Imogen - Le vide l'envahira jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de sa personnalité.

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La poupée de papier
La poupée de papier
a tracé,
le Dim 30 Mar - 21:40



Imogen

Appellation • Avant tout ça, il s’appelait Blaire O'Donnell, mais maintenant il a l’apparence d’Imogen, il s’appelle donc comme ça.
Anniversaire - Âge • Physiquement, il a 13 ans mais si non il a 42 ans.
Nationalité • Irlandaise
Arrivée dans l'Esquisse • Une dizaine de jours.
Occupation • Aucune.
Goûts • Depuis qu’il a pris place dans le corps vide d’Imogen, il n’a pratiquement plus ce genre de sentiment. La musique énergique qu’il adorait est devenue fade, les couleurs vives qu’il aimait ne sont plus que des couleurs parmi tant d’autres. Seul le plaisir d’écrire est resté, ou plutôt il s’efforce de le garder parce que s’il ne l’avait plus, il se perdrait à jamais.




Description

Un roman qui devait être son prochain succès, qui symbolisait son avenir.
Un roman dont le titre lui échappe encore, dont la trajectoire est incertaine.
Un roman incomplet dont il  ne lui est plus possible de finir.
Un roman qui l’amenait vers des problèmes par centaines.
Les pages du manuscrit s’entassaient sur son bureau, la nuit était tombée depuis bien longtemps, pourtant, à la faible lueur que sa lampe de bureau peinait à lui offrir, l’homme ne cessait de gratter ce papier. Un papier d’un blanc pure que l’encre fuyante du stylo ne faisait que souiller au fur et à mesure que les mots apparaissaient.

Blaire O'Donnell est un écrivain que l’on pourrait qualifier d’à « l’ancienne » écrivant encore à la main ses histoires alors que tout ses comparses étaient passés au confort des lettres d’imprimeries que leur offrait un ordinateur. Mais pour l’auteur ici présent, rien ne valait le manuscrit, c’était bien plus poétique, cela avait bien plus de charme.

Bien entendu, ses lecteurs n’avaient pas le supplice de devoir déchiffrer le torchon qui lui sert de récit, l’homme prenait le temps, beaucoup de temps, à tout recopier à la machine. Quelle perte de temps me diriez-vous et je vous répondrais que c’est tout à fait juste. Mais le scribe ne savait créer ses histoires qu’avec son fidèle crayon noir glissant sur du papier.

Il avait surtout beaucoup trop d’énergie pour rester sagement devant un clavier pour écrire son histoire. Lui, il lui fallait de l’effort, l’effort d’écrire plus ou moins correctement sur une page, il trouvait que cela donnait plus de relief à son histoire. Parce qu’il y mettait toute son énergie, alors il estimait que ses fans devaient le ressentir, combien même ils le lisent avec cette écriture d’imprimerie.

L’homme n’était pas du genre à rester là sans rien faire, il devait faire plusieurs choses en même temps, avoir toujours son esprit occupé. Ce pourquoi écrivain lui allait bien, surtout manuscrit, parce qu’il couchait sur le papier ce que bouillonnait son cerveau. Parce qu’il pouvait créer autant de personnages et d’histoire qu’il a envie.

Mais la fatigue le rattrapa bien vite et la lumière rendit son dernier souffle sur le visage endormi du romancier, comme pour respecter ce repos. Ceci mit donc une pause momentanée à l’écriture déjà bien avancée de la description d’une étrange ville et d’un personnage qui n’était là que pour remplir le lieu, comme tant d’autres mais dont il n’a pas encore eu le temps de décrire.

Mais ce personnage, il lui a tout de même donné un nom. Imogen.

Et il s’est réveillé, doucement, allongé sur le dos. Habituellement lorsqu’il se réveille, il est déjà prêt à écrire la suite de son histoire. Mais là, rien ou presque pas. Il observait juste en fronçant les sourcils ces formes étranges qui se baladaient dans ce ciel anormalement rose.

Il était à la fois paniqué et à la fois, il n’en ressentait rien ou pas grand chose. Une sensation désagréable. Son esprit bouillonnait moins fort qu’à l’accoutumée, reste que ses pensées se bousculaient. Mais son corps ne réagissait pas plus que ça. Il cligna des yeux une fois, deux fois. Toujours rien.

