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Tours et détours

Stilgar
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Personnages : Crevette, Rosalina Ngwenya, Amundsen
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Stilgar
le Jeu 14 Nov - 11:44
     Finies, les petites explorations, dont les durées ne se comptaient qu’en jours – esquisséens certes, mais jours quand-même. Il était temps pour Amundsen de se lancer dans un vrai, un grand défi, à sa hauteur. Le premier qu’il s’était posé, ce qui avait été la raison même de son entrée dans l’ordre des cyantifiques.
     La Mecque n’était certes pas dans l’Esquisse, mais c’était un pèlerinage d’une autre sorte qui l’attendait. Amundsen voulait trouver le nord magnétique.
     Nombreux étaient ceux qui s’y étaient déjà essayés avant lui. Il était aisé de trouver une boussole, on pouvait même en demander une à la fermaiguille, un peu en lisière de la ville, dont les poules pondaient des réveils, des minuteurs, des baromètres, des altimètres, et tout autre objet contenant au moins une susdite aiguille. Hélas, elles s’avéraient décevantes. Toute tentative de suivre la pointe rouge, ou la pointe blanche, n’avait abouti qu’à trouver quelque lieu certes déployant un fort champ magnétique, mais qui n’était en rien à l’échelle mondiale : sitôt qu’on sortait de sa zone d’influence, on tombait dans celle d’un autre, et quand lesdites sphères se rejoignaient, la boussole devenait folle. (Selon la marque choisie, il arrivait d’ailleurs qu’elle vous le fasse savoir en vous engueulant dans un langage particulièrement fleuri.)
     C’est d’ailleurs une de ces boussoles parlantes qu’Amundsen recherchait. La doyenne de son peuple. La plus sage de toutes. On disait qu’elle vivait au plus profond des sables du Désert de Craie, qu’il faudrait braver des nombreux dangers pour atteindre sa demeure et avoir l’honneur d’obtenir une audience auprès de de Celle Dont les Degrés sont les Plus Précis. Peut-être même n’était-elle qu’un mythe. Une illusion sortie des esprits qui avaient parcouru cette terre folle. Toutefois, les témoignages étaient assez nombreux pour qu’Amundsen les prît au sérieux. Personne ne l’avait vu en personne, mais beaucoup avaient rencontré certains de ses laquais.

     Pour cette grande aventure, il allait falloir à Amundsen une équipe de choc. Il avait passé un temps fou à amasser des connaissances cartographiques – et considérant la nature de la topographie esquisséenne, ce n’était pas une mince affaire – et du matériel de pointe. Tout d’abord, une seconde monture ; une limavier, sorte de gastéropode biomécanique à la beau couverte de touches noires, en un plastique très dur, marquées de lettres ou de chiffres, et avec pour tête une paire d’antennes métalliques. Cet animal, long, robuste, épais et qui s’entendait à merveille avec le gélatinomadaire d’Amundsen, qui décidément avait semblait-il une affection toute particulière pour les choses qui rampent, servirait à porter divers équipements. On pouvait y compter, certes, des provisions (viande séchée, légumes et fruits secs, soupes déshydratées, eau lyophilisée), mais aussi de l’équipement d’escalade, allant de la corde grimpant au son d’un tuba, du pioulpet (un piolet dont les pics sont des tentacules de poulpe), et tout ce qu’il fallait de mousquetons, toiles de tente et vêtements de rechange adaptés à tous les climats.
      Il lui fallait maintenant une équipe. Il avait bien sûr pensé à ses collègues habituels ; Toklo Pikkorippoq et Carmen. Le premier étant disponible, il accepta, disant qu’il le rejoindrait en cours de route, avec une « surprise », selon ses dires. Amundsen aimant beaucoup les surprises, il s’était résolu à attendre son compagnon, sans le presser de question. Hélas, la seconde ne pouvait pas répondre à l’appel. Il faudrait donc trouver un ou deux Dessinateurs courageux et volontaires pour la remplacer.
     Ayant passé plus de temps à fouiner dans les archives de la bibliothèque et à faire le tour des boutiques de la Ville qu’à entretenir un réseau de relations, Amundsen se rabattit sur une méthode qui avait fait ses preuves : laisser la question du recrutement des membres dans les mains de Dieu. À une heure de fréquentation importante du marché, il plaça un étal, indiquant qu’il recrutait des membres d’expédition, ce qui signifiait dangers, longs moments passés loin de chez soi, mais aussi aventure, récompenses, et cyance. Le hasard déciderai de qui répondrait à l’appel.


