Une enquête de l'inspecteur Lissandre

Kaoren
Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
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Kaoren
Mer 5 Juil - 21:48
Entre les décombres marchaient des affolés et des curieux par dizaines ; rescapés de la catastrophe, secouristes tachant de retrouver les disparus, endeuillés peinant à retrouver leur calme, journalistes venus des alentours pour couvrir l’événement, et au milieu de tout ça, des Mages-en-armes s’efforçant de restaurer un semblant d’ordre, et de trouver la réponse à la même question qu’on pouvait lire sur les lèvres de tous ces gens : que diable s’était-il passé ?

Par une journée sans histoires, sans qu’aucun signe n’en pût rien présager, le donjon de l’Univerre-Cité s’était effondré sur l’école, ne laissant plus sous lui qu’une pile de ruines et de victimes. Rapidement, toutes les équipes de secours avaient été mobilisées, pour sauver celles et ceux qui pouvaient encore l’être. Mais la tragédie durait ; même après plusieurs heures, les recherches continuaient, et certains attendaient toujours de savoir ce qu’il était advenu leurs proches. À côté des Mages-en-armes et Magendarmes qui veillaient à la sécurité des secouristes, des auxiliaires de l’ordre essayaient d’expliquer la situation aux gens, de les rassurer, de les réconforter, de les tempérer, et de leur faire comprendre qu’on ne pouvait pas magiquement faire s’envoler ou dissoudre les décombres sans risquer la vie de ceux qui se trouvaient encore dessous. Certains s’éploraient, d’autres s’énervaient, d’autres encore se résignaient. Au milieu de la foule, on voyait des activistes cracher leurs quatre vérités sur les Mages-en-armes, accusant leur négligence d’être responsable de ce drame, ou bien sur l’Univerre-Cité tout entière, clamant que c’était ce qui arrivait quand on prodiguait à tout le monde un pouvoir aussi destructeur que le Dessein. Certains colportaient même l’idée que les Magendarmes eux-mêmes avaient orchestré cette destruction pour pouvoir la mettre sur le dos d’une autre organisation, ou pour envoyer un signe fédérateur à la population en se présentant comme leurs protecteurs après le drame. Et bien sûr, il y en avait quelques-uns pour mettre ça sur le dos des Cyantifiques – notamment du côté où les vestes affichaient "All Cyans Are Bastards".

Mais bientôt, au milieu de cette cohue, on entendit des voix venues du corps de garde, qui beuglaient des instructions à base de « Faites place ! » et de « Circulez ! ». À l’entrée de la haute cour, des gens s’écartaient, ou étaient écartés de force pour les quelques récalcitrants ; une fois la foule dispersée, on put voir arriver un cortège d’une douzaine de Magendarmes. Au milieu de leur carré de quatre tabards par quatre, sur deux chevaux blancs, poignirent deux figures désormais bien connues des affaires de la Ville et de l’Univerre-Cité : le maître de l’ordre et igame honorifique du Carministère, Lissandre Jénie Dupuis-Delamarche – dont les officiers scandaient le nom et les titres entre deux séries d’instructions –, et Kaoren, son conseiller personnel à la chevelure plus rougeoyante encore que son tabard. Dès leur arrivée, journalistes et activistes s’attroupèrent autour d’eux pour les noyer de questions, dont on pouvait à peine entendre la teneur tant elles se marchaient les unes sur les autres. Mais rapidement, Lissandre fit ordonner le silence par une milicienne à la voix forte qui occupait la ligne avant du carré, et annonça :

« Mesdames, mesObjets, messieurs, je comprends votre désarroi, et soyez certains que je le partage. Je vous garantis sur mon honneur que nous mettrons en œuvre tout ce qui est en notre pouvoir pour porter secours aux victimes de ce tragique sinistre, pour en comprendre les causes et, s’il en est lieu, en retrouver les responsables. Je mènerai l’enquête moi-même s’il le faut, et je vous promets de n’avoir de répit que lorsque tous les mystères entourant cette affaire auront été élucidés ! Pour l’heure, je dois rejoindre mes inspecteurs sur le terrain. Messire Kaoren, mon conseiller ci-présent, se chargera de répondre à toutes vos questions. »

