Le clocher éclairé. ▬ Alice&Ambros

Anonymous
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Mer 3 Oct - 22:52




Le clocher éclairé

AMBROS & ALICE ▬ CLOCHER ▬ #1

La solitude, c’est quoi ? C’est quand on tourne en rond, qu’on chantonne vaguement, et que l’on ne trouve rien de mieux à contempler que ses propres orteils. Tout semble à ce moment si fade, si insipide. Rien ne sait avoir de sens. Peux-tu le confirmer, Omar ? Tes yeux sont vides, dénués de toute substance, et surtout rivés vers le bas. Quoi que ce dernier fait n’a rien d’anormal ; après tout, as-tu seulement osé une seule fois viser le soleil ?

Le temps était clément. Le jour déclinait lentement, pour une fois, mais il n’était pas possible d’observer un quelconque coucher. Juste un pancake paraissant expliquer que la terre était plate comme lui, avec des sous-titres dans trois langues différentes. Cette image recouvrait la totalité de la surface observable, l’autre étant masqué par ce gigantesque clocher qui s’élevait au loin. Autour, les objets nomades et autres dessinateurs divers semblaient se tenir tranquilles. Certes, un verre rose et une sauterelle haut comme un homme semblaient en désaccord sur la façon dont ils devaient éduquer leurs « petits », cependant le ton ne montait pas réellement haut. Heureusement.

Chevauchant une librairie escarpée, Ambros ne s’intéressait à rien de tout cela. Ses cheveux bruns recouvraient en partie ses yeux, habituellement grands ouverts. Pourquoi tant de frustration ? Séparé du Dieu truite, je n’ai plus aucune raison d’exister. Tous ces tourments parce que Maximilian l’avait dûment enfermé dehors lorsque son sous-fifre avait tenté de lui chanter une berceuse, sensé pourtant l’aider à s’endormir. Alors, il était là, à noyer son chagrin dans une promenade. Pourtant, il le savait bien, qu’il reviendrait bientôt, pour aller surveiller la demeure du Grand Maître, juste au cas où ces satanés chewing-gums tenteraient de passer par la fenêtre ! Seulement, là, il avait besoin de sa Solitude tant redoutée. Parce que nul ne devait le voir ainsi avachi, dos courbé, pas irréguliers et lents, vide de toute joie.

La vie réserve parfois des surprises, le sais-tu ? Dans cette forme indistincte, tu ne vois pour l’instant qu’une ombre perdue. Rien qui ne peut prédire la suite.


Ainsi le clocher était là. Majestueux et inatteignable, froid. Oscillant tantôt vers les oranges, tantôt vers les bleus, aussi irréel que ce monde. Les deux yeux d’Ambros ne s’y attardaient ; fixant plutôt le cadran. Vide. Heureusement, le jeune homme avait eu la bonne idée de se dessiner une montre, pour être toujours ponctuel. (bien qu’il inventait des chiffres en fonction de l’heure qu’il souhaitait avoir) Celle-là, au moins, il ne pouvait pas la perdre. Du cadran, il se détourna donc vers le haut. Il semblait y avoir quelqu’un. Peut-être cette Juliette qui osait contredire Maximilian au sujet de ses théories ? Ou peut-être un autre. La meilleure chose à faire, c’était d’aller vérifier par soi-même.

Et Ambros ne se fit pas prier. Il se jeta comme un gamin dans les escaliers, trébucha plusieurs fois, redescendit sans s’en rendre compte, déchira son beau t-shirt jaune à la gloire du Maître, faillit avaler un nœud papillon imprudent qui voletait dans les environs, et atteignit finalement le bout du chemin. Tout du moins l’eut-il pensé plusieurs fois, car les marches prenaient un malin plaisir à le faire tourner en bourrique. Et c'est uniquement après une bonne demi-heure de débandade qu'il vit la lumière mauve du ciel.

Crois-tu au destin, Omar ?


Une chevelure d’ébène qui ondule, masquant un corps à la peau pourtant aussi claire que la neige. Stature fine et immobile. Silencieuse, surtout, mais les mots manquaient à cet homme qui ne voyait qu’un dos recouvert, laissant dépasser quelques morceaux de tissus. Il ne savait que dire, préférant rester là, à voir. À penser qu’il était le spectateur invisible de cet instant merveilleux. Pourquoi merveilleux ? Il l’ignorait déjà. Ou plutôt ne cherchait-il pas à comprendre ; cela n’était pas nécessaire. Il oubliait tout, absolument tout. Le ciel, le pancake, la théorie de la terre plate, la Solitude, l’ennui, l’exaspération, la peine, et même le silence ; tout. Et sûrement son propre nom. Tout cela était parti, laissant l’espace d’une seule seconde le jeune homme ébahi, vide. Mais vide dans le bon sens.

