[Salle de réunion] L'Esquisse pour les nuls

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le Lun 6 Oct - 20:23
La salle de réunion était vaste, des tables étaient placée en U en plein milieu, bien que l'une d'elle soit de travers, enlevant le côté parallèle de la chose. Partout autour, des chaises. Tantôt des poufs comme on pouvait en retrouvé dans l'observatoire c'est à dire en forme d'étoiles, tantôt des trônes plus ou moins majestueux et les assises qui semblaient normales n'étaient pas en bois ni en métal, mais en béton, avec des champignon bleu ou rose qui pousse dessus. Sur un mur, un grand tableau bleu ciel n'attendait qu'Al pour être remplis de formules mathématiques avec les ciseaux-cupcakes qui servent de craies.

Sans plus réagir aux différents propos autour de toi, tu continuas sur ta lancé pour emboîter le pas de ton ami à lunette. Jetant des petits coups d’œils à la jeune fille fraîchement arrivée. Elle n'avait pas l'air de vouloir suivre. Et ce n'est pas toi qui prendra l'initiative de l'entraîner avec vous. Quel intérêt ?

La petite jeune femme s'affola devant tant de questionnement qu'elle doit avoir. Tu ne pouvais que comprendre ce qu'elle pouvait ressentir. Toi aussi, tu as eu une modification corporelle – tu n'es pas assez idiote pour croire qu'elle a toujours fait cette taille-là – et en plus, elle s'interpose. Et j'en suis fière.

D'un ton monotone, comme si cela ne te concernait pas, tu répondis à ses questionnements. La salle de réunion n'était pas tellement loin, mais ce n'était pas plus mal de meubler le trajet.

« Je suis Française, donc je vous entend parler français. Je n'ai jamais quitté le pays. Du moins, jusqu'à ce que je tombe dans ce monde. Côté musique, je dirais plutôt du Rock. Même si j'avais rarement l'occasion d'en écouter. »

Loisirs ? Passion ? Aucune. Ou observer, mais ce n'est pas très intéressant. Enfin, pour toi si mais pour les autres, c'est moins sur. Tu t'es juste découvert une passion pour cette trompette cracheuse de flamme que tu as désormais toujours avec toi.

Mais à peine le temps à Al pour répondre que vous étiez déjà arrivés à bon port. Tu entras dans la pièce en précédant toujours le jeune homme. Soudain, un mal de crâne terrible que même moi pouvais ressentir. Une douleur lancinante qui faisait toujours plus mal à mesure que le cœur battait. Ta vision se trouble et t'eus à peine le temps de poser avec fracas ton arme pour t'appuyer sur une table afin d'éviter de tomber. Ta respiration devint forte et saccadée. Tu te servis de moi pour appuyer sur ton front, réflexe idiot qui ne changerais strictement rien, ce n'est pas comme si tu allais avoir moins mal en faisant cela.

La douleur bien moins forte, tu regardas autour de toi pour vérifier si c'est juste toi, ou si les autres sont touchés de même. Visiblement, tu n'étais largement pas la seule à avoir déguster.

« Vous allez bien ? »

Question stupide puisque toi-même ne va pas bien, et qu'apparemment, vous avez tous les trois la même chose.

Résumé:
Cydna suit Al dans la base et répond aux questions de Gun. Arrivée à bon port, elle est prise du mal de crâne. Elle s'appuya sur une table le temps que ça passe puis demande aux autres s'ils vont bien.
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le Lun 6 Oct - 22:04
C'est un agréable soulagement qui s'empare de la blonde archère tandis qu'elle écoute les géants parler de France, de rock et d'Angleterre.

« Vous aimez le rock n' roll? J'avais... J'ai un groupe à Flen. »

Voyez la malheureuse enfant, elle veut en parler au présent.

« Je chante et j'écris les paroles. Je suis en train d'écrire Skytten. Ça parle d'aller plus vite que le temps et de vivre sa vie pleinement. »

Mais une douleur lancinante peu à peu se fait sentir, et avec elle l'angoissante certitude qu'on va mourir.
Et entre les doigts frémissants tremble le corps minuscule, et la souffrance, cruellement, gagne chacune de ses cellules.
Grincent les dents, pincent les mains les doigts géants du grand rouquin, entre leurs serres de porcelaine agitées par le battement de leurs veines, et de la gorge palpitante s'échappe une plainte gémissante, témoin de la vicieuse nature de l'élancement qui la torture.

« Vous allez bien ? »

Sans la voix de Cydna, Gunnel n'aurait pas remarqué qu'elle n'était plus entre les doigts du titan aux cheveux bouclés, mais sur une table à manger couvertes d'étiquettes Ikéa dont la vue la fait aussitôt éclater d'un rire que même la douleur ne brise pas.

« J'ai vu mieux, mais pire aussi... Alors oui, on peut dire ça... »
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le Lun 6 Oct - 22:58
Finalement, ils ne seraient que trois pour ce qui devait être le compte-rendu matinal spécial touristes miniatures. C'était à la fois reposant pour le crâne et navrant parce qu'Al sentait fortement qu'il allait devoir faire une deuxième édition.