Le jeune homme acquiesça derrière lui, et descendit de son cheval ; les gens affluèrent prestement autour de lui pendant que le cortège reprenait sa route vers les ruines du donjon. Dans un premier temps, les interrogations restèrent sous forme d’une cohue inaudible, mais après quelques secondes, les voix parvinrent à s’organiser entre elles pour en laisser une formuler distinctement sa question :
« Messire Kaoren, les gens sont à bout de patience ! Quand pourront-ils enfin connaître le sort de leurs proches disparus ?
Le sort ne révèle la longueur de ses ficelles à personne, répondit-il d’une voix grave. Tant qu’elles vous entourent, vous pouvez en caresser la texture, en éprouver la rigidité, et parfois même en deviner l’embout lointain à travers celui que vous percevez près de vous. Mais comment pouvez-vous prétendre connaître l’étendue du fil qui vous en sépare sans l’avoir parcourue toute entière ? Il n’est que l’Esquisse elle-même, qui observe ce monde avec un recul qu’il nous est impossible d’égaler sans en gagner le Ciel, à pouvoir toiser cette longueur d’un simple regard. »

Un bref silence parcourut l’assemblée, traversé çà et là par des mots échangés au sein de son audience. Puis un serpent au manteau fluo décida d’y aller de sa question :
« Et quelles mesures le Carminissstère va-t-il prendre pour empêcher qu’un tel drame ssse produise de nouveau ?
On ne conçoit pas le remède d’un mal sans en assimiler la nature profonde. Le grand Essarhaddon a-t-il jamais guéri des pharmacopées de ses mages, lui qui souffrait de n’être pas la figure divine qu’ils lui peignaient ? Et si, d’un élan de sagesse, la princesse Hermione avait concédé souffrir d’amour plus que de haine, l’ordre aurait-elle donné de faire assassiner Pyrrhus pour ne périr que plus souffrante encore ? Votre question, impatient reptile, n’appartient qu’au dénouement d’une tragédie, quand nous en jouons encore le préambule. »
Nouveau silence dans l’assemblée.
« Donc vous sssuggérez que vous ne sssavez pas ?
Socrate n’affirmait-t-il pas que l’unique savoir de l’homme sage est celui de son ignorance ? Savoir, savoir, obsédés de savoir, vous bâtiriez une nouvelle tour à Babel pour monter vers cet insaisissable savoir, mais vous n’y trouveriez que les vérités que vous avez échafaudées dessus, pour ne bientôt plus appréhender celles des autres ! Vous ignorerez seulement dans des milliers de nouveaux langages, et prétendrez détenir la sagesse aussi faussement que le fit Zadig !
C’en est assez !, clama soudainement une femme dont le costard bleu trahissait aisément son allégeance à Radio Esquisse. La plèbe exige des réponses claires !
La plèbe ?
Ouais !, l’accompagna un homme à la peau vert citron, on veut parler à Lissandre en personne !
Vous pouvez exiger à la Pythie de vous adresser directement à Apollon. Mais que découvrirez-vous quand vous entrerez dans son sanctuaire ? Néron put-il se vanter d’avoir fait face au dieu soleil, en dévalisant le temple de Delphes ? Apollon ne s’y trouvait pas, car il n’avait jamais été que la Pythie pour l’incarner. L’oracle était la voix de l’olympien, et il eût été insensé de la chercher ailleurs. Et comme elle l’incarnait sur Terre, j’incarne Lissandre en votre présence, car tel est le rôle qui me sied. »
L’audience achevait de s’impatienter. Une théière au béret de peintre, qui semblait un poil moins perdue que les autres, s’exclama à son tour :
« Mais Lissandre, lui, on peut le voir ! Alors on veut le voir !
Regardez autour de vous, compagnonne de céramique, et redites-moi si vous pouvez le voir. »

Sur cette dernière phrase à peu près claire, la foule regarda autour d’elle, et constata avec panique que Lissandre avait effectivement disparu. « Retrouvez-le ! », cria la journaliste de Radio Esquisse à la foule qui n’avait pas attendu son ordre pour commencer à courir dans tous les sens ; en quelques instants, le chaos avait repris, laissant Kaoren seul au milieu de la cour avec les quelques miliciens restants. Devant cette dispersion improvisée, il récupéra son cheval et, d’un coup d’étrier, s’en alla patiemment rejoindre Lissandre vers le donjon.


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Pearl
Sam 8 Juil - 17:01
Ça aurait dû être une mission tranquille. On avait briefé Timothée, notre premier apprenti des "mages-en-placard", en enjolivant un peu la situation pour lui faire croire que sa première intervention serait plus ou moins épique. Notre destination : l'Univerre-cité, pour enquêter sur un énième fauteur de troubles. Pas le boulot le plus excitant, mais pas non plus trop dangereux pour éviter d'exposer notre cher saucisse cocktail à quelque chose pour lequel il n'était pas prêt. On avait prévu de parler à quelques objets d'Eelis, d'interroger quelques témoins et de remettre les pendules à l'heure avec les fautifs. Simple, efficace. Ça n'aurait pas pris plus d'une heure ou deux, juste histoire de mettre Timothée dans le bain.

