[Aquarium/dressing] Mais où sont les étoiles de mer ?

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le Ven 7 Nov - 22:18
Description de la pièce écrite par Al a écrit:La pièce est relativement minuscule et peu éclairée. Il y a quelques chaises, cannes à pêche et autres babioles qui s'entassent dans un coin, mais ce qui prend toute la place est le gigantesque aquarium au centre. C'est lui qui éclaire la pièce d'une lueur rouge. Dedans nagent des vêtements (t-shirt, chemises, pantalons, chaussettes, etc... et même des accessoires) avec plus ou moins de mordant. Peut-être faudrait-il les nourrir ?

Ziza avait mené le petit à travers les couloirs de la base en déambulant. Après un trajet long et laborieux, ils avaient enfin atteint l’objectif initial : le bocal à vêtements. Le mérite revenait cependant plus à Imogen qu’à la petite fille. C’était lui qui l’avait aidé à lire la carte et qui les avait guidé à travers la base quand elle partait dans le sens inverse. Elle avait beau toujours retrouver son chemin au bout d’une dizaine de jours dans le bâtiment, Ziza avait cependant une fâcheuse tendance à faire de longs détours inutiles ponctués de découvertes de nouveaux endroits insolites. Tant qu’on arrivait à destination, elle ne voyait pas le problème... Passer un peu plus de temps sur le chemin de la pièce était toujours agréable quand elle était avec ses amis. Emi était mignonne, gentille et mignonne, Imogen était gentil et il s’entendait bien avec Kim. A vrai dire, Ziza ne comprenait pas pourquoi il était dans leur équipe pour la course d’exploration garçons contre filles, mais cela n’avait aucune importance !

La petite fille jeta un oeil intrigué au bocal à vêtements face à elle. La pièce était étroite, la petite équipe s’était regroupée autour de l’aquarium. De l’autre côté de la vitre, on pouvait admirer la nage gracieuse d’un couple de chaussettes rayées. Ziza balaya l’eau du regard à la recherche d’une étoile de mer, mais elle n’en trouva point. Elle ravala sa déception et reporta son attention sur une chemise rose à carreaux qui faisait des loopings.

« C’est trop joli ! Je me demande ce qu’ils mangent ici... »

Et soudain la douleur revint soudainement, plus intense encore. Ziza émit un petit gémissement et se laissa tomber contre l’aquarium. Les souvenirs reviennent de l’Esquisse, de la Base à la Grande Tempête, aux courses d’étoiles de mer. Les images dansent dans sa tête et se stoppent brusquement à ce jour. Une voix se fit entendre. Elle savait où aller. Ziza ouvrit les yeux timidement, lorsqu’elle constata que sa respiration était haletante et que des larmes coulaient de ses yeux. Cela faisait mal de revoir ces images, de se souvenir de la solitude de la Base, de la désillusion de la Grande Tempête, des gens disparus et de sa propre naïveté qui l’écoeurait. La petite fille regarda tour à tour Emi et Imogen.

« J-je... Vous avez entendu et vu... »

Elle prit une grande inspiration et sécha ses yeux encore humides. Quelqu’un l’appelait du côté des plaines, il y avait des réponses. Elle ne pouvait pas laisser passer ça.

« Je veux y aller... Je veux savoir. »

Résumé:
Ziza, Emi et Imogen arrive au bocal à vêtements signalés par le carnélium. Lorsque Ziza reçoit la vision, elle souhaite rejoindre la plaine.


Dernière édition par Ziza le Mar 23 Déc - 21:09, édité 1 fois
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le Dim 16 Nov - 12:07
Les peurs avaient commencé à revenir. C'était une partie de la base qu'Emi n'avait jamais exploré. Elle tenait la manche d'Imogen, un peu tremblante. Elle avait peur de revoir les monstres, là, ici et au-dessus, en dessous. Elle avait peur de les revoir débarquer. Pourtant, elle essayait tant bien que mal de sourire, d'oublier. Elle passait un agréable moment avec son amie Ziza et son ami Imogen. Ils étaient parti à la recherche de belles choses. C'était la première fois que tu faisais une chose comme ça, une chasse au trésor.

Finalement, le petit groupe était arrivé sans encombre à sa destination. Emi, lâchant soudain, la manche d'Imogen, se précipita vers le bocal pour admirer les chaussettes rayées qui nageaient comme des poulpes.

« Ouah, ils sont super beaux ! »

Elle vit alors, se tournant vers Ziza, que celle-ci était tombée en gémissant contre l'aquarium. Ses yeux vacillaient. Sa vue était floue. Emi tomba alors, se tenant la tête.

« Non ! Non ! »

La vision était horrible. Des pantins ensanglantés dans la plaine. Le vide, tout autour d'elle, et les monstruosités s'approchant encore et encore. La petite fille courait, courait dans l'immensité. Le bâtiment, en face d'elle, les monstres, derrière elle. Elle se voyait crier, elle se voyait pleurer. Une pure horreur qui revenait sous ses yeux. Puis une voix.

« J-je... Vous avez entendu et vu ... Je veux y aller... Je veux savoir. »
« J-Je ... Veux pas ... Monstres .... Là. »

Elle se colla contre son amie, la serrant dans ses bras, versant des larmes qui s'effaçaient. Atroce. Elle ne voulait pas quitter la base, jamais. Elle avait trop peur.

