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[Event 1] C'était pas ma guerre

Folie d'Esquisse
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Folie d'Esquisse
Ven 6 Jan - 0:09

Dans tout bar de fiction qui se respecte, il existe au moins une table au fond qui permet aux discussions les plus discrètes de se tenir.

« Vous pouvez prendre ce que vous voulez, c’est moi qui paie. »

Vous ne savez pas quel pourboire votre hôte a donné à l’Esquirol, mais le service est royal, par rapport à l’expérience moyenne du client de ce bar connu pour être dans le bas du panier. On vous a accompagnés jusqu’au fond, tiré une chaise un peu moins cassée que la normale, et même tendu une carte dans un état raisonnable. En plus, la table est relativement grande, stable et sans poil d'écureuil coincée entre deux planches.

« Le temps que tout ça vienne, je vais vous faire le topo. Comme vous comprenez pas trop la Ville je crois, ça risque d’être un peu long. »

Oui, parce que, vous ne savez pas vraiment pourquoi vous êtes là. C’est la Brise qui vous a trouvé, sous la forme d’une quête évasive ou d’un marchand égaré, et vous a donné quelques grandes lignes : un problème à la fête, et besoin de personnes assez discrète contre rémunération. Vous avez rencontré une première personne, qui vous a demandé votre nom et quelques généralités, puis vous a posé un autre rendez-vous, « au fond de l’Esquirol », où votre interlocuteur du moment - un ours polaire en imper à la voix de cancéreux et la pipe bien enfumée - vous a reconnu sans que vous ne l’ayez un jour croisé. Et vous voilà là, assis à côté d’une autre inconnue qui semble avoir été recrutée de la même façon que vous.

« En gros. La fiesta actuelle, là, qui vient de commencer, elle a été organisée par le Syndicat et le sanctuaire terrestre, mais comme ça a fini en grand truc, y’a tous les groupes qui se sont ramenés et qui ont commencé à tirer la couette vers eux pour le moindre truc… Le syndicat, les hussards, les magend’, ça vous parle ou bof ? Si vous voulez j’vous explique un peu rapidement. ‘Fin d’abord je finis et après je vous explique sinon je vais m’y perdre... »

Comme s’il s’était déjà perdu, il marque une pause, et prends une grande inspiration dans sa pipe électronique. Après avoir empesté l’air d’une fumée blanche à la composition chimique inconnue, il reprend.

« Euh… Où j’en étais déjà… »

Rectification : il s’est déjà perdu.

« Ah ouais, le truc là ! Donc. »

Du sac à côté de lui, il sort ce qui s’avère être un espèce de tupperware bien garni, et l’ouvre devant vous.

« Parmi les sujets qui ont occupé les chefs à plume, la bouffe. Ça a l’air trivial dit comme ça, et franchement ça l’est, mais bon, entre les parades, les visites touristiques, les stands et autres machins, ils ont jugé que c’était pratique d’avoir des livraisons de bouffe en continu partout, genre les buffets que vous voyez ici et là. Forcément, comme c’est un gros business, l’autre vieux crapaud de hussard - l’entreprise de mercenaires de la Ville quoi, leur chef je peux pas me le piffer ce salopard de mes… j’en étais où ? ah oui, il voulait absolument que ce soit son bar à lui qui fasse tout. Pour l’emmerder ils ont choisi un bar au pif, qui appartient à personne, et voici le résultat… Je crois qu’ils appellent ça le «Z du chef». »

Il pousse le plat vers vous puis, d’un coup, le retire de votre champ de vision.

« J’vous aime bien alors je vous propose pas de goûter, j’ai essayé parce que je voulais pas y croire mais j’ai failli caner tellement c’était atroce. Y’a beaucoup de cochonneries qui circulent par ici, mais là… Même ce bar ne va pas aussi loin dans l’horreur… »

S’il n’avait pas eu la tête d’un prédateur, vous auriez peut-être pu y lire l’effroi.

