[Rue quelconque] Dialogue fascinant au milieu des débris.

Anonymous
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le Jeu 11 Sep - 19:17
Dolly est toujours là. De l’averse ne reste plus rien, de l’étendue d’eau, qu’une maigre flaque coulant entre les décombres, oscillant entre couleur transparente et rose. Cette eau n’est clairement pas normale, mais même après un vague coup d’œil sur le phénomène, Dolly ne s’y arrête pas. Dolly n’en pense pas grand-chose. En fait, Dolly ne pense pas vraiment. Il commence à ressentir une légère sensation désagréable, sur laquelle il met un temps infini à poser les bons mots : froid. Il commence à avoir légèrement froid.

Mais il ne bouge pas pour autant. Ses lèvres ne font que délivrer un bref soupir, comme si ce simple cheminement de pensée l’avait épuisé. Dolly regarde à nouveau le ciel, sans ressentir quoi que ce soit de spécial. Et il cligne des yeux. Dolly est vide. Et Dolly attend. Lui-même ne sait probablement pas qu’il attend quelque chose, mais il faut bien qu’il se passe quelque chose, hein ? Son nez le gratte, la sensation désagréable est diffuse et remonte. Ses doigts remuent légèrement, brassent le peu d’eau qu’il reste. Et Dolly referme les yeux.

Tellement fascinant que même si un objet passait dans le coin, il l’ignorerait probablement. Ou lui marcherait dessus.
Ce serait assez douloureux d’ailleurs. Dolly préférerait éviter.
Même si là, présentement, Dolly n’y pense pas.

Dolly ne pense pas.
Il reste juste là. Dans une attente qu’il ne perçoit même pas.

Spoiler:
Dolly est allongé par terre dans une flaque et fixe le ciel sans bouger. Puis il ferme les yeux et… ne bouge pas plus en fait.
(résumé le plus passionnant du monde)(iriiiis ;;).

Note :: Dolly porte exactement cette tenue.
Anonymous
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le Ven 12 Sep - 17:16
Cinq jours seulement après s’être fait écorcher le bras, voilà Iris de retour dans les rues de la Ville. Avec presque autant d’assurance, presque autant de gaieté dans l’expression. A-t-elle donc déjà tout oublié ? Faut-il qu’elle perde l’usage de tous ses membres pour enfin saisir la dangerosité de ce lieu ? Face à la déprime, il y a ceux qui n’affichent aucune expression, et puis ceux qui affichent tout le contraire. Dans les deux cas, l’intérieur jure fortement avec l’extérieur ; on peut parler d’hypocrisie ou de fausseté, reste qu’il est bien pratique de paraître joyeux quand on cherche justement à propager la paix et l’amour. Iris ne veut pas d’un Robyn qui s’inquiète ou d’une Derpina qui l’assiste, ni encore d’une quelconque compassion de la part d’I.A. Sa plus grande audace est de prétendre pouvoir assumer le rôle contraire. Sauver les autres de leur propre détresse quitte à s’enfoncer dans la sienne, elle est plutôt douée pour ça. Elle a tant de mal à pleurer, tant de mal à supplier, tant de mal à s’en remettre à quelqu’un d’autre. C'est presque une blessure.

Voilà pourquoi elle va chercher de quoi boire aussitôt réveillée, sans demander d’escorte et sans se méfier. Leur prouver par mille actions que tout va bien et qu’ils doivent rester fort, penser à eux et ne pas s’en faire. La façon dont elle s’y prendra n’importe guère, elle exécute placidement sa tâche avec quelques œillades discrètes vers les alentours. Petit résidu des récents évènements, part de faiblesse puérile qu'elle ne sait détruire. La même qui réclame parfois ses parents, sa famille, ses amis, tous ces gens que les nouvelles rencontres ne parviennent à remplacer entièrement. Il y a des instants où elle aimerait être beaucoup plus vide, ou remplie d'une seule et unique chose ; l'amour, l'espoir, les bons sentiments, la paix, l'altruisme, la générosité… Ce qui ferait d'elle une bonne personne. Iris ne veut pas de ses défauts, sauf quand ils l'aident à se faire des amis.


