trouves comment ton seigneur ? À ton goût ? »

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