L’Univers des Câbles

Stilgar
Petit pimousse au rapport !
Personnages : Crevette, Rosalina Ngwenya, Amundsen, Agate Withcroft-Molina
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Date d'inscription : 07/01/2019
Stilgar
Lun 1 Fév - 2:58
Évidemment, toutes les images présentées ici sont à titre plutôt indicatif. J'ai fait de mon mieux pour en prendre où il y a un ciel mauve ou noir, mais pas toujours avec succès. Servez-vous en comme d'inspirations plutôt que de descriptions exactes des Câbles.

Environnement





La Ville



Musique.
     L’Esquisse des Câbles vous fera penser à celle des Brises. Son centre est la Ville, mais celle-ci a bien changé. Là où de charmantes bicoques bigarrées se dressaient, vous avez désormais affaire à une immense mégapole tentaculaire, dont certains immeubles s’élèvent sur des centaines de mètres. La Ville, désormais, ne dort jamais. Néons bariolés, phares de drones et voitures, affiches publicitaires, lampadaires, devantures de magasins, on peut voir ses lumières se refléter sur les nuages du ciel mauve des dizaines de kilomètres avant d’apercevoir le premier bâtiment.
     Les quartiers que vous connaissez sont appelés la Vieille Ville. Ils comprennent le palais, le marché, l'hôtel, des anciennes bâtisses transformées en habitations de luxe ainsi qu’une nouveauté : l'hôtel de ville, une structure pyramidale de lumière qui cache, sous son apparence hors du temps, des systèmes d'armement surpuissants. Ce quartier, cependant, n’est pas pour tout le monde. Cet écrin de passé et de richesse est scellé derrière d’épais murs surmontés de barbelés, miradors, gardes et machines de défense. Comme si ceux qui dirigeaient la cité avaient peur de ses habitants…
     Outre les immenses tour d’affaires, de service et d’habitation, les avenues encombrées de magasins, les ruelles couvertes d’étals, il y a un axe principal qui traverse la Ville : l’Avenue de la Centrale, une immense artère coupant la cité en deux. Autour d’elle se concentre les industries et arrivé à son bout, juchée sur une petite colline, la centrale à tempêtes, nœud principal du réseau électrique, relayée par plusieurs petites sœurs disséminées dans les différents quartiers. De cette centrale partent d’immenses conduits qui s’enfoncent loin hors de la Ville, vers la source d’énergie qui l’alimente ; la Station Volta.
     L’urbanisation galopante a bien vite rattrapé les alentours. Ainsi, les champs d’éoliennes sont devenus un parc. Le sanctuaire terrestre, lui, est maintenant connu comme le Musée de la Terre. C'est le dernier endroit dans la Ville où on peut aspirer à un peu de tranquillité, de verdure et de silence – pour qui peut se payer ses tickets d’entrée.
    Les bords de la Ville sont délimités par une autoroute périphérique, bâtie au sommet d’une ancienne muraille protégeant ceux qui sont à l’intérieur des Objets. Cette muraille a vite été dépassée par l’urbanisation galopante, qui s’étend désormais en longues traînées de bidonvilles le long des grands axes donnant sur la vaste Esquisse. La sécurité est désormais assurée par des patrouilles de drones de surveillance, espionnant – et parfois tirant – sur les dangers qui rôdent au loin, dans cet espace qu’on appelle la Frontière et qui est la source de bien des dangers.
     Si la Ville est très étendue horizontalement, elle est aussi à prendre en compte verticalement. Au-dessus du sol, les tours qui traversent le ciel. En profondeur, l’immense réseau du métro, qui couvre tout l’espace de la Ville situé à l’intérieur des murailles.

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Quelques images de la Ville.

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L'intérieur du Sanctuaire terrestre.

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L'hôtel de ville.

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La muraille entourant la Ville.

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Un quartier populaire au sein des murailles.

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Les bidonvilles de l'extérieur.



La Frontière



Musique.
     Cette espace, qui désigne en fait tout ce qui n’est pas la Ville, comprend notamment les régions des Monts Vêtus, du Désert de Craie, de l’Univerre et du Labyrinthe. Peu peuplée, encore sauvage, la Frontière est parsemée de routes, avant-postes, mines, villages fortifiés, certains abandonnés. Plus on s’éloigne de la Ville, plus la présence humaine se fait lâche, plus l’Esquisse devient dangereuse, mais plus on a de chances de pouvoir échapper à la police et aux chasseurs de primes…
     Ce vaste espace est théoriquement soumis aux lois de la Ville, mais dans les faits, nombreuses sont les vallées, les îles volantes, les réseaux de cavernes, les forêts à échapper aux mains de la police. La justice dans la vaste Frontière est expéditive et brutale – quand elle existe.
     Nombreuses sont les compagnies privées appuyées par leurs mercenaires qui exploitent l’Esquisse pour contenter l’infini et grandissant appétit de la Ville en ressources naturelles. Loin des regards des autorités, elles peuvent se tailler d’immenses fiefs et à faire leur loi.
     C’est aussi l’horizon de tous les marginaux. Sectaires aux idées étranges, criminels en cavale, explorateurs rêveurs, ou tout simplement des personnes avides de silence, loin du tumulte et du bruit de la Ville. Pensez seulement à toujours avoir un pistolet à la ceinture et à savoir le dégainer sans vous tirer dans le pied. Si vous n’êtes pas assez fort ou assez malin et que les Objets ne vous tuent pas eux-même, les humains s’en chargeront.