L’air est sucré. Ambros, muet comme une carpe. Ironie. Briser le silence. Anéantir cette lourdeur qui pèse de plus en plus lourd. Il réfléchit, longuement, quelques secondes, et sortit à peu près la première chose qui daigna lui traverser l’esprit, d’une voix enjouée et démesurément élevée.

« Le jour où le Dieu Truite dominera le monde, il fera taire ce pancake ! »

Simplement. Comme ça. Pas même une salutation, ni même une petite prélude. Ou comment passer pour un fou en moins de trois secondes. Pourtant, toujours abandonné au vide, il ne s’en souciait pas. Il mit presque une minute à se rendre compte qu’elle s’était retournée, projetant son regard vert vers lui, montrant un visage aux courbes délicates. Que dire. Que faire. Ses cils bougeaient, ondulaient. Ses lèvres pourtant ne pipaient mot. L’espace, oui. L’espace d’une seconde, elle semblait belle. Celle d’après, elle était devenue magnifique. Puis, ensuite, splendide. La quatrième seconde, elle était sublime. Pas de mot pour la cinquième. Ni pour la sixième. Ni pour la septième. Ni pour rien d'autre.

L’oppressant besoin de s'exprimer prit le dessus. Son discours habituel revint au jeune homme. Il ne lui manquait plus que la raison qui lui aurait empêcher de le prononcer en de pareilles circonstances.

« Il réduira aussi les impôts ! Et ses discours sont chouettes. Et il peint très bien. Et il sait cuisiner. C’est un vrai pédagogue ! Et il a un bon odorat ; il sait distinguer les frites jaunes des frites bleues. Celles à pois rayés aussi. »
Ce n’était pas la meilleure façon de plaire à l’être aimé. Ni pour engager une conversation d’ailleurs.
Ambros regardait discrètement au loin. La maison du Dieu lui apparaissait. Bien. Si quelqu’un tentait de s’introduire chez lui, il le saurait bien, non ? Donc.

Pourquoi ne pas rester bavarder avec cette étrangère ? Certaines choses nous dépassent, d’autres nous surpassent. Le destin rit très fort, tu lui adresses un sourire en coin. Et tu la regardes.
Elle appartient probablement au panthéon écailleux. N’était-ce pas interdit, dans ce cas ?



Sorry si c'est long et inutile. ;; Je voulais pas faire la demande en mariage tout de suite, parce que ça fait trop. Si quelque chose ne va pas pas, n'hésite pas à me prévenir o/

Bref, j'ai trop hâte que tu répondes ♥



Dernière édition par Ambros Hummer le Mer 30 Jan - 18:42, édité 1 fois
Anonymous
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Jeu 11 Oct - 21:33
Tu es dans ce rêve depuis un moment, et tu es heureuse qu'il ne soit pas encore terminé ! Mais ta déception sera d'autant plus grande quand tu te réveilleras. Tu ne veux pas y penser, donc tu profites. En arrivant en ville, tu as vu ce clocher. Et comme par hasard, tu n'as pas résisté à l'envie d'y monter pour voir ce merveilleux songe de plus haut. Au passage, tu pourrais voir tout ce monde ? Tu montes calmement les marches pendant que le jour décline. Tu entends le son de tes pas qui résonne dans cette tour. Aussi étrange que cela puisse paraître, tu aimes bien entendre ces bruits ! Dans cette tour quelque peu menaçante, ça te rassure. La solitude tu aimes ça, mais tu dois bien avouer qu'être avec quelqu'un peut rassurer dans des moments comme cela ! Enfin, tu ne regrettes pas d'être seule dans ce rêve. Les autres ne sont bons qu'à rendre les choses moroses.