« Reste. »

La petite fille vacillante, encore joyeuse il y a quelques instants à peine, venait de perdre ce bonheur. Ce bonheur qu'elle avait construit au fil du temps.

Résumé : Emi perds son bonheur, ce qu'elle a construit, à cause de la vision qui lui rappelle son arrivée. Elle pleure contre Ziza, ne veut pas partir, ne veut pas qu'elle parte.
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le Lun 24 Nov - 21:26
La petite Emi s’accroche à vous. Vous la trouvez bien mignonne de compter sur vous de la sorte. Mais vous êtes là pour ça après tout, non ? Mais voilà, dans l’état actuel, vous n’êtes pas beaucoup plus fort que ces jeunes filles. Vous êtes peut-être même le plus faible de tous.

L’aquarium. Un dressing ? Vous n’avez jamais compris l’intérêt de cette salle. Les habits nageaient et faisait un balai qui aurait pu être magnifique si ce n’était pas des vêtements… Ou est passé votre esprit de poète voyons ?

Et puis le mal de crane revint, vous avez l’impression que votre tête allait s’arraché, que le papier qui vous sert de peau allait se déchiqueter en plusieurs morceau. Mais il ne fallait pas montrer ça aux filles, non ! Surtout pas. Derrière votre frange se cache une horreur. Pas le temps de se préoccuper de ça que votre long périple aux travers de ce monde vous revient en tête. Tout jusqu’à votre arrivée dans ce corps qui se dépiaute peu à peu.

Vous reprenez difficilement votre souffle qu’une voix vous parle, vous invitant à la trouver. Vous n’aimez pas ça du tout. Ziza se relève, comme hypnotisée par cette voix, voulant aller voir ce que cette voix vous promet et Emi qui s’agrippe à la petite pour qu’elle ne parte pas.

« Tu. Tu ne devrais pas y aller. Par expérience, je sais que cela ne conduit qu’à désolation et tristesse. Il y a encore beaucoup de choses à découvrir ici. »

Vous vous approchez de la petite pour lui prendre une main.

« Reste, tu es beaucoup plus en sécurité. Tu veux vraiment partir d’ici sans avoir pu élucider le mystère de ton carnet ? En laissant Emi… En nous laissant tous seuls ? »

Résumé:
Imogen, après le mal de crane et le flash, tente de convaincre Ziza de ne pas partir.
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le Mar 23 Déc - 21:53
« J-Je ... Veux pas ... Monstres .... Là. »

Ziza fut surprise de l’état de panique d’Emi. Certes, elle-même n’avait pu s’empêcher de verser quelques larmes, mais son amie semblait effarée. A peine avait-elle formuler son envie de quitter la base qu’elle s’était accrochée à elle, tremblante.

« Reste. »

Le cœur d’Alizée se serra. Imogen lui prit une main, voulant la convaincre de ne pas partir. Il avait raison. Elle ne pouvait pas y aller seule, elle ne pouvait pas laisser Emi derrière elle. Elle ne pouvait pas prendre de risques égoïstes. Pourtant, elle aurait tant aimé, juste une fois... Non, c’était impossible. Elle n’avait pas d’autres choix que d’opter pour une décision plus raisonnée. Elle devait ignorer la voix qui l’appelait et revenir aux occupations de la base. Elle caressa les cheveux d’Emi et s’excusa d’une petite voix.

« Vous avez raison... Pardon...  »

Elle resta silencieuse un instant, fixant les vêtements ondulant du bocal. Il fallait qu’elle se calme et remette les choses à plat. Il était inutile de se ressasser les images précédentes. Elle devait maintenant ce re-concentrer sur le mystère du carnet. Cette pièce semblait parfaitement normale pour l’Esquisse. Il n’y avait rien à première vue qui dissimulait un portail magique ou une cachette secrète comme elle l’aurai imaginé. Ziza ouvrit son carnet à la page des points qui clignotent. Il n’y avait pas vraiment d’informations sur cette sorte de carte... Elle le tendit à Imogen. Peut-être qu’il saurait trouver des indices mieux qu’elle. Il avait l’air posé et réfléchi, et puis c’était un adulte.

« Dis, tu arrives à comprendre comme ça fonctionne ? On peut chercher avec Emi dans la salle pendant que tu réfléchis si tu veux ! »

Elle se tourna vers Emi, souriant du mieux qu’elle pouvait. Lui faisant signe de la suivre, elle commença à fouiller les alentours. On ne sait jamais, peut-être qu’elle pourrait trouver une porte dissimulée, une manivelle cachée, un coffre aux trésors ou quelque chose du genre !

Résumé:
Ziza écoute Emi et Imogen et accepte de rester dans la base. Elle montre à Imogen son carnélium et commence à fouiller la pièce avec Emi.
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le Mer 24 Déc - 10:15
La petite fille sentit que ses cheveux étaient caressés par son amie. Elle releva la tête, chancelante, vers ce rayon de soleil. Ses yeux tentaient de se fermer, d'oublier, de ne pas se rouvrir. Mais Emi tenait bon. Elle en voulait encore. Elle voulait de nouveau ce bonheur qu'elle avait perdu.

Enfin, pour l'instant, l'important est de reprendre. Reprendre sa vie dans ce monde. Ne pas faire attention. Faire croire. Elle ne voulait pas que l'on s'inquiète pour elle. Non.

« Vous avez raison ... Pardon ...
- Ne ... t'inquiète pas. » réussit-elle à murmurer.