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Quelques avants-postes.



Régime politique



     La Ville et ses alentours sont dirigés par la Municipalité. Ce régime se divise en deux organes principaux.
     Tout d’abord, la mairie, ici prise dans le même sens que le mot « présidence » – ou « dictature » pour les plus cyniques –, et non celui de bâtiment. Elle est exercé par le maire. Celui-ci gouverne la Ville et nomme des arbitres, qui sont des équivalents de ministres. La flexibilité étant la principale caractéristique de cette municipalité, il n’existe pas d’arbitrat (ministères, si vous voulez) qui soit fixe : le maire peut faire et défaire certains arbitrats, en créer de nouveaux, changer leurs fonctions ou les supprimer. Toute décision dans cette matière doit cependant être validée par le Conseil municipal. Le maire est aussi le chef de la police municipale.
     Le Conseil municipal, lui, sert à représenter les différents quartiers de la Ville. Il propose et vote les lois.
     Pour les conseillers comme pour le maire, comme il est impossible dans l’Esquisse de faire des mandats à temps fixes – les jours sont aléatoires, il n’y a pas de saison et les systèmes de notation des cyantifiques ne sont pas toujours considérés comme fiables –, les durées d'exercice des élus n’ont pas de limite. Une personne élue ne quitte pas son poste après un temps déterminé mais jusqu’à ce qu’une motion de destitution soit proposée et votée contre lui. Autrement, le mandat est à vie.
     Une motion de destitution est une pétition qui doit rassembler, pour le maire, les signatures d'un cinquième des citoyens de la Ville ou des membres du Conseil municipal. Pour un conseiller municipal ; d'un cinquième des citoyens du district qu’il représente. Une fois le nombre de signatures requis obtenu, un vote de censure a alors lieu. Si le « oui » en faveur de la destitution l’emporte à la majorité absolue, celle-ci est promulguée.
     Je n’entre pas dans les détails (alors que je pourrais) vu que je ne vais pas affirmer que vous allez vous bousculer au portillon pour faire des intrigues politico-légales. Je le ferai peut-être si besoin dans le futur, sur ça comme sur tous les autre sujets.

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Encore un peu d'images de la Ville.






Technologies





Station Volta



Musique.
     Nichée sur le Kilébômonchapô des Monts Vêtus, cette énorme cicatrice de métal posée à même la roche est la source d’énergie qui alimente la Ville. Lors de sa construction, ce qui était autrefois le sommet d’une majestueuse montagne parée de tissus, laines, fils, étoffes et plumages est devenu un paysage de pierre nue. Considéré comme une gêne par ses architectes, l’écosystème de vêtements est maintenu éloigné de la Station Volta par des incendies réguliers qui font monter une bien sinistre fumée des Monts Vêtus quand ils ont lieu. Toutes les plus petites montagnes avoisinantes deviennent grises suite aux retombées de cendres.
     Si cet endroit a été choisi pour être défiguré de la sorte, c’est parce que le sommet du Kilébômonchapô est fréquemment frappé par la foudre. L’énergie ainsi produite se répandait et se diffusait autrefois dans le réseau de textiles des Monts Vêtus, formant une électricité statique qui participait à la vitalité des nombreuses espèces peuplant les montagnes. Depuis l’installation de la station, cette foudre est capturée, conditionnée et envoyée dans la Ville. Cette captation exclusive se fait au détriment d’un écosystème qui devient de plus en plus moribond, années après années.
     De la couleur de la foudre capturée dépend sa qualité et son usage.
     La foudranche est la plus fréquente. De petits éclairs blancs, très nombreux et peu puissants, qui servent de piles et batteries pour alimenter à peu près tout et n’importe quoi, de l’ordiphone à la voiture en passant par l’électroménager, l’éclairage urbain et certaines armes.
     La foudrose est bien plus difficile à saisir, car de la même couleur que le ciel. C’est une énergie subtile, volatile, d’une grande puissance mais qu’il n’est pas aisé de manipuler. Elle sert pour des usages industriels variés et va alimenter notamment les usines et grandes installations électroniques liées à l'Étoile.
     La foudrouge est bien plus inconstante, à la puissance variant beaucoup et ayant une durée de vie bien plus faible que la foudranche. Du fait de ses nombreux défauts, elle a bien peu de valeur et il est fort rare que la Station Volta en exporte, encore plus qu’elle commercialise, celle extraite servant en général à la recherche. La seule qu’on peut trouver à la vente est capturée illégalement. La foudrouge peut remplacer la foudranche dans certains cas. Bien qu’il soit plus risqué de l’utiliser, il est très facile de la capturer depuis n'importe où dans l'Esquisse, au moyen d'un long câble, d'un ballon météo et d'un attrape-foudre artisanal. C’est souvent le seul moyen d’obtenir de l’électricité sans avoir à passer par les réseaux de distribution officiels.
     Enfin, la foudroire est la plus rare. Très instable, les quelques spécimens à avoir été récupérés sont jalousement gardés par le Groupe Volta et conservés dans des endroits tenus secrets. Les très rares qui en connaissent un peu plus à son sujet sont tenus au silence, et s’ils le brisent, ne vivent pas assez longtemps pour en dire beaucoup…
     La Station Volta elle-même est entièrement contrôlée et opérée par des machines. Aucun vivant n’a le droit de pénétrer ses murs. Les robots qui y servent défendent leur installation avec une férocité rarement vue, même dans les programmes des robots-gladiateurs les plus violents. Le mystère est total sur ce qui se déroule à l’intérieur – bien que le procédé permettant de récupérer de la foudre et la transformer en électricité soit connu. Le Groupe Volta lui-même, qui possède le Kilébômonchapô, ne semble pas pouvoir envoyer ses membres dans sa propre station. Ses porte-paroles disent qu’ils n’en ont pas besoin, vu que même la maintenance y est automatisée. Pourquoi faire le déplacement dans les territoires dangereux de la Frontière pour inspecter une installation qui n’a jamais manqué une de ses livraisons de foudre, effectuées par des drones ?

