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Enquête de terrain

Stilgar
Petit pimousse au rapport !
Personnages : Crevette, Rosalina Ngwenya, Amundsen, Agate Withcroft-Molina
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Stilgar
le Dim 28 Juil - 19:02
     Utiliser la notion de matinée dans l’Esquisse serait assez difficile. Qui pouvait dire ce qu’était un matin, un soir, une aurore, un crépuscule, une nuit ? Certainement pas la luminosité ambiante, qui se refusait à suivre un cycle régulier. Certainement pas non plus les habitudes des Objets, Dessinateurs et Cyantifiques, qui mus par une routine héritée de la Terre, sépareraient encore activités diurnes et nocturnes, car chacun avait les siennes propres. Amundsen avait toujours vécu au Greenwich main time +3, mais il n’était pas rare qu’il croise des personnes calées sur une autre horaire. Ou calée sur aucune horaire en particulier. Certains tentaient de suivre les horaires esquisséennes, avec ses journées de deux minutes, puis de vingt heures, mais ils évitaient la plupart du temps.
     Quoi qu’il en soit, se fut au début de sa matinée à lui qu’Amundsen se rendit à la bibliothèque. Un rat de l’accueil était en train d’avaler son premier café, pendant qu’un autre disait « bonne nuit » à ses collègues.
     S’il avait décidé de se rendre si tôt dans ce vénérable bâtiment, c’était parce qu’il souhaitait consulter des rapports de collègues cyantifiques sur ces espaces montagneux qu’on disait couverts de fourrures, de vêtements et de tissus en tous genres, et que le nom de « monts vêtus » désignait comme s’il s’agissait d’un ensemble. Or C’était ce qu’Amundsen voulait vérifier. Y avait-il une notion de raréfaction de l’air et de refroidissement de la température dans l’Esquisse ? Ces Monts Vêtus, peuplés d’habits, suivaient-ils différentes modes selon les chaînes de montagnes ? Tant de questions, hélas, si peu de réponses dans les travaux de ses collègues et prédécesseurs.
     Pourtant, à plusieurs reprises dans les notes disparates, les conclusions capillotractées et des constatations diverses et variées qu’Amundsen avait pu glaner çà et là, une mention apparaissait souvent : celle de travailleurs du textile, qui établissaient des colonies aux pieds de ces montagnes, pour en exploiter la matière première, et habiller la Ville à moindre frais. Ils auraient existé des années, voire des décennies de cela, et pour quelque raison mystérieuse, se seraient tous éteint. Les bâtiments qu’ils occupaient seraient tombés à l’abandon.
     Il y avait un mystère là-dessous. Un mystère non plus cyantifique, mais historique. Brûlant d’en savoir plus sur ces populations dont on avait fort peu de traces, Amundsen se dirigea vers l’aile de la bibliothèque réservée aux travaux d’histoire.


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PlopCorn
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le Dim 4 Aoû - 12:33


Ce matin-là, Abigail était de bonne humeur. Un chat aux longs poils gris et soyeux somnolait sur la table, au milieu des moutons de poussières de diverses tailles qui s’y promenaient, et le calme qui flottait dans l’air tout autour d’elle, ponctué tout au plus du bruissement de pages de temps en temps, apaisait son esprit, faisant même presque cesser la petite voix pincée du fond de sa tête, qui lui répétait sans discontinuer combien il était urgent pour elle de dénicher un substitut fiable et en quantité suffisante à la menthe.
Mais, ce matin-là, Abigail n’entendait plus ni les distractions de l’extérieur, ni les sources de dissipation de son propre mental ; elle savourait ce moment où elle pouvait écouter avec délice les informations nouvelles s’inscrire dans sa mémoire à une vitesse folle, sans aucun carambolage, les unes après les autres, dans le bon ordre, dociles. Mâchonnant la gomme de son critérium sans en sentir le goût peu alléchant, elle marmonnait, parcourant les lignes d’un ouvrage à l’odeur louche de chicorée -quelqu’un en aurait-il introduit illicitement au sein de la bibliothèque et versé par mégarde?- et tournant les pages avec une frénésie grandissante.
Interrompant un instant sa lecture en espérant ne pas perdre l’état de concentration dans lequel elle était plongée, Abigail plongea sa main dans la poche préférée de sa veste pour en dégainer un calepin, toujours fidèle au poste -celui-ci était en effet attaché au fond de ladite poche par une lanière de cuir, afin de ne prendre aucun risque pour ne pas rendre vains ceux qu'elle avait pris pour l'obtenir-, en vue d’y griffonner quelques mots-clé en les murmurant. Monts Vêtus…

Un son soudain la fit sursauter, l’arrachant à son sanctuaire intellectuel. Abigail étouffa un juron dans sa langue maternelle, et leva les yeux. Devant elle, un intrus, barbu, la fleur de l’âge, les yeux étrangement pétillants au milieu d’un visage par ailleurs impassible. Verflucht!