« Et c’est là qu’on entre en jeu. J’ai une amie… Plusieurs amis même… qui regrettent un peu certains choix qui ont été faits… Mais peuvent pas trop regretter publiquement, m’voyez, faudrait pas donner un argument à l’autre pour se vanter que son bar aurait fait mieux. Du coup c’est les petites mains… enfin mes grosses papattes et surtout vos petites mimines, qui doivent faire le boulot. J’peux pas vous dire qui exactement nous paie, mais j’ai déjà bossé avec eux, et y m’ont déjà donné une partie des pépettes, donc c’est un boulot sûr… Mais discret. Surtout discret. C’est pour ça que j’aime bien l’idée d’avoir des anonymes qui font l’taf, surtout que vous avez pas une gueule de terroriste qu…

L’ours s’interrompt, pour jeter un regard intense à la frite masquée et au crâne flottant.

« Ouais bon si un peu, mais on vous connaît pas, alors vous avez le bénéfice du doute, pas comme les gens à qui j’demande d’habitude. »

Son intérêt se reporte sur sa pipe, qu’il inspire à nouveau.

« Du coup, faut qu’on se débarrasse de ce truc qui a infiltré la Ville, sans que qui que ce soit sache que quelqu’un essaie de s’en débarrasser. Et si possible qu’on trouve un moyen de met’ le blâme sur quelqu’un d’autre que mes amis. Si en plus c’est sur les hussards ou nous permet de gâcher leur soirée à la con, vous aurez p’têtre un petit bonus. »

Il sort de ses affaires un sac, qu’il agite devant vous avant de le reposer.

« Niveau pognon, j’ai une avance aussi. Y’a peut-être aussi dans le tas des objets qui pourront vous être utiles pour la mission. Je vous donne tout le reste à la fin. J'vous demande pas si vous avez des questions, mais plutôt... Laquelle vous voulez poser en premier ? »


Désolée j'ai fait BEAUCOUP trop long. Je voulais être sûre de donner un peu tous les éléments de la quête à vos persos sans avoir à traîner sur plusieurs posts. Du coup là vous pouvez poser des questions au PNJ, qui répondra à tout jusqu'à ce que vous soyez ready pour partir du bar !





(Merci à Ara' pour la super signature ♥)
Shynagi
Une frite qui a du piquant
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Shynagi
Sam 7 Jan - 15:39


La dernière fois qu’Ekithée dut participer à un plan impliquant des aliments et des cibles à accuser fut certes un succès, mais un succès coûteux pour elle. Pourtant, ni une ni deux, Ekithée accepta d’être engagée dans cette nouvelle aventure, et puis il lui fallait bien quelques deniers, alors autant mettre son expérience dans les plans qui "arrangent tout le monde" à profit.

Il ne fallut que peu de temps à Ekithée pour devoir à nouveau affronter l’adversité. Tandis que son interlocuteur lui exposait la situation, la voilà à devoir lutter contre son infirmité pour boire un verre sans main et en évitant d’utiliser ses pattes arrières pour paraître civilisée. Elle cessa de lutter lorsqu’elle comprit que cette mission ne serait pas qu’un gagne-pain mais un moyen d’accéder à la fête dont tout le monde parle. C’est un risque à prendre mais, foutue pour foutue, Ekithée ne reculerait pas devant cette opportunité.

« Mon bon monsieur, je suis votre cochonne pour cette mission, j’ai un taux de réussite de 100 % auprès de mes précédents commanditaires ! Pour les considérations financières, je ne suis pas regardante sur l’origine des fonds, tant qu’ils sont dans mes poches et proportionnés aux risques encourus.

Quelques idées de plan commencent à germer dans mon esprit, mais avant toute chose, permettez-moi de reformuler votre demande. S’agit-il bien de nous recruter pour qu’un certain plat ne cause pas de victime mais, surtout, que le chef des Hussards ne tire pas de bénéfice à ce que tout le monde s’aperçoive que ce choix de restaurateur était malheureux ? Et même, dans la mesure du possible, il s’agirait que la faute retombe sur le chef des Hussards ? Autrement dit, le fameux plat pourrait faire des victimes du moment qu’on ne le relie pas à la fête et que ça ne bénéficie pas au chef des Hussards ?