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La Station Volta.

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Un exemple de batterie à foudre.



L’Étoile



Musique.
     À une centaine de kilomètres au-dessus de la Ville, à peine visible depuis la surface sinon comme un point blanc scintillant entre les nuages violets, une gigantesque étoile est perchée, maintenue en suspension par un procédé inconnu du grand public. C’est l’Étoile, la seule jamais vue dans le ciel de ce monde.
     Créée par une équipe de cyantifiques dont les noms ont été effacés de tous les registres, elle est, avec des salles de serveurs réparties dans la Ville, l’armature de l’Internet esquisséen. Pour s’y connecter, il faut utiliser un simple miroir et faire se refléter l’éclat de l’Étoile dans des lunettes spéciales ; les astrettes, ressemblant à des casques de réalité virtuelle. Il est préférable de les porter assis, car c’est en fait exactement ce qu’elles sont. Notez qu’une météo chargée a tendance à troubler la connexion. Il est donc impossible de s'y connecter si on est trop loin de la Ville.
     Une fois que vous mettez les astrettes, vous êtes transporté dans la SX, un univers virtuel qui est, comme son nom l’indique, le reflet inversé de l’Esquisse. L’inversion est très littérale : pour ceux qui s’y connectent, le sol est en fait le ciel, et inversement. La gravité agit normalement pour tout ce qu’on y trouve, excepté les avatars de ceux arpentant la SX. Ceux-ci peuvent aussi décider d’inverser la gravité d’un objet, comme leurs propres vêtements, en sélectionnant l'option sur l'interface de l'objet, qui peut être ouverte d'une simple pensée et contient les informations le concernant.
     On marche donc sur les plafonds des immeubles et se déplace assis les plafonds des voitures, dans lesquelles tout a été inversé, en devant faire attention à la route au-dessus de soi, ou dans des habits à gravité inversée qui nous maintiennent à la surface.
     Bien que ressemblant à la Ville et s’étalant sur une surface à peu près comparable, la carte de l’univers de la SX présente bien des singularités propres à un univers virtuel où la physique n'est jamais que quelques lignes de code. Routes inversées au-dessus de sa tête et sous ses pieds, îles flottantes, pièces dont l’intérieur est plus vaste que l’extérieur, portails de téléportation et autres. Cet espace a son évolution propre.
     Mais il ne s’agit pas d’une simple simulation étrange. Le temps passe beaucoup plus vite dans la SX que dans la réalité et les actes y ont des conséquences sur cette dernière. Une transaction bancaire doit y être effectuée pour de vrai, un achat en ligne doit mener au transport de sa monnaie, retirée à une banque de la SX et posée dans la main d’un vendeur présent sur place, à son échoppe virtuelle. Pour éviter d’avoir à utiliser des astrettes trou souvent, des drones virtuels peuvent être commandés depuis l’Esquisse pour faire ce travail à notre place, mais pour les opérations les plus importantes, il est bien plus sûr de les faire en personne. En effet, comme tout univers virtuel, on trouve dans la SX des pirates. Ceux-ci font cependant moins du piratage que de la piraterie.
     Dans la SX, l’avatar qu’on incarne est pour la plupart des gens une version légèrement altérée de notre soi réel. Les plus ingénieux, créatifs, ou riches pour acheter ce qu’ils ne sauraient fabriquer eux-même peuvent cependant altérer leurs avatars. La maîtrise de ce monde a en fait beaucoup de liens avec des compétences de joueur de jeux vidéos. Divers bogues permettent de contourner les règles de la SX. Les plus habiles savent escalader des murs sans effort, faire rouler des véhicules à la verticale, se déplacer à plusieurs dizaines de kilomètres par heure à pied en touchant à peine le sol, passer à travers des textures, faire un double saut une fois en l’air, devenir invisible et ainsi de suite.
     Pour se déconnecter, il suffit de tomber dans le ciel. Après quelques secondes de chute libre, c’est le retour au réel. Mourir équivaut aussi à une déconnexion, mais la douleur est ressentie, dans la SX. La souffrance et la soudaineté allant de pair avec la mort peuvent entraîner des séquelles psychologiques.

