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Pazou
Oui ?
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Pazou
le Ven 1 Mai - 17:42
Mérovée était – selon les standards de son temps et de son peuple – un homme cultivé et intelligent. Il avait étudié auprès d’érudits et maitres à la longue expérience, des administrateurs, des historiens. Il avait visité Rome, parcouru ses bibliothèques et rencontré ses bâtisseurs. Pourtant dans cette pièce remplie d’étrangers, il se sentait comme un enfant peinant à comprendre les concepts les plus simples.

D’une manière incroyable et déstabilisantes, ces gens qui pourtant lui semblaient si différents semblaient suivre les mêmes règles, des règles que lui-même auraient ignorées. Ce n’était pas seulement leurs mots parfois incompréhensibles ou leurs manières de parler. Non, c’était la façon dont ils réagissaient, ou plutôt ne réagissaient pas à des attitudes qui, lui, le choquaient. Des enfants à qui on accordait la parole en présence d’adultes inconnus, des femmes à l’assurance stupéfiante…

Cela remettait en cause toute sa compréhension de la situation. Ou était-il tombé ? Et comment s’était-il retrouvé là ? Sa première hypothèse, qu’il avait été envoyé là par les dieux pour le mettre à l’épreuve, ne lui semblait plus si évidente. Ces gens, visiblement, étaient étrangers à toutes les cultures qu’il connaissait, alors pourquoi ses dieux les auraient-ils également envoyés ? Non, comme il l’avait pressenti de sa première conversation avec Rosalina, cette situation n’avait rien de commun avec ce qu’il avait pu vivre jusqu’à présent et il devait forcer sa nature pour se montrer excessivement prudent. Il avait bien fait de répondre au salut de cette Vesahaya, plutôt que de l’ignorer comme il en avait eu envie. Toutefois il n’avait fait aucun effort pour poursuivre la conversation.

A vrai dire, au fur et à mesure que les explications et les nouvelles informations s’enchainaient, Mérovée avait de plus en plus de mal à suivre ce qui se disait. Il se sentait nauséeux. Quand la pièce se mit à tanguer, il se félicita d’avoir mis dans son dos la solidité d’un mur et serra les dents en attendant que le malaise passe. Il ferma les yeux mais c’était pire et il les rouvrit aussitôt, fixant un point devant lui au-dessus des têtes, plus que vaguement conscient des propos de Hertz. Par les dieux, il refusait de s’évanouir ! Et pourtant, il n’en était plus qu’à deux doigts.

En bref:
Mérovée est totalement perdu par les attitudes et conversations autour de lui. Il répond juste au salut de Vesa sans participer plus que ça. Il commence à se sentir mal à cause de sa blessure.
Flavius
Tout n'est que poussière
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Flavius
le Ven 1 Mai - 18:51


"Oui je vois ça. On dirait une brulure jy vais." Alors que Vesa répondait à Isolde elle vit Mérovée tituber un instant, fermer les yeux et tenter de garder son équilibre. Elle se déplaça alors vers lui tout en écoutant ce que disait Hertz. Elle retint le principe de la minutite, bonne nouvelle et ce qu'il dévoila des cyans.

C'était comme ce que Dalton avait dit. Centrés sur leurs objectifs et indifférents à eux. Ainsi qu'elle le pensait il y avait une nature non partageuse, du moins pour une partie d'entre eux. La cyance ne semblait pas se partager facilement, voila qui était compliqué.

Elle tiqua quand il dit qu'ils n'étaient plus que 117. Bigre que c'était bas. Si chacun d'eux était spécialiste dans un domaine la somme de connaissances en danger était énorme. Ok ils pouvaient se renouveler, mais avec ce qu'elle avait vu des sables elle ne tablait pas trop dessus pour le moment, plus tard peut être.

Elle sourit intérieurement aux questions de Hertz. Ou aller ? Aucune idée. Les étapes à suivre ? Maitriser son pouvoir, acquérir un maximum de choses et si elle devait sortir être prête à affronter toute la finlande quasiment. Quoique si son dossier était classé secret elle pourrait s'en sortir en tuant tout le monde, cela dépendrait de la manière dont s'écoule le temps et...oh merde elle verra ça plus tard.

Vesa leva les yeux au ciel en entendant Rosalina. Un vote ? Sérieusement ? On pouvait pas en discuter normalement ? Ah les démocrates du sud. Néanmoins elle posait des question intéressantes. Moins subtile qu'elle avec Dalton mais avec de la chance. Et son gosse...bon, ça faisait parti du bagage de la survie, mais franchement comment un pauvre enfant pourrait survivre dans ce monde ? Il allait falloir l'aider à tenir le coup.

soigneuse:
Elle arriva ensuite de sa démarche leste devant Mérovée. Mais putain qu'il était beau, ça c'était du mâle. Il regardait par dessus Hertz, probablement pour ne pas tomber dans les vapes. Devinant qu'il n'était plus qu'à ça de s'évanouir Vesa lui saisit les bras doucement pour le maintenir calé contre le mur.

"Mérovée vous m'entendez ? Je vais vous examiner, respirez lentement et doucement." Vesa avisa le bras du Franc. Une brûlure au second degré, mal traitée et qu'il fallait nettoyer proprement vite fait. Heureusement elle n'était pas infectée, mais ça n'avait pas aidé le guerrier. Manque de nourriture peut être.

