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[7ème jour] William + corne

Anonymous
Invité
Invité
Ven 15 Aoû - 23:20
« Honk ! »

Pour la cent-soixante deuxième fois de la journée, tu m'enlaces avec avec force dans le creux de ta paume et compresses sans aucune pitié ce corps mou teinté de noir pour m'arracher un puissant râle d'agonie. Cette action te fait ressentir une sensation qui te plaît énormément et j'irai même jusqu'à avancer que quelque part, elle te ressure.

« Honk ! »

Pourquoi éprouverais-tu une quelconque sympathie pour une vieille corne comme moi qui a, par trois fois, essayé de t'ôter la vie ? Peut-être est-ce par taquinerie que tu me gardes avec toi ? Peut-être es-tu simplement devenu fou ?

Je me souviens encore de notre première rencontre, tu étais tout juste tombé de cet engin mortel et cela se voyait à ton visage que tu étais encore innocent, malgré une teinte de culpabilité cachée derrière ce liquide d'une couleur abyssale dont j'ai appris le nom depuis : ton sang. Même si j'avais remarqué cela, je m'en moquais alors éperdument, étant donné que je pensais que j'allais te tuer malgré ta carrure inhabituelle pour un dessinateur.

J'ai échoué lamentablement, tu étais alors armé d'un clé à molette étonnamment docile et d'un seul coup, d'un seul, tu m'envoya un coup dans le nez dans un bruit résonnant dans les environs. Tu avais alors une détermination rare dans le regard malgré le choc de l'écrasement de ton engin volant. Je ne pus alors que te concéder cette première victoire. Tu pouvais être fier de toi.

Notre deuxième rencontre se passa différemment malgré un résultat similaire. Je voulais t'entendre crier pour survivre au moment où je t'arracherais le cœur de mon souffle divin. Mais je n'ai pas de souffle divin et tu n'as pas crié. Au lieu de cela, tu avais entre temps, en seulement deux jours, appris à te défendre plus efficacement et à mains nues. Je n'ai jamais su pourquoi tu n'avais plus ta fidèle clé, mais ta détermination n'avait pas changé. Il y avait même une pointe de rage sur ton faciès. Tu avais pas mal de blessures de combats passés, mais... pas suffisamment pour m'assurer la victoire. Un coup de pied vertical et je me retrouvai encastré dans le sol.

Notre dernière rencontre, la plus longue, fut la plus humiliante pour moi. Tu avais, en plus de cette détermination et cette rage, une envie bien plus obscure d'éradiquer tout ce qui se trouvait devant toi, ainsi qu'une malice malsaine dont je fus sans doute la première victime. Bien que couvert  d'ecchymoses et d'autres égratignures, tu avais vu largement pire que moi dans ta courte vie dans l'Esquisse. D'un geste mesuré, tu me pris dans le creux de ta main pour me comprimer sauvagement comme tu le feras désormais environ cinq-cent fois par jour.

« Honk ! »

Comme cela.


Résumé:
William est dans les plaines avec une corne (un klaxon) et appuie trois fois dessus
Cyantifiques
Admirez notre magnificence ! ♥
Messages : 178
Date d'inscription : 08/06/2013
Cyantifiques
Sam 16 Aoû - 15:47
Fortement éloignés de la résolution de tous nos objectifs, nous nous retrouvâmes bien malheureusement à arpenter ce lieu qui n’était point des plus faciles d’accès : la plaine à vagues. Soucieux de ne pas nous attarder dans les environs – il ne manquerait qu’une interaction avec la faune locale ! Nous n’avions pas le temps de faire face à de vulgaire plantes – et de rester vigilants face à tous ses dangers, nous fûmes malgré nous attirés par un bruit des plus intéressants. Un puissant râle, cela devait appartenir à quelque créature exotique !

Nous, humbles amis de la cyance incarnés en ce jour dans l’escouade 4-2 (allègrement surnommée 42), arrivâmes ainsi sans plus tarder sur les lieux de l’action. Ampère sentit la tension monter dans nos rangs tout comme l’intensité grandissante de notre excitation ; il fut le premier à s’approcher, très rapidement suivi par Chevreul, Euclide et Fourier.

Hélas, il ne s’agissait que d’un simple bipède en pleine symphonie. Chevreul se désola de n’avoir aucune graisse à recueillir, tandis qu’Euclide – horripilé par le bruit – s’approcha du jeune homme afin de le faire taire. Nous posâmes ainsi une seule main sur l’embout de la corne avant de parler en ces termes à l’importun :

« Quitte à étudier la cyance musicale, mettez-y davantage d’idée. Il est décevant de voir que vous soufflez unilatéralement et sans chercher à additionner – ou soustraire, cela serait tout à fait profitable à nos oreilles esseulées - les sonorités. Doppler en serait des plus furibonds. »

Sur ce témoignage de colère, le cyantifique croisa les regards de ses collègues et s’apprêta à lever l’ancre vers de plus nobles occupations.

Résumé : Une quatuor de cyantifiques arrive et demande à William d'étudier mieux que ça la musique ou d'arrêter

Si tu veux discuter plus amplement avec eux il va falloir les retenir d'une façon ou d'une autre étant donné qu'ils ont autre chose à faire que taper la causette avec tout ce qui passe !
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