Mais voilà, l’Esquisse Oblige, les choses ne se sont pas passées comme prévu. Alors qu'on était en route pour l'Univerre-cité, en plein milieu de l'explication des détails de la situation à notre cher saucisse, tu as reçu un message du secrétaire des mages-en-armes. Un mec genre homme-chauve-souris expert en radiance, capable de transmettre des infos sur une sacrée distance. Je sais pas trop ce qu'il t'a balancé, mais ton visage s'est décomposé en un clin d'œil.

"Bon les gars, changement de programme."

Si j'avais pu, je t'aurais regardé avec les sourcils froncés, l'air interrogateur. J'étais prêt à débarquer à l'université pour régler le cas appréhender le troublemaker, et voilà que tu nous sors un changement de plan en plein milieu. Ça sentait pas bon du tout.

Sans plus de précisions, on s'est mis à presser le pas en direction de... l'Univerre-cité ? Pour un changement de plan, on avait l'air de vachement bien le suivre.

Et c'est là, avec l'Univerre-cité à portée de vue, que j'ai compris. Il manquait quelque chose. Quelque chose qui gisait par terre, détruit, comme agonisant. C'était le donjon. Putain, il était complètement ravagé. Évidemment, la zone était envahie de tous les Dessinateurs du coin. Des flics magiques, des journaleux, des étudiants, du personnel de l'école, tous en train de courir dans tous les sens, s'amassant autour du site de l’accident. Enfin, "accident"... Si on avait été appelés, c'était que ça devait être autre chose qu'un simple accident.

Et, si un tout petit doute pouvait subsister,  la vue de Lissandre en train de s'adresser à la foule ne faisait que confirmer les choses. Et bien sûr, là où il y avait Lissandre, il y avait...

"Kaoren est là."

Évidemment. Non, je ne dirais pas que je déteste ce type. C'est juste qu'il est un peu... trop. Non mais tu l’as entendu parler ? Oui, bien sûr. Mais tu ne partages pas du tout mon avis. Tu irais même jusqu'à admirer sa prestance.

Suis-moi Tim, on va le rejoindre. Au fait, je peux t’appeler Tim ?

Et sur ces paroles - et les beaux discours de Kaoren qui semblaient "captiver" les foules -, on s’approche de la scène de crime. C’est un véritable chaos. Des gens blessés, peut-être même des victimes, des proches en pleurs, et des dessinateurs en panique, un vrai bordel. Et à en juger par ton expression, tu n'en savais pas plus que nous au moment où tu as reçu le message. Pendant que Kaoren finit de s’adresser aux journalistes et autres parasites, tu te hâtes d'avoir un bref échange avec un autre mage-en-armes qui t'explique rapidement la situation. La tour s'est effondrée, il y a eu plusieurs victimes. Et il est évident que ce n'est pas un simple accident. Rien de plus, rien de moins que ce qu’on avait déjà remarqué si tu veux mon avis.

"Bon euh Tim, la situation est un peu plus... compliquée que ce que j'espérais pour ton premier jour. Alors voilà, tu as le choix évidemment. Tu peux partir si tu veux. Sinon, tu peux considérer ça comme une formation accélérée."

Je ne sais pas vraiment si le petit rire qui a suivi ta déclaration était un rire nerveux ou un vrai rire. C'était genre un rire de "Oh putain, c'est pas vraiment le meilleur début pour toi, mon pote". Tu sais, c'était comme si ton cerveau avait besoin de relâcher un peu la pression et de trouver un peu d'humour dans tout ce bordel. Mais bon, au fond, y avait quand même une part de vérité dans tes paroles. Tu voulais juste être honnête avec notre chère saucisse et lui laisser le choix de se lancer dans cette mission hardcore avec une formation accélérée ou de se tirer en courant.

Mais non, tu ne vas pas te dégonfler, hein petit ? Je sais que tu as l'âme d'un aventurier intrépide ! C'est juste une petite situation délicate, rien que tu ne puisses gérer, hein ? On va bien s'amuser !

Je ne prête même pas attention à ton air de "je vais te tuer, Al, c'est pas le moment de dire des conneries." Après tout, Timothée s'est engagé, non ? Et puis, franchement, je pense qu'il va plutôt être un peu maladroit que véritablement efficace. Et ça, je peux te dire que ça risque d'être très amusant. J'ai vraiment hâte de voir la tête des autres quand ils découvriront notre cher saucisse en ta compagnie. Ça va être un sacré spectacle, ça, j'en suis sûr.

Quoi qu’il en soit, il faut qu’on rejoigne Kaoren et Lissandre.”