Par professionnalisme, je veux vous proposer une solution personnalisée, pas une magouille à la va-vite, quelque chose qui fasse plaisir. Pour cela, auriez-vous des gadgets à nous confier, des contacts chez les Hussards ou dans les bars à joindre, un timing particulier, des petits plus à ajouter à notre prestation ? Je suis toute ouïe et je ne doute pas un instant qu’il en soit de même pour ma chère partenaire ! »


Sa tirade commerciale terminée et toujours aussi intentionnellement excessive, elle se tourna légèrement vers sa camarade silencieuse. Chaque seconde d'attente faisait monter un frisson en Ekithée, pas celui d'être démasquée par une détective silencieuse qui soudainement sort son jeu, mais de rentrer dans une nouvelle spirale, de créer toujours plus de confusion par la réaction chimique entre une frite-cochon qui n'a pas froid à l’œil et une chimère aviaire dans les nuages.
Serindë
Les cartes en décident ainsi
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Serindë
Dim 8 Jan - 14:46


Un courant d'air avait caressé les bras de Serindë qui, sans trop savoir pourquoi ni comment, s'était retrouvée dans un bar face à un homme qui expliquait qu'il avait un travail à leur confier. Serindë n'avait pas tout bien compris, hormis que le plat servi semblait être immonde et qu'il fallait sauver des gens d'une probable intoxication alimentaire. Ou simplement de son mauvais goût, Serindë n'avait pas pu s'approcher pour examiner le plat que le commanditaire avait déjà rabattu le couvercle, causant l'incompréhension de la femme-oiseau.

Elle se tenait aux côtés d'une... personne probablement. Elle ressemblait vaguement à un aliment et, si Serindë avait tenu un peu plus du corbeau, elle aurait été tentée de la picorer. Le nombre de mots qui sortait d'elle était impressionnant et, une fois son laïus terminé, Serindë se contenta de pencher la tête sur le côté. On ne lui avait jamais proposé de contrat pour travailler et elle n'était pas certaine d'accepter une mission dont elle ne comprenait qu'à moitié les tenants et aboutissants. Pourtant, lorsqu'elle mélangea son jeu de carte, et que la première carte tirée fut celle de la justice, La femme-oiseau passa son doigt délicat sur le dessin.

Elle tira quatre autre carte, une au nord, au sud, à l'est et à l'ouest de la justice. La mort, le pendu, le soleil, le chariot. Une notion de mouvement enthousiaste, mais dont il faut correctement cibler les différentes phases afin que le projet réussisse. Une notion d'attente avant sa réalisation, donc une phase préparatoire. Une notion également d'enthousiasme et de générosité, si vraiment son tarot était bien interprété, l'idée était que ce changement était la voie de la justice, de l'équitité, du bonheur et de la générosité présentée à autrui. Serindë rangea ses cartes et prit son tarot de Belline pour effectuer un nouveau tirage. Le feu. Au nord les ennemis, au sud le despotisme, à l'est et l'ouest, la famille et l'union.

Le tirage était sans appel, l'ardeur et la spontanéité seraient leurs meilleures alliées dans cette quête de l'étrange. Cependant, les agressions seraient à prévoir lors de leur quête, seulement la présence du despotisme semblait indiqué que Serindë se trompait et serait victime de la force majeure de la carte. Qu'elle devrait probablement se sacrifier en partie. Mais comment ? Dans quel but ? Permettre à son étrange compagne de route de s'échapper ? Possible... Cependant les cartes de la famille et de l'union indiquait clairement que ce moment étrange les lierait de manière indéfectible ou presque.

Rassurée par ce tirage bien qu'il puisse se montrer u peu sombre la concernant, la femme-oiseau hocha la tête et, rejetant le crâne en arrière, se mit à claquer du bec afin de céler et célébrer son destin.


Dernière édition par Serindë le Dim 8 Jan - 18:24, édité 1 fois
Folie d'Esquisse
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Folie d'Esquisse
Dim 8 Jan - 18:06
Alors qu’il passe en position d’écoute, l’ours - dont vous avez peut-être remarqué en arrivant qu’il occupe deux chaises en raison de sa largeur - s’affale en arrière, et commence à fumer sa pipe en dévisageant les deux spécimens qu’il a recruté. D’un côté, la frite au masque de cochon aurait un bel avenir en tant que marchande ou représentante du SOC, ce qu’il retiendra bien précieusement pour en reparler si la mission se passe bien. Pendant qu’elle cause, sa collègue au crâne quelque peu dégarni a sorti ses cartes pour se livrer à une séance de spiritisme. Difficile de trouver des profils plus contrastés, mais c’est pas plus mal.