"Bien, Mérovée écoutez moi. Je vais m'occuper de vous. Votre état n'est pas grave mais vous allez devoir venir avec moi." Elle interrompit les autres en pleine discussion. "Je quitte la réunion avec Mérovée, il a besoin de repos et je vais devoir faire quelques petites opérations. Je serai à l'infirmerie avec lui" Elle prit ensuite son patient germanique, espérant qu'il tiendrait le coup jusqu'à destination.
"Effie va me chercher la trousse de secours dans le camion en vitesse." Le nom de la vampire s'était imposé de lui même.


Résumé:
Vesa prend les choses en charge pour Mérovée et demande à Effie d'aller chercher la trousse de secours.
Arathéa Sar'Flyel
Petite vampire, aime explorer et les calins
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Arathéa Sar'Flyel
le Ven 1 Mai - 23:17
apparté à Isolde:

Je lève les yeux au ciel en entendant le commentaire d'Isolde. Bien sur, juste après m'être annoncée comme vampire, c'est une bonne idée, ça!

Prends moi pour une Ixssis nourricière, tant que t'y es! J'joue le jeu en me présentant officiellement, mais si y a pas d'autre alternative, oui, je risque d'avoir à vous demander. Pour autant, ça fait un bon moment que j'ai plus besoin de tuer mes proies!"

Ah oui mince faut pas parler de proie devant les pamirs, surtout en parlant d'eux ils le prennent mal.Tant pis. Par contre biochimiste... Je sais pas trop ce que c'est mais y a chimiste dedans. Du coup... Ca m'intéresse effectivement pour l'encre. Plus qu'une médecin qui risque d'être appelée pour autre chose.


Je ponctue l'interrogation d'Hertz sur les stalacmites d'un "Et c'est super beau à voir, en plus!" assez enthousiaste. Faut dire que les champignons bio luminescents qui poussent par dessus font sympa, et que je suis assez curieuse de savoir ce que ce monde a à apporter. Et j'écoute le reste. 117 "sages" du coup, 117 vétérans... Ca fait quand même pas des masses, ça! A peine plus que l'actuelle génération de mes neveux et nièces! Et la méfiance qui n'aide pas. Il faut reconnaitre que j'en connais une qui est l'exemple parfait de la méfiance... Ce que chacun veux, hein? La femme noire redemande à faire un tour de table sur le sujet et le petiot s'exprime... Extrêmement clairement pour un enfant. S'il parle de jeu, son analyse est tout de même parfaitement exacte, et son analogie est bonne. Il me semble presque avoir plus de chances de se débrouiller que Bernard, par exemple.



Vesa:

Par contre, Vesa attire mon attention en se levant, avant de nous interpeller et de... Euh...

"J'veux bien mais aucune idée de c'est quoi un camion..."

Une trousse de secours, je peux imaginer. Ca doit sentir le désinfectant, ou autre, et une infirmerie je sais ce que c'est même si j'ai aucune idée d'où il y en a une dans ces lieux. Mais un camion? On ne connait même pas l'essence par chez moi!  Ma question s'adresse à tous les membres de la salle, tant pis si eux ils savent.


Sur un coup d'oeil à Crevette pour m'assurer que tout ira bien pour elle (le fait qu'Isolde lui demande son âge n'est-il pas un bon point pour sa prise au sérieux?) je me lève et que je donne mes lunettes à Isolde. Au cas où ça me prend trois plombes et qu'elle en aie besoin entre temps.

Re apparté à Isolde:

"La salle est à côté de la salle info, tu peux demander à Bernard. Tu me feras un résumé?"



Résumé:
Effie "rassure" Isolde sur sa nature, écoute, se demande c'est quoi un camion et donne ses lunettes  de vision nocturne à Isolde. Elle ne partira vraiment que quand quelqu'un lui aura indiqué où est le camion...


Dernière édition par Arathéa Sar'Flyel le Sam 2 Mai - 7:43, édité 1 fois




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<transformation perso ="Effie"> | <transformation perso ="Morgan">

Stilgar
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Stilgar
le Sam 2 Mai - 0:24
Effie :
     Crevette se tourna vers Effie.
     « C’est le véhicule à l’entrée. C’pas bien cul, tu sors le a pièce, tu tournes à droite, et c’est le grand truc en métal et en toile qui traîne dehors, avec des roues. »

Carte de la salle :
Salle de réunion - Page 3 8xan


Crevette : color=#33cc99 — Mlle. Ngwenya : color=#13f78a — Amundsen : color=#ffcc33 — Agate : color=#ff9933 – Police : font=Yu Mincho Light, serif


Images diverses:
Salle de réunion - Page 3 ULT8Krs
Pazou
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Pazou
le Mar 5 Mai - 20:24
Apartée avec Vesa:
Le contact frais sur ses bras réveilla assez Mérovée pour qu’il relève la tête brusquement, et lui fit prendre conscience qu’il avait commencé à piquer du nez. Mais même sachant qu’on le touchait, qu’il était donc peut-être en danger, il était incapable de se dégager. S’il le faisait, il allait tomber, c’était certain. Il avait l’impression que sa tête était prise dans un étau et il avait froid et chaud en même temps. En l’état, il eut déjà du mal à comprendre ce que lui disait la femme – était-ce bien une femme ? – qui lui tenait les bras. Il ne résista donc pas quand elle le tira en dehors de la salle, gardant son énergie pour mettre un pied devant l’autre, les dents serrées. Une telle faiblesse était humiliante, mais en l’état il n’y a rien qu’il pouvait faire.