« Je devrais faire payer l'entrée.. » marmonna-t-il au détour d'un couloir, dans le court trajet qui devait les conduire jusqu'à la fameuse salle de réunion. Pas de crainte d'être entendu, Gunnel recommençait à parler dans le vent depuis le creux de main où elle était logée. Elle posait des questions sur le passé ; cela prouvait qu'elle n'avait pas encore capté que tout était sûrement perdu. Dire à quelqu'un qu'il était paumé dans un monde inconnu sans espoir d'en sortir au vu de l'esprit d'équipe inhérent au peuple local, c'était un peu comme voler sa sucette à un enfant. Al ne le faisait que dans les jeux vidéos ou quand il voulait mesurer la sucette. En l'occurence, il se demandait quelle taille faisait le coeur de Gunnel. Et ses vaisseaux sanguins, sûrement très fins.

« D'où venez-vous? Où avez-vous déjà voyagé? Qu'écoutez-vous? Du rock, du jazz, du folk, parlez...
- Je suis Française, donc je vous entend parler français.
- F… Français… commenta-t-il tout bas, la belle grimace suspendue aux lèvres - il en avait encore des boutons, comme si l'acnée ne suffisait pas.
- Je n'ai jamais quitté le pays. Du moins, jusqu'à ce que je tombe dans ce monde. Côté musique, je dirais plutôt du Rock. Même si j'avais rarement l'occasion d'en écouter.
- Rock aussi. J'ai déjà mentionné que j'étais anglais.
- Vous aimez le rock n' roll? J'avais... J'ai un groupe à Flen.
- Super… Et moi, j'étais inscrit au club de ping pong. »

Non, mais, Gunnel enfonçait le couteau dans la plaie. Ne jamais penser aux exercices précédents et te concentrer sur la suite pour finir le contrôle plus vite, s'était-il longtemps martelé. Et là, on lui remettait l'énoncé précédent. L'énoncé d'un exercice qu'il n'avait pas pu finir. C'était affreux sur le plan mathématique.

Heureusement, l'entrée dans la salle de réunion arriva tel un souffle d'air frais. Ou pas, il devait être écrit "matinée de merde" dans l'équation de ce treizième jour (et non, Al se refuserait à faire le lien avec le nombre).  Brusquement pris par un mal de tête - il aurait pu avaler un kilo de glace que cela n'aurait pas fait si mal, il tituba sur ses propres jambes et eut tout juste le réflexe de se précipiter vers la table la plus proche. Il ouvrit la main, libérant ainsi Gunnel, et s'appuya pour souffler un bon coup. Bordel de. Il ne savait pas ce que le prenait, mais c'était violent. Ce n'était pas un crack de la médecine, pour autant il n'ignorait guère qu'aucun symptôme n'était là sans cause. Tout en reprenant ses esprits, il fit tourner mentalement la liste de toutes les possibilités. Rien qui puisse. Justifier.

« Vous allez bien ?
- J'ai vu mieux, mais pire aussi... Alors oui, on peut dire ça…
- Question stupide. »

Dans ce cas, il était bien contraint de l'admettre ; une seule chose pouvait justifier cette soudaine agression.  D'un côté, c'était trop facile d'en venir à dire "c'est bizarre donc c'est l'Esquisse" sans chercher à creuser plus en détails. De l'autre, il n'avait pas encore déniché de laboratoire spécialisé dans l'étude du cerveau à portée de main.

Triste à dire, mais Al s'était pris un coup de vent dans la figure, et il allait devoir continuer vers la tempête sans en tenir compte. C'était comme passer à côté d'un objet en chute libre sans penser à Newton. Triste pour la science.

« Sur ce. Bienvenue dans la base militaire, Gunnel Rose. »

Il attrapa les cise… les craies - même après des jours d'utilisation, il ne pouvait que tiquer bêtement dans cette absurdité. C'était le moment qu'il adorait, celui où il pouvait écrire plein de formules incompréhensibles au tableau et étaler ses maigres connaissances. Il se pinça le nez trois secondes ; hélas, aujourd'hui, il ne pouvait pas parler de mathématiques.

Bien au contraire, il faudrait aborder le sujet le plus désagréable au monde.

« Tout à l'heure, j'ai dit que l'espérance de vie à l'extérieur ne dépassait pas la journée. Ça, c'est vrai… Le reste, tu auras tout le loisir de le constater par toi-même. De ce que nous savons, il y a cet endroit, une étendue désertique parsemée de quelques cadavres et une ville très loin d'ici. Plus loin encore, on trouve sans doute tout… mais rien qui puisse ressembler à ce que nous connaissons. Pas de Flen, point, j'espère que tu as capté. »

Parce que ça me fait tout aussi mal que toi de le savoir, omit-il de rajouter.

« Maintenant, les choses intéressantes ! J'ai inventé quelques théories et… »

Il reporta son attention sur le tableau, faute de pouvoir fixer trop longtemps la tenue ridicule de Cydna ou la mini-fée. Le ciseau traça plusieurs lignes sur le tableau, le tout formant un amalgame de formes et de chiffres…

Plus rien ne pourrait l'arrêter, à voir le sourire qu'il retrouvait après avoir bien râlé, sauf peut-être une intervention pertinente de Cydna. Ou l'apparition subite d'un habitant du dessous, sorti d'un morceau de sol… Enfin, depuis le temps qu'il les traquait, il avait eu d'autres soucis en tête.