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Quelques vues de la SX.



Transports



     Les rues de la Ville sont traversées par toutes sortes de voitures et motos, allant de vieilles autos à des bolides ultramodernes. On trouve aussi des hélicoptères pour la police et les particuliers les plus fortunés, décollant et atterrissant sur les toits des immeubles. Nombreux sont aussi les quadricoptères, des véhicules bien plus compacts et polyvalents, faisant penser à un mélange entre une voiture et un drone volant. Pouvant se garer dans la rue et formant en période d’affluence des lignes dans les cieux de la Ville, ils sont cependant réservés à une élite et ne peuvent transporter que des charges assez limitées. On trouve aussi, dans le périmètre à l’intérieur des murailles de la Ville, un métro, très fréquenté.
     Quelques points de la Frontière sont reliés par la route, le train voire l’avion à la Ville, mais dans l’ensemble, les véhicules conventionnels deviennent très vite difficiles à utiliser, sitôt que les maillons de la civilisation deviennent plus lâches. Les routes sont éparses et bien souvent inadaptées aux véhicules urbains, les pistes d’atterrissage encore moins fréquentes, les stations services rares. L’hostilité des Objets, la nature parfois dangereuse du terrain même de l’Esquisse, les Tempêtes pouvant ravager des portions entière de route et limitant donc l’envie d’en construire, ainsi que les attaques de hors-la-loi sur les avants-postes isolés rendent tout voyage ardu. Les Objets dressés pour servir de montures sont bien souvent préférés aux véhicules motorisés, roulants ou volants.

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Le métro.

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Voitures et autoroutes.

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Un exemple de véhicule de la Frontière.



Armement



     Vous pouvez trouver un arsenal très varié dans l’Esquisse des Câbles.
     Celle-ci étant peuplée d’humains ayant parfois de bons souvenirs de la Terre, bien des armes sont en fait des copies ou inspirations de modèles terrestres. L’AK-47 et l’AR-15, les deux fusils d’assaut les plus répandus, ont aussi leur place dans cette réalité. Bien que construits avec des matériaux locaux, ils peuvent se montrer tout aussi létaux que les originaux.
     Les plus fortunés ou chanceux peuvent aussi avoir accès à des armes de haute technologie, requérant bien souvent des batteries et permettant des effets divers et variés. Oubliez les fusils laser, plasma ou que sais-je, Les seules armes qui ne tirent pas des balles ou assimilés sont les bons vieux lance-flammes et les fusils à éclairs, qui vident des cartouches de foudre directement sur la cible. Très utile à courte portée mais peuvent être aussi dangereux pour ses alliés que ses ennemis. Ces armes futuristes peuvent être équipées de détecteurs améliorant considérablement la visée, des fusils rail utilisant le magnétisme pour tirer des projectiles, des lanceurs de petits missiles guidés pouvant décrire de complexes trajectoires, ou des munitions spéciales : radioactives, ultraperforantes, explosives… Soyez créatifs.
     Enfin, il y a la catégorie bien plus rare des armes esquisséennes. Elles ont des effets variés et qu’il est difficile à catégoriser. Elles sont toutefois impossibles à produire massivement, l’Esquisse n’étant pas du genre à fournir des ressources fixes dans des quantités industrielles. Elles sont issues de l’artisanat et de la contrebande. On en trouve donc surtout à la Frontière.

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Quelques exemples d'armes de haute technologie ou modifiées.






Robots



     Nombreux sont les serviteurs mécaniques qui marchent ou volent aux côtés des humains. Certains sont soumis aux trois lois de la robotique, assurant leur servilité et leur non-violence. D’autres sont des machines militaires conçues pour accompagner les combattants sur le champ de bataille. Ils sont cependant très rarement autonomes, les intelligences artificielles fortes étant très difficiles à concevoir et requérant un matériel informatique très onéreux pour fonctionner. Les drones disposant d’IA leur assurant une autonomie existante mais limitée et fonctionnant avec l'aide d'un opérateur, qui peut en diriger un ou plusieurs, sont en revanche bien plus courants et présents dans de nombreux foyers et domaines professionnels.

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Quelques exemples de drones et robots ayant des fonctions diverses.