En bref:
Mérovée essaie de ne pas s’évanouir et se laisse trainer hors de la salle de réunion par Vesa.
Stilgar
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Stilgar
le Mer 6 Mai - 14:02
Isolde :
     
« Ben le même que partout ailleurs, y’a pas une partie du corps qui vieillit plus vite que les autres. C’est quoi cette question. »

     Pour le reste, Crevette resta silencieuse. Elle essayait, exercice déjà fort complexe, de se calmer. Le départ de l’insupportable Vesa aidait un peu en ce sens.


Crevette : color=#33cc99 — Mlle. Ngwenya : color=#13f78a — Amundsen : color=#ffcc33 — Agate : color=#ff9933 – Police : font=Yu Mincho Light, serif


Images diverses:
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Arathéa Sar'Flyel
Petite vampire, aime explorer et les calins
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Arathéa Sar'Flyel
le Sam 9 Mai - 15:53

J'crois que j'ai débarqué chez les fous... Entre les 2 nanas qui se battent, celui qui sort un taser... Mes poils sont ébourriffés, et est-ce que c'est un feulement qui est sorti de ma gorge? Je passe l'explication scientifique (enfin cyantifique, du coup) à remettre de l'ordre dans mon pelage. Ce qui ne m'empêche pas d'écouter les explications techniques! De constater que je m'en tire peut-être pas si mal comparé au... machin? Dans les bras de la politicienne. Le beau gosse me fait ronronner. Juste une seconde, je reste fidèle à mon fiancé, quand même! Et il faudrait être aveugle pour ne pas voir que la blonde n'est pas insensible. Quand à l'enfant de tout à l'heure, il me fait sourire alors qu'il reformule tout à sa manière, tellement simple, comparée aux adultes. Et l'autre qui se présente comme une vampire, c'est mignon, mais les vampires sont pas supposés ne vivre que la nuit? Et la dernière, au nom si atypique... Et qui pourtant semble accepté par tous.

Pas de soleil, mais des pierres étranges qui brillent. Ce qu'un Cyantifique. Je me demande si celui que j'ai croisé était de la "première génération". Enfin, façon de parler. La suite du discours est plus sombre. Ah, tiens, la politique qui prends la parole et essaie de prendre aussi le contrôle... Elle ne ce serait pas présentée en temps que tel, ça se serait vu sur sa gueule. Je mordille les ongles de ma patte arrière. Évidemment que c'est une mauvaise idée de s'entretuer. Surtout qu'elle comme moi n'avons pas l'air de combattantes, comparé à la fillette armée... La réponse à sa question m'intéresse, évidemment. Et dans le même temps, j'ai l'impression qu'elle va au devant de désillusions. Car après tout si les cyantifiques avaient le moyen de renvoyer les dessinateurs dans leur monde, ne l'auraient ils pas déjà fait, ne serait-ce que pour pouvoir étudier tranquillement sans être emmerdés?

Et déjà le tour de table (parce que ça s'appelle un tour de table son truc) commence mal: son protégé déjà ne veut pas rentrer. Puis la blonde agressive quitte la salle avec le possible ex collègue et l'une des fillettes, celle qui dit des choses étranges. Sans répondre à la question d'ailleurs, pas plus que la petite au surnom bizarre, qui chuchote un truc à propos d'âge? Ah oui, c'est vrai que la rousse lui a demandé son âge mental.

"Je rentre. Je me marie dans quelques semaines et il est hors de question que Jeremy épouse un chat!"

J'ai feulé ce dernier mot.

"Pour autant ce tour de table risque d'être complexe si la moitié des personnes n'y répondent pas, vous ne croyez pas?"



apparté Isolde et Crevette:

Oui, j'ai l'impression que la noire à tenté un truc... Et s'est loupée, principalement à cause de l'impondérable du blessé. Laissant la parole au suivant, je bondis sur la table, non loin de la fillette. Pas aussi classe que ça aurait pu mais je ne me casse pas la gueule c'est déjà ça. Et dans un ronronnement, précise à l'enfant.

"Il arrive que l'esprit n'aie pas tout à fait l'âge du corps, chatonne. Et tu semble bien mure pour ton corps."





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Don't Panic
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Don't Panic
le Sam 16 Mai - 14:36
Bernard ne prêta pas plus d'attention au commentaire d'Effie à propos du formulaire. Pas plus qu'elle ne prêta un quelconque intérêt à sa présentation. Le sujet de savoir ce qu'elle était secondaire. Elle nota l'importance de l'organisation de la gestion de cette mystérieuse pierre ainsi que le processus que l'homme décrivait.

Lorsque fut abordée la question des buts de chacun, elle fut soudainement plus intéressée. Elle nota le nombre de cyantifique actuel et commença à faire une ébauche de tableau comparatif. Que les logiciels de statistiques lui manquaient en ces cas-là.

