Devant le Laboratoire

Kaoren
Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
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Kaoren
le Sam 1 Fév - 10:30
« Kaoren. »

Si la façon dont il devrait s’appeler demeure incertaine à ses yeux, il n’attache pas autant d’importance à celle dont les autres l’appelleront. C’est sans sourciller ni bégayer sur un phonème qu’il parvient à énoncer son nom de toujours, la tête haute comme ne s’adressant qu’à son interlocutrice la plus "humaine".

Le caractère prosaïque de sa situation s’est réinstallé progressivement durant le discours de cette dernière. Le Laboratoire, l’exploration, la fuite devant un ennemi déposé là par le mauvais vouloir de l’Esquisse ; les mêmes préoccupations qu’avait encaissées Kaoren au soir du jour précédent. Et puis la sagesse de considérer les événements, d’anticiper les conséquences et de concevoir le mode opératoire pour la suite, tout ce à quoi on le prépare depuis lors. La joute contre le Ciel n’a déjà plus rien de chevaleresque, ni même de romantique. C’est à peine s’il y subsiste une part de symbolisme. En vérité, c’est probablement tout cela que Kaoren tentait de fuir en se réfugiant derrière le coin du bâtiment.

Sans doute devrait-il s’en préoccuper plutôt.

Il devra retourner confronter les Cyantifiques, il les en a assurés et l’a certainement juré aux mânes qui le hantent. Mais il n’est pas encore totalement sain, pas plus qu’il n’est fou. Il est venu chercher le conseil de son reflet illusoire, et l’Esquisse a eu le culot de ne lui présenter qu’une autre claque de son absurde réalité. À chaque occasion, ses attentes le déçoivent. Kaoren regarde à sa droite, une énième fois, pour vérifier dans les yeux plaqués sur le cuivre s’il veut se sentir seul, et la réponse lui vient avant même qu’il n’ait terminé son mouvement de tête.

« Puisque vous vous êtes retrouvés sains et saufs, pas besoin de vous presser. Vous pouvez passer prévenir les Cyantifiques, ils sont en train de se rassembler dans la salle de réunion pour parler de… »

De toutes ces choses dont il n’a qu’une envie lointaine et profonde de parler. De survie, d’entraide, de planification, de contentieux et des dernières lubies de l’Esquisse.

« Des seules choses dont on parle en ce moment. »

C’est la dernière concession de Kaoren à son pragmatisme. Tenir sa fausse promesse d’aller chercher quelqu’un pour participer à la réunion, contribuer à quelque effort communautaire, et mettre un point final à tout cet enchaînement de conversations qui lui paraissent toujours plus insensées. Trouver un instant de répit, sans personne qu’il ne chérisse à qui rendre des comptes ; sans même l’Esquisse pour le juger de tout là-haut.

Il veut être seul avec ceux qu’il aime, quand l’Esquisse le laissera-t-il enfin seul !?

Résumé:
Kaoren prend le discours de Rosa de travers, comprenant que le compagnon auquel elle fait allusion n'est autre que Stirling, et donc, plutôt que de paniquer, les invite poliment à foutre le camp du côté de la salle de réunion pour s'autoriser le petit break qu'il était venu chercher.


Kaoren déclame sa verve enflammée à la couleur de ses cheveux, en #EE404A.
Quand il est déprimé, il perd ses couleurs et parle juste en gras.
Penrose parle d'or, et donc en #FEDC00.




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Les tarty's du temps où ça s'appelait encore comme ça:

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Stilgar
Petit pimousse au rapport !
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Stilgar
le Mer 5 Fév - 17:57
     Kaoren. Coréen ? Non.
     Il ne semblait en tout cas pas très décidé à la suivre. C’était embêtant. Pouvait-elle décemment laisser seule un enfant derrière dans un environnement hostile ? Et pouvait-elle décemment l’emmener dans un autre environnement hostile ? D’un autre côté, si les cyantifiques s’y dirigeaient, ils auraient un moyen de combattre toute menace. N’est-ce pas ? On était chez eux, tout de même.
     « Soit. Ne vous éloignez pas trop, jeune homme. Je pense que vous êtes assez grand pour comprendre cela. Et j’aimerais que vous nous rejoignez dès que possible, le principe d’une réunion, c’est de se réunir. Que vous souhaitiez participer aux discussions ou non, vous devez vous en tenir informé. »
     Et sur ce, elle se dirigea vers l’entrée, adressant à Stirling un « Venez mon petit. » et s’adaptant à son rythme. Elle ne pouvait pas trimballer sa mallette, son marteau et ce petit être, et utiliser le deuxième en cas d’urgence. Et il serait probablement malséant de lui proposer de partager un espace exiguë avec ses contrats de vente d’armes.



Résumé :
Rosa prend congé de Kaoren et va vers les couloirs du bâtiment bleu, direction la salle de réunion.


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Pazou
Oui ?
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Pazou
le Mer 5 Fév - 22:20


Il y avait eu plusieurs voix. Et pourtant, quand Mérovée passa le coin du bâtiment, il ne tomba que sur une femme. Seule. Sa peau était fonçée comme celle de ces hommes du sud qui venaient jusqu'à Rome. Mais au moins avait-elle l'air humaine. S’efforçant de ne pas paraitre menaçant, il avança les mains devant lui, paumes tournées vers la femme. Sa voix était rauque mais posée.

- Salutation, je suis Mérovée. Je cherche à quitter ces lieux, fe….

Abruptement, le guerrier se tut alors qu’il repérait enfin la Chose qui se tenait derrière la femme. La douleur minait son attention, ce qui expliquait qu’il n’ait pas réagi plus vite à la présence étrange et contre-nature de l’Objet. Mais maintenant qu’il l’avait repéré, il ne laisserait pas une autre de ces viles créatures s’en prendre à qui que ce soit, surtout pas une femme !

Porté par son courage et l’adrénaline, Mérovée se mit à courir droit sur l'Objet, ne se laissant pas dupé par son aspect traîtreusement inoffensif, sa spatha maintenant dégainée. Il cria.

- Arrière, femme ! Ecartes-toi !


En bref:
Mérovée se présente et attaque Stirling.


Dernière édition par Pazou le Jeu 6 Fév - 23:18, édité 1 fois
Folie d'Esquisse
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Folie d'Esquisse
le Jeu 6 Fév - 11:23
Alors que le grand chevelu se jette sur lui dans une véhémence à l’en croire ivre ou dément, le petit Stirling adopte un mouvement de panique, mais pas exactement celui que l’on pourrait attendre d’une créature menacée par une brute de trente fois sa taille. S’il essaie effectivement de s’écarter de sa trajectoire, ce n’est manifestement pas dans l’intention de le fuir, plutôt de lui céder le passage. Comme s’il avait simplement peur de se mettre en travers de sa route. De fait, l’incompréhension et la panique semblent décupler chez le petit Objet lorsqu’il constate que le guerrier poursuit toujours dans sa direction, et à force de chercher à se décaler dans tous les sens possibles, totalement incapable de comprendre vers où diable cet homme cherche à se rendre, il finit par perdre l’équilibre de sa roue sur le sable et s’effondre par terre avant même que le contact ait eu lieu.

Dans une scène pathétique à souhait, très similaire à la première rencontre entre Rosalina et Stirling, ce dernier essaie de nouveau de s’agiter dans tous les sens pour se relever, vainement hélas, et finit par déclamer aussi vite que ses mécanismes le lui permettent :