Fallait d'ailleurs croire qu'il aimait s'en rajouter.

Résumé:

Al, décidément bien râleur, discute un peu en chemin vers la salle de réunion avec ses deux camarades dont Gunnel qu'il tient dans la main. Il donne 2-3 explications générales après le mal de tête qu'il n'a pas trop apprécié, puis commence à partir dans un essaim et théories et de chiffres.
(comme il avait pas trop capté cydna dans le RP je te dédie la fin !)
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le Lun 6 Oct - 23:40
« J'ai vu mieux, mais pire aussi... Alors oui, on peut dire ça…
- Question stupide. »

Ah ! Tu vois, je te l'avais dis que cette question était stupide ! Même le rouquin est d'accord ! Mais tu décidas de passer outre avec un sourire en coin. Tu avais conclu qu'il devait aller assez bien pour ronchonner. Tu allais presque lâcher un « tant mieux » du tac au tac.

T'asseyant sur l'un des poufs étoiles, tu écoutes les explications sommaires du rouquin avec plus ou moins d'attention. Tu regardais surtout Gunnel pour voir si elle avait tout compris. Normalement oui, mais ce devait être encore très flou pour elle.

Puis Al commença à tracer des chiffres et des schémas sur le tableau, le voilà repartis dans ses délires de théories. Tu avais l'habitude de les entendre et de les voir, et il pouvait y passer 3 heures. Tu ne sais pas combien de fois tu t'es retrouvée là, sur ce pouf, à l'écouter déblatérer sur ce monde. Rien que d'y penser, j'en ai la nausée.

« De ce que je me souviens d'avant la grande tempête qui balaya ce monde, commenças-tu à Gunnel, il y avait des plaines et au moins une grande ville. Mais depuis lors, il paraît que cette ville est en ruine et que les plaines ne sont franchement pas accueillantes. Enfin tu as du le remarquer en arrivant ici. »

Comparé à Al qui a pu plus ou moins compter le nombre de jour passé dans ce monde, toi tu ne sais pas. Tu es arrivée bien avant ce foutoir. Avant, c'était bien plus tranquille. Avant, les objets bougeaient mais ne cherchaient pas toujours à te tuer. Avant tu étais habillée normalement.

« Une tempête, c'est quelque chose de destructeur qui peut changer la nature des personnes. Moi, par exemple, me suis retrouvée habillée comme ça à cause de l'une d'entre elles. Et je ne sais pas quand ni comment je retrouverais mon apparence normale. Et foncer dans une autre ne garantira pas du tout un retour à la normale, bien au contraire... »

Pourtant, tu y as pensé et bien fort qui plus est. Mais il n'y en avait pas. Ça ne se commande pas comme ça et on en trouve pas à tous les coins de rues. Encore heureux remarques.

« Ici nous sommes en sécurité précaire. Les objets internes à la bases ne nous attaquent pas, mais certains qui viennent de l'extérieur peuvent venir nous agresser. Ce pourquoi nous avons essayé, avec Al, de réunir les autres occupants pour tenter un plan de défense... »

Mais on ne peut pas dire que cette initiative, bien que louable, ait eu un franc succès. Si tous ceux présents dans le base se connaissent maintenant, ce qui est déjà un pas formidable, ce n'est pas pour autant que vous avez un plan d'action efficace. Surtout compte tenu du nombre d'enfants ici. Tu marquas un temps d'arrêt pour que Gunnel puisse assimiler tout ça, et surtout poser ses questions.

Résumé:
Cydna s'assoit sur un pouf et explique plus en détail ce qu'Al avait décrit du monde qu'est Esquisse, avant de laisser un temps de silence, pour que Gunnel puisse réagir.
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le Mar 7 Oct - 1:44
La fée écoute distraitement les explications, sans en appréhender portée, yeux voletant des cheveux blonds de Cydna au tableau sur lequel Al s'affairait. Comme si on ne lui expliquait pas que sa vie était ruinée, comme si on lui vantait là les mérites d'un produit de beauté. Comme si rien n'importait, à part peut-être le tableau et les craies, qu'elle brûlait de monopoliser par ses dessins étranges et sophistiqués.

Soudain, un éclair fulgurant traverse son esprit. Illumination d'horreur, révélation qui la détruit. Et ses yeux immenses sont par l'effroi agrandis. Il faut un temps au rêveur pour qu'il comprenne ce qu'il subit.

Elle est prisonnière.

Prisonnière de cet absurde univers.
Prisonnière de cette Base militaire.
Prisonnière de ces géants qui peuvent la manipuler, la déplacer, la contrôler, comme un pantin, une vulgaire poupée, sans qu'elle ait la moindre force à leur opposer.
Et surtout, surtout, de son corps aux os de verres, que l'on peut tenir entre ses serres, que l'on peut si commodément réduire en poussière.

Gunnel est prisonnière, elle le voit à présent entre les barreaux de ses cheveux blonds, collés à son visage par des perles de sueur glaciale.