Les mots mettaient encore du temps à sortir, à sortir correctement. Emi s'en rendit compte et sourit. Un faible sourire, mais un sourire tout de même. Elle se releva et regarda par-dessus l'épaule de Ziza. Elle fut étonnée par les petits points qui clignotaient dans le carnet.

« Dis, tu arrives à comprendre comme ça fonctionne ? On peut chercher avec Emi dans la salle pendant que tu réfléchis si tu veux !
- Ouais, bonne idée ! Je vais t'aider ! »

Emi souriait en retour au sourire de Ziza, réfléchissant à où elles pouvaient chercher. Elle regarda furtivement autour d'elle et vit une petite boîte posée dans un coin de la pièce, juste à côté de l'aquarium. Elle s'en approcha discrètement et ouvrit la boîte.

Et elle en sortit ... un magnifique caleçon à cœurs.

« Oh, c'est peut-être un caleçon d'Ambros ou de Kim ! Je ferais mieux de reposer ça. »

Elle continua sa recherche. Elle décida de se hisser au-dessus de l'aquarium. La boîte en carton rose dans laquelle elle avait trouvé le sous-vêtement commençait à flancher. Elle ne vit malheureusement pas grand chose à l'intérieur de l'aquarium. Il y avait des uniformes, des t-shirts, des caleçons. Pas grand chose, en somme. Il y avait juste un petit éclat visible au fin fond du bocal.

« Hé, il y a un truc qui brille au fond ! Regardez ! » dit-elle en pointant du doigt l'endroit brillant.

Résumé : Emi se rétablit vite et sourit à Ziza. Elle se met à chercher et tombe sur un beau caleçon qu'elle repose aussitôt. Elle trouve ensuite quelque chose qui brille au fond du bocal et appelle ses compagnons.
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le Ven 16 Jan - 23:04
« Vous avez raison... Pardon...  »

Un sourire apparaît sur votre visage et vous soufflez doucement de soulagement. La petite Emi semblait rassurée, et Ziza terminait de se calmer en fixant les vêtements dans l’aquarium. Elle sort son carnet et tente de réfléchir dessus avant de vous le tendre.

« Dis, tu arrives à comprendre comme ça fonctionne ? On peut chercher avec Emi dans la salle pendant que tu réfléchis si tu veux ! »

Vous regardez la chose perplexe. Vous étiez bien plus adulte qu’eux et vous ne devez surtout pas aller dans l’eau, ce qui ne reste plus que réfléchir au sens de ce carnet pendant que les jeunes filles s'amusaient en une sorte de chasse aux trésors.

Vous vous installez dans un coin, le plus loin possible de l’aquarium pour être certain de rester au sec. Ce défis de décrypter cet objet réveilla en vous une émulation que vous pensiez avoir oublié. Vous regardez ça, une grille avec sur les carré les noms des salles de la base, ou que vous ne connaissez pas. Certaines sont marquée d’une pastille, il y a deux couleurs.
Vous savez que dans la salle de main, il y a eu une sorte de passage pour le sous-sol d’après le rouquin qui a organisé une grande réunion pour faire un topo. Donc cette pastille indiquerait ce passage peut-être ? De même que le cirque, qui possède cette même pastille.
La présente salle est marquée aussi, ce qui implique bel et bien qu’un quelconque passage vers le sous-sol se fait via cette salle. Ce carnet n’explique évidemment pas où exactement est ce passage.

« Hé, il y a un truc qui brille au fond ! Regardez ! »

Vous sursautez et regarder rapidement en direction d’Emi. Coupé dans votre réflexion, vous avez du mal à comprendre ce qu’il se passe jusqu’à ce que vous regardiez le fond de l’aquarium. Vous vous rapprochez de la petite pour mieux voir.

Définitivement dans l’eau. Vous grimacez. Vous ne pouvez pas aller dans l’eau, votre peau vous l’empêche. Un seul plongeons et celle-ci se ramollie, s’ondule et à terme, se déchiquette. Vous ne pouvez pas montrer un tel spectacle à ces pauvres petites. Et vous n’avez pour le moment, franchement pas envie de mourir. Vous commencez à réfléchir tout haut.

« Effectivement… Soyons prudent, il se peut que ce soit juste un objet type bijou qui brille. Il est trop dangereux de s’approcher de l’eau sans savoir. Surtout que ces vêtements sont réputés pour être collants. Mais en même temps, nous ne pouvons pas savoir d’ici…. Si c’est une trappe ou autre ouverture - qui entraînerait une sorte de chasse-d’eau - il devrait y avoir un mécanisme, non ? »

Vous regardez autour de vous et vous décidez de simplifier le discours
« Le mieux serait de trouver n’importe quoi qui serait susceptible d’être un interrupteur. »

Puis vous continuez à vous questionner sur le carnélium, tout en faisant attention à ce que disent les petites, au cas où elles auraient besoin d’aide. Si votre corps vous paraît encore bien lourd, votre esprit bouillonne. Pas autant qu’il pouvait le faire à une certaine époque, mais vous reprenez légèrement le dessus, Monsieur Blaire...

Résumé :
Une fois rassuré, Imogen commença à étudier le carnet que Ziza lui a tendu. Lorsqu’Emi parle du point qui brille, il proposa de chercher quelque chose qui ressemble à un interrupteur.
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le Lun 9 Fév - 13:43
Soulever les tas de vêtements, regarder sous les chaises, derrière les cannes à pêche... Ziza fouillait la pièce à la recherche de quelque chose, même si elle ne savait pas précisément quoi. Le simple fait de chercher en compagnie de son amie lui suffisait, c’était amusant ! Elle avait la vague impression d’avoir déjà vécu des moments semblables, des jeux avec d’autres gens où l’on parcourait les pièces à la recherche d’un objet caché, ou peut-être était-ce une personne ?

