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Structure mobile et cartes quantiques

Stilgar
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Stilgar
Sam 29 Mai - 18:52
__-Après quelques recherches, Amundsen se retrouva en possession d’un certain nombre de pierres ressemblant au poids et à la forme de son projectile final. Cela avait imposé d’alourdir la charge explosive de petites pierres pour qu’elle correspondît au poids des leurres utilisés pour l’ajustement balistique, plus massifs. On avait ainsi pu voir Amundsen scruter et soupeser avec attention divers cailloux, un carnet griffonné de calculs et de paraboles en main. Après avoir maugréé tout son content, il parvint à obtenir tout ce qui était requis pour commencer les tirs. Et il arriva au passage à la conclusion qu’il devrait se procurer des appareils de mesure de trajectoires, de télémétrie, de mesure des masses, de dynamométrie… et un ordinateur, accessoirement. Tout faire à la main comme un mathématicien abbasside avait un certain charme, mais manquait cruellement de praticité.
__-Amundsen grimpa alors sur le dos de Gertrude et commença à éprouver l’élasticité de la fronde. S’il avait eu un peu de temps, il aurait coupé des lanières encore plus fines et les aurait tressées, puis aurait taillé une cuiller en cuir où placer le projectile. Tant qu’à faire, utiliser deux cordes reliées à quatre points et un système de levier pour automatiser la traction et donc la rendre plus stable. Et aussi faire un stabilisateur avec un contrepoids et un système de poulies, pour compenser les infimes mouvements de Gertrude. Et pourquoi pas un viseur laser, tant qu’il y était. Amundsen avait eu vent d’Objets appelés les lumiaces, cousines des lumigots, qui projetaient depuis leurs antennes un faisceau vert concentré, aveuglant les prédateurs.
__-Les idées pour améliorer son équipement étaient sans fin, mais tout ceci requérait des moyens. Qui seraient sûrement acquis après avoir obtenu le trésor contenu au sein du viverre.
__-Une alléchante perspective qui motiva Amundsen à passer plus de temps à faire en sorte d’obtenir sa récompense qu’à composer la liste des choses qu’il se procurerait une fois celle-ci en poche.
__-À ceci près que Carmen l’interrompit.
__-« Euh, non. Je l’ai laissé derrière moi quand j’allais construire la corde. Bah, il sait où nous sommes. Et s’il s’est perdu, il entendra l’explosion. »

__-Les tests balistiques se déroulèrent assez bien. L’absence de vent et l’extraordinaire docilité de Gertrude, en dépit du fait qu’on l’utilisait comme support à un lance-pierre géant, facilitèrent les tirs d’Amundsen. Le fait que Toklo se fût levé pour caresser le bois verni de sa monture et ainsi la rassurer avait aidé. Le pauvre Objet ressentait une secousse à chaque tir qui partait, quand l’énergie cinétique qui n’avait pas pu être imprimée dans le projectile était renvoyé dans son dossier.
__-« Allez ma douce, c’est bientôt fini.
__-Vous ne sauriez pas si bien dire, c’est même mon dernier tir. »
__-Amundsen ferma les yeux. Souffla, invoqua Dieu en un chuchotement, les rouvrit, ajusta sa position et tira. La bombe décrivit une élégante parabole et se ficha dans le viverre. Si celui-ci avait des sentiments, il aurait été bien agacé de recevoir des pierres fort indigestes depuis quelques minutes. À l’inverse, on aurait presque pu percevoir une forme de contentement, alors que ses pseudopodes translucides s’infiltraient dans la structure de la bombe, passant entre les poids, les sacs à baies-shrapnels. Bientôt, elle disparut sous la masse informe. Puis il y eut un bruit sourd. Le Viverre fut soudain pris de convulsions, qui se répandaient comme des ondes de choc, de plus en plus violentes.
__-« Hm. »
__-L’échantillon qui leur avait permis de découvrir la propriété des baies.
__-Il avait explosé.
__-Une explosion suffisante pour blesser Toklo, avec une si petite quantité.
__-« Hm. J’aurais dû y penser plus tôt. Courrez ! »
__-Amundsen sauta sur son gélatinomadaire et lança un « Hue ! » avant de se rendre compte qu’il serait allé plus vite en courant lui-même. Et puis, son destrier était probablement le seul organisme qui ne risquait rien, vu qu’un éclat pouvait le traverser sans que cela ne le troublât, et sa structure gélatineuse absorbait l’énergie cinétique de tout ce qui tentait de le traverser. En revanche, Gertrude et les deux Dessinateurs devaient se mettre à l’abri. Les murs risquaient d’être soufflés par l’explosion, comment se mettre à couvert dans un environnement qui allait s’effondrer…
__-Oh, mais oui.
__-« Non en fait, ne bougez pas ! Retenez votre souffle ! »
__-Amundsen fit foncer Généova sur Carmen, Toklo et le boquetosier. Son plan était de faire avaler les trois à sa monture, pour les mettre dans une sorte de bouclier antisismique et anti-éclats géant. Une fois à l’intérieur, ils pourraient être propulsés sur plusieurs dizaines de mètres dans les airs, cela n’aurait aucune importance.
__-Quant à lui, il plongerait dans son destrier le temps de l’explosion.