Abigail carra les épaules. Qui qu’il puisse être, le nouveau venu n’avait pas l’air désolé, pas le moins du monde.
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Stilgar
le Mar 6 Aoû - 15:21
     « Et galère. »
     Un des livres du sommet de la pile que tenait Amundsen venait de décider de prendre son envol, et de battre des couvertures. Hélas, il était sous un autre ouvrage, qui lui chuta. Le livre volantalla nicher au-dessus d’une étagère, alors qu’Amundsen posait sa pile sur une table où une petite blonde était installée. Ayant été apparemment troublée dans sa concentration, elle lâcha un juron dans ce qu’Amundsen comprit comme de l’allemand – ayant à plusieurs reprises dû acheter des armes en provenance de l’Union européenne, pour ses milices chiites, il connaissait quelques rudiments des langues parlées des deux côtés du Rhin.
     Dans l’Esquisse, quelque procédé étrange faisait que tout le monde pouvait comprendre la langue des autres. Mais après quelques études, Amundsen en était arrivé à la conclusion qu’en fait, on comprenait le sens que l’autre avait voulu mettre sur ses paroles, et non ses paroles en soi. Ainsi, on pouvait prononcer un mot en ayant comme seul autre but de faire entendre sa sonorité, et non de lui donner un sens très précis. Les injures étaient des exemples : souvent, on les prononçait non pas pour leur signification – d’ailleurs, bien souvent, les injures n’avait pas une grande signification quand balancées en l’air : pour quoi crier « déjection » ou « prostituée » plutôt que « table » ou « fourchette » ? – mais pour leur sonorité agressive, qui elle-même véhiculait le sens ; celui d’exprimer son mécontentement. C’est pour ça que, bien souvent, on les entendait dans la langue d’origine de celui qui les proférait.
     Voulant répondre en utilisant le même artifice, mais de manière bien plus polie, Amundsen la regarda, et dit avec un sourire :
     « Salam aleykoum, mademoiselle. »
     Et il posa sa pile sur la table en face d’elle, puis alla récupérer le livre au sol.
     Ne pouvant s’empêcher de remarquer qu’ils semblaient partager un intérêt pour le même sujet, il ne put s’empêcher de l’aborder, en chuchotant, cette fois-ci :
     « Excusez-moi, je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que vous veniez de noter « monts vêtus » sur votre calepin… Comme vous pouvez le constater, je m’intéresse aussi à la question. Oh, mais pardonnez-moi. Amundsen, cyantifique et explorateur, pour vous servir. Puis-je savoir ce qui motive vos recherches dans ce champ ? J’entends partir en exploration dans ces régions pour vérifier plusieurs théories. »
     Au vu de la bibliographie qu’elle avait déjà amassé, et de sa concentration avant qu’elle ne soit troublée, cette jeune femme ne devait pas s’y intéresser qu’en dilettante.


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PlopCorn
le Lun 14 Oct - 16:01

"Une expédiquoi ?"

Abasourdie, Abigail en avait oublié et son latin, et le matou gris, qui lui décocha un dernier regard assassin avant de prendre congé en quête d'une table à sieste plus amène.

Son interlocuteur ne daigna pas relever l'exclamation, estimant sans doute que la dévisager avec une insistance croissante à mesure que sa patience décroissait suffirait pour lui signifier qu'en effet, il était tout à fait sérieux lorsqu'il lui proposait à elle, inconnue fraîchement rencontrée et pas bien plus ancienne dans l'Esquisse, de partir explorer une région encore méconnue ensemble. Abigail inspira. Très bien, pourquoi pas.

Pourquoi pas. Une expiration, lente, presque mesurée. Pourquoi, également, mais après tout, pourquoi pas.

Soudain très consciente du poids du regard de son compagnon d'expédition flambant neuf, Abigail se racla la gorge à la recherche d'un semblant de contenance.

"Il se trouve que j'ai découvert cette région peu documentée par hasard ce matin, en oubliant un marque-pages au mauvais endroit, et...Eh bien, si l'offre tient toujours, alors c'est d'accord."