Factions





Dessinateurs



Musique.
     Ils composent la quasi-totalité des habitants des Câbles. Le terme, par contre, n’est plus utilisé que par les cyantifiques, vu qu’eux seuls ont encore besoin de faire la distinction entre ceux appartenant à leur secte et les autres.
     Bien que se désignant sous le terme d’humains en opposition aux Objets, certains n’en ont plus l’apparence ou même la mentalité. Or, depuis que l’Esquisse est devenue une société organisée, la place accordée à ceux ne pouvant pas en être des membres productifs s’est réduite considérablement. Les anthropoïdes disposant encore de leurs mémoire sont les mieux considérés, ceux ayant complètement perdu leur identité, la raison ou ayant vu leur morphologie être considérablement altérée ont tendance à se retrouver au bas de l’échelle sociale. Bien sûr, pour qui est assez fortuné ou assez compétent, ces barrières peuvent vite sauter. Avoir un corps d’enfant, d’animal ou des capacités spéciales liées à son apparence vous ferme certaines portes mais vous en ouvre d’autres.
     Si la Ville est souvent très fermée voire ségrégationniste ou au contraire faisant ouvertement de la discrimination positive, selon le milieu et le type de profession que l’on recherche, la Frontière et la SX sont bien plus tolérantes. Pour la première, les conventions sociales s’embarrassent bien moins des convenances urbaines et les métiers ont tendance à être bien moins spécialisés. Une souris, un muet ou un adulte dans le corps d’un enfant ne peuvent certes par travailler en usine, mais on ne s’arrête pas à ces chicaneries dans les espaces hostiles où seuls les forts survivent. Si un altéré est dans la Frontière, c’est que celle-ci ne l’a pas emporté, et donc qu’il mérite d’y être.
     La SX étant un monde parallèle où l’on peut changer d’avatar avec assez de maîtrise, les non-altérés y prenant des apparences parfois quelque peu fantasques sont assez courants. L'inverse est aussi vrai. Certains altérés ne vivent d’ailleurs presque plus que dans ce monde virtuel, y travaillant et ne revenant à la réalité que pour sustenter leur besoins primaires.
     La plupart des habitants de l’Esquisse des Câbles ont fait de ce monde, de sa Ville et de sa Frontière la seule réalité qui importe à leurs yeux. La Terre est quelque part entre un rêve dont le souvenir s’effrite peu à peu et une inspiration permanente, qui est transposée dans ce monde, avec ses qualités et ses travers. Petit à petit, l’Esquisse se terraforme.

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Quelques exemples de civils de la Ville.
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Quelques exemples de civils de la Frontière.




La Police



Musique.
     La police municipale est une institution en pleine décrépitude morale. Les autorités urbaines, les maires en premier lieu, ont tout fait pour essayer de s'en passer autant que possible et requérir à la place à des groupes de sécurité privés. Ceux-ci font beaucoup moins dans la dentelle et ne se soucient que peu des procédures. D'aucuns disent que la Ville devient de plus en plus autoritaire à mesure que le temps passe et que ses forces de police, déjà connues pour leur intransigeance et leur brutalité, ne suffisent plus à remplir ces critères.
     Cela fait depuis longtemps qu'en plus de perdre la confiance du gouvernement, elle a perdu tout soutien de la population. Jetée contre les quartiers pauvres avec un blanc-seing et s'occupant bien plus de faire régner l'ordre que de traquer les criminels, elle ne saurait être décrite autrement que comme le bras armé et la protection des intérêts capitalistes des élites urbaines.
      Cette institution ne tient plus que grâce à quelques commissaires de quartier et quelques inspecteurs encore intègres. La corruption et les réductions de budget ne font plus tenir dans ses rangs que les idéalistes, fantasmant sur le symbole de justice, d'ordre et d'exemplarité qu'ils sont sensés incarner, et les profiteurs qui vivent sur les pots-de-vin des cartels et des grands groupes privés.
     De fait, la police est systématiquement dans l'urgence, n'a jamais vraiment le temps de bien faire. Plus ça va, plus elle devient aveugle et brutale, faute d'avoir les moyens, les effectifs et le temps pour faire autrement. Les nombreuses bavures que cela provoque diminue encore plus sa confiance auprès de la population et de la municipalité, ce qui donne donc des arguments pour baisser encore plus ses moyens…
     Les choses sont différentes à la Frontière, pour ça comme le reste. Les communautés locales étant bien souvent très autonomes voire indépendantes, il n'est pas rare qu'elles élisent elle-même leurs représentants de la loi – et de leur loi, pas celle de la Ville. En théorie, les prérogatives de la police urbaine s'étalent sur toute la Frontière, mais dans les faits, bien rare sont les commissaires à ne pas faire comme si le message s'était perdu en cours de route quand on leur demande d'aller traquer un criminel en fuite hors de la Ville, et à demander de l'aide à ses collègues locaux.

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Un commissariat

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L’Univers des Câbles Fsq2
Ce que la police urbaine peut aligner de meilleur.

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Des représentants de la loi de la Frontière.