Dernière édition par Stilgar le Jeu 1 Juil - 16:56, édité 2 fois


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Sam 19 Juin - 16:46


S’il s’est perdu… S’il s’est perdu… Pas certaine que ce scientifique ait inventé le fil à couper l’eau chaude. Son comparse ne reviendra pas, ou alors une fois qu’on sera tous morts pour piller nos cadavres. A tous les coups il est en train de préparer un piège pour récupérer l’artefact que nous convoitons.

Enfin, je ne vais rien dire, parce que si je commence à parler, je sens que je ne pourrais plus m’arrêter. Toute cette expéditions prends des proportions de grotesque que je ne pensais pas atteindre un jour. Finalement j’aurais peut-être du accepter que l’autre cyantifique me dissèque un peu, j’aurais eu des chances plus raisonnables de m’en sortir. En attendant je ne peux que regarder l’homme exciter le verre. Sérieusement, à un moment la bestiole va juste se venger. Je commence tranquillement à préparer le départ, je vais aller rejoindre la team de ceux qui veulent survivre.

Enfin, c’était ce que je pensais faire AVANT que tout ne se mette à exploserr, le pauvre Toklo (qui est bien moins chiant quand il s’occupe de quelqu’un d’autre que de lui) vient de se faire entailler la peaumette par l’explosion de l’échantillon de viverre… Et ça ne présage rien de bon pour le reste d’entre nous, quelque-chose me dit que la végétation qui semblait nous protéger jusqu’à présent ne fera plus long…

BADABOUM.

Tout s’arrête, se fige. Se. En fait je ne sais pas ce qu’il se passe, la déflagration m’a laissée assourdie, et j’ai du mal à comprendre ce qu’il se passe. Je crois que je suis encore entière, je crois quand Généova nous fonce dessus, la rencontre de son poids avec tout le reste des projectiles n’est pas des plus fameux. Elle est bien moins transparente qu’au prime abord… Mais tout le monde semble avoir survécu. Je crois.

« Vous êtes vivants ? »