À défaut d’avoir la moindre idée de ce que la seconde partie du duo est en train de faire (quand il pose des bouts de papier minutieusement sur une table, c’est pour plutôt compter ses billets), notre PNJ répond à la première :

« Pour dire que vous débarquez, vous avez la confiance. Enfin tant mieux. »

Il se redresse à nouveau.

« Pour votre résumé, ouais, c’est à peu près ça. La priorité, c’est qu’il faut pas que l’histoire retienne que les organisateurs ont fait une erreur, après tout ce que vous citez est un bonus, et on peut être flexible sur la méthode. Chourez les plats, crevez les pneus des livreurs, faites croire qu’ils sont dégueus parce qu’un hussard les a trafiqués en amont, faites croire qu’ils sont délicieux et qu’il y a eu une campagne de diffamation… soyez créatifs j’ai envie de dire. Et discrets. Bon, on est pas des connards non plus, alors on va éviter d’assassiner les patrons du bar ou ce genre de bail. »

Des tueurs, non. Des capitalistes avec un honneur à sauver et une certaine ouverture à des méthodes moralement discutables, oui. Certains diraient que ça revient quand même à être un connard.

« Ce que je peux vous donner, là, outre ma participation et une bagnole, c’est des complices dans certains groupes. J’ai quelques potes au SOC, évidemment, dont des gérants de bars, mais si pour une raison quelconque vous voulez impliquer les Verts-veines ou les cy-antis, j’peux me débrouiller aussi. Pour l’essentiel, c’est des gens qui ont une dette avec le Syndicat, donc ils seront sympas tant que ça les met pas dans la merde. J’peux même payer un hussard… mais que pour un truc qui lui permettrait pas de savoir qu’il marque contre son camp ; comprenez que sinon, y sait bien son chef lui donnerait un beau bonus pour qu’il dénonce l’esbrouffe, et j’ai pas le budget pour acheter son silence… »

En même temps, pas grand monde n’a le budget pour battre le patron des hussards dans un concours de pot-de-vin.

« Enfin, pour les gadgets, demandez, je vous dirai ce que j’ai. J’ai des fringues de toutes les couleurs, de quoi cuisiner si vous voulez trafiquer la bouffe, quelques accessoires de cambrioleur... Bon, je vous garantis pas que c’est adapté aux frites sans bras. Par contre vous (il regarde la femme-oiseau) ça devrait passer sans souci. J'sais pas si vous causez d'ailleurs, bon au pire on fera du shopping chez moi et vous me pointerez du bec ce qui vous botte. »




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Shynagi
Une frite qui a du piquant
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Shynagi
Dim 8 Jan - 21:27


Ces tirages de Serindë et la voie ouverte par son commanditaire faisaient frire de l’intérieur la fécule d’Ekithée en imaginant tous les possibles à sa portée. Elle reprit la parole l’œil souriant « Et bien je ne peux que me réjouir de faire affaire avec un vrai professionnel ! Comme vous le savez, je ne suis qu’une honnête travailleuse et il ne me viendrait pas à l’esprit de mettre à mort le chef des hussards, une telle prestation exigerait de toutes façons un assassin professionnel, ce que je ne suis pas.

Quant à tout ce que vous me proposez, je suis nouvelle dans la région et je ne connais pas très bien le tenancier du bar, donc je peux suggérer une approche en douceur, du propre et efficace. Vous voyez les cartes gentiment disposées par ma partenaire ? Elles confirment votre peur, que le feu ne ravage la ville à la suite de ce buffet qui apportera la mort, pour l’éviter, justice devra être faite, non pas en pendant le cuistot ou le chef des hussards, mais en travaillant sur le chariot de vivres, le repas même.