Pour cette fois, le fait de trébucher par étourderie sur un type étendu par terre ne l'aidera pas à gagner son amitié, hélas. Un corps. Immobile. Dans une flaque. Après que son pied ait percuté le bras gauche, Iris recule par réflexe et se rend compte de l'erreur. Un monsieur avec des cheveux bizarres ! Et aux yeux, aussi, bien singuliers.

« B.. bonjour ! Je suis désolée de vous avoir dérangé… ? »

Elle s'arrête un instant pour taper le social. Toujours. D'abord, elle se demande si ce n'est pas un clochard.. enfin un gentil sans domicile fixe qui n'avait pas d'endroit où dormir au point de choisir le sol. Ce serait tellement affreux, heureusement qu'elle peut lui proposer un endroit où poursuivre sa sieste ! (Personne ne refusera d'adopter un être démuni) Ou alors, c'est quelqu'un qui s'est blessé et qui agonise sur le sol, tout aussi mal. Iris ne se formalise absolument pas de l'expression impassible de son vis-à-vis, il a en tous les cas besoin de son aide !

« Excusez-moi, avez-vous mal quelque part ? Si vous voulez, je peux essayer de.. Enfin, on peut sûrement faire quelque chose pour vous aider monsieur. Moi je suis Iris, si vous voulez vous pouvez vous allonger chez moi. »

Elle lui tend la main, au cas où il serait incapable de se lever tout seul ou voudrait lui faire une poignée de main. Ce qui la chagrine, c'est qu'elle ne sait pas vraiment à qui elle a à faire, tout en se réjouissant de cette rencontre. Sûrement un ami de plus dans sa grande collection. Si, bien sûr, cette personne est bien vivante…


Spoiler:
Iris se promenait en ville pour montrer qu'elle a la pêche extérieurement, mais elle percute par étourderie Dolly. Aussitôt elle s'excuse et, persuadée que c'est un SDF ou un blessé (quelle autre raison de séjourner par terre ?), elle lui propose son aide !
Pardon pour le post moisi et le trop plein d'introduction
Anonymous
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le Lun 15 Sep - 8:31
Bien sûr, Dolly ne répond pas.
Bien sûr, Dolly met un temps infini à faire ne serait-ce qu’un tressautement de doigts. Réagir. Et ressentir. Si. Compliqué. C’est long. Cela met longtemps à émerger. Long. Temps. Mais finalement, un petit moment après que la dite action ait eu lieu, Dolly lâche un petit et faible…

▬ Aïe.

Voilà visiblement tout ce qu’il en pense. Et peut-être que la douleur n’est plus là depuis déjà plusieurs dizaines de secondes. Minutes. C’est confus et sans importance. Dolly respire lentement. Puis laisse ses yeux dériver jusqu’à la source du trouble. De la petite douleur. De. La. Fin. De la tranquillité. Il cligne des yeux plusieurs fois. L’observe. Observe la main. Puis son regard glisse lentement jusqu’à la flaque, au reflet de sa propre main.

Au fond, peut-être que Dolly est plus perdu et désorienté qu’il le croit ou peut le ressentir, car, sans prévenir, il se relève. Lentement. Mais après tant d’immobilité, c’est comme une gifle. Ses lèvres se pincent un instant. Ce n’est pas très. Agréable. Dolly souffle. Mais ça ne l’arrêtera pas. Avec des gestes étranges, comme englués, ralenti par une force invisible, il entoure la main de l’inconnue de ses propres mains. Penche la tête sur le côté. Regarde. Longtemps.

Puis il laisse la main et lève la tête. Il n’a pas besoin de se lever. Sa position fesses sur le sol suffit très bien… à prendre en coupe le visage qui lui fait face. Dolly fixe ses yeux étranges de ses yeux si vides. Et il le perçoit. Confusément. Inconsciemment. Mais il le perçoit : la vie. Des yeux vivants. Une personne vivante. Son regard tombe de nouveau sur son propre reflet. Un peu rose. Ondulant. Mais ce n’est pas important. Ce qui est important c’est…

▬ …pareils ?

Voix faible, tellement faible.
Dolly garde ses lèvres entrouvertes. Fronce un peu les sourcils. Humidifie maladroitement ses lèvres. Déglutit.