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Jeu 1 Juil - 17:32
__-Le souffle de l’explosion propulsa le gélatinomadaire, plus si placide que ça alors qu’il fendait les airs tel un boulet de canon.
__-Bref mais intense, et après trois rebonds qui soulevèrent l’estomac d’Amundsen, le vol des explorateurs s’acheva enfin. Étant plutôt habitué à fendre les airs et être secoué dans tous les sens du fait de son activité de fromineur, Toklo vécut le vol moins mal que les autres. Il sortit le premier du gélatinomadaire et en tira Carmen, son bouquetosier et enfin Amundsen. Généova était dans un mauvais état. Il avait dû ingérer trois corps étrangers et leur servir d’airbag, un métier bien peu enviable. Il pouvait bien sûr se régénérer, mais l’entrée et la sortie des explorateurs de son corps avait pour ainsi dire déchiré sa structure interne. Le pauvre était désormais grevé de trous béants. La violence du choc l’avait en sus fortement aplati. Le traumatisme de l’explosion l’avait laissé tout tremblant d’effroi et de stress.
__-Après avoir vidé le contenu de son estomac non loin, Amundsen alla réconforter sa monture. Il lui retira sa selle, ses épais bagages – ou du moins, ceux qui n’avaient pas été éparpillés – et parvint à trouver quelques sachets de poudre à flan, le met préféré de Généova. Celui-ci les avala avec enthousiasme, mais bien plus de peine qu’à l’accoutumée.
__-« Mon pauvre ami… Sois sans crainte, je ne te redemanderai plus rien. Quand nous serons revenus en ville, tu auras droit à une triple ration. »
__-Ce n’était pas comme s’il y avait encore grand-chose à transporter de toutes façons. Les affaires du cyantifique étaient éparpillées aux quatre vents. Mais au moins, ce que confirmèrent Toklo et ses jumelles, le viverre avait disparu. À la place, il n’y avait qu’un énorme cratère et des débris un peu partout. Sur probablement des kilomètres, les retombées de l’explosion avaient ravagé la structure du Labyrinthe, qui ressemblait désormais plus à une ruine aplanie. Amundsen ne connaissait que trop ce paysage de désolation qui s’offrait à eux désormais. Il avait vu des villes bombardées, des champs retournés, des rivières anéanties, des forêts éparpillées. En un instant, le complexe enchevêtrement de murets, grottes, arbres, fourrés et structures diverses, la singulière beauté chamarrée de ce coin de Labyrinthe, avait été réduit à une plaine de débris.
__-« Nous pouvons remercier Dieu d’être encore en vie. »
__-Rester trop longtemps inactif l’aurait rendu mélancolique. Amundsen remis son sac sur ses épaules.
__-« La voie est libre, maintenant. Je dois laisser Généova ici pour qu’il récupère, mais aucun risque de la perdre, vu qu’il n’y a plus d’obstacles qui se dresse encore devant nous. En avant, compagnons. J’espère que Lamark aura trouvé un abri à temps. »
__-Toklo voulut commenter, mais préféra encore ne rien dire – une fois n’est pas de coutume. Son bouquetosier était chancelant, mais pouvait encore marcher. Il le suivit docilement.


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Ven 25 Mar - 18:58

C’est plus Généova que nous devons remercier cette fois… Mais l’expérience m’a appris de ne jamais chercher à contredire un homme de foi, il vaut mieux le laisser parler et faire ce que l’on désire que de le contredire. En l’occurrence, ce que je désire se résume à un bon bain. Comprenez que, c’est plus que désagréable de se retrouver immergée dans un bloc de gely et d’en ressortir. J’ai l’impression d’être couverte de confiture… Lever les yeux au ciel et soupirer, ça j’ai pas pu m’en empêcher. Peu de chance qu’on retrouve Lamark et c’est tant mieux.

C’est en fermant nos bouches et en échangeant un regard entendu que nous prenons la suite d’Amundsen.

« Tu ne penses pas qu’on devrait se tailler et le laisser seul avec ses délires ? »
me demande le fromineur alors que le cyantifique nous précèdes d’une dizaine de pas.

J’avoue que l’idée m’avait bien traversé l’esprit mais je l’avais laissée filer, car il y avait une chose dont j’avais plus besoin que d’une douche.

« Je reste pour l’antisablier. »


Certaines choses valent le coup que l’on se batte pour elles.

« Grand bien te fasse, j’te dis donc à la revoyure, j’ai encore bon espoir de rentrer vivant. » il me fait un clin d’œil et tire sur les rênes du bouquetosier, lui faisant exercer un demi-tour, il prend la direction le rapprochant de ce que l’on imagine être l’enceinte du labyrinthe.

Les hommes. Je vous jure. Pas un pour rattraper l’autre. Sitôt qu’on s’y attache et qu’on perd son temps à s’occuper d’eux, ils prennent peur et se carapatent. J’accélère le pas pour rejoindre Amundsen.