Lorsque les explications du cyantifique furent scrupuleusement notés et qu'un nouveau tour de table fut enclenché, Rosalina proposa un vote. Bernard acquiesça à la demande celle-ci. Elle continua de prendre en note les positions de chaque personne et fut surprise d'être absolument d'accord avec un enfant. Aux paroles du chat, la bureaucrate se leva.

— Nous effectuerons un compte-rendu commun, le vote sera à posteriori. Cela dit, j'aimerais revenir sur un point soulevé par le jeune Lucas. Il me paraît essentiel de ne pas constituer plusieurs groupes, mais d'en créer un uni, qui aurait pour but de répondre aux besoins de tous. De ce que j'ai pu observer ce monde et de cette communauté, c'est un manque cruel d'organisation. Manque qui peut être comblé par une gestion scrupuleuse de chaque donnée et éléments. Autrement dit, la mise en place de principes bureaucratique. Aussi, chercher une "sortie" à ce monde va impliquer d'en comprendre les rouages. La collaboration entre Dessinateurs et Cyantifiques est essentielle. Pour en revenir au sujet du vote, je suggère plutôt de référencer les buts et aspirations de chacun. Néanmoins, l'idée d'un vote est à conserver pour le reste des décision importantes, jusqu'à ce que nous décidions des leaders de notre groupe. 

Compte rendu des activités de Bernard Scrutin:
Bernard note, note, puis suggère de former un groupe uni et vante les bienfaits de la bureaucratie
Onyx
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Onyx
le Lun 25 Mai - 2:59
Réponse à Effie:
Isolde haussa un sourcil à la réponse d'Effie. Elle ne plaisantait pas. Joie...

« Ma d-d-définition d-de v-vamp-pire est visib-b-blement d-différent-te d-de la t-tienne, aut-tre qu-que le b-b-besoin d-de sang... »

Oh, et tant pis, ce n'était pas comme si elle pouvait changer sa nature. Tant qu'elle n'était pas dangereuse pour les autres... Elle accepta les lunettes et hocha la tête pour signifier qu'elle avait compris où était la salle avant qu'Effie rejoigne Vesa et Mérovée hors de la pièce.
Réponse à Crevette:
Ça ne clarifiait rien du tout. Heureusement que le félin était là. Elle clarifia sa question.

« L'âge m-ment-tal p-peut d-différé d-du physiqu-que. T-tu as l'air d-d-d'une enf-fant, mais n'agit p-p-pas c-comme t-tel. »

Aucune de ses questions n'avait été répondue. Isolde aurait aimé dire qu'elle était surprise, mais ce n'était pas le cas. Elle retenait surtout que les têtes pensantes se considéraient à part d'eux et ne s'intéressaient pas vraiment à rentrer sur Terre puisqu'ils considéraient l'Esquisse comment étant leur monde originel. Or, c'était probablement la priorité de la majorité des gens d'ici. Conflit d'intérêts majeur. Comment faire comprendre à ce groupe pourquoi ils voulaient partir?

« C-c-comment v-vous senti-triez-vous si v-vous v-vous rév-veilleriez un m-mat-tin d-dans un end-droit qu-qui n'est p-p-pas l'Esqu-quisse? T-tout ce qu-que v-vous avez ét-tud-dié v-vous est inut-tile p-puisqu-que ce mond-de est d-différent d-du v-vot-tre et n'en resp-pec-ct-te auc-cune règ-gle. V-vous êt-tes seul sans sav-voir si vous p-parv-viend-drez un jour à ret-trouver ceux qu-que v-vous c-consid-dérez amis ou famille. V-vous ignorez t-tout d-des d-dangers qu-qui sont d-différents d-de ceux qu-que v-vous c-connaissez et qu-que v-vous ne p-pouv-vez p-p-pas p-prév-voir. Ne v-voud-driez p-pas essayer d-de rent-trer chez v-vous? »

La rousse se tut un moment, le temps de reprendre le fil de ses idées.

« C'est not-tre sit-tuation, à l'ex-xcep-ption qu-que ce "chez v-vous" n'est p-pas l'Esqu-quisse. Je veux c-comp-prend-dre c-comment l'Esqu-quisse fonc-ctionne, c-comment nous sommes arriv-vés ici ainsi qu-que p-pourqu-quoi. C-comp-prendre c-comment nous sommes arriv-vés d-dans ce mond-de mont-trera la sortie. M-mais avant, je veux êt-tre sûre d-d'êt-tre enc-core en v-vie p-pour faire t-tout cela. Nous ne c-connaissons p-pas assez ce monde p-pour s'assurer d-de ce d-dernier p-p-point sans soucis, d-donc nous d-dépend-dons de vous. »

Quoi qu'ils en disent, Isolde avait peine à croire qu'ils avaient étudié tant de choses sur l'Esquisse, mais qu'ils ne s'étaient jamais posé la question du "Oh, des gens apparaissent de nul part et disent presque tous venir du même endroit. Comment? Pourquoi?" S'ils en avaient marre qu'on les questionne encore et encore, ne valait-il pas mieux simplement s'enquérir des inquiétudes, donner des réponses et ensuite s'assurer que ses réponses puissent être divulguées sans action additionnelle de leur part?