Du moins jusqu’à ce qu’un Ipoud-donuts violine ne lui vole juste au dessus de lui. Là il s’assit d’un bon. Il eu une sensation d’être à la fois léger comme du papier et à la fois d’être lourd comme un boulet. Il n’était pas habillé de la même manière que lorsqu’il s’est endormi. D’ailleurs, il n’est même pas dans le même monde, sauf si ses proches se sont amusés à repeindre son appartement et de faire un ballon d’hélium.

Là, il commença à bouger, après tout, peut-être est-il dans un songe un peu étrange ? Il ne se souvient pourtant pas d’avoir consommer une quelconque substance illicite… Il chercha frénétiquement un carnet pour tout noter, pour noter il ne sait pas quoi, mais pour éviter de paniquer. Enfin, pour palier à une éventuelle crise d’angoisse qui pourrait survenir.

Calepin et stylo en main, il fixa celle-ci avec une drôle d’impression. Ses mains étaient blanches. Pas comme la neige mais bien plus blanches que d’habitude. Bien plus petite aussi. Mais rien ne lui traversa réellement l’esprit. Pourtant il ne pouvait enlever cette impression… De ne pas être réellement lui-même.

Il s’avança machinalement vers un point d’eau après quelques mètres à traverser ce monde dont il ne comprenait rien. C’était un puits, un puits dans un lieu qu’il n’identifia pas, ou qu’il n’en avait pas l’envie. Il n’aimait pas cette idée de ne pas avoir envie, lui qui est normalement curieux de tout, mais là, il s’en fiche, il va boire.

Remontant le seau d’eau de ses mains décidément trop faibles, il parvint enfin à avoir du liquide… vert. Un magnifique vert émeraude transparent qui lui renvoyait son image. Son image ?
Mais…
Ce n’était pas lui !
Il en lâcha le récipient.

C’était une fille, une gamine d’à peine 13 ans, banale à souhait, si on fait abstraction de ses yeux vermeilles. De longs cheveux noirs et ces habits… Mais qu’est-ce que c’est que ce cirque ?
Et puis la flaque à présent à terre lui refléta encore son apparence. Décidément banal, banal comme ce personnage qu’il a tout juste décri lorsque son héro arriva en ville. En fait, si on oublie les yeux qu’il n’avait de toute façon pas détaillé, il ressemblait trait pour trait à ce personnage qu’il venait de créer. Comment s’appelait-il déjà ? Ah oui, Imogen !
Un personnage bouche-trou parce qu’il fallait animer la ville, n’ayant aucun caractère, aucun but, aucune envie, juste qu’il devait remplir une ville, une figurante encore plus inutile que les personnes désignées sous ce terme. Un personnage destiné à n’apparaître furtivement. Un personnage représentant le vide.

Le vide. C’était bien ce qu’il ressentait depuis qu’il s’était réveillé. Un vide immense engloutissant toute son énergie. Il avait à la fois envie d’hurler du fond de ses tripes mais son corps n’en avait pas. Il n’en avait du moins pas l’impression. Alors il resta juste là, figé à regarder la flaque partir avant de regarder enfin autour de lui.

Une ville en construction ou plutôt qui n’a ni queue ni tête. Une ville plutôt vide. Il déambula à l’intérieur, cherchant une vie. Et quelqu’un l’insultât. Copieusement. Enfin quelqu’un… Quelque chose plutôt. Une sorte de scie-grenouille, enfin s’en était une. Probablement. Son caractère pris un peu le dessus et essaya d’envoyer valser l’objet moqueur mais il s’y écorcha la main.

Noir. Normalement c’est rouge mais là, c’était noir. Un noir profond, un noir d’encre. Pris d’un doute, il huma l’odeur du liquide qui semblait sortir de ses veines. Ça n’avait pas l’odeur caractéristique du fer. Il goûta et une expression de dégoût traversa son visage. C’était de l’encre.

Banal, vide et fait d’encre. L’auteur s’horrifia en comprenant qu’il était devenu Imogen. Ce… Personnage qui n’en était même pas un ! Cette figurante ! Pourquoi ne pas devenir son héro ? Se serait bien plus intéressant pour écrire son histoire ! Imogen est inutile !
Une vengeance ? Il aurait été précipité dans son roman ? Sa création le punirait de sa négligence ? Non, ça n’a pas de sens, il n’avait pas décris cette ville de cette façon ! … Comment l’avait-il écris déjà ? Non, non, non, il fallait se reprendre.