« Dis vous pensez pas qu’il faudrait aussi de l’eau pour que Généova se reforme comme il faut ? »


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Ven 8 Juil - 17:44
__–Devant le cratère, Amundsen se sentit assailli de sentiments contraires.
__–La raison de son arrivée se dévoilait sous ses yeux. Un peu excentré, se tenait un cube de deux mètres sur deux mètres, en ce qui semblait être du marbre, quoique tout à fait blanc et sans les caractéristiques nervures qui font la beauté de cette pierre. Cela ressemblait fort au trésor qu’il convoitait, ou du moins au coffre dans lequel il était contenu. D’ici quelques pas, il pourrait le toucher et rentrer en ville.
__–Mais à part ce singulier objet, ou plutôt monument vu sa taille, il n’y avait plus rien de dressé dans ce paysage lunaire, sinon des débris. Et aucun ne miroitait comme le verre. Le compagnon de Lamark avait pu quitter ce monde et en rejoindre, peut-être, un meilleur. Dans le fond, Amundsen s’était toujours figuré être déjà dans la meilleure des réalités possibles, mais le sort de l’infortuné Mohammed et sa disparition violente avaient été un cruel rappel que ce n’était en rien le cas.
__–Il se retourna. Toklo avait disparu. Carmen lui parlait. Généova n’avait vraiment pas l’air bien.
__–« De l’eau, c’est une bonne idée. Reste à en trouver… »
__–Bien sûr, il en avait emporté en quantités plus que suffisantes, mais elle avait été répandue dans l’explosion. Amundsen n’avait plus que sa propre gourde, qu’il gardait toujours sur lui. Il ne se souvenait pas être passé par une source lors du voyage. Peut-être Carmen et lui pourraient-ils survivre au voyage du retour avec de si maigres rations, mais il n’en était rien pour Généova.
__–« J’ai bien peur que la seule manière de le sauver, pour le moment, soit de le placer dans l’antisablier. Il le protégera au moins le temps pour nous de revenir en ville. »
__–Et maintenant, restait la question de Toklo… Était-il parti chercher du secours, de l’eau dans les environs, ou avait-il eu une urgence personnelle ? Bah, sûrement était-ce là un comportement typique de Dessinateur, qui bien rarement s’intéressaient aux merveilles cyantifiques de ce monde. Abandonner alors qu’ils touchaient au but n’était, dans cette perspective, pas si étonnant.
__–Tout de même, d’abord Lamark, maintenant Toklo, la liste de ses compagnons de route s’amenuisait. Le vrai trésor ne serait sûrement pas l’amitié.
__–« Venez, aidez-moi à ouvrir cet étrange compartiment. »
__–Et il commença la descente.


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Ven 8 Juil - 21:11


Le placer dans l’antisablier ? Pourquoi pas, l’idée semblait ingénieuse, comme le sont souvent les idées qui ne nous ont pas effleurées et nous apportent pourtant la solution à nos problèmes actuels. L’ombre hoche la tête. Elle l’incline à nouveau pour acquiescer quand il lui demande de l’aide pour ouvrir l’emballage de l’antisablier.

La boite semble faite de marbre, mais son contact n’est pas celui froid et inerte qu’elle escomptait. Non. C’est une chair palpitante et chaude dont le toucher la fait sursauter. Elle grimace quand elle voit la ligne de césure qui ceint l’objet. Infime et peu creusée, elle la sent du bout des doigts et la devine en plissant les yeux plus qu’elle ne la voit vraiment. Elle y enfonce ses ongles, un bruit strident retentit et elle retira vivement ses mains de la peau de l’objet.

« Je… Je crois que je lui fait mal… »
dit-elle hésitante.

A l’endroit où s’étaient plantés ses ongles coulait maintenant un sang fluide et coloré. Elle grimaça. Elle se signa, et regarda le cyantifique.

« Est-ce que vous croyez que du sang pourrait convenir à Généova ? »


Elle se signa à nouveau. L’idée même de ce qu’elle avait énoncé la dérangeait. Oh, ce n’était pas tant le fait de blesser un être doué de vie, quoi cela puisse signifier, qui la dérangeait. Elle avait toute sa vie mangé de la viande (sauf dans des périodes de disette ou elle avait rêvé manger de la viande…), et elle avait intériorisé que pour survivre elle avait le droit de tuer des animaux vivant mais non animés. Non, ce qui la gênait, c’était le fait de ne pas être certaine que l’objet n’était pas animé…