Ah oui, pendant qu'on discutait, le grand orateur s'en est allé rejoindre son Maître - je vous ai dit que je ne l'aimais pas beaucoup - à grands coups d'étrier. Évidemment, on se dirige à sa suite. Franchement, on pourrait se débrouiller tout seuls, on n'a pas besoin d'eux. Mais c’est toi la chef.





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Shynagi
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Shynagi
Sam 8 Juil - 20:40


Timothée suivait d’une lévitation assurée Pearl, pris d’un savoureux frisson, l’appel de l’aventure ! Le voilà sur les lieux du crime, c’est comme ça qu’on dit dans le jargon il paraît. Dans le tourment des dessinateurs sur place, Timothée aperçut un pneu semi-dégonflé avec des yeux de M. Patate et un creux de pneu formant des lèvres pulpeuses. Était-ce la veuve, l’orpheline, les deux ? Qu’importe, Timothée devait honorer son devoir. Se rapprochant de ce pneu attristé faisant une piété (sans jambe ni bras, certes), Timothée énonça tel le 11ème Commandement, accompagné de voix de chœur d’église, « Câlin si consenti ».

Pendant qu’il apportait charité et amour à ses prochains, Timothée entendit à quelques mètres Pearl. Il la rattrapa et répondit à sa question, comme s’il n’était pas à la traîne il y a quelques instants, « Tim ? Ça roule Pearly, Tim me va comme un gant ! ». Les instants qui suivirent, Timothée se contenta de suivre Pearl et de se faire une idée de la situation. Cependant, face à la remarque sarcastique de ce prénommé Al, Timothée ne pouvait pas et même ne devait pas rester silencieux.

« Et bien oui mon très cher Al, vois-tu, face à l’adversité je ne baisse pas les bras. Oui, ce périple qui nous attend ne sera pas de tout repos, mais je dois le faire. Et tu sais pourquoi ? Non seulement car Pearly compte absolument sur moi, mais aussi car il en va de l’intégrité physique des dessinateurs ! Alors oui mon très cher Al ce n’est pas de gaité de cœur que je me battrais s’il le faut. Tu sais, je suis une saucisse sensible, moi aussi j’ai des émotions, moi aussi j’ai peur, moi aussi je lis la tristesse dans tous ces regards. Mes émotions sont légitimes malgré le rappel à l’ordre dominant que tu sembles opérer mon petit pote. Mais moi, j’assume mes émotions, alors oui je ne me dégonflerai pas mais loin de moi d’exhiber une quelconque fierté de faire le fort, je ne suis qu’un humble dessinateur dévoué à mes pairs. »

Comme pour marquer son choix, il se positionna bien à côté de Pearl, lui montrant son allégeance et sa détermination.


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Kaoren
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Kaoren
Lun 17 Juil - 14:39
Au rythme lent de la chevauchée de Kaoren, il était évident que les journalistes étaient arrivés vers Lissandre avant lui. Cette fois, plus que des beaux discours, c’étaient des murs de Mages-en-armes qui les retenaient. Il n’y avait que la reporter de Radio Esquisse – dont la cravate était inexplicablement passée autour du cou d’un milicien – qui avait pu traverser le périmètre de sécurité, et qui posait toute seule ses questions à un officier moustachu pendant qu’une partie de la foule l’arrosait d’adjectifs peu flatteurs sur sa fidélité conjugale.

On fit écarter les gens pour permettre à Kaoren d’entrer – bien que beaucoup s’étaient écartés d’eux-mêmes, de peur d’avoir à tenir un débat avec lui sur les raisons de l’en empêcher. Après avoir déposé son cheval à côté de celui de Lissandre, et l’avoir agrémenté d’un « Reste là, Savinien, et seconde ce destrier comme je seconde son maître », il alla rejoindre les officiers en train de disserter sur cette histoire d’effondrement.