« J'ai compris. »

Déjà ses traits affaissés par la vulnérabilité se ressaisissent, se raffermissent, au souvenir peut-être de la réputation d'Inge et Sonja connus pour leur inébranlable détermination. Mais quelle horreur qu'un monde sans Inge ou Sonja pour agiter la ville de leur coups d'éclats. Elle ne peut pas vivre sans eux. Mais elle ne peut cesser de vivre.
Soit, ce sera sans eux qu'elle devra apprendre survivre.

« Mais... Les Tempêtes sont-elles des phénomènes de... Non, laissez-moi deviner. Question stupide? »

Petit silence rhétorique.

« Forcément, puisqu'apparemment il n'est pas nécessaire de connaître toutes les règles pour être lancé dans la partie. Et, accessoirement, que les "règles" ne sont pas clairement définies. »

Dis-donc, Gunnel, tu sais donc te servir de ta petite cervelle?

« Non, dans l'ensemble, j'ai compris – même si je n'en ai pas forcément l'air. On me prend toujours pour une abrutie. »

Au moins elle a les pieds sur terre. Et sa tête n'est plus dans les nuages. Il faut dire que le rose lui déplaît et qu'elle souhaiterait éviter d'en avoir au visage.

« Encore autre chose à m'expliquer? »

Résumé:
Gunnel écoute ce qu'expliquent Al et Cyd, réalise la gravité de la situation, passe d'effarée à déterminée, pose des questions bêtes, inachevées qui n'attendent même pas de réponse et sont comme d'habitude en totale marge de son état d'esprit, émet des évidences un brin métaphoriques sur l'Esquisse, fait preuve d'une grande lucidité en faisant remarquer qu'on la prend souvent pour une idiote et pas seulement à cause de ses cheveux /fuit/ et enfin demande s'il reste encore quelque chose à expliquer.
HRP:
désolée c'est nul
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le Mar 7 Oct - 8:50
Il entendit vaguement que Cydna avait repris la suite des explications derrière lui. Il ne fit aucun commentaire et continua à bidouiller dans son coin. C'était frustrant qu'il n'y en ait pas plus à dire. Surtout quand on savait que des personnes plus susceptibles de savoir s'étaient volatilisées. Ainsi Diablo avait-il pris le large sans les prévenir avec un autre type - un adulte, en plus, il en pleurait - et il en avait été de même avec le types à oreilles de chat. Celui-là, il en riait jaune encore, mais il aurait souhaité le cuisiner un peu.  Quant au blond costumé qui lui avait parlé de l'autre côté de la porte… euh, il était plutôt content de ne pas l'avoir supporté ces dix jours. Fort à parier que cela aurait gonflé les rangs du club des étoiles de mer, décidément plus prisé que le "club" d'organisation de la Base. Comme toujours. Lui-même avait préféré faire les magasins de jeux vidéo plutôt que de s'investir au conseil étudiant ; nul doute que s'il pouvait retrouver tout cela un jour..

« J'ai compris. » affirma sobrement Gunnel, mettant un terme aux explications tristement vraies de Cydna. Il n'était pas cruel au point de s'exclamer "Ouais, enfin !" avec le grand sourire de quelqu'un qui va pouvoir avoir quelqu'un de son côté, mais il fallait l'avouer que cette rapide acceptation des choses était prometteuse.

L'invitée miniature s'apprêtait à poser une nouvelle question, qu'elle avorta finalement en cours de route. Ni lui ni sa coéquipière n'auraient pu répondre, très probablement, mais il était curieux de connaître la fin de la question. Qui ne vint pas. Au profit d'une réflexion qui, faute d'être particulièrement joyeuse, avait le mérite d'être absolument juste. Il hocha donc la tête en signe d'approbation. Si l'Esquisse a seulement ses lois, il était impossible en l'état de les énoncer ;  c'était le pire MMO du monde, où il était facile de crever mais impossible de revenir à l'auberge la plus proche.

« Non, dans l'ensemble, j'ai compris – même si je n'en ai pas forcément l'air. On me prend toujours pour une abrutie.
- Oh, c'est qu'ils n'ont pas vu de vrais abrutis. »

Et des vrais abrutis, Gunnel, tu vas en voir très vite. Même en côtoyer tous les jours. Al pleurait mentalement en voyant les visages des habitants de la base défiler…  Bon, tous n'étaient pas complètement dénués de cervelle, comme Cydna, main étrange exceptée, et Kim qui apportait une contribution nécessaire en cuisine et dans la gestion du quotidien (bien qu'il soit difficile de s'imaginer qu'il fut un homme auparavant). Et puis au fond, aussi crétins soient-ils, au moins ces gens restaient. Il y avait de l'espoir sur le -très- long terme.

« Encore autre chose à m'expliquer? »

Son regard croisa celui de la française. Pour sa part, vu que l'on ne voulait pas écouter ses passionnants théorèmes..
Oh et puis si, il y avait une derrière chose.

