Devant le Laboratoire

avatar
Messages : 614
Date d'inscription : 24/06/2012
Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 31 Oct - 18:05

Devant le Laboratoire



Il n'y avait sans doute pas grand chose à voir devant le Laboratoire, si ce n'est ses murs cuivrés, jusqu'à ce que le camion ne vienne se garer à une dizaine de mètres et ne transforme l'endroit en point de départ. Pour certains, il n'y a eu que de brèves escales depuis cinq jours ; c'est donc la première fois depuis le Jour 17 qu'ils peuvent envisager de rester quelques temps au même endroit.. Quand bien même il faudra repartir, cela peut avoir quelque chose de rassurant.

Pour un observateur situé face au Laboratoire et à sa porte principale, le bâtiment Bleu, plus grand et terminé par l'imposant Laboratoire n°2, apparaît à gauche, tandis que le bâtiment Vert, bordé par le Garage, est à sa droite.


(Vous pouvez aussi RP du côté du camion)
avatar
Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
Personnages : Kaoren, Penrose
Messages : 364
Date d'inscription : 22/09/2015
Voir le profil de l'utilisateur
le Mer 5 Déc - 17:34
Il fait encore noir. La carrosserie du camion dans lequel somnolent Kaoren et les autres est encore noire. Le sac de sable sur lequel il avait posé sa tête pour la nuit est encore noir. La poussière d’il ne sait quelle matière sédimentée qui le surplombe et dans laquelle il est allongé est encore noire. Dehors, la voûte indomptable et mesquine de ce monde qui se refuse à le caresser d’assez de rayons pour l’éveiller totalement est encore noire. Et les yeux noirs de Kaoren, qui se laissent porter par des relents de torpeur sur la surface de toutes ces noirceurs, sont encore noirs.

D’où que vinssent le cafard et le bourdon qui s’étaient réfugiés dans son esprit la veille, ils s’y plaisent à n’en pas douter et n’ont pas tenu à migrer vers un nid moins fragile. Kaoren les chasserait volontiers vers un coin plus dérobé de sa pensée, mais impossible d’y rassembler assez d’idées claires pour les y appâter. En lieu de ça, ils continuent leur quotidien synanthrope dans son palais mental, l’un d’en savourer les déchets d’idées trop brièvement considérées, l’autre d’en butiner les consternations fraîchement arrosées par les embruns des dépressions de la veille. D’aucuns s’en débarrasseraient à force d’idées toxiques, mais Kaoren n’envisage pas d’en arriver à de telles extrémités. Il accepte ces nuisibles qui saignent les zones les plus fertiles de sa conscience. Ou plutôt, il refuse de se salir et de s’infecter irrémédiablement pour les chasser. Alors il se contente d’allumer quelques lumignons par-ci par-là dans son jardin dans l’espoir de détourner miraculeusement la vermine de ses carrés de pensées et de soucis.

Mais pour le moment, il est toujours névrosé et neurasthénique. Son esprit est malade, son teint pestiféré et sa voix sans doute encore tremblante. Il n’ose pas encore émettre un son pour s’en assurer, probablement de peur que les autres qui peinent à rester endormis à côté de lui ne contractent son mal par contagion. Il suffit souvent d’un traître toussotement pour répandre son humeur sur les lieux.

Il ne se demande plus pourquoi ça va si mal, ou pourquoi il est encore si fatigué au réveil. À force d’ignorer la durée des jours, il ne s’étonne plus de sembler déjà si vieux. Tout s’enchaîne trop vite, et ses répits lui semblent trop courts.

Comme pour confirmer cette cruelle impression, le Ciel éclate soudainement de toute sa brillance et fait pleuvoir ses rayons sur toute l’Esquisse. Le rosé matinal recouvre instantanément la carrosserie du camion, le sac de sable, les sédiments de poussière et la voûte indomptable. Seuls les iris de Kaoren refusent d’abandonner le noir qui régnait avant cette aube subite. Ils tentent même de se cacher sous ses paupières lourdes pour échapper à l’avalanche de lumière qui redessine devant eux la difformité des paysages de l’Esquisse, comme pour échapper à son pinceau. C’est un succès. Lorsque Kaoren parvient enfin à retrouver assez de légèreté pour ouvrir les yeux à nouveau, ceux-ci se révèlent encore et toujours aussi noirs.