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Dim 17 Juil - 5:54
__–Amundsen inspecta l’étrange cube.
__–C’était effectivement un être vivant. L’option de le tuer était toujours envisageable. Après tout, il n’avait réagi que par un cri à l’agression de Carmen. Avec de quoi se boucher les oreilles, ils en auraient probablement fini de cet Objet avant que celui-ci ne pût les terrasser. Généova n’avait pas d’oreille à boucher, bien qu’ayant une ouïe, mais il n’avait pas réagi au cri, ce qui laissait à penser qu’il n’en souffrait pas. En l’absence d’organes à abîmer, cette entité cubique ne pouvait lui causer aucun réel dommage.
__–En revanche, après avoir détruit le Labyrinthe, perdu deux compagnons au passage et très gravement blessé le plus fidèle d’entre eux, Amundsen était las du recours à une approche violente pour aujourd’hui.
__–À part cette fente, le cube ne comportait aucune bouche ou autre muqueuse qui aurait permis d’interagir avec elle. Mais alors qu’il inspectait sa base, espérant voir sur quoi il reposait, Généova répondit de lui-même à la question de Carmen en s’approchant de la plaie et en s’y frottant. Le sang passa dans son corps, où il se mit à être lentement dissout. Il était visiblement fort au goût du gélatinomadaire, qui s’y collait de tout ce qui lui restait de corps.
__–Intrigué d’à quoi pourrait ressembler la suite, Amundsen défit les sangles qui retenait la selle et les diverses sacoches et malles que supportait Généova. Ainsi libéré, celui-ci se pressa encore plus contre le marbre chaud. Petit à petit, il le recouvrait et aspirait encore plus de son sang. La douleur ne devait pas être très intense – les sucs gastriques de la monture d’Amundsen n’étaient pas conçus pour dissoudre quoi que ce soit en moins de plusieurs heures – mais suffisante pour susciter un léger gémissement au cube.
__–« Je ne l’ai jamais vu comme ça. Même son flanc préféré ne lui suscite pas un tel enthousiasme. »
__–Enfin, le temps qu’il finît son ouvrage, on en avait encore pour un bout de temps.
__–« Carmen, je vous propose de camper ici. Le décor n’est pas enchanteur, mais au moins il est calme. »
__–Et pour cause, toute forme de vie aux alentours ayant été pulvérisée.
__–« J’ai de quoi monter des tentes, des sacs de couchage… et des boules quies. Il faudra bien une nuit pour que Généova finisse de digérer cette créature. Et nous devrions manger, nous aussi. »


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Dim 31 Juil - 3:09
Lamarck ne s’était pas perdu.

Lorsque l’opportunité s’était présentée à lui, il avait seulement fait ce qu’il savait faire de mieux : fuir les situations difficiles. S’il avait réussi à convaincre un collègue et les Dessinateurs qui l’accompagnaient de réparer son erreur à sa place, il n’avait pas réussi - malgré tous ses grands airs - à mobiliser le courage qu’il lui faudrait pour y participer aussi. Aussi avait-il attendu que leur plan atteigne un semblant de crédibilité pour prendre la poudre d’escampette, en espérant trouver rapidement le chemin vers la sortie du Labyrinthe.
Dans sa fuite, chaque pas était plus lourd que le précédent, et chaque pensée qui lui venait un souvenir qu’il échouait à écraser. Avait-il toujours été aussi lâche, même avant de rejoindre les cyantifiques ?

Son supplice fut perturbé par un grondement qui se rapprocha brutalement de lui. Il se retourna, juste à temps pour être secoué, puis projeté en arrière, par l’explosion qui résonnait jusqu’à lui.

De loin, la mort du Viverre avait tout l’air d’un coucher de soleil.
Un bref dôme de lumière sous le ciel rose, qui l’éblouit avant de disparaître aussitôt qu’il était advenu, ne laissant pour preuve que des terres abîmées et des grains de riz répandus sur le sol.  
Ces trois-là n’avaient pas fait les choses à moitié.