Les Hors-la-loi



     Bien entendu, il ne saurait y avoir une mégapole aussi grande sans une mafia. La criminalité est à tous les niveaux, dans la Ville. Des hauts fonctionnaires corrompus en passant par la perversion des riches et des puissants, des trafiquants de drogues, d’armes, de tout ce qui peut l’être, aux gangs des bas-fonds et d’au-delà les murailles, jusqu’aux bandes de motards et de desperados de la Frontière.
     En Ville, la mafia est très présente et il est difficile d’aller à une soirée mondaine sans tomber sur quelqu’un qui en est membre ou connaît quelqu’un qui l’est. Toutefois, elle n’est pas du tout une organisation structurée, mais plutôt une galaxie d’organisations rivales de moyenne envergure, autour desquelles gravitent ou évoluent en toute indépendance des petits gangs de jeunes de quartier, des magouilleurs faisant pousser des plantes hallucinogènes dans leurs caves, des fratries de bandits qui braquent les banques et attaquent les convois qui traversent la Frontière.
     La Ville et la Frontière sont des terrains idéaux pour des organisations criminelles. Une large population défavorisée qui doit se tourner vers l’illégalité pour survivre d’un côté et de grands espaces impossibles à surveiller pour l’autre, il y aurait tous les ingrédients pour un monde souterrain connecté et structuré. Et il en a été ainsi jusqu’à pas si longtemps. Les vétérans de cette époque pourront vous en parler encore, mais une génération de cela eut lieu une guerre des gangs d’une intensité terrifiante, suivie d’une purge intensive par la municipalité qui lâcha sa police et plusieurs compagnies de sécurité privées dans les rues pour faire le ménage. Ce conflit, à la fois fratricide et contre les autorités, ont mené la pègre urbaine à ce statut moribond et éclaté qu’est le sien à présent.
     Toutefois, l’effondrement progressif de la police et un accroissement toujours plus grand des inégalités sociales et de la corruption, entre autres causes, voient ces organisations indépendantes se restructurer et se réunir de plus en plus. La reconstruction de la criminalité est lente, mais régulière et ne donne aucun signe d’affaiblissement, bien au contraire.

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Quelques exemples de criminels.



Les privés



     Comme il va être ici question de certains des plus grands acteurs du capitalisme esquisséen, il est bon de parler de sa monnaie ; le Poème, dont le symbole est ₱. Il date d'une époque où l'Esquisse était encore une terre d'émerveillement et de beauté mais où l'accroissement de sa population fit qu'un système financier dut être mis en place. À l'origine, comme leur nom l'indique, les Poèmes étaient des billets sur lesquels quelques vers étaient écrits. Aujourd’hui, ils sont une monnaie virtuelle contrôlée par la Banque Centrale Urbaine. Ne cherchez pas ses locaux : ils sont situés dans la SX et sont des installations extrêmement bien protégées, profitant de l'absence de sens de cet espace pour dissimuler des forteresses-coffre-forts imprenables, gigantesques et labyrinthiques dans des arrière-boutiques de bar à nouilles miteux.


Mercenaires :

Musique.
     Le mercenariat est un marché très florissant, à la Ville comme à la Frontière. On peut louer un fusil et la personne qui le tient pour autant de raisons qu’on peut trouver de personnes ou groupes prêts à débourser des sommes pour le faire. Il serait impossible de décrire de manière exhaustive ce monde, entre les myriades de contractuels travaillant en indépendant et les grands groupes de sécurité privés. Certains ne sont pas chers et ne servent qu’à impressionner les bandits pour qu’ils y réfléchissent à deux fois avant d’attaquer votre cargaison traversant la Frontière, d’autres sont des tueurs à gage professionnels. Certains des gourous de bidonvilles pouvant monter la colère des rues sur un opposant politique, alors que d’autres sont des machines contrôlées par un opérateur inconnu, qui peuvent mourir autant de fois que nécessaire pour accomplir leur mission. Certains travaillent main dans la main avec la police, d’autres ont des mises à prix sur leur tête tellement élevées que leurs employeurs engagent parfois un autre mercenaire pour les dézinguer une fois le boulot fini… D'ailleurs, nombreux sont ceux qui ne brillent pas par leurs compétences martiales. Un chirurgien spécialisé dans les prothèses cybernétiques illégales, un pirate informatique, un maître espion, un cambrioleur sont autant de personnes dont les compétences peuvent se monnayer.


Compagnie d’Opérations de Sécurité des Hussards Azur (COSHA) :

Musique.
     C’est la plus grande et la plus puissante des sociétés militaires privées. Elle fait commerce de troupes et d’experts consultants avec la municipalité et d’autres compagnies privées. La BCU et l'Hôtel de Ville eux-même ont leurs destins intimement liés à la COSHA, celle-ci ayant conçu une partie de leurs systèmes de sécurité et s’occupant désormais de les faire tourner. Le fait que la COSHA s'en serve fait d’ailleurs d’elle la grande adversaire de la police, tombée en disgrâce et ayant perdu au profit de la première le privilège d’assurer la sécurité de ces deux bâtiments clefs. La COSHA fait d’ailleurs régulièrement pression sur la municipalité pour se voir attribuer des fonctions et contrats à la place de la police.
     Il est bon de noter aussi que cette entreprise est suspectée depuis un certain temps de nombreuses activités illégales : fraude fiscale, trafic d’êtres humains, expériences médicales illégales, de nombreux meurtres et règlements de compte ainsi qu’une participation dans certains attentats ou dans le financement de certains groupes considérés comme criminels ou terroristes. Rien de prouvé jusqu’ici cependant, tous les inspecteurs de police ou indépendants ayant travaillé sur ce sujet ayant mystérieusement disparu…