Résumé:
Isolde blablate. En gros : bien sûr qu'on veut rentrer, idiots. Même qu'on veut survivre ET rentrer, génial, non?


Lucas parle en skyblue et Isolde en #7dd1c8
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Cyantifiques
le Mer 17 Juin - 0:18







Tandis que tous avaient pris la parole, les trois cyantifiques s’étaient contentés de les écouter religieusement, tout au plus en paraissant réagir à certaines phrases qui les interpellaient plus que d’autres - ce qui se traduisait généralement par des coups de crayons plus soutenus de la part de Watt. Seul Dalton se permettait quelques chuchotements, notamment quand Vesa, Effie et Mérovée avaient quitté la pièce pour venir en aide à l’un des nouveaux arrivants ; à défaut de se joindre à eux, il avait manifesté sa compassion par un geste de main et souhaité un « bon courage » au petit groupe.

Lorsque vint son tour de parler, juste après celui d’Isolde, le blond au chapeau se leva étrangement, sa posture sérieuse affichée ressemblant probablement plus à une mauvaise imitation de ses collègues qu’à quoi que ce soit de sincère. Ou peut-être était-ce plus commode pour lui de toujours faire douter de lui, même quand il s’exprimait au premier degré.


« Si je peux me permettre, pour ceux qui cherchent une "sortie"... »

Exagérément pensif, il fit planer un faux suspens en se frottant le menton, puis continua, en gardant une voix calme.

« Vous devez au moins considérer l’option qu’en comprenant les... "rouages", comme vous dites, la seule réponse qui en résulte soit plus triste que vous ne l’imaginiez. Est-ce que les personnes que vous cherchez à retrouver existent ? Est-ce que les moments que vous chérissez vous appartiennent ? Ou est-ce qu’il n’en est rien, et que la vie que vous pensiez mener se trouve être une énième fable d’un monde imaginaire ? De ce que j’en vois, même si votre optimisme est merveilleux, vous pourriez tout aussi bien être de purs produits de l’Esquisse, ou bien des êtres composites reliés par des bouts de ficelle invisibles. »


Dalton haussa les épaules, l’air de dire « au pire, ce n’est pas grave, vous savez ». Il reprit une expression plus nonchalante, et conclut rapidement son intervention impromptue :

« Évidemment, on ne peut pas le savoir sans essayer, mais il se posera dès lors la question de savoir quel chemin vous allez emprunter, et ce qui peut être sacrifié pour le suivre jusqu'au bout. Mais ce n’est plus à moi d’y réfléchir ~ »



Finalement revenu à son point de départ, il tourna la tête vers Hertz en lui adressant un clin d’oeil appuyé, qui voulait probablement signifier « T’inquiète, tout se passe comme prévu. » À en voir la réaction - légèrement hésitante - de l’intéressé, quelque chose était mal passé, ou il avait lui-même du mal à suivre le train de pensée de Dalton sur ses rails alambiqués. Dans tous les cas, il en profita pour prendre lui-même la parole, les yeux à moitié rivés sur les notes.

« Bien... Je vais comme convenu revenir sur chaque question. »

Répondre ne serait toujours pas aisé. Même en regroupant les idées à leur essentiel et en connectant les différents éléments évoqués par chaque interlocuteur, tout comprendre jusque dans ses sous-entendus était déjà difficile, y apporter une réponse exhaustive et appropriée encore plus.

Il fit le choix de commencer par la fin.

« Concernant ce que vous racontez, Isolde, je ne peux pas m’exprimer en notre nom, puisque nous n’avons sans doute pas de consensus sur ce que nous ferions dans une telle situation, et de multiples approches seraient envisageables à partir de ce même scénario, d’autant plus si l’on tient compte des points évoqués plus tôt, et... »

Cette fois, ce ne fut pas Dalton, mais Watt, qui tenta de lui adresser un signe, ajoutant à cela quelques mots à destination de l’assemblée - et à vrai dire surtout de la jeune rousse, puisque c’était  à elle qu’il voulait s’adresser.

« Personnellement, je comprends. À votre place, je ne penserais qu’à rentrer. »





L’homme à lunettes fit tourner son stylo un coup, puis se remit à ses notes. Son collègue en avait profité pour modifier sa réflexion, ou du moins celle qui lui avait été suggérée de par cette intervention.

L’analyse de la situation et des différences possibilités résultantes des divergences entre les individus  avait un sens, mais pas pour comprendre ce qui motivait son interlocuteur. Ni pour lui faire comprendre. Il tenta de réagir autrement :

« Nous pouvons concevoir votre situation. Vous voulez sortir, et dans ce but... vous demandez notre coopération. »

En même temps qu’il le formulait, les choses commençaient légèrement à s’éclairer pour lui. À la fois dans cette conversation, et dans les propos d’Alev.

Devenir alliés. Coopération. D’égal à égal. Il avait nié chacun de ces mots et creusé un malentendu complexe, sur lequel il ne pourrait probablement réfléchir qu’à tête reposée, en pesant tout ce qu’il savait.

Ou en trouvant les bons mots et en s’y frayant maladroitement un chemin. Vers quoi ? Il n’était pas encore certain de le savoir.