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Eelis
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Eelis
le Jeu 14 Nov - 22:12
«  Hmmm... »

Les mains sur les hanches, Sydonia s'était arrêtée devant l'étal, un air déterminé fixé au regard et un sac à dos bien rempli dans le dos. Elle avait troqué sa tenue d'hôtelière pour quelque chose de plus pratique pour l'aventure, même si l'on devinait au caractère un peu aléatoire et exagéré de son accoutrement - entre cowboy, chasseur et steampunk - qu'elle s'était moins basée sur l'expérience que sur les stéréotypes pour s'habiller.

Heureusement, cela ne lui avait pas fait perdre le sens des réalités. Ni celui des affaires.

« J'aurais quelques questions. Où est-ce que vous allez ? Combien de jours à peu près ? Est-ce que vous acceptez les canards ? Quel genre de récompense ? Comment le butin est-il partagé entre les participants ? Vous avez un moyen de locomotion ? Vous cherchez un sponsor ? Quels sont les dangers probables ? » asséna-t-elle, sans faire de pause, à celui qui tenait le stand, un type plus vieux qu'elle, mais encore assez solide pour partir à l'aventure.

Aux côtés de la jeune femme, un grand canard non moins sûr de lui semblait mâchouiller quelque chose qui s'apparentait à une cuisse de poulet tout en dévisageant Amundsen avec gourmandise. Daisy était aussi haute qu'un enfant prépubère et pouvait sans doute en dévorer un, pour peu que celui-ci n'ait pas réglé son loyer ou qu'elle soit affamée. Elle ne portait pas d'affaire sur elle mais pouvait sans mal porter une sacoche, à condition de bien le vouloir (et ça, ce n'était pas gagné).

Tandis qu'elle attendait la réponse à ses questions, les passants continuaient leur chemin derrière elle, certains d'entre eux se demandant pourquoi celle qui était si  attachée à l'hôtel postulait soudainement pour une longue aventure - auprès d'un cyantifique qui plus est.


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Silivren
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Silivren
le Dim 1 Déc - 17:03


C'était bien une ville que Millie avait aperçu depuis le haut de sa colline. Une Ville, même, si ce n'était LA Ville de ce monde étrange. L'ambiance changeait radicalement de ce qu'elle avait traversé depuis son réveil sous ce ciel décidément rose et étrange. Déjà, il y avait une vie autre que des arbres menaçants et des livres imbus d'eux-même - non pas qu'elle n'aimait pas Mirobolant, loin de là. Et elle avait beau être une souris haute comme trois pommes, et pas une de plus, ces grandes échasses sans poil qui semblaient être les plus courants dans la population du lieu lui rappelaient une ancienne normalité, renforçant le sentiment qu'elle n'avait pas toujours été une souris.

Et donc, LA Ville. Pourquoi donc ? Et bien, elle était bien plus peuplée que tout ce qu'elle avait vu jusqu'à présent. Et pressée, aussi. On ne remarquait pas forcément la petite souris bien en dessous du champ de vision. Les étals autour d'eux lui avaient rapidement soufflés l'idée qu'elle avait atterri dans un marché, visiblement en heure de pointe, ce qui n'aidait en rien son affaire. Elle commençait à faire - douloureusement - la découverte de la sensibilité de sa queue quant à la douleur. Et du vrac sans dessus-dessous de ses sens. Elle n'y voyait que pouic à plus d'un mètre de distance et il y avait trop d'odeurs et de sons pour qu'elle ne termine pas avec une migraine bien carabinée.

Mais heureusement, il y avait ce cher Mirobolant. Cher, bon et attentif Mirobolant. Il lui évita d'être écrabouillée un nombre incalculable de fois, battant de la couverture comme deux grandes ailes de cuir noblement vieilli par l'âge... Mais elle était tellement accaparée par ce grandiose spectacle, pour le peu qu'elle en apercevait, qu'elle ne vit pas la grande jambe qui s'avançait vers elle, la percuta en plein élan et finit par culbuter contre un bout de bois quelques pas plus loin sans grand dommage, car elle avait, semblerait-il, hérité par sa forme animale d'une étrange agilité.