Skélovo :

Musique.
     C’est l’entreprise chargée de la gestion de l’Étoile. Elle en a hérité sans que nul ne sache vraiment comment : tout le monde sait que l’Étoile a été créée par des cyantifiques et il n’y a à ce jour aucun cyantifique enregistré comme employé de Skélovo. Celle-ci maintient un secret absolu sur ses affaires et a toujours refusé de rendre des comptes. La municipalité n’a jamais vraiment voulu s’y opposer. La question est de savoir si Skélovo fait chanter celle-ci ou si les pouvoirs publics sont complices dans ce qui s’est passé. Le fonctionnement de l’entreprise est très sectaire. N’y entre pas qui veut et ses membres sont soumis à une obligation – ou un culte, c’est selon – du secret et de la dissimulation. Nombreux sont les employés à avoir peu à peu coupé leurs liens avec leur famille et leurs amis après avoir rejoint Skélovo. Rien d’illégal jusqu’ici cependant. Ou du moins, rien de découvert par la police.
     Il est de notoriété publique que Skélovo tente de s’emparer du Groupe Volta, profitant de ses difficultés financières. Celui-ci est arrivé à se maintenir suffisamment pour éviter que ses actions ne soient détenues en majorité par Skélovo, mais qui sait pour combien de temps…


Groupe Volta :
     Fondée par le cyantifique Volta pour gérer la production d’électricité de la Ville, cette entreprise, qui est sans doute la plus vieille de l’Esquisse, est sujette à bien des incidents ces derniers temps. Stations relais mineures où les problèmes se multiplient, livraisons de foudre qui prennent du retard ou échouent à remplir les quotas demandés, interruptions du réseau, coupures de courant, tout cela lui fait perdre la confiance de la municipalité et suscite la grogne des habitants. La piste du sabotage a longtemps été suggérée et plusieurs plaintes ont même été déposées, mais les pouvoirs publics ont jusqu’ici toujours classé les affaires comme sans suite.
     Les difficultés de ce genre s'accumulent depuis la disparition de Volta. Celui-ci avait certes près d’un siècle, mais on pensait que transférer sa conscience dans une machine le rendrait immortel. Il semblerait qu’il n’en est rien, mais personne ne peut confirmer son décès. Il s’est tout simplement volatilisé du jour au lendemain, sans laisser la moindre trace. La perte de son fondateur a fait entrer le Groupe Volta dans une crise de commandement qui ne fait rien pour arranger la situation. Les attaques – si toutefois on suppose qu’il s’agit bien de cela – dont elle fait l’objet n’ont fait qu’augmenter depuis.

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L’Univers des Câbles M1rs
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Quelques exemples de mercenaires.
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Volta, avant sa disparition.



Les sectes :



ESPOAR :

Musique.
     L’Esprit Solidaire pour la Protection des Objets Animés et leur Recensement, originellement une association promouvant l’intégration et le respect des Objets, a connu une histoire compliquée lors de la croissance démographique et de l’apparition du capitalisme esquisséen. D’abord tolérée, cette organisation s’est de plus en plus opposée aux intérêts des grandes entreprises et à la politique de la municipalité, prônant une exploitation sans limite des ressources de ce monde. Lassés de n’être jamais pris au sérieux et de ne recevoir comme interlocuteur que les tonfas des policiers lors de manifestations pourtant pacifiques, une branche de cette association s’est radicalisée. Quelques attentats, pourtant sans victime, contre des élevages d’Objets ont mené la municipalité à interdire cette voix dissidente qu’était l’ESPOAR.
     Cependant, la violence de la répression n’a pas vraiment fin aux agissements de ses membres. L’ESPOAR existe encore, dans la clandestinité. Considérée comme une organisation terroriste et traquée sans pitié, elle s’est de plus en plus radicalisée à mesure que la pression augmentait contre elle, faisant là preuve d’une formidable pugnacité qui a sans doute beaucoup à voir avec le changement drastique de son organisation. D’association à libre participation, elle est devenue rien de moins qu’une secte, divisée en cellules dissimulées dans la Ville et la Frontière.
     Son discours a aussi profondément changé. Rares sont ceux à vouloir seulement la libération des Objets. Par haine pour la société esquisséenne, nombreux sont ceux qui diffusent dans l’ESPOAR un discours écologique particulièrement radical, parlant de destruction de la suprématie humaine et allant parfois jusqu’à la promotion d’une vision apocalyptique où la civilisation humaine serait détruite par la puissance brute de l’Esquisse.
     Le sort des Objets est en effet bien peu enviable. Exploités et opprimés par à peu près tout le monde, ils sont traités au pire comme des nuisibles à exterminer, le plus souvent comme du bétail et au mieux comme des animaux de compagnie, pour les moins dangereux.
     Outre ceux qui rôdent à la Frontière et posent une menace permanente aux voyageurs, certains Objets arrivent parfois à passer outre les défenses de la Ville, grâce à leur force brute ou une discrétion mortelle, pour y semer le chaos. Ces attaques, bien que n’étant jamais revendiquées par l’ESPOAR, sont toujours considérées dans les médias comme des attentats de sa part.