Si mon associée dans la maîtrise d’œuvre de votre commande est partante, j’aimerais que vous nous fournissiez des uniformes procéduriers du syndicat, quelque chose qui fait bien sérieux et formel. Avec ça, une petite carte pour assoir notre légitimité. Quant à la prestation, une visite d’inspection du syndicat pour assurer le contrôle qualité du buffet à venir, ça devrait nous permettre d’ordonner quelques modifications dans la recette et de créer des suspicions envers le chef des hussards. Si vous ne voulez pas que le syndicat soit impliqué, on pourra se faire passer pour une autre autorité, avec tout le raffut en ce moment, personne ne devrait être choqué qu’un énième groupe d’hurluberlus auto-proclamés ait vu le jour. On ne serait pas contre quelques outils en cas de petit imprévu, genre des menottes accessoirement, mais surtout quelque chose qui appartienne à un hussard, des gants pour mon acolyte et un sac-à-dos pour moi.

Prêt à rabattre les cartes ? »
Serindë
Les cartes en décident ainsi
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Serindë
Jeu 12 Jan - 14:58


Ce n'était pas du tout l'interprétation du tirade de carte, mais Serindë ne trouva pas immédiatement comment le signifier à sa partenaire, d'autant que cette dernière semblait parler beaucoup. Mais elle se présentait déjà avec un plan qui, vu l'oeil brillant de l'ursidé d'en face, semblait faire mouche. Serindë pencha la tête sur le côté quand on sous-entendit qu'elle avait son mot à dire quand à l'utilisation du matériel. Celui demandé lui convenait parfaitement, alors elle hocha simplement la tête. Cependant, elle pointa le tupperware fermé du doigt avec une furieuse envie d'examiner cette chose de plus près. Si elles devaient prendre des échantillons, elles pourraient se servir de ceux-là pour fausser les résultats au besoin non ? Ce n'était pas comme ça que ça fonctionnait ?

La femme-oiseau n'en savait rien, mais elle avait l'intime conviction que le contenu du récipient (et si possible, récipient lui-même pour une facilité de transport), devait venir avec elle. Elle tira les cartes une nouvelle fois, pour afin l'idée du plan, posant la simple question : "Le plan de ma comparse fonctionnera-t-il ?" Elle ne pouvait faire plus simple et tira. Le chariot, Le pape, Le jugement, l'étoile, la justice, La lune, le pendu. Un tirage globalement bénéfique, mais qui comportait son lot de complications. La lune venait narguer la devineresse et son besoin d'introspection, mais un vent bienfaiteur soufflait dans les voiles de leurs plans. Sa compagne en forme de frite avait donc raison de pousser l'homme à leur faire confiance et Serindë hocha de nouveau la tête. Il lui fallait trouver un meilleur moyen de communiquer, mais l'essentiel était là, Ekhitée n'interpêtait qu'en survolant, mais cela leur avait permis de communiquer malgré tout.

Alors Serindë rangea son jeu de carte. Elle croisa les jambes et posa ses mains sur ses genoux. Elle n'aurait rien de plus à faire, car Ekithée avait déjà tout compris de la situation et gérait parfaitement, leur association serait pleine de bonne fortune si les deux jeunes... êtres vivants ? Acceptaient leur destin sans sourciller. La femme-oiseau tourna légèrement la tête pour fixer l'ours de son oeil en réalité vide. Le silence intimidant était sans doute ce qu'elle maîtrisait encore de mieux en cet instant et elle ne voyait pas grand chose à demander. À part peut-être... Serindë leva ses mains mima le geste de gant qu'on enfilait. Si elle pouvait en obtenir, elle pourrait peut-être réchauffer légèrement ses mains, dont elle avait la sensation qu'elle gelaient.
Folie d'Esquisse
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Folie d'Esquisse
Jeu 12 Jan - 21:25
Sur la première tirade d’Ekithée, l’ours blanchâtre expire un petit rire, qui se mêle aux suffocations et à la fumée qui n’a pas l’air de lui faire que du bien.

« Oh, croyez-moi qu’une vermine comme ça, il faut plus qu’un assassin pour en venir à bout. En partie parce que la plupart travaille pour lui… »

Si vous n’aviez pas déjà deviné que votre interlocuteur a une dent quelque peu prononcée et pointue envers les Hussards, c’est désormais évident.