Du coin de l'oeil tandis qu'elle se baissait pour rassembler son calepin et les ouvrages consultés ce matin, il lui sembla qu'une esquisse de sourire passa brièvement sur les traits d'Amundsen, comme une éclaircie furtive. Comme son recruteur faisait mine, satisfait, de quitter la pièce, Abigail s'empressa de lui emboîter le pas, non sans adresser un rapide regard navré en direction du gros chat gris, sans succès. Ce matou était dur en affaire, il lui en coûterait probablement quelques gratouilles pour se faire pardonner.

Clignant des yeux pour s'astreindre à reporter son attention sur Amundsen, Abigail l'interpela de nouveau, quoiqu'incertaine de vouloir connaître la réponse à la question qui lui brûlait pourtant les lèvres.

"Mais, au juste, que savez-vous de moi? Je veux dire, pourquoi moi ?"


Dernière édition par PlopCorn le Mer 16 Oct - 16:52, édité 1 fois


Abigail parle en #C37DC6. :magicarpe:
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le Mar 15 Oct - 16:09
     Amundsen répondit avec un sourire.
     « Pourquoi pas ? »
     La vraie raison était plutôt que son assistante favorite, Carmen, était retenue ailleurs, et qu’il était inconcevable de partir dans un Dessinateur. Braver des territoires potentiellement dangereux seul était toujours une mauvaise idée.
     « Non enfin plus sérieusement, c’est mieux d’avoir quelqu’un d’aussi intéressé que soi au sujet, quand on part à l’aventure. Sinon, on s’ennuie. »
     Ils sortirent de la bibliothèque. Le gélatinomadaire d’Amundsen, une grosse boule de gelée bleue avec une capacité de bât surprenante, l’attendait, attaché à un piquet, à côté d’autres montures: un cheval cornu invisible et rose, un nuage sellé flottant légèrement au-dessus du sol, et d’une voiture qui broutait de l’avoine dans un seau.
     « Avant tout, il nous faut acheter de l’équipement d’alpinisme. J’ai tout ce qu’il faut pour moi, mais rien à votre taille, j’en ai bien peur. Montez, je vous emmène. »
     Amundsen grimpa sur la selle de sa bête et tendit sa main. Le gélatinomadaire était largement assez épais pour pouvoir accueillir encore deux ou trois personnes sans broncher.
     « Oh, mais, j’y pense, vous ne m’avez pas donné votre nom, rose des sables. »
     Considérant la couleur de ses cheveux, ce compliment était tout à fait approprié. Elle devait être la troisième ou quatrième blonde qu’il voyait dans sa vie, et – en partie en conséquence de quoi – la trouvait magnifique.

     Il emmena Abigail à une boutique qu’il connaissait bien, tenue par une femme d’environ cinquante ans, et dont les bras étaient des couleuvres.
     « Amundsen ! Comment ça va, mon vieux ?
     – Très bien, très bien. Je monte une nouvelle expédition avec la demoiselle. J’aimerais que tu lui trouves de quoi s’équiper pour aller dans les Monts Vêtus. Abigail, je vous laisse avec Francine, j’ai quelques emplettes à faire de mon côté.
     – Les Monts Vêtus, mm… Venez, je crois que j’ai ce qu’il vous faut. »
     De son côté, Amundsen alla regarder du côté des chaussures.


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PlopCorn
le Mar 11 Fév - 16:21


"Abigail. Mon nom est Abigail."
Le manque de pratique d’Abigail quant à la bonne réception de compliments inhabituels la fit rosir d’embarras, tant elle était incertaine de s’y être prise correctement. Fort heureusement, son compagnon d’expédition eut tôt fait de s’enfoncer dans le rayon chaussures ; Abigail se tourna alors vers la vendeuse, Francine, et repêcha son fidèle calepin de sa poche, mobilisant toute sa concentration dans le même temps afin de noter tout ce qu’il lui faudrait se procurer avant le grand départ pour les Monts Vêtus.

Francine se chargea bien aimablement de réunir le kit de débutant parfait pour tout explorateur en herbe, du sac à dos -imperméable, ignifugé et résistant à la foudre, cela allait de soi- à la cape d’explorateur ; cela laissa à Abigail le temps d’errer dans le rayon des accessoires, rayon que toute tête en l’air parfois portée sur les achats compulsifs ferait mieux de contourner sagement pour le bien de son budget. Le temps que Francine la rattrape, ses yeux pétillants laissant aisément deviner son amusement à la vue qu’elle devait offrir, Abigail avait les bras chargés de babioles en tous genres, depuis le thermos-théière qui décidait aléatoirement quel sachet de thé infuser au carnet de voyage à toute épreuve, qui avait le don de pouvoir envoyer une ou deux pages volantes en éclaireuses avant de les réintégrer en son sein.