Emi poussa soudainement une exclamation. Elle avait aperçu un éclat au fond de l’aquarium ! Ziza se précipita pour observer de plus près ce que la petite fille désignait. Il y avait bien une lumière étrange au fond de l’eau... Une lumière qui n’était toutefois pas assez étrange pour être considérée comme normale dans ce monde. Alors que Ziza s’apprêtait à se pencher au-dessus de l’aquarium les paroles d’Imogen la dissuadèrent.

« Effectivement… Soyons prudent, il se peut que ce soit juste un objet type bijou qui brille. Il est trop dangereux de s’approcher de l’eau sans savoir. Surtout que ces vêtements sont réputés pour être collants. Mais en même temps, nous ne pouvons pas savoir d’ici... Si c’est une trappe ou autre ouverture - qui entraînerait une sorte de chasse-d’eau - il devrait y avoir un mécanisme, non ? »

Prudence, hein ? Il avait raison une fois encore. Elle devrait faire plus attention. Elle ne pouvait plus se permettre d’agir sur un coup de tête en mettant en danger les autres. Si jamais il arrivait quelque chose à Emi, elle ne pourrait pas se le pardonner...

« Le mieux serait de trouver n’importe quoi qui serait susceptible d’être un interrupteur. »

Ziza mit quelques instants à se rappeler quel était le sujet. Ils étaient en train d’essayer de percer les mystères de la base, leur groupe s’était séparé, ils avaient vu quelque chose qui brillait et il fallait maintenant chercher un interrupteur. L’enchainement était plutôt logique jusque là.

« Tu penses qu’il y a un interrupteur pour enlever l’eau ? On va le chercher alors ! »

Et c’est ainsi qu’elle se retrouva à faire le tour de la pièce pour une énième fois. Elle commençait à connaître par coeur tous les éléments qui l’entouraient... Elle entreprit donc d’appuyer un peu partout sur les murs et les meubles, espérant tomber par un heureux hasard sur un petit bouton rouge comme l’on voyait dans les films. Mais alors qu’elle examinait, une boite de conserve en mosaïque, son regard fut attiré par quelque chose qui pendait au plafond.

« Hiiiiii ! Regarde Emi c’est trop mignon ! Une étoile de mer ! »

Une minuscule étoile doré se balançait dans un coin, probablement attachée au plafond par un fil translucide. Ziza tira la future pièce de sa collection vers elle afin de pouvoir l’admirer dans tous ses détails, quand un long grincement retentit...

Résumé:
Ziza continue de fouiller la pièce et se met à chercher un interrupteur. Elle aperçoit une étoile pendant au plafond et tire dessus. Un grincement se fait alors entendre.


Dernière édition par Ziza le Jeu 12 Fév - 22:37, édité 2 fois
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le Jeu 12 Fév - 20:45


Sitôt que Ziza s'est accrochée à l'interrupteur, un grincement sonore retentit. L'aquarium, jusque là parfaitement stabilisé, vibre ; et pour cause, malgré les difficultés techniques qui prouvent que le système ne sert par souvent, le voilà qui s'enfonce progressivement dans le sol. En-dessous semble se trouver une autre pièce entièrement blanche dont la structure et l'emplacement des portes diffèrent de l'actuelle salle.
Faute d'aller vingt mille lieues sous les mers, oserez-vous descendre sans savoir ce que vous allez trouver ?


Si vous décidez de descendre, le RP continuera dans le sous-sol de la Base ♥
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le Mer 25 Fév - 20:29
Emi, sans écouter Imogen parler, continue à chercher. Elle vide les bacs, observe les tonnes de linge de la base sans jamais ne trouver quoi que ce soit qui ressemble à un joli bouton rouge ou quoi que ce soit. Elle s'acharne, s'acharne et ne trouve rien. Elle reste assise par terre, sans bouger, et regarde d'une mine déçue l'aquarium, triste de ne rien avoir trouvé. Puis elle regarde Ziza et voit son énergie débordante. Elle se met à sourire et à reprendre sa recherche à côté de son amie.


« Hiiiiii ! Regarde Emi c’est trop mignon ! Une étoile de mer !
- Ooh ! »

La petite se tourne vers son amie pour constater la beauté incroyable de la peluche étoile de mer qui pendait au plafond. Sans plus attendre, cette dernière appuie sur celle-ci et un long grincement strident retentit dans la pièce. Instinctivement, Emi se bouche les oreilles et ferme les yeux de peur qu'il n'arrive quelque chose.

Quelques instants plus tard, elle se relève et remarque que l'aquarium a disparu. Immédiatement, elle court pour voir qu'une salle entièrement blanche se trouvait juste en-dessous d'eux. Elle agite les bras vers Imogen et Ziza.