Les Sorteurs :

     Une autre secte, faisant moins parler d’elle mais bien plus répandue. Les Sorteurs veulent trouver un moyen de quitter l’Esquisse. Elle set surtout présente dans les milieux populaires, vu que dans le cas de ceux en bas de l’échelle sociale, il est bien rare que leur situation dans l’Esquisse soit meilleure que ce qu’elle était sur Terre.
     Ils sont considérés comme des dangers publics et traqués par la police, mais contrairement à l’ESPOAR, certains quartiers pauvres se revendiquent comme appartenant aux Sorteurs, affichant ostentatoirement leurs symboles et étant prêts à se défendre par les armes contre les incursions des forces de l’ordre. C’est que contrairement à une secte classique, outre ses membres les plus acharnés qui cherchent effectivement un moyen de sortir, nombreux sont ceux qui les soutiennent sans vraiment partager pleinement leurs dogmes ou leur projet, ne serait-ce parce qu’ils emmerdent l’autorité et propagent un discours plein d’espoir aux masses populaires.

Les Cyantifiques :

Musique.
     Les scientifiques sont partout, dans cette société technologique que sont les Câbles. Cependant, rares sont ceux qui revendiquent l’étiquette de « cyantifiques ». Ils sont des cas un peu à part. En effet, bien peu de scientifiques s’intéressent à la cyance en tant que telle et à l’étude de l’Esquisse. La plupart ne font que transposer des savoirs terriens à cette nouvelle réalité – et passent plus de temps à inventer des technologies et des armes. Les personnes travaillant dans la recherche, fondamentale ou appliquée, ne se considèrent plus comme des membres à part de la société, distincts des Dessinateurs.
     Les cyantifiques proprement dit ont gardé leurs spécificités culturelles : changer de nom, se considérer comme autochtones et rejeter leur passé terrien. Cependant, comme tout groupe qui est en décline il s’est radicalisé. Les cyantifiques forment une organisation recluse sur elle-même, ayant ses rituels et ses arcanes, ses lieux de rendez-vous secrets, ses réseaux. S’ils ne subissent pas de discrimination au grand jour et officielle, ils sont considérés comme une dérive sectaire par les pouvoirs publics et suscitent bien souvent la méfiance de leurs congénères. Certains sont célèbres, comme Volta, mais ils sont bien rares. Depuis la disparition de celui-ci, les cyantifiques ont en outre perdu une figure médiatique et une sorte de chef spirituel, le seul qui pouvait faire la médiation entre eux et le reste de la société et les présenter sous un jour unilatéralement positif.

Les Cyantifiques rebelles :
     Il est certains cyantifiques qui ont une posture bien plus critique envers Volta mais déplorent l’éloignement et la radicalisation de leurs confrères. Ces autoproclamés « rebelles » dansent sur deux pieds : d’un côté ils s’opposent à la fermeture des cyantifiques au reste des Dessinateurs, de l’autre ils ne voient pas en le capitalisme de Volta une bonne manière de s’intégrer à la société des Câbles.
     Par la force des choses plutôt que par conviction – les rebelles restent des cyantifiques et donc persuadés de leur autochtonie –, ils sont en vérité assez proches des Sorteurs. Désirant s’émanciper du contrôle de la municipalité et des grandes entreprises, ils propagent volontiers un discours frayant allègrement avec l’anarchisme libertaire. Seule leur caractère insignifiant sur le plan démographique, lié à leur caractère particulièrement élitiste, fait qu’ils ne sont pas considérés comme une menace par la police. C’est peut-être une erreur. En effet, il y a bien un reproche que la police ne peut pas attribuer aux Sorteurs : celui de s’approprier les actions des autres. Or, certains attentats qui semblent avoir été faits par des socialistes – assassinats de chefs d’entreprises, sabotages d’usines, piratages informatiques ciblant la municipalité ou des groupes privés – ne sont pas revendiqués par cette secte. Si la piste des cyantifiques rebelles n’a jamais été envisagée jusqu’ici, c’est par manque de preuves et un certain mépris pour ces quelques illuminés jugés trop peu nombreux pour faire quoi que ce soit.



L’Univers des Câbles Nuio
Un meneur d’une secte.
L’Univers des Câbles Dv4l
L’Univers des Câbles Bvsm
L’Univers des Câbles Rjh9
L’Univers des Câbles 7pjc
Quelques bizarreries cyantifiques et labos clandestins.





Et c’est la fin !


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