« Ce que je vais dire va passer pour une superstition à deux livres. »
Il aurait très bien pu parler d'euros, mais avant de disparaître, il avait été fermement opposé à l'union européenne. Parce que. Et puis, il était possible que Gunnel ne comprenne pas de toute façon - il ignorait quelle était la monnaie de Suède. Ou il avait oublié, parce que ça lui passait au-dessus de la tête dans un monde où la monnaie n'existait pas.

« On fait de la collocation avec des types louches qui vivent au sous-sol. Il était apparemment possible de les rejoindre depuis une… baignoire… vide… (Jadis, il se serait pendu pour avoir dit une telle chose) Cydna a eu l'occasion d'aller chez eux, quand j'ai voulu y revenir avec elle nous avons pu voir deux hommes s'y rendant. »
C'était la dernière fois qu'il avait visuellement aperçu Diablo, d'ailleurs, mais celui-ci n'était sans doute pas mort dans la journée puisqu'il avait fait une brève allocution radio et prit le temps de quitter la forteresse juste après l'attaque.
« Mais depuis, impossible d'y passer, sinon j'y serais déjà. »
Sous-entendu, pour faire des recherches, bien sûr. Sa réplique le faisait passer pour un crevard, encore plus qu'avant, et il n'avait pas envie de la corriger. En même temps, s'il existait une salle avec plein d'écrans SF pour surveiller toutes les conneries que faisaient les gens de la base, il ne se gênerait pas, hého.

Il prit place sur l'un des sièges avoisinants et laissa à Cydna le temps de commenter, ou de raconter autre chose, si elle en avait la foi. Ce temps passé, il chercha des yeux quelque chose qui puisse se boire dans le coin. Ah, non, bien sûr, c'était lui qui avait interdit aux gens de manger dans la salle de réunion parce qu'il ne supportait pas les bruits de mâchoire pendant ses exposés. Le problème ne venait pas que de là, hélas.

« Bon, je pense qu'il n'y a plus qu'à visiter les lieux, on en profitera pour boire un coup.. si on peut trouver un verre de un centimètre virgule trois. »
Pour montrer à Gunnel l'état du massacre, bien que la base ait été rafistolée les jours précédents. Cela ne tenait que du bricolage, au final.


Spoiler:

Al boude un peu dans son coin pendant que Cydna explique, commente vaguement Gunnel et lui explique pour les fameux habitants du dessous avant de proposer une visite de la base avec dégustation de cocktails.

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le Ven 10 Oct - 19:16

Au fil des minutes, votre vertige ne fait que s’accentuer, même si vous commencez à vous habituer à la douleur. Votre vue se brouille. Et puis ça recommence. Un souvenir vous étreint.

Vous êtes dans l'Esquisse, plus ou moins loin de votre position actuelle, plus ou moins différent. Choqué ou au contraire joyeux, vous n'avez découvert ce monde que depuis quelques minutes. Le paysage est si différent, peut-être vous interpelle-t-il ? Pour certains, le début d'un rêve. Pour d'autres, celui d'un cauchemar. Toujours est-il que vous reculez, le film se rembobine et vous voilà revenu dans votre position initiale, celle où vous avez ouvert les yeux pour la première fois sur ce monde. Vos yeux qui venaient alors de s'ouvrir retournent au néant. Le noir, le flou, l'incompréhensible, le basculement.

Tandis que vous quittez cet état dérangeant, celui-ci revient soudainement. Plus fort. Plus intense. Plus bref.

« Je sais ce qu'il y a avant. »
Quelqu'un, ou quelque chose, vous parle à l'intérieur du crâne. Il y insuffle une sensation.

« Et vous savez où me trouver. »

Une certitude persistante de connaître le chemin.
Sans savoir où il mène.




Explications


Tous les dessinateurs ont reçu un message sur lequel ils peuvent dûment spéculer en jeu et hors-jeu, leur étrange correspondant mental leur ayant laissé en cadeau la séquence bien ancrée de leur arrivée et surtout une destination. (comme les GPS /crève) Quelques précisions indispensables :