▬ …est-ce que nous sommes pareils ?

Tête penchée, il contemple l’inconnue. Vide. Mais peut-être un peu plus vivant. Parce qu’il s’interroge. Et que quelqu’un est là pour qu’il puisse le refléter.
Mais c’est un peu dur.
Il est.
Lent.

Endormi.


Spoiler:
Dolly met un siècle à lâcher un petit « Aie » puis finalement se redresse, assis par terre, attrape la main d’Iris puis son visage et lui demande s’ils sont pareils.
(prochain post il donnera son nom ! /crève)(avancée formidable, sisi)(pardon).
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le Lun 15 Sep - 20:36
Elle attend patiemment, presque mise mal à l'aise par le silence pensant. Est-ce qu'il parle une autre langue ? Est-ce qu'il est sourd ? Ou peut-être qu'il est très timide. Non. En général, les personnes timides dévient leur regard ou ont peur - ici, elle est bien fasse à un corps immobile. C'est donc un soupir de soulagement qui envahit la jeune fille lorsqu'elle entend un premier son et que la forme se lève. Ou du moins, passe en position assise. Avant de souffler, d'extirper doucement et faiblement une phrase.

De nouveau, Iris lui sourit.
« Oui, tout le monde est pareil ! C'est pour cela qu'il faut que je vous aide. » répond-elle avec son habituelle naïveté. Dans ce monde qui peut parfois être cruel, il est important de se souvenir qu'on vient du même endroit, à la base.

Mais en parlant d'endroit, eh bien, celui-là n'est pas approprié. Elle insiste.
« Pouvez-vous marcher… ? »

Elle essaie de faire simple et court. Quand on est perdu, il faut retrouver des choses simples pour qu'elles puissent nous guider, c'est du moins la façon dont Iris voit l'Esquisse.

« C'est tout près. »

Sa main s'élève et désigne vaguement une destination derrière elle. Il n'est pas possible de voir le manoir en raison des ruines empilées, et pourtant il est là. Il est là et il les défendra, à contrario de la rue, car cette même main qui désigne est aussi celle qui tremble plus ou moins discrètement. Il faut aimer les gens, ce sont les forteresses les plus sûres...

Résumé : Iris répond positivement à la question de Dolly et insiste pour quitter la rue.
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le Mar 16 Sep - 15:03
Oh. Pareils.
Tout le monde est pareil.

Si elle le dit, c’est que ça doit être comme ça. Pas juste vrai. Les choses doivent être ainsi. Dolly cligne des yeux en assentiment. La communication n’est pas son fort. Pas encore. N’était ? Oh, c’est confus. Tout embrouillé. Non. Vide. Dolly est affreusement vide. Et cela ne lui fait rien. Ne lui faisait rien. Mais cette personne. Cette inconnue. Non. Cette Iris. Cette fleur ? C’est bien une fleur. Il le sait, sans savoir pourquoi. Mais il le sait. Non, ce n’est pas une fleur. C’est une personne. De chair et de sang. Vivante. Elle est vivante. Elle déborde de vie.

Chaque mouvement, chaque respiration, chaque plissement sur son visage. Ses mains. Ses bras. Ses jambes. Ses vêtements. Ses cheveux. Tellement de nuances. Tellement de mouvements. Cela lui saute à la figure. Et les yeux un peu écarquillés, Dolly contemple cet être si différent. Qui vit juste devant lui. Puis il pense à ce qu’il est. Un peu. Ce qu’il fait. Ou ne fait pas. S’ils sont tous pareils… il… il devrait faire comme elle, non ?

Timidement, lentement, laborieusement, Dolly se relève. Passe d’abord en position accroupie, à quatre pattes, hésite un peu. Se dresse péniblement sur ses deux jambes, tremble un peu. Tout est assez difficile. Tout est comme rouillé. Peut-être qu’il a rouillé dans l’eau ? Il est resté longtemps. Il croit ? Oui. Longtemps. Ou peut-être un peu moins mais. Iris bouge. Tellement. Plus. Il doit bouger aussi. Et. Ha. Le nom. Elle a donné son nom. A-t-il un nom aussi ? Oui. Forcément. Ils sont tous pareils.