Tu arrives en haut du clocher au bout d'un certain temps. Mais tu as passé tout ce temps à penser ou à chanter, donc ça ne te dérange pas. Tu vois le beau ciel mauve devant toi, et tu surplombes toute une ville. Tu regardes le paysage, silencieuse et ébahie par la beauté de celui-ci. Même ce pancake qui parle devant toi en plusieurs langues ne t'empêche pas d'admirer le reste. Depuis combien de temps n'as-tu pas été émerveillée ? Bonne question, tu avais presque oublié ce sentiment. Mais il est finalement revenu, et pour ton plus grand plaisir. Tu restes de longues minutes à observer cet ensemble, et tu ne remarques même pas que quelqu'un vient d'arriver derrière toi. Cette personne est tout à fait silencieuse, on peut donc comprendre que tu ne l'aies pas entendue.

« Le jour où le Dieu Truite dominera le monde, il fera taire ce pancake ! »

Le son d'une voix te surprend alors que tu ne t'y attendais pas. C'est un homme, depuis combien de temps était-il là ? Tu te retournes vers lui, le regarde avec un air étonné. Tu ne dis rien, tu n'aimes pas parler aux inconnus. Puis pendant une minute, tu réfléchis à ce qu'il vient de dire sans parvenir à y trouver un sens. Du moins pour le "Dieu Truite".

« Il réduira aussi les impôts ! Et ses discours sont chouettes. Et il peint très bien. Et il sait cuisiner. C’est un vrai pédagogue ! Et il a un bon odorat ; il sait distinguer les frites jaunes des frites bleues. Celles à pois rayés aussi. »

Tu commences à comprendre, enfin tu penses. Un homme politique, certainement ? Tu ne savais pas que la politique pouvait exister dans un rêve ! Mais ton imagination aime inventer de nouvelles choses chaque jour, donc ça ne t'étonne pas vraiment. Tu regardes le jeune homme qui te fait face. Tu l'observes. Une vingtaine d'années, l'air naïf mais aussi gentil. Un grand sourire scotché sur les lèvres. Tu as envie de lui faire confiance, mais tu te dis que ce n'est pas une bonne idée. SI ça se trouve, il te veut du mal ? L'habit ne fait pas le moine, dit-on. Cette personne veut peut-être paraître gentille alors qu'elle est tyrannique et sanguinaire ! Ses paroles sont insensées, et tu trouves ça drôle. Sans le laisser paraître, tu gardes une mine indifférente et reste silencieuse.

Spoiler:
Voilà pour ma réponse o/ Un de mes premiers essais à la 2ème personne, j'espère que ça te convient et que ce n'est pas trop nul >.<
Anonymous
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Mer 17 Oct - 21:53




gastronomie

AMBROS & ALICE ▬ CLOCHER ▬ #2

Le silence. Son visage y était semblable. Ne montrant aucun sentiment, aucune expression. Pas de vide non plus ; juste ce voile opaque. On pourrait tenter de s’y introduire, parce que tout mur a une ouverture. Tout du moins était-ce cette théorie brumeuse qui fourmillait dans ton esprit. Une théorie insensée. En même temps, que voulais-tu qu’elle réponde, hein ?

Revenons aux grands classique. Ambros, tentant vainement d’imiter son interlocutrice, la regarda dans les yeux, sans mot dire. Pourtant, était-ce réellement possible ? Il en doutait, car il n’était pas foutu de passer une seconde sans penser à des milliers de chose, à vrai dire. Du classique “éteint-elle la lumière avant d’aller dormir ?” (il a peur du noir, alors il trouve très courageux ceux qui peuvent se laisser aller à lui sans crainte) au farfelu “et dans l’idée où elle mettrait des chaussettes violettes demain, cela voudra-t-il dire qu’elle déteste le vert ?”. Oh, il n’ignorait pas l’inutilité de la chose, mais il cherchait juste à dire quelque chose. Lui poser une question. Écouter sa voix. Et puis, mince, ça le faisait pas d’être attiré par quelqu’un dont on ne connait que le visage !

Sur un ton solennel et flou.

Est-ce que tu sais compter ?

Puis réfléchissant quelques instants. Lui-même avait oublié comment faire, et venait seulement de s’en rendre compte. Après tout, il ne s’était pas senti obligé de le faire, sa vie ne tournant qu’autour d’un seul et même pôle. Que dirait-elle lorsqu’il lui annoncerait qu’il n’était même pas capable de dire combien chaque main possédait de doigts ? Ambros n’était pas encore assez perspicace pour deviner qu’il vaudrait mieux changer de sujet ; autant être franc.

Moi, je crois pas, mais en fait c’est pas grave ! Il suffit de savoir compter jusqu’à 1, pour savoir qu’il n’y a qu’un seul grand dieu truite dans l’univers, et le tour est joué !