« Sans prendre en compte les hypothèses impossibles à vérifier et irréversibles, telles que la possibilité d’un... retour vers votre monde en mourant, nous n’avons pas les moyens techniques de vous faire « sortir » de l’Esquisse, et sur le plan théorique, ce que nous savons... n’est ni certain, ni... réjouissant. Nous pouvons partager certaines connaissances, tout en gardant assez de distance pour vous permettre de vous organiser et d’apprendre à survivre par vous-mêmes, comme c’est déjà le cas, mais vous devez aussi comprendre que nous avons notre propre objectif, et qu’il constitue pour nous une priorité. »

Il voulut rajouter « De part sa nature plus urgente et plus réaliste », mais cela n’était sans doute pas nécessaire. D’autant que, même s’il ne pouvait se sentir concerné, il pouvait intellectuellement concevoir le fait que trouver une sortie pouvait être une urgence, quand bien même cela était probablement éloigné de la vérité (du moins, rien ne justifiait que sortir de l’Esquisse soit plus compliqué voire impossible en attendant).

Mais ce n’était pas non plus ce qui importait. Il devait trouver ce qui les réunissait, dans cet amas d’idées qui les séparaient.

« Dans une certaine mesure, cependant, nos objectifs ne sont pas contradictoires, voire pourraient se bénéficier mutuellement. »

Le choix de mots était-il dû à l’hésitation, ou témoignait-il d’une forme d’hypocrisie ?

« À court terme, il est nécessaire de survivre pour vous comme pour nous. Sur ce point, nous avons un camion, et savons - autant qu’il est possible de savoir - nous diriger pour récupérer... ce qui peut être récupéré. »

Légèrement embrouillé par son hésitation palpable, qui témoignait possiblement d’une incertitude ineffable concernant l’état de l’Esquisse depuis la Tempête (cela ne faisait que 24 jours, après tout), Hertz hésita un instant, puis se reprit.

« Et de notre point de vue, tant que vous contribuez à la récolte et à la mise en commun des ressources, cela nous semble profitable également. La limite étant que notre propre groupe ne soit pas menacé - auquel cas nous vous tournerions le dos aussitôt pour privilégier notre propre sécurité. Mais tant que cette limite n’est pas franchie, nous considérons que votre présence peut être bénéfique, en ce qu’elle pourrait nous permettre de consacrer plus de temps à notre objectif premier. »

« À moyen terme, vous demandez de nous des informations pour comprendre l’Esquisse, et de préférence celles qui pourront vous aider à réaliser votre objectif à long terme - en « sortir ». À moyen terme, nous souhaitons empêcher un groupe influent de cyantifiques de réaliser ses ambitions. Et sur ce point, tout particulièrement, je pense qu’il est temps d’apporter certaines précisions... »

Les mains de Dalton se mirent à gigoter, comme celles d’un gamin qui venait enfin de voir le dessert arriver après avoir subi une assiette d’épinards. Son enthousiaste n’était clairement pas partagé par ses camarades, plus solennels encore que d'habitude.

« L’objectif de ce groupe de cyantifiques est de détruire... ou plutôt de rendre inaccessible et impossibles à produire, un phénomène naturel capable d’altérer - de façon partiellement aléatoire - la matière, aussi dans ses propriétés physiques ou dans sa quantité. Il n’est pas possible d’empêcher ce phénomène de se produire, et il est pratiquement indétectable, mais certaines conditions permettent d’amplifier à l’extrême ce changement, provoquant ainsi la formation de ce que vous connaissez peut-être sous le nom de ‘’Tempêtes’‘. »


« Si vous les avez vues, vous craignez probablement les Tempêtes - à juste titre. Elles ont le potentiel de défigurer l’Esquisse, et l’ont fait bien des fois. Mais nous pensons qu’elles permettent également de lui donner un visage, et, avec les bons outils, de l’améliorer. »

Sa voix monta d’un ton, sa tête se releva, et ses sourcils se penchèrent. Si les personnes en face ne devaient retenir qu’une chose...

« Vous n’avez pas de raison de vouloir participer aux guerres qui décideront de notre futur, si vous ne pensez pas en avoir un ici. Cependant... S’il existe une possibilité de ‘sortie’, je ne doute pas un instant que si les Tempêtes disparaissent, cette possibilité disparaîtra avec elles. »


« Ainsi, vous pouvez choisir de refuser toute collaboration, de collaborer à court terme jusqu’à ce que vous puissiez avancer de façon indépendante, ou de considérer cette piste et de contribuer, directement ou indirectement, à notre objectif - en même temps que nous contribuerons au votre à travers un partage d’informations et de techniques. »

En d’autres termes "Si vous voulez parler d’alliance, il faudra également que cela aille dans notre sens". C’est avec le visage fermé - mais toujours tendu - que Hertz laissa enfin la parole.




Encore désolée pour le retard. C'est reparti pour un tour. En espérant que ça vous a plu.
Stilgar
Petit pimousse au rapport !
Personnages : Crevette, Rosalina Ngwenya, Amundsen, Agate Withcroft-Molina
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Stilgar
le Jeu 18 Juin - 20:08
     À mesure que les cyantifiques parlaient, Rosalina avait sorti de sa mallette papier et crayon et prenait quelques notes.