« Pardon ! Souci ! Degrés ! Liberté ! »
Stilgar
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Stilgar
le Jeu 6 Fév - 16:35
     « Ah ! Vous m’avez fait peu— »
     Et voilà qu’un quidam déboulait de la plaine, l’air perdu, sensiblement comme elle quelques dizaines de minutes plus tôt, à ceci près que lui avait une épée au côté, et non une simple mallette. Même dans ce monde, on n’y venait pas tous avec les mêmes attributs en main.
     Le nom ne lui évoqua rien, il aurait fallu pour cela qu’elle fouille dans sa mémoire ce qu’elle avait appris sur l’histoire européenne, il y avait presque quinze ans de cela. Par contre, son épée bien plus, déjà par le fait qu’elle était sensiblement la même que celle portée par le légionnaire, et parce qu’en tant que connaisseuse des armes du monde et des temps anciens, elle savait différencier un glaive d’une épée.
     Par contre, voilà qu’il lui coupa la parole et se mit à courir dans sa direction, le fer au clair. Son premier réflexe fut de lâcher sa mallette et de saisir son marteau-cuiller à deux mains, et de se mettre entre Stirling et ce dangereux personnage, et elle eut du mal à décider de faire autrement quand il déclara qui était sa cible. D’autant plus que le petit Stirling était tout apeuré. Il n’était pas irréaliste en soi qu’elle vainque en combat singulier ce Mérovée, ceinture noire de taekwondo qu’elle était, mais bien plus qu’elle parvienne à le calmer.
     Oh, on est calme quand on est assommé.
     Singeant le fait qu’elle était de son côté, Rosalina baissa son arme, fit un pas de côté… et alors que Mérovée passait juste à sa droite, elle décocha un coup du tranchant de la main sur son cou, son bras décrivant un arc de cercle, comme la cuiller d’une catapulte, s’abattant sur son adversaire, ainsi qu,il était coutume de faire dans son art martial.



Résumé :
Rosa défend Stirling en tentant d’assommer Mérovée.


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Pazou
Oui ?
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Pazou
le Jeu 6 Fév - 23:57

L’objet qu’il poursuivait était petit et paraissait malhabile, pourtant il était parvenu à éviter jusque là les attaques de Mérovée. Quelques secondes, quelques esquives, et celui-ci commençait déjà à perdre patience. Encore un peu et il se sentirait franchement ridicule, un sentiment qu'il supportait difficilement, surtout en présence d’une femme !

Heureusement l’objet finit par trébucher. Sourd à tout ce qui viendrait de l’ennemi tant qu’il ne serait pas hors d’état de nuire, Mérovée s’apprêtait à frapper à nouveau quand son attention fut détournée par un mouvement dans la périphérie de son champ de vision. Là où se tenait la femme. Mérovée ne compris que ce mouvement était une attaque contre lui qu’au moment où quelque chose de dur frappa l’arrière de son crâne, le mettant à genoux et lui faisant voir des étoiles. S’il avait considéré la femme comme une menace, il aurait peut-être pu esquiver. Mais qui prendrait une femme pour une menace ? Et par les dieux, pourquoi l’attaquerait-elle alors qu’il se battait pour la défendre ?

Mérovée se força à respirer et serra les dents pour ne pas tourner de l’œil. A quatre pattes sur le sol, il n’avait plus grand-chose de digne mais s’évanouir serait vraiment trop pénible pour son ego. Parler fut également difficile, mais certaines choses nécessitaient d’être éclaircies :

- Es-tu folle, femme ? Comment as-tu osé me frapper ??

Une autre respiration douloureuse. Sa voix lui paraissait venir de l’autre bout d’un très long cor, mais il persista.

- Ce lieu est dangereux. Cette chose -il pointa vaguement l’Objet- est dangereuse. Et pour ce que j’en ai vu depuis mon arrivée, je suis le seul homme présent ici. Tu ferais bien de t’en souvenir la prochaine fois que tu paniques, par les dieux !