  • Les dessinateurs ne savent pas exactement où est-ce qu'ils se rendent mais, pour une fois, ils y arriveront en suivant leur intuition. Petit indice cependant, et pas des moindres ; votre voyage - pour ceux qui l'accompliront, vous n'êtes pas obligé de vous lancer dans l'event 5 avec tous vos persos surtout s'ils sentent le piège - commencera dans la plaine.
  • Pour participer, il faut simplement créer un RP dans la plaine avec le tag [E5] dans le titre histoire que le lieu puisse toujours servir à la promenade touristique. Nous vous conseillons vivement d'y aller en groupe, parce que ça reste la plaine et que vous croiserez probablement des objets en route. Une arme peut être pas mal aussi, surtout pour les habitants de la base (qui ont même le bol de pouvoir utiliser un véhicule)
  • Dans ce RP, donc, vous allez devoir lancer 3 fois -pas en même temps- le dé EV-5, chaque lancer correspondant à une étape de votre trajet. Vous allez pouvoir rencontrer des objets à foison et d'autres choses pour lesquelles on vous réserve la surprise, chaque étape devant être bravée (sauf si vous voulez prendre le risque de recevoir une deuxième attaque alors que la première n'est pas finie) avant que la suivante n'arrive. Dans tous les cas, une fois le dé lancé, il est fort probable que Folie doive intervenir pour compléter le message. Cela vous sera dit ♥
  • Il n'est pas nécessaire de faire 36 000 tours entre les étapes, seulement de RP un petit peu même si la menace est éliminée en un message. Il faut faire genre que vous marchez, voyez /crève.
  • Point un peu plus technique : Deux groupes peuvent se rejoindre au cours de leur épopée, tant que c'est plausible géographiquement parlant (si un groupe sort de la base il ne va pas fusionner tout de suite avec un autre groupe en bordure de la ville). En cas de fusion, il y a donc un seul sujet et le nombre de lancers restants est celui du groupe le moins avancé.
    Un petit exemple avec le groupe 1 (Annabelle et Striky qui viennent de la base) et le groupe 2 (Sacha et Pikachu depuis la ville) tout à fait volontaires pour l'expérience. Au début, il est peu probable que nos deux groupent se croisent, c'est pourquoi le G1 peut paisiblement batifoler. Avec un premier lancer, ils sont attaqués par un vil objet que Str… Anna vaincra héroïquement. De son côté, le groupe 2 a déjà eu l'occasion de vaincre la Team Rocket (lancer n°1) et le club des shippeurs (lancer 2) ! Conscients que l'union fait la force, nos 4 protagonistes se réunissent en un seul sujet, et il leur reste 2 lancers à faire.

  • Le nombre de lancers n'augmente pas avec le nombre de membres d'un groupe mais Folie risque d'être un peu plus méchante dans ses interventions histoire que ce soit plus drôle.
  • Bien entendu, une fois les trois lancers effectués, vous arriverez à bon port.. la destination sera révélée quand un premier groupe l'aura atteinte. Étant donné que vous aurez normalement suivi l'intuition des personnages, surtout qu'ils ont tous la même, il est normal que ça aille un peu plus vite que le chemin classique.


Si vous avez des questions, n'hésitez pas, comme toujours ♥ (mais pas à la suite du sujet, préférez la zone Connexions ou la zone Évènements où vous pourrez quémander un groupe)

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le Dim 2 Nov - 22:32
« Encore autre chose à m'expliquer? »

Tu regardas ton comparses, chose qu'il fit de même. Tu hésitais à parler des gens du dessous. Mais visiblement le rouquin décida qu'il fallait rajouter une couche à la complexité de l'affaire. Cette salle qui surveille cette base était vraiment impressionnante, aujourd'hui encore, tu aimerais y retourner, voir ce que les autres font de leurs vie pendant que toi, tu resteras simplement là, à les regarder envieuse d'avoir une vie et pas toi. Si tu veux mon avis, heureusement que cette salle ne t'es plus accessible, je m'ennuierais à mourir.

Al se tait. Enfin. C'est pas trop tôt. Mais il laissa de ce fait planer un petit silence. Tu n'avais rien d'autre à ajouter. Tu n'as jamais beaucoup de trucs à ajouter de toute façon. Tu es tellement utile...

« Bon, je pense qu'il n'y a plus qu'à visiter les lieux, on en profitera pour boire un coup... si on peut trouver un verre de un centimètre virgule trois. »

T'eus un sourire ironique face à la précision de la taille du verre pour la petite femme. C'était tout lui, ça.

« Un dé à coudre peut-être ? Kim pourrait en avoir un... »

Le pauvre, lui qui se revendique être un homme viril se retrouve à faire les tâches domestiques comme la cuisine et le ménage. Enfin. Autant pour la deuxième tu es plutôt douée, autant pour la première, il ne vaut mieux pas manger ce que tu prépares.

« Je t'aide? Demandes-tu à Gunnel en lui tendant la main. »

Mais cette initiative fut brutalement avortée par le mal de crâne qui revient de plus bel. Ta main claqua la table à une dizaine de centimètre de la petite. Et ça rembobine, tu fermes les yeux, tu ne veux pas revoir tout ça. Surtout pas. Mais on t'y oblige. Revoir ta chute, revoir le feu, revoir les morts. Et le moment où tu as ouvert les yeux et que tu m'as découvert. Une voix te parle dans la tête, tu me regardes d'un air haineux mais ce n'est pas moi. Je t'assure. Regarde autour de toi, tous sont dans son état.

Alors, toujours avec la grimace, tu regardes tes deux comparses.

« Vous avez entendu comme moi...? »

Après avoir vu tout ça, tu étais partagée entre vouloir suivre cette envie d'en savoir plus, ou rester là, dans la base, en te cramponnant au mur pour être certaine de ne pas suivre un chemin que tu ne voudrais pas prendre. La dernière fois que tu as suivis ta curiosité, tu es tombée de plusieurs mètres de haut. Et je ne relèverais pas l'énième question stupide.

Résumé:
Cydna écoute ce que dit Al mais n'en rajoute pas. Puis lorsqu'ils allaient faire la visite de la base, ressent le mal de crâne revenir, avec tout ce qu'elle a fait jusque là qui passe devant ses yeux. Inquiète, elle demanda si les autres ont eu la même chose. Elle était partagée entre suivre son instinct ou rester à la base.
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le Ven 7 Nov - 13:19
Al évoque les voisins vivant dans un hypothétique étage inférieur. La fée écoute attentivement, en s'asseyant en tailleur.

