Sujet d’étude 0390, auto-nommée Carmen, jour 1 heure zéro : premier contact avec l’Esquisse | libre

PiuPinu
Faire des erreurs c'est progresser, se prendre au sérieux c'est régresser
Personnages : Carmen
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le Ven 12 Avr - 20:15

Mes yeux s’ouvrent sur un écran de télévision géant. Pendant un instant j’ai le réflexe de rechercher une couverture et de la tirer vers moi espérant que quelqu’un l’éteigne à ma place mais rien ne vient. La lumière transperce mes paupières qui se débattent pour estomper les dernières poussières de fatigue. Je m’étire en baillant, faisant craquer mes épaules.

Mes sourcils se froncent alors que je me trouve nez à bec, ou plutôt nez à trou avec un poulet sans tête. Ce dernier s’approche de moi bien décidé à me demander mon numéro de téléphone. Mon ventre gargouille et je m’entends répondre :

« Je te le donne si tu me laisses te manger. »


S’il n’a pas de tête cela ne l’empêche pas de partir à tire d’aile. Sympa, je regarde l’herbe bleue et me dis qu’elle a finalement l’air appétissante. J’admets ne pas être la plus censée des femmes quand la faim me tiraille. J’en arrache une poignée et la porte à mes lèvres, elle a le goût de fraise tagadatsointsoin. Je ne sais d’où me vient cette idée n’ayant il est vrai pas la moindre idée de ce que peut-être une fraise tagadatsointsoin.

Avant que je ne me rassasie de l’herbe bleue le poulet revient ; ce fifrelin n’est pas revenu seul. Ils sont plus d’une dizaine et si mon instinct diplomate me donnerait envie de me lancer dans des pour-parler leur nombre m’en dissuade. Je me lève et prends les jambes à mon cou. Si j’avais encore des doutes sur leurs intentions elles deviennent limpides quand eux aussi forcent le pas. Je n’ai pas la moindre idée d’où je me trouve ni de où je dois me rendre, mais l’idée de m’arrêter en cet instant me semble plus qu’absurde.

SPLATCH ! Il s’en est fallut de peu, je contemple la pulpe visqueuse d’un fruit orangé éventré sur le sol. Il fait la taille et de la consistance d’une tomate, je crois, heureusement qu’il ne m’est pas tombé dessus. J’ai alors la bonne idée de lever les yeux au ciel et je découvre que les arbres entre lesquels j’essayais de perdre mes poursuivants sont en fait d’étranges éoliennes sur lesquelles semblent pousser toutes sortes de fruits bigarrés. Ça me donne une idée !

Je slalome maintenant entre les étranges végétaux en ralentissant et quand les étranges volatiles sont sur le point de me rattraper je commence à donner des coups d’épaules à tous les troncs que je croise décrochant ainsi leurs fruits qui se transforment en projectiles canardant mes adversaires. Je ne suis toujours pas certaine qu’ils fussent des adversaires cela étant, mais dans le doute… Je cours encore un moment avant de me permettre de m’arrêter n’entendant plus le cliquetis de leurs griffes sur le sol. Je… suis… à bout... de souffle.


Dernière édition par PiuPinu le Mar 16 Avr - 18:34, édité 1 fois
Tiha
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Personnages : Stephen Young
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le Mar 16 Avr - 18:24


C’est que je commence à connaître le coin ! De nuit, de jour, avec ou sans personne. Il s’y passe toujours quelque chose d’intéressant. Autrement, je n’y reviendrais pas. Même pour ces oranges-melon. Peut-être pour les éolarbres. Grimper pour rejoindre les cimes de ces merveilles est un défi sans cesse à renouveler. Chaque spécimen est différent à l’instar des jours qui défilent ici. Ou du ciel, des nuits, des Objets. Tout pas est une Aventure.

Regardez : je me tiens là, débutant une escalade sans fin qu’une grosse secousse vient mettre à mal le pseudo oranger. Comme si la secousse perçu chez les voisins était contagieuse. Un fruit, puis un autre, tombe. Malheureusement, un des deux vient s’éclater sur ma tête. Pas besoin de dessin pour la suite : je tombe de mon perchoir.

SPLATCH

Le bruit résonne dans mes oreilles mais je sens encore tout mon corps, un peu trop même. Ma main revient du front teinté de violet. Mauvais signe ? Petite roulade suivi d’un tangage alors que je m’assoie et je peux voir l’espèce de coussin qui soutenait ma tête largement éventré. L’intérieur est liquide alors que l’extérieur est fait de plume. Un Objet ? Il n’a plus l’air bien vivant contrairement à un autre que j’aperçois se dandiner en couple plus loin. Si c’est des coussins ambulants, j’en veux un ! Déjà plein d’idées pour leur utilisation me vient à l’esprit.

« Attendez moi ! Attendez moi ! »

Flûte, d’archi flûte ! C’est que le sol tangue et que les bestiaux continuent leur course. Mais ils ne m’auront pas si facilement. J’avance coûte que coûte ! Ignorant totalement les autres Objets mélangés au jus d’orange.
PiuPinu
Faire des erreurs c'est progresser, se prendre au sérieux c'est régresser
Personnages : Carmen
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le Mer 17 Avr - 10:35


Je ne me retourne pas pour découvrir si mes projectiles ont trouvé leur cible et continue à courir aussi longtemps que mes poumons me le permettent. Avant j’étais plus sportive, mais ce temps est révolu. Je dévie ma course plusieurs fois pour être certaine de ne pas être suivie facilement.

Après avoir couru si longtemps j’ai les poumons en feu et la tête vide, j’entends mon sang battre dans mes tempes en un vacarme assourdissant. Respire Carmen, tout va bien. Ce n’étaient que des poulets un peu spéciaux, tu n’as pas peur des poulets. Il y en avait un avec une fourche ! Peut-être. J’en suis pas certaine. Je respire fort, trop fort. Alors que je me pensais débarrassée des cliquetis des griffes sur le sol, voilà qu’à nouveau ils me rattrapent. Trop proches. C’est ce que je déduis quand ils couvrent le tambour de mon pouls.

Quelqu’un me crie de l’attendre et je plisse les yeux pour découvrir qu’un vieil homme poursuit les poulets sans tête. Aucun d’entre eux ne me demande plus mon numéro, mais le grand-père semble les rabattre vers moi ce qui me semble être une très mauvaise idée. Est-ce qu’il les dirige ? S’il les commande j’imagine que je n’ai rien à craindre… Non. En fait, la prudence est mère de sureté, je jette un coup d’œil aux troncs épais des arbres éoliennes, quand on voit la taille des pales on n’a absolument pas envie de revenir à l’automne ici… Déjà que l’été avec les oranges pastèques ça craint !

Je ne crois pas savoir monter aux arbres, sainte mère ! Carmen, bouges-toi un peu ma fille ! J’essaie de m’agripper au tronc et j’y arrive ! En quelques gestes disgracieux et quelque peu désordonné je me retrouve à la cime de la fine éolienne. Je peux me saisir d’une orange peu mure, ce qui me semble parfait pour l’usage que je compte en faire.

« Reculez où je vous canarde ! »

C’est drôle de dire ça à des poulets quand même je trouve.


Carmen parle en #00cc99 et utilise le code < X transformation perso="Carmen" />
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