Considérations diverses :
     Sa pensée sur les cyantifiques, leurs objectifs et leurs méthodes se précisait aussi peu à peu. Elle arrivait à dégager un ensemble cohérent de leurs déclarations… et les conclusions qu’elle en tirait n’étaient guère réjouissantes.
     Tout d’abord, Dalton avait déclaré que leur espoir de sortir de l’Esquisse pouvait bien être un fol espoir, complètement insensé. Cet imbécile chapeauté savait-il que ce genre de déclaration pouvait pulvériser le moral d’une troupe plus aisément qu’un bombardement continu pendant plusieurs heures, qu’une pénurie de nourriture ou qu’une trahison ? Que pouvait bien signifier le fait d’anéantir les espoirs de ceux qu’ensuite on avait l’outrecuidance de vouloir appeler ses « alliés » ? La nonchalance de Dalton était insupportable à Rosalina, et balayer cette attaque allait devoir être sa priorité. Si elle pouvait la retourner contre lui, ce serait parfait… qu’il comprenne qu’on ne doit pas semer de la sorte les graines de la discorde, au risque de se faire taper sur les doigts par tata Rosa.

     « Bien. Avant toute chose, Dalton, vous êtes un homme de science, si je ne m’abuse. J’ai du mal à voir dans vos propos autre chose que de la malhonnêteté pure et simple. Ça ou de la bêtise, ça reste à déterminer. Effectivement, nous pourrions bien être de purs produits de l’Esquisse ou je-ne-sais quoi, comme nous pourrions bien être, dans le monde réel, dans une simulation, dans Matrix, quelque chose du genre. Que vous formuliez une telle chose, basée sur aucun fait, est particulièrement indigne, et à part pour tenter de réduire à néant nos espoirs de sortir, je ne vois pas ce que vous escomptiez faire. »
     Elle se tourna vers les Dessinateurs.
     « Ces paroles de serpent pourraient jeter le trouble parmi vous. Qu’il n’en soit rien. Notre monde n’est peut-être pas le vrai monde, mais c’est le nôtre, et qu’il soit réel pour nous est tout ce qui importe. Préféreriez-vous vivre dans l’Esquisse, ou tout tente de vous tuer en permanence ? Quel monde est le plus réel, celui qui a du sens, et duquel nous sommes tous issus, y compris eux, elle désigna les cyantifiques, ou celui qui n’en aucun et dont personne n’a jamais entendu parler ? Les rêves sont issus du monde réel, pas l’inverse. »

Considérations diverses² :
     Mais assez de métaphysique, il était temps de retourner à des choses plus pratiques. Pour ce qui était de « demander notre coopération », Hertz faisait là une erreur : il n’y avait pas de « nous », pas encore, et Rosalina allait justement s’y atteler. D’ailleurs, « On » n’avait rien demandé, parmi les Dessinateurs : Certains n’avaient fait que se demander ce qu’on pouvait leur demander… Mais les demandes effectives allaient venir bien assez tôt.
     Dans l’ensemble, les cyantifiques semblaient d’accord pour laisser les Dessinateurs s’organiser par eux-même, probablement parce qu’ils n’avaient pas les moyens de les contraindre à la soumission par la force. Par ailleurs, effectivement, pour la survie au court terme, la coopération allait s’avérer nécessaire. Mais cela requérait d’éviter les saillies comme celle de Dalton, ou le manque cruel de la confiance la plus basique qui avait été de mise jusqu’ici. « La limite étant que notre propre groupe ne soit pas menacé - auquel cas nous vous tournerions le dos aussitôt pour privilégier notre propre sécurité. » Certes, mais cela devait être réciproque.
     Puis venait cette histoire de tempêtes. Rosalina n’était pas sûre de saisir à quoi il faisait allusion, mais un regard rapide en direction de l’assemblée lui fit constater que certains de ses pairs voyaient ce que Hertz voulait dire. Quoi qu’il en était, la liaison qu’il faisait entre les tempêtes et leur sortie de l’Esquisse était pour le moins fumeuse, et elle n’allait pas se priver de lui signaler.