Grand sourire au lèvres, bras déployés pour illustrer la phrase, yeux remplis d’étoiles. Comme à chaque fois qu’il évoquait Maximilian. À ses yeux, ce dernier était très sûrement le meilleur sujet de conversation au monde ; puisque tout le monde l’aimait forcément, et voulait impitoyablement louer ses vertus à longueur de journée. Le jeune homme était ainsi furieusement convaincue qu’Elle connaissait et adulait le meilleur peintre de tous les temps !

Et puis, tu savais que le Maître adore les croissants aux amandes acides et vertes ? Certes, pas autant que les tomates-poulets que ses sujets lui donnent gracieusement pendant ses prises de parole matinales, mais je suis sûr qu’il en raffole. Par contre, je pense qu’il ne supporte pas les gelées.. alors que ça passe super bien au grille-pain-marmote-à-ressort-qui-grille-quand-on-lui-gratte-le-menton, c’est dommage ! Du coup, quand je lui prépare ses tartines, le matin, je mets plutôt du liquide vaisselle aux senteurs de jasmin. C’est suuuper bon, en fait ! Il les mange pas toujours, parce qu’avec les six croissants, les dix-huit briochettes à l’orange et les trente-quatre kiris que je lui prépare (nb: bien sûr, il n'en a aucune idée), il a de quoi se remplir le ventre, mais à son visage ça se voit, qu’il pourrait pas vivre sans. Au fait, je pense qu’il fait une intolérance au Firtousse - un plat inventé par moi-même -, du coup je devrais changer de dessert, non ? Toi aussi tu penses que c’est une bonne idée ? … Si c’est toi qui le dis, je vais le faire.. Mais pour mettre quoi à la place ? Il faut de la nourriture digne d’un dieu pour un homme aussi divin !

Et ENFIN, Ambros se tut. Certes, la trêve serait de courte durée, mais cela donnerait probablement l’occasion à la jeune fille d’en placer une.

Ou de partir en courant pour échapper à ce dégénéré ?

Je plains Alice xD (parce que si elle le fait pas taire, il peut très bien continuer pendant une heure là-dessus)

(mais non, t'inquiète, j'ai pas oublié le but principal du RP ♥ c'est juste qu'il faut bien l'y amener petit à petit)

[/quote]
Anonymous
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Dim 28 Oct - 16:29
Tu fixes le jeune homme pendant quelques minutes, alors qu'il ne parle pas. Ce silence ne te pèse pas du tout, il te permet d'examiner à nouveau la personne que tu as en face de toi. Et cette personne, tu ne peux pas t'empêcher de penser qu'elle a un air vraiment gentil. Mais pourquoi penses-tu cela, alors que tu es en général la première à dire que les gens sont tous de mauvaise foi ? Si on te le demandait, tu n'arriverais même pas à dire ce qu'il avait de différent. En même temps, tu ne le connais pas assez pour le dire.

A ce moment, tu hésites entre fuir et rester. Tu décides de rester encore, mais en ne disant rien. Le silence vaut mieux que des longs discours, surtout avec toi. Et puis fuir ne t'apporterait rien, tu es même persuadée que tu tomberais dans les escaliers en essayant de les dévaler à toute vitesse ! Au pire, il serait lassé de ton silence et partirait de lui-même.

Est-ce que tu sais compter ?

Tu hésites à répondre à la question du jeune homme. Bien sûr que tu sais compter ! Tu es même certaines de pouvoir compter jusqu'à l'infini. On te l'a appris à l'orphelinat, comme tout ce que tu sais d'ailleurs. Mine de rien, tu sais beaucoup de choses, même si tu n'aimes pas trop en parler. Puisque tu n'aimes pas parler tout court ! Avant d'avoir pu dire quoi que ce soit, ton interlocuteur reprend :

Moi, je crois pas, mais en fait c’est pas grave ! Il suffit de savoir compter jusqu’à 1, pour savoir qu’il n’y a qu’un seul grand dieu truite dans l’univers, et le tour est joué !