- Outch... marmonna-t-elle en se frottant la tête de la patte, la truffe agitée par la poussière. Un examen approfondi de son "coussin" lui apprit qu'elle avait percuté le pied d'un étal et elle se releva en secouant les saletés de ses vêtements.

- Veuillez me pardonner, chers inconnus, je crains d'avoir crand besoin d'une paicre de lunettes.

Elle regarda les deux grandes perches, les moustaches secouées de gêne.

- Et d'avoir intecrrompu vocre conversation.
Stilgar
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Stilgar
le Jeu 5 Déc - 21:13
     Celle-ci avait l’air déterminée. Pas expérimentée, mais déterminée. Aucune importance, l’expérience, c’était son rayon. Amundsen prit un instant pour réfléchir à la volée de question qu’on venait de lui envoyer, faire le tri, et organiser une réponse groupée, qui n’oublierait aucun aspect.
     « Chère demoiselle, je vais au nord. Prenez cela le plus littéralement possible ; je compte trouver le pôle nord magnétique de l’Esquisse. Il semblerait qu’il soit situé dans le désert de craie. Ce sera aussi là que nous devrons aller pour trouver un objet qui nous sera utile dans notre quête : une boussole ne se laissant pas dérouter pour la moindre perturbation esquisséenne. Je ne peux pas vous dire combien de temps cela durera, mais combien de temps cela ne durera pas… Prévoyez un mois, a minima. Le voyage se fera à dos de monture, je dispose de deux bêtes, comme vous pouvez le voir : un gélatinomadaire endurant et courageux, pour autant que je puisse le dire, et un limavier. Si vous en avez une, vous pouvez bien sûr la prendre avec vous, si vous estimez qu’elle est faite pour ce genre d’expédition. Je me sponsorise moi-même, étant donné que le… butin, comme vous le dites si bien, sera réparti entre tous les participants avec équité, et il promet d’être conséquent. »
     Amundsen avait bien entendu fait l’ablation de la dernière question, soit qu’il l’ait oubliée, qu’il jugeait qu,elle n’avait aucune pertinence cyantifique, soit qu’il ne la considérait pas pertinente. Les risques font partie de l’aventure ! S’il n’y en avait pas, on appellerait pas cela une aventure.
     Par contre, il n’avait pas oublié de faire du charme.
     « Mais, je crois vous reconnaître. Vous travaillez à l’hôtel, je crois, ma — »
     Son propos fut interrompu quand un « bonk » secoua son étal. Se penchant sur le lieu d’impact, Amundsen aperçut un rongeur parlant. Il l’attrapa et le posa sur le comptoir.
     Rapide inspection du nouveau venu. Petit, donc mange peu, a déjà une monture, et des plus pratiques, car volante, peut s’infiltrer partout, terriblement mignonne, et frappée de ce qui ressemblait probablement à une myopie.
     « Bonjour, petite madame. Je vous en finance une paire si vous venez avec moi. Tenez. »
     Amundsen ouvrit un prospectus résumant les détails de l’aventure qu’il comptait entreprendre, et le posa devant la souris.
     « Vous voulez que je vous le lise, ou ça ira ? »


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Eelis
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Eelis
le Dim 29 Déc - 23:35
Le pôle nord ? Hm. Récupérer une boussole ? D'accord. Un mois ? C'est long. Promesse d'un butin conséquent ? Parfait.

Sans couper la parole à l'homme, Sydonia notait mentalement toutes les informations qu'il avait condensé dans sa réponse. Evidemment, elle qui n'avait jamais quitté l'Hôtel ne pouvait retenir quelque appréhension à l'idée de partir pour un lieu qu'elle connaissait forcément - c'était ce fameux désert blanc, où l'aventurier Robinson Canoë s'était un jour retrouvé perdu, avant de mourir petit à petit rongé et étouffé par la craie - mais qu'elle n'avait pas visité depuis longtemps, et les affaires en pâtiraient forcément.