Quelque part à mi-chemin entre l’éveil et le somnambulisme, il remue lentement son dos contre la plaque de fonte qui le soutient désagréablement, et se redresse pour ne finir que recourbé dans l’autre sens. Il entrevoit un peu de mouvement de l’autre côté du camion, mais ne parvient pas à y prêter une véritable attention. Il aurait pu s’agir d’un Objet sans qu’il réagisse.

Encore quelques courbatures surmontées et Kaoren se tient enfin sur ses jambes. La douleur de la saignée d’hier ne l’infirme plus, mais elle ne se laisse pas oublier pour autant. Un sifflement agaçant et quelques piqûres chroniques traduisent inexorablement ce qu’il en reste. Mais ce pivert qui semble attaquer de l’intérieur la jambe de Kaoren ne sait plus attirer le regard de celui-ci, qui préfère chercher au ciel une calandre à interroger ou des corbeaux à maudire. Bien sûr, il n’y trouve que les traits de leurs plumes chaotiques, qui réécrivent dans la voûte de nouvelles incohérences à traduire.

Kaoren saute lentement du camion, trop obnubilé par la cruauté de sa situation pour en considérer la gravité. Le Laboratoire se tient à nouveau devant lui, le défiant de retourner y faire un pas. Revenir à son obscurité ne serait pas pour le déranger, mais ce qui se cache à l’intérieur lui suffit à freiner ses ardeurs et préférer le contempler plus longtemps avant d’oser y remettre un pied. Il finira sans doute par le faire, le décor qui entoure le bâtiment est trop terne et mal coloré pour le captiver. Quelque part, les faibles lueurs qui brillaient dans les couloirs sombres avaient quelque chose de rassurant qu’il ne retrouve pas dans l’énigmatique lumière du Ciel. Mais en attendant, c’est bien ces dernières qu’il contemple. Ou plutôt leur reflet dans le cuivre, une nouvelle fois, tel un platonicien se plaisant dans sa caverne. Il approche le mur miroitant du Laboratoire pour y retrouver son interlocuteur favori, et murmure grisement :

« Tu m’avais presque manqué, toi. »

Résumé:
Le jour se lève, Kaoren se réveille, descend du camion et, comme à son habitude, s'en va parler au mur.


Penrose parle d'or, et donc en #FEDC00
Kaoren a perdu ses couleurs dans sa dépression, et parle juste en gras.



Les tarty's du temps où on en avait:





avatar
Allez râlez pas, racontez-moi plutôt vos complexes !
Personnages : Alev
Messages : 234
Date d'inscription : 22/01/2015
Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 7 Déc - 23:15


Cela faisait bien dix jours qu'elle était dans l'Esquisse, elle n'arrivait toujours pas à s'habituer aux cycles des jours et des nuits. Le ciel devenait si rapidement mauve, au lever, que ses yeux avaient du mal à s'y accoutumer, au début. Regardant autour d'elle, les yeux plissés, elle admirait secrètement les dessinateurs qui parvenaient à se réveiller sans mal et commencer la journée. Alev soupira, chercha du regard son carnet de note. Elle s'était endormie en le serrant contre elle, alors sans surprise, il était près de son visage. Auparavant, elle le lisait pour se rappeler des derniers événements et rafraîchir sa mémoire. Depuis qu'ils avaient quitté la Base, son carnet représentait plus que ça : reposait encore à l'encre noir les quelques noms de ceux qu'elle avait rencontré et qu'elle ne reverrait plus. Ses épaules se faisaient plus lourdes quand elle feuilletait les pages, et un pincement se faisait sentir au creux de sa poitrine.

Les cyantifiques. Elle n'oublierait jamais leur violence. Toujours associait-elle ce mot qui aurait été dénué de sens sur Terre à des pensées macabres. Elle ne les portait pas dans son cœur, et seules les notes dans son carnet témoignait d'actes dont ils éviteraient de parler, si quelqu'un les évoquait. Y repenser lui permettait de ne pas perdre son objectif premier. Quitter l'Esquisse. Retrouver sa famille. Reprendre une vie normale. En attendant, elle devait se lever, et reprendre ses investigations.

Elle se redressa en saisissant son carnet, puis émergea du camion. Qu'allait-elle faire, aujourd'hui ? Fouiller le repère de ceux qu'elle considérait comme des ennemis ? D'un autre côté, elle se demandait si elle ne leur rendait pas service en effectuant la tâche qu'ils leur avaient demandé... Parcourant le paysage du regard, elle aperçut au loin une silhouette familière. Un garçon aux cheveux roux, qui semblait bien seul, et qu'elle n'eut pas de mal à reconnaître. Alev supposa qu'elle devait mettre de côté ses sombres idées pour soutenir une âme qui avait les siennes. Elle sourit en approchant, puis, lorsqu'elle fut à une bonne distance, le héla :

-Kaoren !