Sur ce que dit Ekithée par la suite, il se contente à nouveau de la laisser parler, en hochant la tête par moments. Avant de répondre, il laisse traîner un long silence.

« J’aime bien votre idée, et je pense pouvoir vous trouver ce qu’il vous faut. J’ai juste deux remarques. »

Il ressort à ce moment le tupperware, l'ouvre et le pose devant Serindë - en veillant à ne pas saccager son tirage.

« Déjà, faut réussir à sauver ça. Parce que bon, c’est pas un changement au pif qu’il nous faut, c’est un miracle. Ou du LSD dans la sauce… mais si y’en avait ça se vendrait trop cher pour que je vous en file comme ça. Donc ouais, un miracle. Vous avez une piste ou pas du tout ?

Ensuite... c’est un peu chaud d’impliquer le Syndicat. Si on fait comme ça une inspection sur le bar qu’on est supposé avoir choisi, ils vont pas le louper, et ce sera suspicieux. Donc bof. Par contre, ouais, vous pouvez carrément vous créer un genre de comité d’hygiène indépendant ou ché pas quoi, et je peux glisser quelques papiers ici et là pour que si on nous demande, ça fait deux semaines que ce truc existe, preuve à l’appui. Je peux aussi vous faire des compte-rendus bidons et faire dire à quelques gérants de bars qu’ils ont été contrôlés, comme ça hoplà ! Puis s’ils nous emmerdent on contrôle leur bar et le proclame insalubre. »

D’un faux contrôle de routine pour faire passer un message, vous voilà potentiellement impliqué dans la création d’une fausse société qui sert secrètement les intérêts du Syndicat. La routine dans la Ville.

Interrompant - non sans un certain regret dans le regard - son entrain pour la magouille administrative, l’ours revient sur les derniers propos d’Ekithée.

« Ah et pas de souci pour ce que vous demandez. Vous me laissez, quoi.. Vingt minutes, et je vous ramène tout ça. Ça vous laissera le temps de trouver un nom qui fait classe, peaufiner votre plan, tout ça. »
Il gigote un peu sur ses sièges, et tente tant bien que mal de se lever sans renverser la table.






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Shynagi
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Shynagi
Ven 13 Jan - 15:22


Ekithée semblait toute aussi enthousiaste que son interlocuteur, si ce n’est plus, et regardait Serindë comme la voisine avec qui elle allait utiliser dehors ses tous nouveaux jouets reçus à Noël. Faut dire qu’avant de finir en frite, c’était pas la fortune non plus et les plans à base de bouts de ficelle, elle a dû s’y habituer.

Pendant que l’ours se levait, Ekithée tenta de le rassurer quant à la dimension culinaire de son plan « Pour la nourriture, avec une bonne raison sanitaire il doit y avoir moyen d’exiger de retirer uns à uns les ingrédients et faire un Z de Thésée, ou bien de faire disparaître le Z de la carte. », elle laissa un court silence reposer sa partenaire et son commanditaire pour conclure « Tout ira bien Monsieur Ours, j’ai plus d’un tour dans le sac que vous me fournirez ».
Serindë
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Serindë
Aujourd'hui à 0:35


Serindë n'a jamais été très douée en cuisine, du moins d'aussi loin qu'elle s'en souvienne. Ce qui remontait à moins de quelques jours pour être tout à fait honnête. Mais la vision du tupperware lui fit envie et elle se remit à claquer du bec, surexcitée. Elle mourrait d'envie de goûter à ce qui était supposément si dangereux pour autrui et quand elle vit l'homme-ours se lever pour partir, elle se tourna vers Ekithée avec une furieuse envie de sortir et de courir pour réaliser leur mission.

La devineresse chercha comment faire comprendre ça à sa partenaire étant donné qu'elle n'avait pas la sensation de pouvoir parler. Ni le souvenir de l'avoir déjà fait. Finalement, la jeune femme au crâne d'oiseau tendit la main vers Ekithée avec l'intention de la traîner dehors pour suivre l'ursidé et récupérer leur matériel le plus rapidement possible. Il leur fallait absolument se mettre en route bientôt.

De toute façon, la femme-oiseau ne voyait pas quoi ajouter de plus.
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