« Venez voir ! Une nouvelle salle ! On devrait descendre pour continuer l'exploration ! »

Résumé : Emi continue à chercher et lorsque Ziza trouve l'étoile de mer, elle se bouche les oreilles pendant les grincements et elle file voir la nouvelle salle. Elle invite ses amis à venir pour voir et descendre.
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le Mar 10 Mar - 21:14

Note HRP : Emi, Ziza et Imogen ont continué à RP dans la zone secrète de la Base, on considère donc ici qu'aucun d'entre eux n'est là. De plus, l'aquarium est remonté, redonnant à la pièce sa situation initiale. (à quelques rangements prêts puisque les filles ont un peu retourné le dressing aquatique) ♫
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le Mer 11 Mar - 12:52
D'une façon ou d'une autre, il avait réussi à trouver le chemin du premier coup. Étonnamment. À moins qu'il n'ait jamais cherché et qu'il soit atterri ici par hasard, décidant ensuite qu'il s'agissait là de sa destination. Ce n'était pas plus important que ces bruits qu'il avait cru entendre dans le couloir, l'absence de Play et des autres, les habitants ou encore la situation à l'extérieur. Pas plus important que le fait qu'il se soit réveillé au final, et après si peu de temps. Vide aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Ne pas se prendre la tête à assimiler ce qui ne pouvait l'être de lui, voilà la façon dont Ambros vivait sa déprime existentielle et redondante.

Aussitôt débarqué, ses yeux ronds se plantèrent dans l'aquarium. Fâcheuse habitude qui pouvait prendre des heures. Comme d'autres fois, il avait attrapé une boîte cylindrique quelconque pour nourrir les fringuants habitants de la salle. C'était mignon, comme nourriture : des petits os si minuscules qu'un oiseau pourrait en stocker plusieurs dans son bec. Et de toutes les couleurs. Joli. Les hauts avaient l'air d'apprécier tandis que les pantalons manifestaient d'une façon ou d'une autre (par le frénétique mouvement de leur braguette, pour ceux qui le pouvaient) leur mécontentement. Ce devait être une autre boîte, ou était même, puisqu'il était peu concevable qu'Ambros ait passé treize jours dans cette Base sans aller vérifier une information aussi importante. Importante pour lui, en tout cas, quelle qu'ait pu en être la raison.

Il s'installa sur une chaise qui aurait parfaitement trouvé sa place dans un restaurant de luxe. Une sorte de trône royal pour regarder l'eau rougeâtre, peut-être avec une canne à pêche ? Pas cette fois. Jouer les larves suffirait parfaitement à rentabiliser cette journée. Sauf que. L'ouverture de la porte par un élément extérieur vint s'ajouter au programme déjà complet. Élément si extérieur qu'il n'évoquait absolument rien au jeune homme (pourtant très vif de mémoire.. ou au moins capable de savoir s'il avait déjà plusieurs fois une tête ou pas dans cette Base si restreinte). Barf. Il se savait bien capable d'en oublier un ou deux, sur le grand nombre qu'ils étaient tous. Nouvelle erreur de fabrication.

En tous les cas, et parce qu'un adulte dans l'Esquisse était encore plus reconnaissable qu'un adulte tout court, il ne fallut que dix secondes au nourrisseur de vêtements pour plus ou moins décider qu'il serait pas mal de faire des salutations particulièrement distinguées.

« B'jour. »

Avant de repartir dans une errance dans les méandres de son esprit. Bah de toute façon, cet homme allait sûrement partir quand il aurait ce qu'il voulait, on cause pas à un abruti inintéressant. Le coude posé sur l'accoudoir , il cala sa tête dans sa main - l'avantage étant avec une oreille manquante que cela était plus facile. Heureusement d'ailleurs qu'un certain bras n'avait pas de nez pour sentir la chaire fraîche, ou peut-être n'éprouvait-il aucun intérêt pour ses congénères trop matures.




Dans un post hautement utile, Ambros débarque (quelques minutes après qu'Imo et les autres soient descendus, probablement) dans la pièce, attrape une boîte pour nourrir les vêtements et s'asseoie sur une chaise en regardant l'eau. Quand Rashid débarque (j'ai rien décrit mais je me suis dit qu'il entrerait nécessairement par la porte, il n'y a pas de fenêtre), il le salue brièvement et végète, persuadé que de toute façon Rashid ne lui parlera pas.
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le Dim 15 Mar - 14:37
Il avait probablement raté la bonne salle. En réalité, il avait probablement raté plein de salles. Car un petit détail finissait toujours par l’arrêter ou lui faire tourner la tête. Rien que l’éclairage, en réalité. Des globes. Oculaires. C’était clairement… eh bien… inquiétant. Et étrange. Comment des yeux pouvaient-ils produire une telle luminosité ? Dans une teinte pareille. Oh, bien sûr, cela pouvait être des lampes fantaisistes d’un goût douteux mais… non, cela avait l’air affreusement. Eh bien. Réel. Comme le mur d’enceinte. Réel et irréel à la fois. Aussi, pour éviter un début de migraine et parce que, définitivement, tout ceci devait juste être un rêve, Rashid décida de ne plus s’arrêter et d’ouvrir la première porte qui passerait. Ce qu’il fit.

Pour s’arrêter aussi net. Au diable les bonnes résolutions : est-ce que c’était des vêtements qui flottaient ? …C’était bien des vêtements. Dans un aquarium. Rouge. Soit on poursuivrait dans l’absurde le plus total, soit, vraiment, le décorateur avait des goûts discutables. L’adulte plissa les yeux. L’éclairage était assez faible, et il n’avait pas ses lunettes, mais… ce pantalon venait-il de lui faire signe ? Oh. Non. Non. Rashid, tu es vraiment en manque de café. Et, par pitié, ne retourne plus dans ce restaurant chinois. Plus jamais.