Dolly entrouvre ses lèvres. Il est un peu. Perdu. N’est pas sûr. Iris est si vivante. Peut-il être comme elle ? Il n’a même pas de. Nom. Ne croit pas. Intérieurement, il s’agite. Puis se souvient. Il se tord le cou et attrape l’étiquette qui repose dans son col.

▬ Dolly.

C’est tout ce qu’il a. Il fait de son mieux, le pauvre Dolly. Il n’a aucun mode d’emploi. C’est comme si on avait oublié quelques pièces au montage.

Mais il est debout maintenant. Et il a dit ce… mot… nom. Son nom.
Il est Dolly.
Comme une poupée. Oh. Vivre va être difficile.

▬ Je peux, lâche-t-il de sa voix faible et douce.

Il fait un pas comme pour lui montrer, puis s’arrête, incertain. Il a besoin d’être guidé. Il doit. Regarder. Suivre. Iris. Il doit observer Iris. Alors Dolly l’observe, dans l’attente, prêt à la suivre, où qu’elle aille. Comme un poussin. Dolly a trouvé sa mère.


Spoiler:
Dolly se met debout avec quelques difficultés puis se « présente » et confirme qu’il peut marcher. Il fait un pas puis attend qu’Iris le guide.
Folie d'Esquisse
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Folie d'Esquisse
le Mer 17 Sep - 0:51
Comme c'est charmant. Si j'avais quelque once de pitié, je vous aurais trouvé mignons. Cependant, ce n'est pas le cas, malheureusement... pour vous.


Soudain, la douleur.
Vive, étrangère, elle s’immisce dans votre tête sans crier gare. Votre vue se brouille. Pourquoi ? Qui sait.
Anonymous
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le Mer 17 Sep - 20:46

« Dolly. »


Iris s’arrête un court instant pour dévisager son interlocuteur. Qui vient de lâcher un mot seul dans la marée, un mot qui parait n’avoir aucune signification dans son langage à elle. Peut-être dans le sien ? Non, pourtant, ils ont tous les deux le même. Un nom, dans ce cas ? Elle en vient à l’alternative la plus simple, c’est-à-dire la présentation. Le jeune homme aux cheveux bleus n’a pas l’air très bavard, il faut bien de tout pour faire un monde. Il est sans doute aussi étrange que son nom. Tel un étranger un peu perdu et dérouté. Iris aussi est déroutée, mais elle a l’art de le dissimuler.

« C’est joli ! »

Non, bien sûr, elle ne lui aurait rien dit si elle en avait pensé autrement. Tous les noms sont jolis, toutes les personnes sont attirantes. C’est plus facile de penser comme ça et de ne s’attirer les foudres de personne. Elle est si facile à cerner. Si facile à imaginer, se cachant derrière sa fameuse excuse « c’est pour le bonheur de tout le monde », si facile à percer dans le sourire qui la recouvre lorsqu’elle voit Dolly qui se relève pour la suivre. Dolly qui peut marcher, et qui marchera peut-être dans son sens si elle s’y prend bien. Si Dolly est l’étranger, Iris est le guide touristique qui va tâcher de lui montrer les merveilles de l’univers – et l’araignée qui tâchera de l’y accrocher. Deviens un ami, Dolly, écoute ce que je te dis et prends-le pour une vérité.

Et suis-moi.



Du moins, c’est ce qui aurait dû arriver. Un vertige d'une rare intensité la prend, l'entraîne même sur le côté. Instant de déséquilibre et d'effroi. Elle se retourne. Le danger ne vient pas de Dolly, ni même de derrière. Pas sur la gauche. Pas la droite. Pas devant. Pas au-dessus ni en dessous. Pendant un paquet de secondes, elle a pourtant eu l'impression que plus rien n'allait. Non. C'est toujours le cas. Ses petites jambes tremblotent, elle a eu le réflexe de se rapprocher de Dolly - presque de se lover contre lui. Presque, parce qu'il lui reste un minimum de pudeur pour s'arrêter à mi-chemin. Au milieu d'un pas, au terme d'une grimace confuse. Ok. Tout va bien, Iris. Elle inspire et fait la première chose qui importe ; montrer que tout va bien.