Puisqu’il avait fui assez tôt, Lamarck y avait survécu, quoi qu’assez amoché. Avec la quasi certitude que le travail était fait. Peut-être même que les artificiers en herbe avaient succombé à leur propre dispositif, ou qu’ils seraient assez faibles pour qu’il puisse leur reprendre son précieux sous leur nez. Précieux dont il était d’ailleurs assez curieux d’analyser l’état après avoir passé autant de temps dans l’estomac d’un Objet, puis avoir été au centre d’une explosion de cette envergure. Son étude lui vaudrait sans doute bien des éloges dans la communauté cyantifique, plus que tous ses travaux ne pouvaient en espérer.

Mais cette idée même, aussi tentante soit-elle, impliquait de marcher sur un cadavre. Quelque chose dont Lamarck se savait incapable.
Il se retourna, laissant derrière lui ses notes, ses échantillons, sa blouse, et toute les traces du sang qu’il avait en partie sur les mains.
Ni Amundsen, ni Carmen, ni tous ceux qui s’intéressaient à la catastrophe du labyrinthe et à la légende du Viverre n’entendirent parler de lui, sauf dans d’obscures rumeurs qui ne purent pas être confirmées. Peut-être était-il mort, revenu parmi les Dessinateurs, ou simplement passé à un autre nom.


De leur côté, les deux principaux protagonistes avaient mis la main sur un Objet qui n’allait pas manquer d’attiser les convoitises. Sous la carapace organique qui fut lentement absorbée par Généova apparut ce qui ressembla d’abord à un bloc de cristable, comme on en trouvait en grande quantité dans l’Univerre. Un cristable qui paraissait, de façon étrange et paradoxale, comme mélangé à la seule mixture qui le faisait fondre instantanément : l’incohérence liquide, dont les éclats étoilés luisaient sur la surface translucide. L’ouverture, qui semblait maintenue par une colle de cristable ordinaire (et devait probablement être refermée très soigneusement à chaque utilisation), donnait sur un intérieur des plus ordinaires, de la taille d’un placard, dans lequel se trouvaient des échantillons en tout genre et une sorte de petit buisson sur pattes amical, qui avait dû être un spécimen au hasard abandonné là par Lamarck.

On ne pouvait pas construire d’objet capable de résister aux Tempêtes.  Seulement avoir la chance d’en trouver un, et le mettre à l’épreuve assez longtemps pour constater qu’il possède bien cette propriété. S’il paraissait n’avoir de valeur que pour les cyantifiques qui étudiaient la question, nombre de personnes en Ville étaient en fait particulièrement intéressées par la possibilité de garantir leur survie (ou celle de leurs effets personnels) en cas de Tempête sur la cité, et ils pouvaient basiquement l’échanger contre n’importe quoi qui ait de la valeur dans l’Esquisse, y compris des faveurs qui ne devraient même pas avoir de prix. Une carte assurément intéressante, surtout dans les temps qui s’annonceraient bientôt.

Mais pour l’instant, la nuit tombait. Sur leur journée. Sur leur aventure qui avait éraflé si profondément le labyrinthe qu’il mit plusieurs jours à paraître s’en remettre, de nouveaux paysages prenant forme sur les débris des anciens.
Un certain nombre d’astronomes en herbes, d’aventuriers de passages et de spécialistes du Labyrinthe avaient été surpris par ce crépuscule qui n’aurait pas dû être et aussitôt recentré leurs efforts sur l’étude de ce phénomène étrange. Que Carmen et Amundsen aient choisi de se cacher avec leur trésor pour ne pas être reconnus, ou que leur nom et leur visage soit désormais associé à toute cette affaire, toujours est-il que l’Esquisse s'en souviendrait, et qu’un mois plus tard, on conterait encore la légende du Viverre dans les tavernes…



Voilà, c'est officiellement ma dernière intervention dans ce post ! (après une suite d'évènements chaotiques où vous avez bien mieux joué les MJ que moi, pardon pour vous avoir ralenti et GG ;; )  
À vous de voir ce que vous faites de l'objet, si vous le cachez ou pas, si vous avez déjà levé le camp au moment où les premiers curieux arrivent pour étudier le phénomène ou si on connaît cette légende avec les noms de vos personnages. (Vous pouvez me dire ça en HRP si vous avez la flemme de faire un post, que je sache sous quelle forme je peux réutiliser la rumeur)
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