À l’écoute de sa petite voix intérieure, la voix de la raison, Rashid hocha fermement la tête, avant de remarquer qu’une autre personne était présente. Et qu’il avait été salué. Et qu’il n’avait pas répondu, et que c’était particulièrement impoli et qu’il n’était plus tout à fait sûr du temps séparant le dit salut… mais, dans le doute, mieux valait répondre promptement.

« Bonjour. »

Rashid avait un timbre plutôt doux, un peu grave, mais rassurant. Souvent un peu fatigué, aussi. Ses horaires étaient… particuliers. Et quand il était emballé, il pouvait parler très vite. Mais, présentement, comme un sermon envers lui-même, il s’était mentalement tapé sur la main et avait fait une pause dans sa recherche enfiévrée. Qu’il allait probablement reprendre dès qu'il se serait excusé du dérangement.

Enfin. Ça, c’était avant d’entrapercevoir l’oreille du jeune homme. Ou plutôt l’absence. Rashid traversa immédiatement la pièce à grandes enjambées et s’agenouilla en face de l’inconnu. Sa main s’approcha doucement de la zone sensible et prit grand soin d’écarter quelques mèches pour mieux observer la blessure. Sans la toucher.

Ce n’était pas très joli.

Aussitôt, toute pensée d’une quelconque analyse, de rêve, ou de toute autre chose le quittèrent. Rashid n’était pas médecin. Rashid était botaniste, un peu scientifique, et peut-être ermite. Un peu ailleurs et détaché. Mais… il ne pouvait juste pas détourner les yeux. Ses sourcils se froncèrent et de petits plis soucieux apparurent sur son front.

« Votre oreille… »

Rashid tangua un peu sur sa jambe d’appui. Il hésitait. Et ne savait plus exactement à quand remontait la dernière conversation qu’il avait eu avec un autre être humain… en chair et en os. Il ne savait pas comment poursuivre, alors il mit juste toutes ses questions dans ces quelques mots, et ses prunelles interrogatives. Comment ? Quand ? Est-ce que ça avait été pris en charge, surtout ? L’infirmerie la plus proche ? …Probablement trop de questions, et il était probablement un peu mère poule. Juste un peu.

Mais il était juste… soucieux.
Et cette blessure n’était vraiment pas belle.

Spoiler:
Rashid traverse la base tant bien que mal, arrive dans l’aquarium, s’arrête et se pose de nouveau plein de questions puis fonce vers Ambros dès qu’il voit son oreille (manquante). Il s’agenouille, écarte quelques mèches et l’interroge plus ou moins sur cette dernière.
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le Dim 15 Mar - 21:28
« Bonjour. »

Une voix qu'il ne connaissait définitivement pas. Mais ce n'était pas important non plus. Il avait brièvement relevé la tête pour voir son interlocuteur partir - c'était bien là la pire des maladresses. Quand tu veux retenir les gens, ils s'en vont, et lorsque tu pressens leur départ voilà qu'ils se précipitent vers toi à grandes enjambées. Parce que le monde fait tout pour te donner tord, prouver à quel point un abruti ne peut jamais avoir raison. Quelques secondes passèrent où Ambros se persuada que c'était seulement la chose qu'il était venu chercher ici, comme la boîte qu'il avait dans les mains, comme la casserole qui traînait par terre à côté de lui pour une raison obscure. N'importe quoi qui vaudrait mieux que lui, quoi.

Sauf qu'il avait encore tout faux. L'inconnu avait planté son regard sans une once d'hésitation, jeté sa main comme une flèche sur une cible qui n'y comprenait absolument rien au vu de son temps de réaction habituel. Et qui, probablement, avait en partie la résistance d'un cadavre, puisqu'on aurait pu le frapper que ça n'aurait été qu'un petit mal de plus sur la liste. Rien de grave ne pouvait arriver. Rien de grave n'était d'ailleurs arrivé, même s'il avait fui des yeux.

« Votre oreille… »

Oui. C'est hideux n'est-ce pas ? Comme tout le reste. Pas la peine cette fois, dans une telle situation, de lâcher un vague "c'est rien" pour dire que ça s'était décroché tout seul, ou de faire le fier alors qu'on sanglotait comme un gosse rien qu'au souvenir de cette nuit où il y avait passé de peu et promis tout ce qu'il avait - s'il avait quelque chose - pour ne pas crever tout de suite. Dans un élan de sociabilité, il ramena son regard sur l'homme qui apparemment n'avait pas l'intention de partir avec la casserole (pourtant, elle est très bien, cette casserole, on peut faire cuire plein de choses avec, songea-t-il dans un éclair de naïveté) et alla donc. Droit au but.

« Elle a brûlé, ça fait longtemps. Et y'a rien pour qu'elle repousse. »

Belle façon de remercier quelqu'un qui ose montrer un peu de sympathie, bravo. Mais la sympathie, il ne la comprenait pas, ou très peu. La dernière fois qu'il avait causé oreille à quelqu'un il s'était fait assommer parce qu'il avait dans le dos quelque chose qui ne voulait jamais que les choses se finissent bien. Il le sentait s'agiter, frétiller à l'idée que cet adulte encore peu altéré par l'Esquisse soit à portée de main. Son cou qu'il serait si bon d'étrangler pour en broyer la moindre corde vocale. Juste pour la détente, vous voyez, après avoir passé trop de temps à dormir et à s'ennuyer ? TB adorait la chaire fraîche. Mais son éternel acolyte idiot commençait à tilter que ces vibrations n'auguraient rien de bon pour la survie du nouvel interlocuteur, parce qu'il connaissait mieux TB que la sympathie. Hésitation.