Elle ne le connaissait pas vraiment, mais qui pouvait prétendre connaître quelqu'un ici, ce matin même ? Parviendrait-elle à se reconnaître elle-même, si on lui apportait un miroir ? Arrivée à sa hauteur, elle poursuivit son entrée en matière improvisée :

-Impossible de faire le tour des lieux en un jour ! S'exclama-t-elle. Qu'en penses-tu ?

Dans le genre conversation et camaraderie, on pouvait mieux faire...

Résumé:

Alev se lève, sort du camion, aperçoit Kaoren et va (maladroitement) lui parler


Alev cherche vos complexes en #b590db.
Canvas désire vous tuer en #8dbe6b.
Code:
<transformation perso="Alev" />

Code:
<transformation perso="Canvas" />


avatar
Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
Personnages : Kaoren, Penrose
Messages : 364
Date d'inscription : 22/09/2015
Voir le profil de l'utilisateur
le Ven 14 Déc - 18:37
Sans certitude aucune sur le temps qu’il a déjà passé devant ce mur, bien qu’il fût en fait assez court, Kaoren abandonne le regard de son reflet pour celui qui vient d’apparaître derrière dans une exorde dont les mots, s’ils paraissent assez factices, ont été prononcés d’une voix irrémédiablement sincère. C’est celle d’Alev, et la silhouette souriante embellissant désormais les couleurs du cuivre ne fait que confirmer cette conclusion. C’est probablement la seule rescapée de la Ville à porter encore assez de courage en elle pour oser provoquer l’Esquisse avec un sourire. Comme si elle avait réussi à traîner le corps agonisant du panache jusqu’au Laboratoire pour l’y soigner lentement.

C’est presque assez pour donner honte à Kaoren de s’obstiner à baisser la tête. Ce mot, "presque", est le fruit de son esprit encore trop embrumé pour accepter que la meilleure décision repose à portée de songe, mais il suffit à l’empêcher de succomber à l’appel envoûtant de la pire : il gardera la voix aussi basse que la tête.

À la question rhétorique que lui adresse celle qui lui portera manifestement compagnie pour au moins les prochains instants, il retourne simplement :

« Absolument. »

Difficile de deviner à quoi s’attendre à la suite d’une question aussi floue sur ses intentions, de toute façon. Mais à ce stade, tant qu’elle ne l’emmène pas à nouveau vers les chélicères de la créature qui rôde dans les toilettes du Laboratoire, Kaoren est prêt à la suivre n’importe où. Elle comme n’importe quelle autre.

Il se retourne enfin, cessant par le fait même de n’observer son interlocutrice qu’au travers de son reflet cuivré. Comme à son habitude, il envoie son regard chercher la couleur de celui qui lui est adressé. Et comme à son habitude, il découvre qu’il porte le plus noir des deux. Comme sa dernière compagnonne de solitude en date, celle-ci s’est parée d’iris violets que la tyrannie du Ciel décolore à peine. Elle a le regard franc et porteur des nombreuses promesses qu’elle a dû se faire à elle-même chaque fois qu’elle s’est vue dans un miroir, chaque fois qu’elle s’est adressée un bouquet d’iris violets.

Kaoren en est presque à prier qu’il existe une place pour les yeux noirs dans cet univers excessivement saturé. Qu’il puisse un jour faire de son pessimisme redoutable l’allié de quelqu’un, ou au moins son ami. Que ses couleurs fatiguées parviennent à mettre en lumière les visions les plus vives dans ce clair-obscur dont seuls les artistes les plus humbles ont le secret. Il s’efforce de captiver un brin de l’attention qui lui est offerte en rabaissant sa vue dans un angle où elle pourrait paraître moins obscure, puis saisit ce contraste qui déchire lentement l’atmosphère pour l’insuffler dans ses prochains mots avec toute l’adresse dont il se croit capable, et ajoute enfin :

« Mais tout me paraît impossible depuis quelques temps. »

Résumé:
Kaoren répond (maladivement) à Alev.


Penrose parle d'or, et donc en #FEDC00
Kaoren a perdu ses couleurs dans sa dépression, et parle juste en gras.