Contrainte de se raviser après avoir soupesé le poids de son kit de première exploration, Abigail remit chaque gadget à sa place (bien que certains préférèrent repartir en balade sitôt reposés), à l’exception du carnet de voyage, qu’elle glissa cérémonieusement dans son sac à dos flambant neuf. Elle emporta également une paire de ciseaux à tissu particulièrement affûtée, mais dont les lames étaient montées à l’envers, ce qui leur conférait un certain charme, ainsi qu’un mètre-ruban dont elle ignorait encore s’il recelait un talent caché. En revanche, point de menthe dans les étalages ; il lui faudrait garder l’oeil ouvert sur le chemin et espérer que la chance se montre de son côté.

Après s’être acquittée de ses emplettes, Abigail chercha son compagnon d’expédition du regard ; elle le trouva assis dans un fauteuil, sirotant tranquillement ce qui semblait être une tasse d’une boisson chaude qu’elle peinait à identifier. Amundsen lui adressa un bref clin d’oeil et leva sa tasse comme pour porter un toast. Abigail hocha la tête.

"Je crois bien que tout est en ordre, je suis prête à partir quand vous le serez."


Abigail parle en #C37DC6. :magicarpe:
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Stilgar
le Dim 16 Fév - 14:53
     Dilemme, dilemme.
     Les tabi⁴ – prononcez « tabicarré » –, des chaussettes déployées en quatre dimensions, enfin, appellation bien pompeuse pour dire que quiconque les portait sous des chaussures pouvait avancer quatre fois plus vite, être quatre fois plus endurant, et n’avoir en contrepartie que quatre fois plus de cors au pieds, lui faisaient de l’œil. Ils seraient bien pratiques pour rattraper quelque chose, ou s’enfuir.
     D’un autre côté, une paire de serpandales faisaient partie de ce qu’Amundsen convoitait depuis un certain temps. À raison d’une souris par chausse par semaine, elles permettaient de déployer leur longue queue, d’ordinaire enroulée le long de la jambe du porteur, et de se saisir ainsi des obstacles et aspérités. Idéales pour l’escalade, donc.
     Mais il y avait aussi de somptueuses babouches. Inutiles en expédition, sauf si elle consistait en arpenter des salles de fête et des soirées avec tenue décente distinguées, mais elles étaient magnifiques.
     Amundsen n’avait d’argent que pour une des trois. Il jugea que les serpandales faisaient redondant avec ses pioulpets, et les élimina, puis lança une pièce. Qui lui échappa des mains et se ficha entre deux lattes mal serrées du parquet, sur la tranche.
     « Inch Allah… »
     Et il prit donc les serpandales, puis se trouva un coin tranquille en attendant qu’Abigail aie fini.

     Assez vite, elle le sortit de sa lecture – quelques pages d’une étude sur la géologie aérienne des Monts Vêtus, expliquant que des cas de pluie d’acier avaient été remarquées en divers endroits, bien que le terme associé à cet événement météorologique par des Dessinateurs était incorrect, les relevés indiquant plutôt des alliages à base d’aluminium, ce qui en faisant des études comparées permettait de mettre fin à la controverse entre ceux qui affirmaient que ces pluies étaient composées de très grosses aiguilles à coudre et ceux qui pensaient au contraire y voir des très petites aiguilles à tricoter, en faveur de la première hypothèse pour la cape (ou l’ubac, soit le versant exposé au nord) et de la seconde pour la boutonnière (ou l’adret, le versant exposé au sud), ce qui laissait songeur quant aux formations nuageuses en altitude et au fait qu’elles ne dépassaient jamais la ligne de crête – et se présenta comme parée au départ. Amundsen se leva, inspecta brièvement l’attirail dégoté par Abigail, et s’en montra très satisfait.
     « Vous avez l’œil. Très joli carnet. »
     Et après s’être assuré que Francine mettait l’équipement de la jeune demoiselle sur la note du cyantifique, politesse élémentaire quand on invitait quelqu’un risquer sa vie dans des contrées éloignées, Amundsen invita Abigail à la suivre sur son gélatinomadaire.
     « Nous sommes partis. Il y a un peu de route à faire avant d’arriver au pied des Monts Vêtus, n’hésitez pas à bouger quelques affaires et à vous aménager un coin tranquille, des couvertures sont présentes à gauche, dans ce sac. »


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