« Bon, je pense qu'il n'y a plus qu'à visiter les lieux, on en profitera pour boire un coup... Si on peut trouver un verre d'un centimètre virgule trois.
- Un dé à coudre, peut-être? Kim pourrait en avoir un...
- Ouah. Je vais me bouffer des perles, à cause de ma taille, je crois. »

Son ton blasé est trahi par le sourire de Gunny. Gunnel Rose sourit. D'un sourire qui laisse penser qu'elle a oublié qu'elle est finie. Lorsque Cydna lui tend la main, elle s'en approche de son pas aérien. Mais la vaste paume se retire. Mais la petite fée cesse de sourire.

Un vertige de plus en plus prenant, à ses oreilles un sifflement. Elle titube et recule et finit par s'écrouler, entendant à peine claquer la main de Cydna sur la table Ikéa. Tout est vague est brouillé autour d'elle. Mais dans sa tête, la netteté est telle qu'elle croit y être retournée. Dans le désert rose où elle s'est réveillée. Les avions de papiers se remettent à chuter, elle s'approche de l'un d'eux et lui donne un coup de pied. Il frémit à peine. Elle s'assied sous son aile de papier.

« Je vais rester ici en attendant de revenir à moi-même. »

Non, tu dois te relever.

Je sais ce qu'il y a après.


Mais rien n'y fait. Impuissante spectatrice de sa propre arrivée, elle revit tout, tout ce qu'il y a après.

« Je sais ce qu'il y a avant. »

C'est une voix nouvelle qu'elle entend.

« Et vous savez où me trouver. »

Le vertige s'est levé. Gunnel s'est redressée.

La voix avait raison. Elle sait.

« Vous avez entendu cumme moi?
- J'ai entendu... Une voix. Je dois absolument sortir de là. Je dois aller là bas. »

Elle se masse la tempe puis arpente la table à la recherche d'un passage adapté à une Tummelisa. Elle ne réfléchit pas: elle doit sortir de là, elle veut sortir de là, alors elle le fera. Rien au monde ne l'en empêchera - laissons-là croire à ça.

Elle ignore tout de cette voix, mais elle la suivra.

Résumé:
Euh. Gun s'assied en tailleur pendant qu'Al raconte le... Mystère des colocataires. Puis quand Al et Cyd la charient, elle feint le blasement même si ça la fait marrer. Et euh quand Cyd lui tend la main, elle s'approche, mais recule et se viande par terre, en proie à une migraine de tous les diables, revoit son arrivée, puis se relève, et, à la question de Cyd, elle répond qu'elle a entendu une voix et qu'elle doit sortir de là. Et elle est très déterminée à suivre cette voix, attention hein
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le Ven 7 Nov - 19:31
« Un dé à coudre peut-être ? Kim pourrait en avoir un...
- Ouah. Je vais me bouffer des perles, à cause de ma taille, je crois. »

Pauvre Kim, Al avait de la pitié pour son professeur de virilité, lui qui prenait le temps, lorsqu'il l'avait, de l'aider à se faire respecter au sein de la Base. Cela n'avait pas réellement abouti car il aurait fallu plus qu'un dictateur convaincant pour faire plier certains rebelles. Beaucoup plus. C'était à se demander s'il existait réellement quelque chose qui puisse fédérer les troupes, outre le repas du soir (et encore). Enfin, il était mauvaise langue, tout le monde n'était pas à mettre dans le même sac, c'était comme les ensembles de nombres - sauf que les irrationnels occupaient une place prépondérante dans ce cas-là.

Cydna proposa son aide à la mini-fée pour entamer ce long périple à la recherche d’un dé à coudre et surtout à la découverte des lieux. Cependant, aussitôt, les maux de tête crurent bon de se ramener une nouvelle fois. Quelque chose qu’ils ressentaient tous les trois, cela se voyait sur les visages tandis qu’Al avait posé la main sur sa propre caboche par réflexe. Ce qui était totalement inutile, soit dit en passant. En plus, la vidéo s’était rajoutée à la sensation ; il se voyait errant dans la plaine. Il mit quelques secondes à comprendre que c’était un peu plus qu’un genre de fantasme inavoué – ou qu’un cauchemar éveillé, en fait. Il reculait dans une tentative de moonwalk désespéré, ce tout en râlant contre l’incohérence de cette situation ; nul doute à avoir, il « revivait » en quelque sorte les débuts. Roxie était à ses côtés, toujours entière, toujours fidèle. Et il ferma les yeux, ou plutôt les ouvrit à l’envers.

Puis, oh, enfin, une voix qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Impossible de la décrire, impossible de la rallier à quoi que ce soit de son passé. Ça lui parlait d’on ne savait où, sans passer par ses oreilles ni par son imagination. Comme il s’était rapidement persuadé que cette absurdité sans nom était réelle, il n’eut pas besoin d’être convaincu de l’authenticité de la voix. Il avait trop peu de créativité pour inventer ça, trop peu de persuasion pour se convaincre lui-même qu’il savait ou allait. Parce que le problème, justement, c’est qu’il ne savait absolument rien et qu’il l’admettait trop souvent à son goût.