Les tarty's du temps où on en avait:





avatar
Allez râlez pas, racontez-moi plutôt vos complexes !
Personnages : Alev
Messages : 234
Date d'inscription : 22/01/2015
Voir le profil de l'utilisateur
le Lun 17 Déc - 16:50


Depuis qu'ils étaient arrivés au Laboratoire, Alev avait plus de mal qu'autrefois à entamer la conversation. Peut-être était-ce à cause de ce mal aise persistant suite aux derniers événements ? Pourquoi se bander les yeux ou essayer de cacher ce souvenir quand les autres autour d'elle se remémoraient les pires instants ? Elle n'en savait rien. Mais il fallait aller de l'avant, même si c'était douloureux. Kaoren ne répondit que d'un mot, tourna la tête vers elle pour la regarder dans les yeux. Mais le regard, comme celui de ceux qu'elle avait vu la veille, était hésitant, reflétait ce même sentiment de perdition que les autres. Si les mots pouvaient guérir les âmes ébréchées, Alev aurait tout fait pour trouver les bons afin de remonter le moral des autres. Mais si elle ne parvenait pas à trouver ceux qui correspondaient à ses états d'âme, difficile de trouver ceux qui allaient aux autres.

Puis il présenta sur le plateau le problème que tout le monde voulait éviter. Ce monde qui semblait invincible, cette situation qui paraissait insurmontable. La mort planait toujours ici, même les instants oisifs ne masquaient que temporairement la dure réalité. Comment devait-elle prendre les mots de son camarade ? Même s'il ne la regardait pas entièrement dans les yeux, elle eut du mal à soutenir son regard, le sien fuyant un instant vers la façade du Laboratoire.

-Je crois qu'on est tous un peu déboussolés, en ce moment...

Si elle s'amusait à édulcorer l'Esquisse pour lui remonter le moral, ce serait pure hypocrisie. Et quelque part, ça lui faisait du bien de dire tout haut ce qu'elle constatait, plutôt que de continuer de faire semblant. Après tout, la base de la psychologie, c'est de constater le mal être pour mieux le soigner. Mais rester sur de mauvaises notes, ce n'était pas trouver une solution. Alors elle prit le temps de chercher les mots, puis orienta son regard vers Kaoren, tentant de revenir avec un peu plus de conviction dans les yeux.

-Mais en restant unis, je suis certaine que nous pourrons tous avancer.

Seule l'union pouvait les aider. Car seul, il y avait peu de chance de survie dans ce monde coloré et obscur. D'ailleurs, en parlant d'union... Il lui semblait ne pas avoir vu les Cyantifiques dans les parages. Etaient-ils tant que ça occupés ? Elle jeta un rapide coup d'oeil sur les environs, avant de revenir sur son interlocuteur.

Résumé:

Alev essaie de se la jouer discours de héro de shonen soutien moral pour Kaoren, puis entre temps se demande où sont passés les cyanti rebelles (ou comment aller vers l'intrigue de façon pas discrète)


Alev cherche vos complexes en #b590db.
Canvas désire vous tuer en #8dbe6b.
Code:
<transformation perso="Alev" />

Code:
<transformation perso="Canvas" />


avatar
Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
Personnages : Kaoren, Penrose
Messages : 364
Date d'inscription : 22/09/2015
Voir le profil de l'utilisateur
le Dim 23 Déc - 16:30
L’union fait la force, il est vrai. Mais accueillir la perspective d’une union demande déjà beaucoup de force, dans un monde où fraternisent les pots pourris et les escobars. Elle paraît vaine, ou du moins probablement vaine. Et Kaoren ne se sent pas assez fort pour admettre qu’il ne soit pas faible.

Pourtant, il demeure quelque part dans un coin de son crâne l’écho d’un vieux penchant chevaleresque, une sorte d’altruisme étouffé par un sentiment de vanité. Quelque chose semble scintiller en lui à chaque parole se voulant porteuse d’un réel espoir, chacun de ces mots dont Alev ponctue inlassablement ses discours. Elle fait mouche, ou si ce n’est pas le cas, elle pince la corde la plus sensible parmi celles dont Kaoren n’interdit pas radicalement l’éraflure.