En bref:
Mérovée se prend un coup sur la nuque mais reste conscient et demande des explications à Rosa.
Stilgar
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Stilgar
le Ven 7 Fév - 23:36
     … Quoi ?
     Enfin qu’importe, le résultat escompté avait été produit. Rosalina put souffler, poser son marteau, et attraper le pauvre petit Stirling, tout déboussolé, le tenant comme on le ferait d’un bébé dans ses bras – pas qu’elle savait comment on procédait, loin de là, mais disons que cela y ressemblait à peu près.
     « Ça va aller, mon petit, vous n’avez plus rien à craindre. »
     Il restait l’Occidental à l’expression aussi archaïque que l’était son armement. Elle devait être tombée sur un fou. Ce serait trop long de tout lui expliquer, et il risquait de ne pas comprendre. Les fous n’aiment pas qu’on leur rappelle qu’ils le sont – vu que pour eux, ils sont parfaitement sains, ce sont tous les autres qui sont fous. Autant entrer dans son jeu.
     « Je ne connais pas tes dieux, mais aucun des miens ne préconise qu’il faille attaquer des créatures inoffensives. »
     Enfin, c’est beaucoup dire, pour une athée. Et une vendeuse d’armes.
     « Stirling, car c’est le nom de celui que tu as pris pour cible, est mon compagnon et mon ami. Son apparence est singulière, je le reconnais, mais considère la mienne. »
     Pari un petit peu risqué : si comme l’image d’Épinal du fou se prenant pour Napoléon, ce quidam se prenait pour un ressortissant de, allez savoir quelle peuplade barbare polythéiste européenne, il ne devait jamais avoir vu de Noirs.
     « Pourtant, tu m’as reconnu comme humaine au premier coup d’œil. Il ne faut pas s’arrêter aux apparences, dans ce monde. Ce qui paraît inoffensif peut être agressif, (elle en était le plus parfait exemple, mais se garda de le soulever) et l’inverse est aussi vrai. »
     Déplaçant légèrement Stirling pour qu’elle puisse se libérer un bras, Rosalina tendit sa main vers l’homme.
     « Viens avec moi. Je ne suis pas ici depuis longtemps, mais je connais des personnes qui pourront te renseigner sur la nature de cet endroit mieux que je ne le pourrais. Nous avons un but commun : sortir d’ici. Accomplissons-le ensemble. Oh, et je m’appelle Rosalina Ngwenya. Mademoiselle Ngwenya. »



Résumé :
Rosa essaie d’expliquer à Mérovée qu’elle et Stirling sont des amis, et l’invite à le suivre trouver des réponses.


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Pazou
Oui ?
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Pazou
le Dim 9 Fév - 22:50

Le ton de la femme était vraiment très désagréable. Pour qui le prenait-elle ? Elle lui parlait comme à un enfant ! N’avait-elle aucune notion du respect qu’elle devait à un homme ? Et encore plus à un roi ? Elle en savait visiblement plus que lui sur cet endroit, mais il réfutait ses conclusions ! Il était évident qu’elle était humaine – bien qu’originaire du bout du monde connu – alors que son « ami » ne l’était pas. On ne lui enlèverait pas de la tête que faire confiance à ces créatures-objets était une erreur !

En serrant les dents pour bloquer la douleur, Mérovée se releva, ignorant la main tendue.

- Rosalina. C’était un nom étrange, mais il ne manquait pas de beauté. Mérovée se tut le temps que l'attention de son auditoire se concentre entièrement sur lui. Il ne se répèterait pas. Je suis Mérovée, roi des Francs, seigneur de Salie. Je ne rends de compte que devant les dieux. A ce titre, toute créature sous le ciel, fut-il mauve, me doit le respect. Si tu me parles encore une fois sur ce ton, femme, je te jure que tu le regretteras.

Il se tenait dressé en face de Rosalina (et de Stirling), sa carrure impressionnante masquant le soleil, incarnation de la puissance virile malgré son bras blessé. Celui-ci était toujours ramené contre son ventre, rendant pour la première fois sa blessure visible à Rosalina bien que lui-même fit tous les efforts du monde pour les ignorer, elle et la douleur.

- Mais j’ai conscience que les circonstances sont exceptionnelles. Il jeta un coup d’œil peu amène à Stirling mais resta immobile. Attaquer maintenant n'amènerait rien. Sa voix s’adoucit, subtilement plus suave. Tu as raison, l’important est de quitter cet endroit, et unis nous serons plus fort. Mène-moi à ces hommes.

En bref:
Mérovée répond à Rosa (en mode gros macho) et accepte de la suivre.
Folie d'Esquisse
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Folie d'Esquisse
le Sam 15 Fév - 17:56
Tout ce micmac n’était manifestement pas dans les habitudes de Stirling. S’il donnait déjà l’air d’un enfant découvrant quelque pays imaginaire à sa sortie du Laboratoire, il semble désormais plus déboussolé que jamais. Il tourne son piston dans tous les sens, et hésite une douzaine d’actions pour finalement toutes les avorter. Quelques vapes de sa fumée bleue viennent tenter d’interrompre la conversation, mais toutes s’en retournent dans leur réservoir sans avoir compressé mot.