« Tout ceci m’a l’air bien étrange, répétait Lissandre avec flegme, à chaque nouvelle remarque de ses pairs.
Et regardez cette pierre-là, ajoutait un rouquin sous une veste de cuir ; ce n’est pas l’effondrement qui l’a endommagée, la pression qu’elle a subie est bien supérieure à celle d’une tour qui lui serait tombée dessus.
Et cette pierre appartenait à un œil-de-bœuf pentalobaire, enchaîna l’agente à la voix forte qui avait fait taire les journalistes tantôt ; les seuls que l’on pouvait voir sur les fenêtres du donjon étaient au moins à mi-hauteur, voire au niveau des combles. Cette pierre n’a pas pu tomber parmi les premières, il n’y a que la partie supérieure de la tour qui ait pu tomber dessus.
D’autant qu’on l’a ramassée près de la surface, il n’y avait qu’un faible tas de gravats dessus.
Pouvons-nous en conclure qu’elle ait reçu le choc initial ?
Si c’est le cas, elle ne devait pas se trouver très haut non plus. Si le choc avait frappé le sommet du donjon, il ne se serait pas effondré entièrement.
Pourrait-il y avoir eu plusieurs chocs ?, questionna la reporter de Radio Esquisse qui semblait maintenant faire partie de la discussion.
Les témoins, intervint l’officier moustachu de sa voix rauque, affirment n’avoir entendu qu’un craquement avant l’effondrement du donjon.
Peut-être ont-ils tous eu lieu en même temps.
Si c’est le cas, monsieur, il est probable que nous n’ayons pas affaire à un accident, mais à une opération coordonnée.
Tout ceci m’a l’air bien étrange… »
En voyant approcher Kaoren, Lissandre invita celui-ci à les rejoindre d’un geste de main.
« Kaoren, l’interpella-t-il, fidèle haruspice de mes propos, connais-tu parmi mes ennemis quelqu’un soit assez puissant pour faire écrouler un donjon en un seul instant ?
Je n’en connais que deux, rétorqua Kaoren : l’Esquisse et vous-même. »

Petit silence gêné.

« Là où il n’a pas tout à fait tort, c’est que l’Esquisse est bien capable de provoquer ce genre de phénomène elle-même.
C’est une possibilité que je n’admettrai qu’en ultime recours, reprit Lissandre. Que tout le monde reprenne l’inspection ! »


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Pearl
Mar 1 Aoû - 20:54
Haha, Pearly, ça te va comme un gant, vraiment. Et ta tête en entendant ce surnom était tellement mémorable. Rien que pour ça, j'adore déjà cette chère saucisse !

“Dans ce cas, bienvenue au club !”

Bon, son petit monologue de monsieur-je-me-la-raconte un peu moins, mais bon, on ne peut pas être parfait. Enfin bon, on va faire avec. Allez, trêve de plaisanterie, on a du boulot ! On a une enquête à mener, des énigmes à résoudre. Et puis, ça va être amusant de voir comment Timothée s'en sort. Je suis sûr qu'il a plus d'une surprise à nous réserver.

Ah oui, c'est officiel, Timothée a décidé de continuer l'aventure avec nous, ce qui nous ouvre tout un champ de possibilités pour le taquiner. Je ne pourrais pas résister à l'occasion de faire quelques blagues, rien de bien méchant, tu me connais.

Bon, je sais que tu n’aimes pas toujours ça Pearly, mais, eh, c'est toi qui m'as créé comme ça. Je suis  cette part de toi qui ose dire tout haut ce que tu penses tout bas, qui apporte une touche d'audace et d'originalité à notre duo. Parfois, tu es un peu gênée par ma spontanéité, mais au fond, tu sais que c'est grâce à moi que nous pouvons nous amuser et sortir des sentiers battus. En fin de compte, je sais très bien que tu finis toujours par sourire à mes bêtises -enfin presque toujours - .

Lorsque Timothée a bien confirmé, tant par ses paroles que par son attitude, qu'il veut te suivre jusqu'au bout, un sourire se dessine sur tes lèvres. Je ne sais pas si c'est un sourire de fierté pour ta nouvelle recrue ou quelque chose de plus taquin. Un genre de "on verra s'il est toujours aussi déterminé dans quelques heures". Franchement, ça pourrait être l'un ou l'autre, car avec toi, on ne sait jamais à quoi s'attendre.

Mais trêve de bavardage, parce que là, on arrive dans le cœur du sujet. LA discussion entre les grands pontes. On a dû jouer des coudes pour se frayer un chemin à travers la foule, mais ton regard de "laisse-moi passer ou ça va barder pour toi" a dissuadé pas mal de personnes de nous approcher pour poser des questions auxquelles Kaoren n'avait pas répondu. Faut dire que des fois, tu peux faire peur, je t'assure !

"Ne vous inquiétez pas, tout va bien, les renforts sont arrivés ! Et pas n'importe lesquels, laissez-moi vous introduire le très célèbre duo de mages-en-armes, accompagné d'une intrépide saucisse cocktail !"

Avec un train d’avance, je suis passé à l'action avant même que tu aies l'occasion de prononcer ton classique "Tiens-toi tranquille, AL". J'ai saisi l'opportunité qui se présentait, pour faire une entrée remarquable. Ta mine déconfite est vraiment drôle. Si seulement tu pouvais te voir dans un miroir à ce moment-là.





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