Et là, on lui promettait une réponse. On lui disait qu’il suffisait d’avancer aveuglément dans le vide pour tout savoir. C’était trop facile, trop simple. N’importe qui pouvait faire ça, suivre son instinct, et ce n’est pas l’instinct qui fait avancer la science ! Surtout quand cet instinct ne vient pas de nous ; pour le coup, c’était de l’hypnose bien rodée. Même lui, le rationnel et le prudent, il crevait tout simplement d’envie de savoir. (Pas seulement pour demander s’il y avait un moyen de donner envie à ses confrères de s’intéresser à ses discours de la même façon)

« Vous avez entendu comme moi...?
- Sans doute.
- J'ai entendu... Une voix. Je dois absolument sortir de là. Je dois aller là bas. »

Sans le savoir, probablement, Gunnel venait de dire ce qu’il pensait pourtant tout au fond. Et de lui trouver une excuse.

« Promettre aux gens ce qu’ils désirent pour les attirer, c’est une technique de commercial, et on se fait toujours arnaquer à la fin. Si la Base contient un échantillon représentatif de la population de ce monde, je doute qu’il existe quelqu’un qui, maîtrisant la télépathie de masse et connaissant toute la vérité sur ce monde, ait soudainement décidé au petit matin qu’il allait faire partager tout ça aux autres. Si je savais, je serais déjà parti. »

Bon, ça, on s’en doutait venant de lui. Il inspira quelques secondes de plus pour préparer la suite.

« Mais c’est louche donc c’est intéressant, et ça fait dix jours que je cours après des types qui jouent à cache-cache, je préfère mourir en allant voir plutôt que de devenir fou ici. Le garage n’est pas loin d’ici, nous ferions mieux de nous dépêcher. »

Et pas de commentaire. Sur quoi que ce soit.

Enfin, si, lui, il avait un commentaire à faire avant de passer la porte de la salle de réunion en traînant tout le monde derrière lui. C’était complètement fou de proposer à Gunnel d’aller ensemble se faire trucider dans la plaine, mais ça l’était encore plus si Cydna ne venait pas. Alors il allait enfin la dévoiler, son excuse assez minable.

« Ce serait peut-être trop te demander de venir… mais je ne veux pas me retrouver seul avec Gunnel. »

C’était d’autant plus minable qu’il la suppliait des yeux.




Résumé : Al, après avoir plaint Kim, est victime de l'intervention de Folie (enfin !). Il fait le rationnel et tout mais comme il en a marre et qu'il crève d'y aller il finit par le dire et par proposer à Gunnel d'y aller... en suppliant Cydna pour qu'elle vienne aussi.
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le Mar 11 Nov - 1:31
La naine – et encore c’est un qualificatif bien trop grand pour elle – nous ignora et voulu partir par elle-même. Ben voyons. A peine plus grande qu’une pomme et ça espère pouvoir partir d’ici aussi simplement ? Ça me fait bien rire. Et tu es d’accord avec moi pour une fois. Concernant cette voix, comme je le disais tu voulais à la fois rester ici, à la fois partir. Si Gunnel y va, peut-être que tu iras avec elle…

Tu regardas vers le rouquin lorsqu’il se mit à exposer sa propre théorie. Tu ne dis rien, n’en pense pas moins que lui. Mais qu’il se dépêche à finir cette tirade pour qu’on sache s’il y va ou pas ! Je ne sais pas comment tu arrives à le supporter autant. Ah ! Nous y voilà…

Il y va. Ton excuse à la noix comme quoi tu ne veux pas laisser Al tout seul tombe totalement à l’eau. Que vas-tu faire ? Mais avant tu n’ais pu mettre un peu d’ordre dans tes idées et donc prendre une décision, Al s’adressa à toi.

« Ce serait peut-être trop te demander de venir… mais je ne veux pas me retrouver seul avec Gunnel. »

La surprise envahis ton visage. Les yeux du rouquin te suppliaient de venir. Comme si tu lui étais utile ! Mais bien entendu, greluche ! Tu as une arme, tu sais t’en servir, tu es relativement grande, plutôt forte et même si tu peux être parfois complètement idiote, tu es bien plus réfléchie que la plupart des habitants de cette base !

Il ne veut pas être seul avec Gunnel. Quoi ? Elle l’intimide le pauvre petit ? Enfin. Surement parce qu’un décimètre n’était pas très utile au combat. Mais c’était surtout l’excuse la plus pourrie que j’ai pu entendre. Mais ça t’avait émue.

« D’accord, je viens. »

Tu t’approchas de la petite qui cherchait encore un moyen de sauter de cette table sans se tuer, et tu lui tendis la main.

« Je vais te porter si tu veux. »

En espérant qu’il n’y ait pas d’autres céphalées qui t’empêche d’accomplir ta bonne action du jour… Tu emboitas le pas sur ceux d’Al pour sortir de la salle lorsque Gunnel monta dans ta main. Direction le garage.

Résumé:
Cydna accepte de venir avec eux pour suivre la voix, et propose à Gun de la porter.
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