C’est seulement après que Mérovée a marqué une énième pause, suffisamment longue pour laisser penser à une fin de conversation, que le petit engin se décide enfin à prononcer quelque chose d’audible :

« Pardon. Dois pas. Déranger. Cyantifiques. »

Il effectue un demi tour de roue dans le vide aussitôt qu’il a captivé l’attention des deux protagonistes en présence, puis agite son piston à pleine fréquence pour essayer de parler le plus rapidement possible, donnant au tout un ton plus aigu qu’à l’accoutumée :

« Mais. Personne ici. Partis. Surveille seul. En attendant. Liberté. »

Certains mots s’enchaînent assez fluidement, mais s’accompagnent le plus souvent d’un grincement en arrière-plan. Stirling n’est manifestement pas commode avec l’idée d’aligner ses mots deux par deux, et il est difficile à dire si c’est dans son empressement ou par quelque autre raison plus obscure qu’il s’est essayé à l’exercice. Mais sitôt son mot de conclusion rituel prononcé, il rapatrie sa fumée à toute vitesse et se laisse tomber sur l'avant-bras de Rosalina. Il est clair que ce genre d’effort n’est pas ou plus dans ses habitudes.
Stilgar
Petit pimousse au rapport !
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Stilgar
le Sam 15 Fév - 18:11
     Ce n’était donc pas qu’une blague, cette histoire de fous se prenant pour Napoléon.
     Oh, après tout.
     « Roi Mérovée, vous ne vous inclinez devant aucun homme, et vous avez bien raison. Sachez que si vous n’avez pas à ployer le genou en ma présence, je n’ai pas non plus à le faire, car je suis la reine-sorcière du lointain royaume de Mozambique – si on considérait le taux de corruption de Maputo qu’elle avait prodigieusement aidé à augmenter, ce n’était pas totalement faux –, le roi des rois d’Afrique – un titre que Mouammar Khadafi s’était arrogé – fut mon client, ainsi que le roi de l’étoile du matin – tel était le surnom donné à Kim Jong-un par sa mère –, le tsar de toutes les Russies et l’empereur ours jaune de Chine me comptent parmi leurs amis personnels – Rosalina n’avait certes jamais rencontré Vladimir Poutine et Xi Jinping en personne, mais enfin –, et il n’est pas un sahib, pas un wali, pas un nabab, pas un caïd, pas un émir, pas un sultan, pas un calife, du Ponant au Couchant, qui n’aie un jour tenté de me courtiser pour que je lui porte assistance – poétique manière de dire qu’elle avait vendu des armes à un grand nombre de chefs de guerre islamistes. Seule Rome peut me tenir tête, et je ne me prosterne pas devant elle – Rosalina coopérait bien plus souvent avec les ressortissants de l’Union Européenne que l’inverse, mais passons.
     » Mais enfin. Nous sommes bien loin de mes terres, comme vous l’êtes des vôtres. Il serait inconvenant que nous nous fassions appeler autrement que par nos simples noms, d’autant plus que le pouvoir n’appartient pas en ces terres à ceux que les dieux ont désigné pour le porter… Je dirais même que c’est plutôt l’inverse. »
     Considérant le taux d’athéisme dans la communauté scientifique, cette affirmation était loin d’être aberrante.
     « D’ailleurs, vous voyez bien que mon petit ami est inoffensif, et que ce groupe appelé « cyantifique » est celui qui détient la réalité du pouvoir : il les craint. »
     Et elle se pencha vers Stirling pour lui susurrer :
     « Mon ami, vous êtes sous ma protection. Sentez-vous libre de déranger, d’interrompre, de questionner et de tracasser qui que ce soit. »
     Si la suite des événements se profilait comme elle le pensait, imposer l’iségorie serait une des priorités.


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