Il sorti son calepin, notant frénétiquement tout ce qui le concernait. Ses relations, ses souvenirs de l’autre monde, ses histoires. Il se disait que de cette façon, il ne serait pas englouti par le vide d’Imogen.

Mais le temps passait et « il » devint progressivement « elle » puis de nouveau « il ». Une bataille interne pour que le vide de la jeune fille ne prenne pas le pas sur l’énergie de l’homme. Mais c’était presque peine perdu. Il ne réagissait presque plus au fait qu’on s’adresse à lui comme on s’adresse à une petite fille. Parce que c’est normal au vu de son corps. Il n’aimait pas ça. Il n’aimait pas ça mais ça n’avait plus réellement d’importance.
Le vide était tel qu’il avait des absences, des moments où c’était comme si sa personnalité s’effaçait, qu’il devenait bien plus passif, ne ressentant rien, suivant le mouvement, comme tout personnage secondaire. Pourtant, il y avait des moments où l’homme de 42 ans reprenait le dessus, où il était énergique, curieux et faisant tout pour avoir ce qu’il veut. Mais il ne pouvait pas se mentir à lui-même, ces moment étaient rares. De plus en plus rares.

C’est ainsi qu’il a survécu à ce monde, qu’il a résisté à ce vide. En écrivant. Il errait sans but quand un évènement destructeur l’atteint. Une tempête, comme si ce monde faisait table rase. Sa personnalité aussi a faillis faire table rase. Tout ce qu’il connaissait jusque là a disparu, à la place, il n’y avait que ruines grisâtres et objets agressifs.
Une nouvelle fois, il devait se réhabituer à ce monde. Une nouvelle fois, il devait se battre contre ce vide en lui qui le titille encore plus. Parce qu’il n’avait de nouveau perdu ses repères.

Et puis une déchirure, sur son bras. A l’emplacement où il s’est coupé la première fois. Ce n’était pas une cicatrice, non. C’était comme une couche de papier déchiré, abimé. Là où il s’était brûler pendant son périple devint une tâche orangeâtes, comme du papier brûlé. Son corps devenait de moins en moins humain au fur et à mesure que sa personnalité s’effaçait.

Alors il sortit son calepin et nota de nouveau frénétiquement tout ce qu’il savait sur lui-même. Bien que les informations sur son monde d’origine étaient bien moindres. Bien que ses sentiments et autres sensations étaient moins présents. Il devait écrire pour éviter que la passivité du personnage ne gagne plus de terrain. Pour cela, il fallait qu’il bouge, rencontre des gens, parle. Parce qu’il sent que s’il reste là à rien faire, il ne deviendra qu’un personnage secondaire de ce monde qu’il compare souvent à un roman.



Qui tient le pinceau ?

Les prédéfinis me faisaient de l’œil depuis que j’ai fais le registre, alors je devais au moins en faire un et c’est tombé sur Imogen !
Pour ceux qui n'ont pas suivis, je suis le staffien tortionnaire.
J’espère que j’arriverais bien à le jouer ♥




Un roman qui l’amenait vers des problèmes par centaines.
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Le matheux
Le matheux
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le Dim 30 Mar - 23:28
Imogeeeeeeeen.
J'ai toujours adoré ce prédéfini et je suis vraiment heureuse qu'il soit enfin joué ! C'est pas mon prédéfini mais je suis très enthousiaste à la lecture de cette interprétation, c'était vraiment chouette de jouer son arrivée et tout. Puis. Hii. La chute, j'aime cet engagement qu'il prend de ne plus être un personnage secondaire, ça promet ! Vivement un RP avec Eelis (et Iris aussi sera contente de voir quelqu'un qui a en apparence son âge)

Folie note ton nom sur un carnet. :>:
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Quand il veut bien mettre sa couleur, Al écrit en darkorange.

Superbe fansong faite par Gunnel ♥️ :
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Il faut toujours des chiffres quelque part.
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L'algue
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le Lun 31 Mar - 0:36
MA PETITE IMO.
MON PETIT BÉBÉ.
IIIIIIIIIIIIH ♥
(je vais finir par me faire peur en fait)

Voilà, alors, heu, je suis très très contente de ton interprétation, j'aime beaucoup *-* (si Kim le rencontre, il sera tellement heureux de voir quelqu'un comme lui !) Le reste est purrfect aussi. ♥
Te voilà donc avec un beau pseudo rouge ! Je compte sur toi pour aller traumatiser les autres à la ville, je trouve que ça manque de petites filles là-bas /s'enterre/
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