« Mais y'a bien pire que ça. »

Comme un serpent bien dressé, le fameux bras se dégagea et salua l'adulte. Hey, beau larynx, me laisserais-tu étouffer ta trachée, parut-il dire en quelques mouvements de doigts. De son côté, Ambros placa son regard de poisson mort sur l'aquarium. Et comme ça il allait fuir, c'était finement joué, c'était très.. comme d'habitude. Une discussion qui finissait mal, sans qu'il ait pu dire quelque chose de bien. C'était perdu d'avance. Il le savait. Seul Striky était assez stupide pour lui parler maintenant.




Résumé : Toujours en mode "je m'en fiche je déprime", Ambros est surpris par les actions de Rashid, mais comme il est aussi doué qu'un taureau pour la délicatesse il y va cash. Puis, sentant que TB veut faire connaissance intimement avec Rashid, il le lui présente avec un regard déprimé.

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le Ven 20 Mar - 17:40
« Elle a brûlé, ça fait longtemps. Et y'a rien pour qu'elle repousse. »

Ce qui était à priori normal. On ne faisait pas repousser une oreille comme ça. Mais critiquer la logique d’un être chimérique était un peu… discutable également. Alors Rashid ne releva pas. Ce qu’il releva, en revanche, c’était que le jeune homme avait enfin réagi. Son manque de réaction l’avait un peu inquiété, à vrai dire. Pour mieux observer la blessure, il avait chaussé ses lunettes (non indispensables, mais bien utiles quand il était question de précision, et d’ailleurs, où était passé sa paire de lentilles ?), et l’état de l’inconnu lui avait sauté aux yeux. Il était épuisé. Et une simple tasse de café n’y remédierait probablement pas. Ça n’y remédiait jamais vraiment, ça servait juste à continuer un peu plus longtemps. Dormir, ça, par contre, c’était toujours efficace. Quand on y consentait. Autre problème. Lui-même s’écroulait plus qu’il ne consentait…

« Mais y'a bien pire que ça. »

…et convaincre une personne qu’il ne connaissait absolument pas, n’allait pas être. Minute. Pire ? Cette fois, Rashid haussa un sourcil. Un sourcil purement curieux, à vrai dire. Rashid n’était pas un homme qui jugeait. D’autant plus quand il se trouvait en terrain inconnu. Et, en dehors de son labo, dieu qu’il y en avait. Il attendit donc patiemment la suite. Qui ne vint pas. Sauf si on peut considérer les gestes mystérieux d’un troisième membre comme « suite ».

Troisième membre.
Troisième bras.
Derrière un dos.
Un troisième bras attaché dans le dos.

C-c-certes.

C’était probablement tout à fait normal. Dans un rêve. Rashid avait quand même eu un petit mouvement de recul. Surtout que le dit bras faisait des mouvements assez. Eh bien. Intenses ? Plus ou moins remit, l’adulte papillonna un instant des cils et avança sans même y penser :

« Vous… cherchez quelque chose ? »

Au bras. Il parlait à un bras. Et lui demandait s’il cherchait quelque chose.
Mon dieu, Rashid, qu’est-ce que tu fais ? Même si tu admets l’existence de… ça. Il peut difficilement avoir un cerveau. Ça doit juste être des spasmes ou. Ce jeune homme qui essaye de te faire passer un message.

Le jeune homme. Right. Il s’était un peu éloigné du sujet. Encore.

Rashid secoua la tête pour lui-même, et reporta toute son attention sur le visage blessé. Qui ne le regardait plus. Qui ne semblait plus regarder grand-chose, en réalité. Rashid se mordit un instant la lèvre. Puis arrêta quand il s’en rendit compte. Ça rendait Sven fou. Mais ça l’aidait à réfléchir. Et il en avait besoin. Comme un peu plus tôt, il tanguait un peu sur sa jambe d’appui. Hésitait. La solution de facilité, la solution qui s’imposait se résumait à juste se détourner, retourner ce qu’il était venu chercher, parce que de toute façon, ceci n’était qu’un rêve… Alors à quoi bon brasser de l’air ? Mais, voilà, si Rashid avait peu de réels contacts (autre qu’une conférence Skype sur les dernières découvertes d’une branche de recherche américaine), et qu’il avait souvent la tête ailleurs, entièrement tournée vers ses recherches : il était humain. Et un humain décent n’en laissait pas un autre avec une telle blessure. Et attitude.

Cette attitude… Ce détournement, ce haussement d’épaules géant à tout, c’était juste glaçant.

Rashid ne pouvait pas juste se détourner. Alors il ne le fit pas, et décida d’envoyer se promener momentanément un peu tout le reste. L’adulte se releva donc, et posa ses deux mains sur les épaules du plus jeune.

« Longtemps ou pas, cette oreille n’a pas été soignée correctement. Et si on ne peut plus rien faire pour elle, ce n’est pas le cas du reste. »

Du physique ou de l’esprit, le sous-entendu était là, mais Rashid ne s’y attarda pas. Il essayait d’être ferme.

« Ce bâtiment possède-t-il une infirmerie ? »

Ses mains quittèrent les frêles épaules, mais restèrent non loin, au cas où.