« Ça va... On peut continuer ! Le manoir n'est pas.. si loin.. »

Et pourtant, Dolly semble plus loin encore. Elle essaie de comprendre un court instant.

Iris ne fera pas l'affront de demander s'ils sont pareils.

Résumé:

Iris dit à Dolly que son nom et joli puis, victime de Folie, elle tremblote un peu - elle fait même un geste vers dolly, prête à se blottir contre lui, traumatisme récent oblige - et constate finalement que pour dolly ça ne va pas mieux (j'ai supposé que y'avait au moins quelque chose d'apparent, même s'il a juste les yeux totalement ailleurs ou arrêt de bouger, c'est violent quand même, tu me dis si c'pas le cas et je modifie bll)

Anonymous
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le Ven 19 Sep - 23:00
Joli. Elle a dit que c’était joli.
Intrigué, Dolly penche la tête sur le côté, et lentement, si lentement, sépare ses deux lèvres pour laisser filtrer un petit :

▬ Ha… ?

Même pas interrogatif. Trop faible. Pas assez d’intonation. Trainant en longueur. Les lèvres de Dolly remuent un petit moment dans le vide, puis il arrive, ce mot visiblement si difficile à sortir, à retrouver.

▬ Vraiment ?

Dolly ne sait pas, Dolly ne sait rien. Dolly est prêt à croire tout ce que la fleur, Iris, lui dira. Mais. De façon étrange. Quelque chose pointe. D’inconnu et d’indistinct. Une pensée. Non plus qu’une pensée. Une opinion. Dolly sait. Dolly sait que ce mot n’est pas un véritable prénom, ou que quelque chose ne sonne pas comme il le faut, détonne. Il détonne. Iris est vivante. Si vivante. Trop vivante. Dolly ne… vit pas. Il respire à peine. Il peine. Il. Même ses pensées. Elles sont embrouillées. Dolly fronce les sourcils. Il commence à. Tête. Un peu. Mal ? Alors que la petite poupée est en train d’essayer, l’impression devient réelle. Affreusement réelle. Affreusement douloureuse.

Les yeux écarquillés, Dolly chute. De nouveau, il se retrouve sur le sol. Mains un peu écorchées, genoux pesant durement contre le béton. Dolly respire enfin. Et Dolly a mal. Il est secoué. Mais plus que la douleur, c’est autre chose qui remue à l’intérieur. Ses yeux descendent jusqu’au tissu un peu déchiré, trois fois rien, sur ses genoux. Il entrouvre les lèvres.

Et se relève avec une fulgurance qui aurait scotché tout témoin passant dans le coin, s’il avait observé le spécimen juste cinq minutes. Sans trop savoir pourquoi, Dolly a senti qu’il devait se relever. Tout de suite. Et cacher. Cacher quelque chose. Il ne sait pas quoi. Ne sait plus. Mais il est debout, et à part le tissu un peu déchiré, on dirait qu’il ne s’est rien passé. Comme d’habitude. Une habitude qui n’a pas plus de quelques minutes, mais qui semble déjà si installée, pour Iris. Enfin, probablement.

L’inconnue, plus inconnue, la fleur, Iris, semble secouée. Peut-être qu’il n’aurait pas dû se relever, en fait. Mais Dolly n’y pense déjà plus. Ce qui l’y a poussé est déjà reparti dans le néant cotonneux. Il se contente d’hocher la tête, et de suivre Iris. Quel que soit l’endroit où elle le mène. Quelle que soit la destination. Dolly suivra. Parce qu’il a besoin d’observer.


Spoiler:
Dolly s’interroge à sa façon sur la pertinence du « joli » concernant son prénom, puis subit l’attaque de Folie. Il tombe à genoux mais se relève avant qu’Iris puisse le voir à terre, piqué par on ne sait quelle mouche. Ensuite il hoche la tête et se contente de suivre Iris, de retour dans son petit néant à lui.

(je flotte un peu donc si y a un gouac ce qui est fort probable je m'en excuse, à ton retour hésite surtout pas hein et je corrigerai).
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