Après une très courte pause, le jeune homme recommence à parler. Il te fait un long discours sur le déjeuner d'un certain "Maître". Tu n'es pas plus avancée que tout à l'heure, et tu te demandes bien de qui il s'agit ! Tu as bien du mal à imaginer qu'il puisse s'agir d'un homme politique après y avoir réfléchi. Peut-être un roi, ou même un dictateur qui a pour but de dominer ce merveilleux rêve ? Ce serait trop bête que ce songe devienne une dictature. Tout ce que tu sais, c'est que le jeune homme en face de toi le connaît, et à l'air de beaucoup l'apprécier. Tellement que le discours n'en finit plus, et tu demandes s'il se finira un jour. Mais tu l'écoutes attentivement, parfois même en te retenant de rire. Mais pourquoi as-tu envie de rire, alors que d'habitude tu doutes de tout le monde ? C'est que lui a l'air sincèrement gentil.

Soudain il s'arrête de parler, et termine sur une question qu'il te pose. A propos du dessert que l'on pourrait servir au "Maître". Sauf que toi tu ne le connais pas, et tu n'as donc aucune idée de ce qu'il aime. En plus, si c'est un dictateur qui veut dominer le monde et faire le mal, il ne mérite pas un bon dessert. Tu réfléchis tout en restant silencieuse, puis tu te demandes pourquoi tu réfléchis à ça. Tu ne croiseras certainement jamais cette personne de ta vie ! Mais pour ne pas vexer ton interlocuteur, tu y songes quand même. Il veut un dessert divin pour une personne divine. Tu ne connais rien de divin, comme dessert ! Tu dis juste quelques mots, afin de répondre à la question.

"Eclair au chocolat, c'est mon dessert préféré."

Tu dis cela avec un ton détaché, mais pas froid. Tu n'as pas envie de rendre triste ce jeune homme à l'air si gentil. Certes ce que tu as proposé n'est pas aussi original que tout ce qu'il t'a dit, mais autant être sincère. Tu n'allais tout de même pas inventer un dessert comme ça ! Tu n'es pas magicienne, après tout.

Spoiler:
Voilà voilà, une petite réponse avant de partir chez Minami o//
Folie d'Esquisse
Messages : 785
Date d'inscription : 24/06/2012
Folie d'Esquisse
Sam 3 Nov - 13:52
La Folie est amusée. Bien joué, dessinateurs, vous avez réussi à la complaire... un temps soit peu.

Soudain, un vent fort traverse la place du clocher, et Alice revêt un costume de magicienne, baguette à la main. Tout ce qu'elle touche se voit transformé en... éclair au chocolat ! De quoi la satisfaire ; en revanche, Ambros est, à son tour, vêtit... d'un costume d'enchanteur cette fois-ci ! Or, tout ce qui entre en son contact se voit métamorphosé en éclair au café...

Voyez ça comme un gage de remerciement, et rien d'autre. Et la Folie ricane.
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Mer 30 Jan - 18:47




foudre et éclair

AMBROS & ALICE ▬ CLOCHER ▬ #3


Il reprenait son souffle pour un nouvel assaut.

Ambros était sociable. Très sociable. Et c’était là le problème ; combiné à son comportement excessif, cela constituait un cocktail explosif. Cette fille, en plus, elle était jolie ; elle avait beaucoup de cheveux, de très longs cheveux, et très noirs. Ses yeux disaient plein de belles choses qu’il ne pouvait pas comprendre, et dont il ne pouvait rien dire, sauf qu’elles étaient belles ; et puis c’était une fille, ce qui en soit était déjà… déroutant. Ça ne pensait pas vraiment pareil, ça pouvait faire plusieurs choses en même temps, c’était raffiné et délicat. C’était pas comme lui, plutôt son exact contraire, à lui qui ne comprenait pas que l’on ait besoin de réfléchir.

Et elle aimait les éclairs au chocolat. Une valeur sûre. Le même champ lexical que ce mot qu’il n’osait ni écrire ni prononcer, de peur de s’avouer quelque chose à lui-même. Un mot qui vous frappait en plein cœur et qui, après vous avoir fait mal sur le coup, vous remplissait pourtant d’ambition, mais d’une motivation tellement différente que celle à laquelle il aspirait, tellement exotique à son esprit, qu’il n’oserait pas l’accepter. Qu’en aurait-on dit, autour, s’il l’avait dit ? Comment aurait-on réagit, si l’on avait appris qu’il était amoureux d’une inconnue ? Qu’aurait-dit Maximilian ? (encore, l’avis des autres, il s’en fichait bien, mais le dieu Truite…)

Que répondre, surtout ? Des éclairs, il voulait lui en cuisiner une centaine, voire des milliers, parce que si elle avait dit que c’était son dessert préféré, cela ne pourrait que lui faire plaisir d’en dévorer. Il les lui servirait sur un petit plateau, là, comme ça, il les lui porterait à la bouche, la regarderait les manger, lui essuierait la bouche quand elle aurait fini, irait lui en servir un autre, et… Non, il ne ferait pas ça. Parce qu’il aurait l’air bête, et qu’il l’était déjà assez. Et qu’il ne saurait pas quoi dire. Donc qu’il ne dirait qu’une phrase encore plus bête.