Mais elle avait deux raisons de ne pas rebrousser chemin. Peut-être trois.

« Oh, une souris ! » sursauta Sydonia, qui s'était reculée avant de se pencher, en même temps que son interlocuteur, vers la petite créature. Quelqu'un qu'elle ne connaissait pas, et qui ne la connaissait pas ! Ni une ni deux, l'hôtelière fit les présentations avec son plus beau sourire :

« Bienvenue à Hurlevent, je me nomme Sydonia, et je m'occupe de l'Hôtel qui accueille les nouveaux arrivants ! Vous avez fière mine, je suppose que vous êtes une aventurière. »

Sans se laisser de temps de réfléchir aux questions qui l'avaient effleurée à toute vitesse face à ses propres propos prononcés machinalement, elle enchaîna.

« Oui, rejoignez-nous ! Ce sera votre première quête. »

À défaut de pouvoir lui présenter l'écran de validation, elle lui tendit la main, à la fois pour terminer les présentations et pour marquer l'accord.

Pendant ce temps-là, Daisy se léchouillait les babines qu'elle n'avait pas, à la vue d'un livre ma foi fort appétissant...


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Silivren
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Silivren
le Dim 19 Jan - 19:59

Elle comptait s'en repartir vers quelques chemins moins encombrés quand une main immense - tout lui paraissait géant de par sa taille de rongeur - eut l'outrecuidance de la saisir pour la faire quitter le sol. Un couinement aigu lui échappa dans l'émotion, affolant Mirobolant qui voleta jusqu'à la table où le goujat avait daigné la déposer et se plaça en bouclier devant elle. Bien évidemment, il ne faisait que lui cacher la vue. Mais bon, pour le peu de ce qu'elle lui apportait, elle n'allait pas lui en tenir rigueur. Son geste, bien qu'inutile, n'en était pas moins gentil et attentionné. Cher et bon Mirobolant, vraiment.

Millie n'en poussa pas moins les lourdes pages de son chemin pour se planter devant la grande perche qui avait dérangé ses habits en l'enlevant aussi disgracieusement de la sécurité du plancher des vaches. Et des souris. Elle n'était pas un oiseau, pardi ! Un poing sur une hanche, elle agita l'autre tenant le prospectus qu'elle n'avait pas encore remarqué, les moustaches agitées par l'outrage dont elle se ne remettait pas encore.

- Mais mon bon Monsieur ! Allons donc, vous aimecriez, vous, qu'une crande perche cromme vous vous accrape par le crollet pour vous sucrélever sans demander vocre avis ? Nan mais ! Quelle increvenance !

Elle rouspétait encore lorsque le prospectus lui percuta le museau alors qu'elle agitait son bras, lui coupant court la parole dans un gémissement.  

- Mais il est crai que j'ai crand besoin d'une paicre de lunettes. Voyons donc voir ça... grommela-t-elle en s'intéressant au papier en question. Une aventure ? Sa vie en était une depuis qu'elle s'était réveillée dans les bois. Elle avait échappé à un arbre vivant, pardi ! Ce n'était pas rien, encore moins de tout repos. Et elle ne savait pas que faire dans cette Ville, ni où aller - elle avait tout de même noté cette histoire d'Hôtel si jamais.

- Mh... mmmmh... Je vois. Un désert de craie ? J'accrepte si vous ne m'y perdez pas, blanche cromme je suis. Et plus de sucrélevage sans permission !

Elle trottina jusqu'à la grande perche masculine pour secouer l'un de ses doigts dans ses mains et fit de même avec la grande perche féminine qui avait eu, elle, la politesse d'esquisser le geste la première.

- Enchantée ! Je me crapelle Millie Mouse.

Elle ne savait pas trop dans quoi elle s'embarquait mais puisque tout n'était que folle aventure ici... autant aller où la porterait le vent ! Et elle pouvait aussi respecter le serment de SOS Société qu'elle avait chantonné durant toute la marche qui l'avait menée ici en aidant ces deux aventuriers dans leur quête hautement importante ; quel étrange monde que celui qui ne connaît pas le pôle Nord ! S'orienter devait être une gageure insurmontable.

Néanmoins... elle n'avait pas vraiment confiance en cette étrange bestiole qui zieutait d'un air un peu trop gourmand son cher Mirobolant. Le Livre s'était d'ailleurs prudemment retranché à distance, frissonnant quelques menaces de ses feuilles acérées comme des rasoirs.

- Et on ne mange pas Microbolant, n'est-ce pas ? demanda-t-elle en tordant le museau d'inquiétude.


Dernière édition par Silivren le Dim 26 Jan - 17:56, édité 1 fois
Stilgar
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Stilgar
le Mar 21 Jan - 1:12
     L’enthousiasme de ces Dessinateurs faisait plaisir à voir. Amundsen sourit en entendant le nom du rongeur.
     « Enchantée, Millie. Je m’appelle Amundsen. Je pourrais vous tailler une tenue noire. Avec des harnais d’escalade, pour qu’à défaut d’être soulevée vous puissiez escalader sans risque. Je n’ai pas de piolets et de cordes à votre taille, mais on pourra s’arranger. Mon gélatinomadaire est une monture bien assez stable pour me permettre de vous fabriquer de l’équipement en route. »
     Il était en revanche vrai que le volatile de Sydonia allait poser quelques problèmes. Ce monstre n’avait pas intérêt à s’approcher des notes d’Amundsen – ou de son Coran.
     « Par contre, madame Mouse marque un point. Surveillez votre canard, s’il vous plaît. »
     Il ne restait plus qu’à aller s’équiper et à partir. Après être passés par un opticien, direction une boutique de matériel d’escalade, de surplus de fromineurs et d’équipement de survie, qui avait joui d’une clientèle redoublée depuis que l’exploration des Monts Vêtus avait gagnée en popularité.
     « Bien ! Sydonia, votre accoutrement est très joli, mais il lui manque une paire de chaussures de marche de rechange, une source de lumière, un couteau, un piolet, un baudrier, un bâton de marche, un manteau et pantalon d’hiver, des gants, une écharpe, et de quoi faire du feu. Quant à vous, Millie, la même chose, mais adaptée à votre morphologie… Si vous ne trouvez pas à vous vêtir, indiquez-moi seulement le tissu qui vous conviendrait et je vous coudrai ce qu’il faut avec. Pensez aussi à prendre de quoi nourrir vos montures, et vous-même si vous avez des régimes particuliers. Je finance tous vos achats, donc n’hésitez pas à prendre ce qui vous convient… Dans les mesures du raisonnable. »
     Après avoir complètement abandonné toute marque de vouvoiement comme si de rien n’était, Amundsen laissa en plan Sydonia, qui était, il faut le dire, assez grande pour pouvoir se débrouiller seule, pour s’occuper des emplettes de Millie.



Achats:
N’hésitez pas à sortir des objets esquisséens au possible, ça n’en sera que plus rigolo. Millie, je te laisse contrôler Amundsen pour qu’il trimballe des achats.


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Eelis
le Mer 12 Fév - 18:19
« Ne vous inquiétez pas pour Daisy. C’est une gentille fille, n’est-ce pas ? » assura Sydonia, en caressant la tête de son animal de compagnie.. et en lui fourrant dans le bec quelques papiers qu’elle avait emporté au cas où.

Les présentations terminées, Amundsen prit la parole pour donner une longue liste d’équipement que Sydonia ne retint, à vrai dire, qu’aux trois quarts. En revanche, il ne fallait pas lui dire deux fois que c’était le cyantifique qui payait la séance shopping !

« Toi aussi, il va falloir te trouver une jolie tenue d’exploration. » susurra-t-elle à son canard.

Les bras croisés et le regard déterminé, Sydonia s’aventura dans les rayons encombrés de la boutique qu’avait suggéré Amundsen. La première étape, bien sûr, était de discuter avec le vendeur et ses assistants, pour avoir de bons conseils et si possible une ristourne. Elle trouva d’abord le couteau, dont la lame s’illuminait au contact de l’eau, par un phénomène que Sydonia était persuadé de connaître – puisqu’elle savait tout de l’Esquisse – mais qu’elle serait bien en mal d’expliquer si on le lui demandait. Elle s’arma ensuite de chaussures automatiques, qui avaient la particularité de pouvoir marcher toute seule, pour peu d’être nourries régulièrement, et qui étaient vendues avec un bâton de marche spécialisé muni d’un porte-carotte, qui permettait évidemment de donner un peu plus de motivation aux chaussures. Pour l’ensemble d’hiver, elle fit plus simple, avec un pantalon épais et un manteau-gazon, dont la fourrure repoussait si elle était coupée ou arrachée, et qui pouvait donc être adapté aux températures en rasant plus ou moins régulièrement la surface. Il aurait été parfait d’avoir également des gants-gazons et une écharpe-gazon, mais la boutique était en rupture de stock, ce qui déçut Sydonia, contrainte de s’abattre sur une étole en laine du Palais et des croque-mitaines (assez confortables, mais réputées pour donner des cauchemars à celui qui les portait trop longtemps).  

Enfin, Sydonia compléta son shopping avec un matériel d’escalade classique, une paire de chaussons palmés pour Daisy et des cendres de phoenix (qui permettaient, comme chacun sait, de faire un feu en soufflant dessus). C’est avec un air très satisfait que le vendeur la vit arriver avec les bras très chargés, s’imaginant déjà faire un gros chiffre d’affaire, ou tout du moins troquer contre tout cet équipement des objets de grande valeur.

C’était mal connaître Sydonia.

« Votre fourrure est clairement vieillissante sur le bas, ce qui laisse entendre qu’elle repoussera moins vite.. Je devine aussi que votre laine du palais est de base qualité, au vu des ouvertures que l’on peut voir ici, ici, et là, à l’arrière… sans parler du porte-carotte qui est plus que de seconde main. »

Le vendeur parvint à contrer quelques unes de ces attaques, mais il se retrouva bien en peine lorsqu’une nouvelles vagues de petits détails le submergea, et il finit par consentir à quelques douloureuses ristournes.


« J’ai fini ! adressa-t-elle au cyantifique, en tâchant de montrer tous les éléments qui composeraient désormais son équipement. Cela devrait sans mal rentrer dans votre budget.. »

Bien sûr, Sydonia ne faisait pas cela compassion envers la bourse d’Amundsen, seulement pour asseoir sa réputation et pour… disons…

« Puisqu’on va avoir des ristournes, je peux rajouter quelque chose ? » demanda-t-elle, tout sourire, en désignant comme elle le pouvait un petit rayon dédié aux montures et autres animaux de compagnie, où se trouvaient les chaussons qu’elle avait discrètement glissé au milieu du reste de ses emplettes et le dernier objet de sa convoitise : une longue écharpe à poches, qui irait à ravir à Daisy, en plus de lui tenir chaud.


Silivren
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Silivren
le Mer 12 Fév - 20:59
Maintenant que le canard était enchaîné par la parole de sa maîtresse - du moins, Millie l'espérait pour le salut de ce bon vieux Mirobolant - il convenait d'aller faire quelques emplettes. Amundsen se proposa de l'accompagner, ce qui lui fit friser les moustaches : elle traduisait dans ce comportement une certaine forme de condescendance. Après tout, petite souris qu'elle avait beau être, elle n'en était pas moins débrouillarde ! Elle était bien arrivée dans cette Ville en un seul morceau sans l'aide d'une grande perche dans son genre, nan mais ! Tant qu'elle avait Mirobolant avec elle, aucun obstacle ne lui semblait insupportable ; le livre pouvait en outre voleter au gré de ses pages, ce qui n'était pas un détail anodin.

Mais, MAIS ! Une petite souris maligne ne devait pas mordre dans la main tendue quand elle était offerte. Millie accepta donc l'offre de main d'oeuvre d'un mouvement de tête encore un peu raide du fait de son humeur ambiguë et bondit agilement sur la reliure de Mirobolant. L'Objet s'éleva gracieusement jusqu'au niveau des yeux des grandes perches, ce qui allait leur éviter d'être écrabouillés encore une fois par ces malotrus qui n'avaient pas le bon sens de regarder plus bas que leur menton.

Comme elle était encore une étrangère dans cette Ville, nouvelle arrivée qu'elle était, elle suivit Sydonia dans la boutique indiquée par Amundsen, glissant du dos de Mirobolant pour atterrir sur la première étagère qui passa à portée de pattes. Une fois sur son perchoir, elle se tapota le museau en grommelant toute seule.