Au cas où il faudrait presque le porter jusque là-bas.

Rashid espérait ne pas avoir à le faire, mais s’il le fallait, il le ferait.
Sa voix se fit plus douce.

« Laissez-moi essayer de m’occuper un peu de ça. S’il vous plaît. »

Rashid parlait à ce jeune homme. Juste à ce jeune homme. Et essayait d’ignorer le bras qui gigotait derrière son dos. C’était affreusement déstabilisant. Même quand on admettait, que, à priori, c’était tout à fait normal.

Ça restait quand même un troisième bras qui se tortillait comme un serpent particulièrement enthousiaste.


Spoiler:
C'est affreusement long pour pas grand-chose (again), et maladroit, pardon. Je suis encore en période de rodage et je tâtonne un peu et heu heu hésite pas surtout.

Lorsque Rashid remarque TB, il a un petit mouvement de recul avant de demander au bras si ce dernier cherche quelque chose. Puis il cogite (again) et décide de s’occuper d’Ambros. Il lui demande donc s’il y a une infirmerie dans le coin et de heu. Se laisser faire ?
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le Ven 20 Mar - 20:47
Au moment où l'homme recula, ce fut finit. Ou du moins y crut-il aussi fermement qu'il croyait qu'il était stupide, et dieu que cette croyance était forte. Peut-être qu'il arrêterait enfin de se préoccuper de ce qui n'en valait parfaitement pas la peine. Comme l'oreille, comme l'autre chose, comme.. enfin, tout.

« Vous… cherchez quelque chose ? »

Bien sûr que TB cherchait quelque chose. Il voulait tout gâcher. Bien sûr qu'il allait le faire. Mais maintenant, ce n'était plus son problème, parce qu'en vérité il ne pouvait pas y faire quoi que ce soit. Et lui-même ne cherchait qu'à en finir, dire stop à cette situation sans aucune signification, se faire avaler par l'impasse. Rien de bien joyeux. Mais il était insistant, l'homme aux cheveux bruns, il tentait un massage cardiaque avec ses deux mains. C'était à la fois déconcertant et.. Non, on ne pouvait pas vraiment parler d'espoir ou de chaleur. Simplement une sorte de minuscule reconnaissance qui naissait.

« Longtemps ou pas, cette oreille n’a pas été soignée correctement. Et si on ne peut plus rien faire pour elle, ce n’est pas le cas du reste. »

Merci d'être là même si c'est la fin, quelque chose comme ça. Même s'il ne restait rien à réparer, parce que Max il ne reviendrait pas, parce qu'on ne change pas ce que les gens sont. Parce que c'était toujours pareil. Et à quoi ça servait si c'était toujours pareil ?

« Ce bâtiment possède-t-il une infirmerie ?
- Oui. »

Réponse affirmative, courte, automatique. Même si l'infirmerie était aussi la cuisine et que c'était difficile de faire quoi que ce soit dedans. Ça restait sa pièce préférée de la Base, avec l'aquarium et le repaire du club des étoiles de mer, parce qu'il y avait plein de choses à manger. Et que quelque part c'était l'un des rares endroits où il retournerait en secret même s'il n'avait plus le droit d'y rentrer, en sa qualité de danger public.

« Laissez-moi essayer de m’occuper un peu de ça. S’il vous plaît. »

Et puis encore, un nouveau coup. Ce fut à son tour, de, bêtement, reculer un peu. Juste un bras dont le coude manqua de se prendre le dossier. Pas l'habitude. Et pourquoi ça venait maintenant, et pourquoi est-ce qu'il voulait simplement lui dire oui en pleurant comme un gamin dans ses bras, et pourquoi cherchait-il à le comprendre cette fois ? N.. Non, bien sûr qu'il ne pouvait pas se débarasser de TB, survivre, faire repousser l'oreille, dire des trucs intelligents, avoir plein d'amis, ressusciter les morts et d'autres choses, mais.. il était stupide et influençable, de toute façon, ce n'était qu'une bourde de plus si sa résolution commençait à se casser la figure alors qu'on lui avait juste adressé quelques paroles, non ? Alors, eh bien, puisque les vêtements avaient assez à manger, il pouvait le laisser faire, peut-être, si ? De toute façon en.. en essayant d'y réfléchir un peu, si c'était possible, il ne perdait rien, puisqu'il avait rien.

« Hm, oui, euh.. »

Un peu larmoyant, ou du moins plus chancelant, et après une introspection des plus bancales, il se leva tel celui qui allait se faire arracher une dent sans anesthésie. De la peur, en grande quantité, beaucoup de choses qui s'emmêlaient les pinceaux. Mais, bordel, oui, enfin quelque chose. Attraper une main tendue virtuellement était quelque chose de diablement difficile, un peu effrayant, mais la première des actions humaines.


Et après ça, il remarqua enfin que la chemise de Rashid était magnifique.




Résumé : Après une nouvelle dose de scepticisme et à mesure que Rashid parle, Ambros finit par craquer. Alors que c'était mal parti, il accepte que Rashid fasse ce qu'il veut, et il se lève pour le suivre en chancelant un peu.
(J'espère que ça convient et, euh, tu peux considérer que maintenant si Rashid va quelque part il le suit, et bien sûr il lui montre avec l'approximation habituelle où se trouve l'infirmerie / donne son nom tout ça si nécessaire en chemin si tu veux ellipser.)
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