« C’est une bonne idée ! Je les adore aussi. »

Non, il n’aimait pas les éclairs. Il ne pouvait pas les supporter. Parce qu’ils lui faisaient, désormais, uniquement penser à son interlocutrice, et parce que ce n’était pas bon pour la santé. Mais si elle aimait les éclairs, la demoiselle, alors ne pouvait-il pas les apprécier aussi ? D’ailleurs, il l’aurait bien invitée à en manger un, parce qu’il avait peur qu’elle tombe, mais le paysage décida qu’ils feraient autre chose.

Le vent souffla. Fort. Très fort. Il réprima un hurlement terrifié, que seule la volonté de ne pas paraître plus peureux qu’il ne l’était déjà pût contenir, et voulut profiter de l’occasion pour « porter secours » à la jeune femme. Sauf que le climat, décidé à lui pourrir sa vie et sa relation juste naissante, revint à la normal ; et il ne parvint qu’à manquer une chute depuis le haut du clocher. Qu’avait-il donc fait au Dieu Truite pour que celui si soit autant en colère ?

Il n’y aurait pas matière à négociation, cependant, puisque, désormais, c’était au tour des vêtements de leurs jouer… des tours. Ambros et sa charmante camarade d’infortune troquèrent leurs apparats de ville pour des costumes tous droits sortis d’un Disney. Autant, elle, ça lui allait bien, c’était adorable, et il aurait bien voulu en faire une photo. Autant lui, ça ne l’enchantait pas plus que ça… c’était le cas de le dire. Mais ils étaient assortis. Et ils étaient face à un problème, en quelque sorte, donc elle resterait avec lui, potentiellement.

« Je sais ! Et si on…. »
À ce même moment, alors qu’il s’avançait en direction de la jeune femme, il trébucha sur une feuille (quand je vous disais que le paysage était contre lui) et s’affala misérablement par terre. Il découvrit quel était l’autre effet de sa chouette tenue d’enchanteur. Le clocher adopta une texture molle, gigota….




Après cinq bonnes minutes d’adaptation qui avaient bien été nécessaires, Ambros se rendit à l’évidence. Il ne savait pas ce qu’il s’était passé, il ne préférait pas savoir en fait, mais il était assez intelligent pour comprendre que le magnifique clocher qui surplombait la ville n’était plus… qu’un éclair au café. Un gigantesque éclair au café, plus grand encore qu’une grande roue. D’un moment à l’autre, il menaçait de tomber, et de les écraser – non seulement lui, mais surtout elle, qu’il venait tout juste de rencontrer – violemment contre le sol.

Leur seul espoir ? Un troupeau de vaches-dauphins-pélicans à crinières de lions, fier escadron de dix unités qui nageait paisiblement dans les cieux. Attirés par la nourriture, ils s’étaient précipités sur eux, et s’ils ne les déchiquetaient pas au passage ils pourraient potentiellement les aider à quitter le haut du clo---… Enfin de l’éclair géant. Et puis, ils devaient bien avoir été envoyés par le Dieu Truite, hein ? Cela ne pouvait être autrement, alors ils ne pourraient pas leur faire de mal.

« Le Dieu Truite nous envoie des renforts ! Quand ils arriveront près de nous, accroche-toi bien à moi !! »

Bien sûr, il avait rajouté la dernière phrase dans un tout autre intérêt que celui de la précédente. Et il en rougissait déjà dans son coin, parce qu'en fait, il n'y connaissait rien. Comme d'habitude.



Désolée du retard monstrueux, en fait j'ai enchaîné manque d'inspi, pause RP, oubli, priorités IRL, flemme, tout ça.. D8 Bref, en plus c'est naze - ambros a totalement changé de personnalité, mais bon... - et je n'ai toujours pas fait la fameuse demande, maiis bon.
J'espère que ça te plaira quand même un peu.... ;_;

D'ailleurs libre à toi de changer mon perso en éclair, heheh.
Et ce pauvre clocher redeviendra normal.
Normalement.

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