Kaoren peine à accepter qu’il puisse résonner à des mots aussi simples, sinon simplets, alors qu’il n’a fait que renforcer son inertie à ceux de tous ses interlocuteurs de la veille. Pourtant, la différence entre toutes ces conversations d’hier et cette petite exhortation d’aujourd’hui est assez évidente pour qui prend le temps de les relire. Si Al et cette Soraya partageaient également l’ambition de résister à l’Esquisse, il manquait à l’un d’offrir des attentions et à l’autre de montrer des intentions. Quant à Canvas, évidemment…

Alev n’est pas naïve ni presciente, pas grande ni petite, pas muette ni péronnelle… Elle ne se met pas en avant, pas plus qu’elle ne reste en arrière, et en cela, Kaoren sent un plus grand confort à écouter ce qu’elle lui adresse. Dans son obstination à jouer les figurants, il lui paraît à la fois plus naturel et plus agréable de s’adresser à une personne qui paraît sur la scène sans en gagner le devant. Une figurante qui se tient de l’autre côté des planches, en quelque sorte. Le côté duquel le verre paraît encore à moitié plein. En ce sens, Kaoren retrouve quelques relents de la sensation qu’il avait pu éprouver dans ses journées esquisséennes les moins noires, celles avec Trenca, ou encore avec la petiote aux yeux dorés.

Et en cela, Alev fait mouche.

Kaoren hoche doucement la tête, à peine capable d’acquiescer, mais tiré malgré tout par l’éventualité de revivre un de ces instants en marge de sa tragédie. Il s’efforce de se défaire de sa voix sombre pour éviter d’attirer l’attention sadique de l’Esquisse, et soumet quelques mots de sa verve d’antan :

« Oui… je suppose… »

Résumé:
Kaoren fait "oui, oui" et se laisse envahir par un profond désir d'aller suivre Alev où qu'elle aille pour justifier qu'il y ait un vrai RP.


Penrose parle d'or, et donc en #FEDC00
Kaoren a perdu ses couleurs dans sa dépression, et parle juste en gras.



Les tarty's du temps où on en avait:





avatar
Allez râlez pas, racontez-moi plutôt vos complexes !
Personnages : Alev
Messages : 234
Date d'inscription : 22/01/2015
Voir le profil de l'utilisateur
le Mar 8 Jan - 17:03


La jeune femme guettait la réaction de Kaoren, sans pour autant cesser de chercher les cyantifiques du regard. Elle espérait pouvoir un peu lui remonter le moral, car elle sentait que tous en auraient besoin pour la suite des événements. Finalement, le garçon aux cheveux écarlates répondit, bien que sa voix restât évasive. Mais cela ne suffisait pas à réduire le moral d'Alev. Il fallait agir, ne serait-ce que dans ce laboratoire, ne serait-ce qu'envers ceux qui leur tendaient la main qu'à moitié, tout en se parant d'un voile de secrets. Il restait encore des dessinateurs qui désiraient survivre, il en restait encore qui n'abandonnerait pas aussi facilement, non ?

-Kaoren... Est-ce que tu as vu les cyantifiques ?

Cela commençait vraiment à la rendre nerveuse. Elle n'appréciait guère leur façon de cacher leurs objectifs, et encore plus lorsqu'ils disparaissaient littéralement de leur vue. La majorité d'entre eux ne se trouvaient pas aux alentours du camion. Elle avait bien entendu parler d'un cyantifique qui n'était jamais présent, mais là n'était pas la question. Devait-elle révéler ses mauvais pressentiments à Kaoren ? Il n'avait pas l'air dans son assiette, ne souhaitait pas l'importuner, mais... Là tout de suite, il était le seul dessinateur sur lequel elle pouvait compter.

-Je ne leur fais pas confiance... Je les trouve étrange.

Au lieu de rester planter là, pourquoi pas ne pas les chercher ? L'idée n'était pas mauvaise, mais elle craignait d'être accueillie avec un taser, comme la dernière fois... Tant pis. Maintenant qu'elle les avait dans la tête, elle ne pouvait pas se permettre de faire marche arrière. La jeune femme tourna la tête vers Kaoren, la mine interrogative.

-Tu m'accompagnes ? Demanda-t-elle tout naturellement.

Elle avait peur de l'embarquer dans de mauvaises surprises, mais dans l'instant, il n'y avait que lui.


Résumé:

Alev s'interroge sur les cyantis rebelles et propose à Kaoren d'aller les chercher avec elle.

HRP : Je te laisse choisir si tu veux répondre ici, ou si on continue dans le lieu de la quête !


Alev cherche vos complexes en #b590db.
Canvas désire vous tuer en #8dbe6b.
Code:
<transformation perso="Alev" />

Code:
<transformation perso="Canvas" />


Contenu sponsorisé
Voir le sujet précédentRevenir en hautVoir le sujet suivant
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum