Amundsen — En route pour l’aventure !

Stilgar
Petit pimousse au rapport !
Personnages : Crevette, Rosalina Ngwenya, Amundsen
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Date d'inscription : 07/01/2019
Stilgar
le Mer 22 Mai - 19:46

Amundsen




Appellation
     Son vrai nom est Jalal al-Midfai, mais ce n’est qu’un parmi ceux qu’il a déjà utilisé. Aujourd’hui, le seul qu’il utilise est Amundsen, et il ne se présentera jamais autrement.

Âge
46 ans.

Nationalité
Irakienne.

Goûts
     Homme de lettres et de sciences, Amundsen aime le savoir, sous toutes ses formes et dans toutes ses expressions, la littérature, notamment de science-fiction, et l’art en général. Il est aussi assez religieux, et d’obédience chiite. N’ayant pas choisi d’en faire son occupation principale dans l’Esquisse par hasard, son esprit se tourne vers la découverte, la recherche, mais au sens le plus physique du terme : l’exploration, avec ce qu’elle comporte d’aventure, de mystères, d’énigmes, de dangers. Il ne peut pas trop rester en place longtemps, et fréquente autant que possible tous les voyageurs, les baroudeurs, les marchand itinérants de l’Esquisse. Il est friand de récits, et aime autant en entendre qu’en raconter. Ne l’ayant que trop vécue, Amundsen ne veut plus entendre parler de guerre et de politique. Ni de la Terre, pour la différence que ça fait à ses yeux.

Arrivée dans l’Esquisse
     Il y a environ quinze jours. À partir d’un moment, quand on aime, on ne compte plus.


Description


Histoire :
     Amundsen naquit en Irak, à Bagdad, en 1966, dans une famille arabe de confession chiite. Or dans les années soixante, surtout après le coup d’État de 1968 du parti Baas, il ne faisait pas bon vivre être de cette obédience. Et cela n’alla pas en s’améliorant, quand en 1979, Saddam Hussein prit le pouvoir, dans un contexte de révolution chiite en Iran dont les influences en Irak furent très durement réprimées.
     La jeunesse et la vie d’Amundsen durant cette période fut marquée par la dissimulation, le mensonge et la tromperie. Mais en bon petit débrouillard, le jeune Amundsen trouva bien vite le moyen de se hisser à de plus hautes sphères, et à se protéger et à protéger sa famille grâce à son statut, suite à de dures études à user sa jeunesse en travaillant jour et nuit.
     En effet, Amundsen était, déjà avant l’Esquisse, un scientifique. Et pas dans n’importe quel domaine : dans la balistique militaire. Les missiles type Scud Al Hussein, qui pendant la Guerre du Golfe furent tirés sur l’Arabie Saoudite et Israël, font partie de ses bébés. Enfin, c’est beaucoup dire, vu qu’il n’avait alors que vingt-cinq ans, mais il a eu l’occasion de travailler auprès des plus éminents savants irakiens dans le domaine. Pas qu’il en soit spécialement fier, mais pas qu’il en ait particulièrement honte non plus. Considérant l’état dans lequel les Américains laissèrent son pays après leur départ, un des principaux regrets d’Amundsen ait été qu’on ait pas pu en produire plus et qu’on ait pas pu mieux les utiliser.

     Durant les deux décennies très troublées qui suivirent, Amundsen dut passer son temps à changer de visage.
     Sous Hussein, il était un jeune scientifique attaché aux valeurs du socialisme baasiste, qui devait sa protection grâce à son talent, sa loyauté, et sa discrétion sur le plan religieux, à un moment où les sunnites étaient le pilier du régime.
     En 2003, lors de la Guerre d’Irak lancée par les Américains, Amundsen participa d’abord activement à la défense de son pays, notamment en utilisant ses contacts internationaux dans les milieux de la recherche pour acheter des armes et des pièces de missiles à d’autres pays, comme le Pakistan ou la Libye. Armes qui, pour certaines, furent retournées contre les manifestations chiites contre le régime…
     Et la même année, alors que le régime tombait, il parvint à sortir de la liste des dangers aux intérêts et la sécurité des États-Unis en retournant sa veste, et se mettant à la tête d’un parti d’opposition chiite, participant ainsi à la chute de Hussein. Et par la suite, alors que l’islamisme sunnite grandissait et faisait peser un risque grave sur l’existence de l’État irakien, ce simple parti fut lentement transformé en milice armée, avec l’aide de gardiens de la révolutions iraniens, s’infiltrant dans le pays à mesure que les Américains s’en retiraient.
     En bref, le jeu d’Amundsen était très dangereux, flottant au gré des courants dans la direction de ceux qui étaient les plus forts du moments, ou au moins, de ceux qui pouvaient garantir sa survie. Pendant toutes ces années, il rêvait d’une vie simple, loin de la guerre, plus proche de la science, qu’il devait souvent abandonner au profit de considérations bassement matérielles comme le recrutement de milices et le trafic d’armes, et plus proche de Dieu, envers qui il sentait avoir une dette qui grossissait à vue d’œil, pour être toujours en vie, riche et en bonne santé malgré ses trahisons et coups bas à répétition. Amundsen était pris dans un engrenage infernal, et très, trop soumis aux retournements géopolitiques divers. Jusqu’ici, il avait réussi à maintenir sa tête sur ses épaules, mais qui sait pour combien de temps. Et il n’avait pas pu prendre de femme, avoir des enfants, ni même espérer vivre plus de quelques années dans la même maison, ou autrement qu’avec la masse inconfortable de son pistolet sous son oreiller.

     Son arrivée dans l’Esquisse fut accueillie avec la plus grande joie. Pour Amundsen, l’interprétation des événements avait été claire : Dieu l’avait entendu, et dans Son extrême miséricorde, l’avait emmené loin de ce destin qu’il avait été forcé de se tracer, et qui le menait droit à la fosse commune. Et en plus, Dieu avait été particulièrement généreux : dans ce monde au ciel mauve et aux montagnes peuplées de vêtements vivants, on pouvait faire toute la science qu’on voulait. La matière ne manquait pas.
     La première chose qu’il voulut faire à son arrivée fut donc de Le remercier. Mais un souci technique se posa : prier en direction de la Mecque nécessitait de savoir où elle se trouvait. En observant ce monde parallèle, Amundsen constata que son champ de vision était limité, et qu’il était tout à fait possible que cette terre eut une courbure, indiquant qu’il était sur une planète ronde. Dès lors, cela n’avait pas réellement d’importance qu’il pointât la direction exacte de la Ka’ba, vu qu’il lui suffisait, pour répéter l’acte de tous les musulmans, de pointer la direction où elle se serait trouvée s’il eût été sur Terre. Et même, pas besoin d’être précis au degré près : déjà les premiers musulmans ne se tournaient pas avec exactitude dans la bonne direction, mais au moins, en observant le Soleil, ils arrivaient à s’orienter vers l’ouest, l’est, le sud, ou le nord. Par ailleurs, un cas relativement similaire au sien s’était posé aux musulmans arrivés sur le Nouveau Monde : devaient-il prier vers l’ouest, ou vers l’est, étant donné que la Terre est ronde ? Finalement, cela n’avait pas une importance fondamentale non plus : la Terre étant ronde, et qu’on était à peu près à la même latitude, même si on se trompait en choisissant l’est ou l’ouest, on finirait toujours par faire face à la Mecque. Cependant, ne disposant pas du nord esquisséen, ni de sa latitude, Amundsen ne savait pas dans quelle direction se tourner. Il choisit donc de pointer le ciel, et pria sur une pente.
     Dans le fond, cette question était assez anecdotique, mais elle chemina dans son esprit, alors qu’il passait ses premiers jours dans la Ville à se familiariser avec l’Esquisse, à arpenter la Bibliothèque et à échanger avec divers scientifiques. Cela vaudrait le coup de trouver où était le nord magnétique. De partir en expédition. De compléter la cartographie esquisséenne, très fragmentaire et éparpillée en divers croquis imprécis et notes de cyantifiques aux dates de rédaction très espacées dans le temps.
     Cette pensée devint actes. Amundsen voulait monter une équipe expéditionnaire, et commença les préparatifs. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il choisit ce nom, un autre nom, son nom de cyantifique, et peut-être son dernier, si Dieu le voulait. Il lui faudrait des montures, des provisions, des armes, des tenues d’été, d’hiver, de pluie et de montagne, des arcs pour la chasse, des cartes, du matériel pour en tracer et prendre des notes, des tentes, piolets, cordes, haches, scies, couteaux, briquets, purificateurs d’eau… Et surtout, une équipe.

Description mentale :
     Dans son travail de recherche, Amundsen est quelqu’un de sérieux, professionnel, bien organisé. Il ne s’est pas hissé à sa position autrement qu’à la sueur de son front, et cela requiert, outre de l’effort, une méthode efficace. En toute autre occasion, il est assez rêveur, souvent perdu dans ses pensées, et s’autorise souvent à la divagation. Par ailleurs, il considère que ce flux de pensée libre peut lui permettre de dénicher des intuitions, parfois utiles quand elles sont exploitées, détaillées, étayées, testées, disséquées dans un contexte de recherche. Bien entendu, il est très curieux, et est d’ailleurs très enthousiaste, d’un enthousiasme communicatif, à l’idée même de découvrir, indifféremment de la valeur réelle de la découverte.
     C’est quelqu’un de calme, avec un air très apaisé et détendu. Il apprécie la solitude, les silences, les méditations. Par corollaire, Amundsen est quelqu’un d’attentif dans son regard, de précautionneux dans ses gestes, et d’attentionné dans ses sentiments.
     Il est très dur d’énerver Amundsen. Pourquoi s’en faire ; on est au paradis, ou ce qui en est le plus proche. Et puis, s’il avait besoin de la colère pour imposer son point de vue par la force, lui qui fait un mètre quatre-vingt-dix pour quatre-vingt kilogrammes de muscles, avec sa barbe fournie et sa voix forte et grave, ce serait un comble. Enfin, il n’aime pas spécialement la violence, mais rechigne rarement à l’utiliser quand elle s’avère nécessaire. Sa définition du « nécessaire » étant assez limitée.
     Trait de caractère requis à tout explorateur, Amundsen apprécie les choses simples, préfère une vie fortifiante plutôt que la mollesse du corps, et surtout, l’aventure à la routine décérébrante. Il a eu certes son content d’aventures et de risques durant sa vie sur Terre, mais maintenant, dans l’Esquisse, elle revêt un tout autre sens, qui pour une fois, la rend attrayante. Lui qui se plaignait de mener une vie  trop risquée dans un monde, il se plaindrait presque de mener une vie trop molle dans l’autre.
     Enfin, il n’est pas extrêmement pieux, mais attache à sa foi une importance non négligeable.

Inventaire :


- un Coran, trouvé à la bibliothèque
- du matériel de survie de base récupéré ou acheté : corde, couteau, bandages, désinfectant artisanal, thermos.
- un gélatinomadaire, obtenu contre des services rendus à quelqu’un qui voulait s’en débarrasser, sorte de dromadaire, mais où il n’y aurait qu’une grosse bosse, spongieuse, molle, et avec un caractère de merde. Le seul point comment avec l’ongulé étant qu’elle aussi boit de grandes quantités d’eau et peut s’abstenir de se sustenter pendant une longue période.


Spoiler:

Informations obligatoires pour le registre des personnages
Lien de l'image utilisée comme avatar principal (200*280) : https://zupimages.net/viewer.php?id=19/47/82oy.png
Personnage utilisé pour votre avatar (et œuvre dont il est issue) : Jeremy Lipking, Self portrait (paraît-il)
Description succincte de votre personnage (en mots-clefs, voir le registre pour les exemples) : Cyantifique explorateur irakien, cartographe et aimant beaucoup l’Esquisse.


Dernière édition par Stilgar le Mar 19 Nov - 15:58, édité 2 fois


Crevette : color=#33cc99 — Mlle. Ngwenya : color=#13f78a — Amundsen : color=#ffcc33 — Police : font=Yu Mincho Light, serif
Eelis
Qu'est-ce qui est jaune et qui traverse les murs ?
Personnages : Al, Sydonia
Messages : 2691
Date d'inscription : 10/06/2012
Eelis
le Dim 26 Mai - 1:55
Après un long débat qui nous aura, avec Kaoren, tenu pendant plusieurs jours en haleine (d'où le retard dans notre réponse, car je ne te cacherai pas que les débats ont été particulièrement houleux !), nous rendons enfin notre verdict concernant la validation de cette fiche.

Malgré le manque évident de précisions historiques (nous exigerions en tant normal plus de détails sur la carrière professionnelle et les opinions politiques du personnage, en lien avec le contexte politique de l'époque), l'ensemble est correct et nous avons besoin de personnages dans les Brises, ce pourquoi nous t'accordons une validation. Tu connais déjà les lieux, alors je t'épargnerai le sempiternel discours.

Comment ça, de la mauvaise foi pour masquer un retard de réponse alors qu'on a mis deux secondes chrono à se décider ? Je ne vois pas de quoi vous voulez parler !

Blague à part, j'ai fort hâte de voir en action Amundsen, c'est un personnage intéressant et je me demande comment il va interagir avec les gens. Et puis, question cruciale : qui de Crevette ou d'Amundsen va monter son gang en premier ? Crevette a déjà une monture, un bras droit, une gestionnaire des comptes (et des règlements de compte...) et plusieurs personnes pour la porter, donc elle a une petite avance, mais avec le rythme de RP rien n'est joué..


PS : Bienvenue chez les violets "mixtes" ♥


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