Il fallait trier les priorités !

Tout d'abord, se vêtir car si son corps était animal, son esprit ne l'était décidément pas et il lui semblait de plus en plus inconvenant de se promener nue comme son premier jour dans le monde - ce qui était un peu vrai dans ce monde-ci. Ensuite, récupérer la longue liste de babioles demandées par Amundsen : une corde, un piolet, des chaussures, des gants, une écharpe, un bâton de marche, une source de lumière, des vivres et un couteau. A sa taille, bien évidemment. Rien de bien aisé mais, si elle devait en croire quelques souvenirs de souris en train de coudre une robe de princesse, rien n'était impossible à qui s'en donnait la peine !

Alors direction le rayon de vêtements et de couture ! Déjà, le manteau-gazon déniché par Sydonia lui faisait de l’œil avec son système astucieux chaud-froid qui évitait de s'encombrer de deux par-dessus. Tous étaient bien trop grands pour elle, elle s'y attendait mais la déception fut quand même au rendez-vous. Ses moustaches s'agitaient d'agacement alors qu'elle se faufilait entre les cintres à la recherche de la perle rare... Bingo ! Ce beau manteau-gazon noir avec une poche à moitié détachée semblait illuminé par la providence. La souris s'agrippa au tissu et trottina jusqu'à la poche convoitée, crissant joyeusement en avisant qu'elle était à la juste taille. Et hop ! Un petit contre-poids sur les attaches à moitié arrachées et la pièce de tissu, fourrée à l'intérieur, était à elle.

Un bond plus tard, elle trouvait une boîte à couture qui fit son bonheur : une pelote de cortendons des Monts Vêtus (selon l'étiquette), aussi fins que solides, quelques aiguilles dont la plus épaisse était toute indiquée pour servir d'épée mais également de bâton de marche grâce au bouchon qui servait de fourreau à bord rond, quelques babioles brillantes qui allaient pouvoir servir de bijoux et d'attaches et, par-dessus le marché, un solide crochet en métal tout indiqué pour remplacer le piolet, et même servir de grappin grâce à un bout de cortendon.

Quant aux chaussures... Non, non et non. Elle avait des pattes d'animal sauvage, pardi ! C'était fait pour courir sur tous les terrains, ces machins-là. Et si le froid s'avérait trop prégnant, ils pourraient toujours utiliser des chutes de la poche de manteau-gazon pour faire des chaussons. Raisonnement tout à fait logique qui se tenait également pour les gants et l'écharpe.

Il ne restait donc que le baudrier... Ce fut assez humiliant mais Millie réussit à dénicher un harnais pour rongeur de compagnie dans le barda du magasin. Quant à la source de lumière, une luciolampe ferait l'affaire ; l'étiquette garantissait qu'elle avait une durée de vie d'au moins un an. Juste à côté, dans un coffre de bois qui semblait avoir vécu des millénaires, Millie dénicha des minicarnets, de l'encre transparente qui ne se voyait qu'à la lumière ainsi qu'une plume de duvet d'oiseau secrétaire. Elle rajouta également au tas de bricoles des lunettes de pilote qu'elle avait piqué à une poupée - pour se protéger les yeux du sable, des croquants au fromage et des graines, pour tenir plus longtemps en terme de péremption, ainsi qu'une couverture-cale livre gonflable pour tenir chaud à Mirobolant... et leur servir d'amortisseur au cas où. On ne savait trop ce qu'on allait trouver dans le désert de craies. Prudence est mère de sûreté ! Et une autre bouteille d'encre tant les pages de l'Objet-Livre avait bruissé d'envie devant ce... met (?) appétissant.

Ses emplettes achevées - et entassées dans les bras d'Amundsen dès qu'il s'avéra que Mirobolant ne restait pas assez stable pour tout porter - Millie bondit sur une étagère à hauteur d'épaule pour se rapprocher de l'oreille humaine.

- A moins que vous ne soyez croncre mon avis, je pense avoir tout ce qu'il me faut dans cette aventucre. Il n'y a que le manteau à croudre... Mmmh... Un poncho secrait le plus seyant et efficrace pour gacrantir mes mouvements.


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