     « Hertz, quant à vous. Vous partez du principe que les tempêtes seraient liées à une manière de sortir. Cela m’étonne, vous ne vous êtes, selon votre propre mythe d’autochtonie, jamais inquiété sérieusement de trouver une sortie, et on pourrait tout à fait supposer l’inverse : que ceux ayant trouvé le moyen de contrôler les propriétés de l’Esquisse seraient les plus à même d’inverser le phénomène qui nous a fait venir ici. En tout cas, plus que ceux qui ne veulent que préserver un statu quo ; l’Esquisse telle qu’elle est, telle donc qu’elle nous a fait venir ici. La confiance que nous pouvons vous accorder, est, j’ai bien peur, fort maigre, et vous vous ingéniez à réduire votre capital à chaque fois que vous ouvrez la bouche. »
     Regard appuyé en direction de Dalton.
     « Mais je pense savoir pourquoi. Vous vous considérez comme un groupe parlant à des individus éclatés. Il est inconcevable de vous demander de nous traiter comme des égaux, au même titre qu’il est inconcevable de demander à un État puissant de considérer une tribu isolée comme son égale. Afin de cimenter la confiance entre nous, il faut donc que nous nous hissions au rang d’interlocuteur avec qui vous pourrez engager des relations d’égal à égal. Ce que nous allons faire maintenant. »
     Elle se tourna vers le reste des Dessinateurs et tapa dans ses mains.
     « Bien ! Il est temps de jouer à un jeu ; le jeu de la démocratie. Je vais vous faire passer des petits papiers. Dessus, je voudrais que vous notiez ceci :
     » Si vous êtes d’accord pour sortir de l’Esquisse, et donc de faire partie d’un groupe qui aura cela pour objectif, marquez OUI.
     » Si vous préférez faire cavalier seul, ou rejoindre directement les cyantifiques, ou que sais-je, marquez NON.
     » Si vous ne voulez pas spécialement sortir de l’Esquisse, mais voulez soutenir ceux qui projettent de le faire, notez OUI?.
     » Et n’oubliez pas votre nom. Je fais ceci avec des petits papiers plutôt qu’en vous demandant un à un de répondre à voix haute, pour que vous ne soyez pas soumis à des pressions extérieures : vous devez faire ce choix en toute indépendance, en votre âme et conscience. Cela fait, je récupérerai les papiers, et annoncerai les résultats. Ceux qui auront noté OUI ou OUI? pourront alors se constituer en un groupe, discuter de leurs intérêts et objectifs, prendre des décisions ensemble et être un interlocuteur avec qui ces messieurs les cyantifiques pourront discuter. Nous accepterons de lier notre destin, de nous entraider, et de ne prendre aucune décision importante qui n’ait pas été décidée par la communauté auparavant. Nous sommes assez peu nombreux pour que cela fonctionne. »
     Rosalina avait bien sûr déjà composé son bulletin. Elle remis un papier et un stylo de sa mallette à Bernard, et tendit le sien à Lucas.

Aparté Lucas :
     À Lucas, elle chuchota au passage :
     « Est-ce que tu pourrais aider Stirling à écrire son bulletin, s’il n’y arrive pas, s’il te plaît ? »

Aparté Crevette :
     Cela fait, elle alla voir Crevette, et lui donna encore un stylo et quelques papiers.
     « Est-ce que je peux te demander d’aller voir où sont passés ceux qui sont sortis, de leur expliquer la situation et de recueillir leurs réponses ? »
     Rosalina l’avait choisi elle parce qu’elle avait constaté qu’elle était proche de la dénommée Effie.


Résumé :
Rosa répond à Dalton qu’il est en train d’essayer de saper le moral du groupe, et que ça ne va pas ce passer comme ça.
Elle explique ensuite à Hertz que le lien entre disparition des Tempêtes et des chances de sortie de l’Esquisse est fumeux, justement parce que c’est lui qui l’énonce, et que les Dessinateurs n’ont aucune bonne raison de croire qu’il dit la vérité.
Pour y remédier, et améliorer les chances de survie des Dessinateurs, elle met en place le vote pour la constitution d’un groupe, et demande à Crevette d’aller s’occuper de recueillir les votes de ceux qui sont partis.


Dernière édition par Stilgar le Jeu 18 Juin - 20:41, édité 1 fois


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Stilgar
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Stilgar
le Jeu 18 Juin - 20:09
Aparté Rosa :
     Crevette avait bien vite décroché. Ces histoires alambiquées de tempêtes et de rêve ne l’intéressaient que minoritairement. Elle attendait le moment où on allait se soucier de la bouffe, de l’eau, des armes et des véhicules. Certes, la proposition de Rosalina avait un certain intérêt, mais c’était encore trop déconnecté de considérations pratiques à son goût. Aussi, quand elle lui proposa de quitter la salle, elle sauta sur l’occasion.
     « Je fais ça. »
     Et qu’allait-elle voter, au fait ? Bah, probablement la même chose qu’Effie. Peu importait où on allait, l’important était d’y aller avec les bonnes personnes.

Résumé :
Crevette accepte la mission de Rosa et sort, direction les couloirs.

Carte de la salle :
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Folie d'Esquisse
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Folie d'Esquisse
le Lun 22 Juin - 10:25
Du côté de Rosa et Lucas:
S’il avait pu paraître dissipé à regarder dans tous les coins pendant que les gens s’échangeaient leurs présentations et les railleries les accompagnant, Stirling se montre particulièrement attentif depuis que les grands débats ont commencé. Il écoute avec l’entrain d’un journaliste en proie de dénicher une information cruciale dissimulée dans ces échanges de laïus, et effectue des petits mouvements discrets et répétés à l’entente de certains mots de la conversation : citrouille, vampire, démocratie, par exemple, ainsi que tous les noms farfelus de l’univers d’Effie et les noms de toutes les personnes assises autour de cette table à l’exception des Cyantifiques et ceux de Bernard et de Rosalina. Pour cette dernière, qui connaît le fonctionnement de l’Objet mieux que ses compagnons, il peut apparaître qu’il cherche à enregistrer ces mots qu’il ne connaît pas, et éventuellement s’entraîner à les répéter silencieusement.

Quand Rosa lui remet à son bout de papier, en demandant à Lucas de l’aider à composer dessus, Stirling ne semble curieusement pas étonné qu’on lui demande de s’exprimer de la sorte. Bien que dépourvu d’un nombre conséquent d’informations sur la situation actuelle et les enjeux de ce qui s’y trame, il arrive tout plein de détermination vers son secrétaire de circonstance – bien que sa modestie naturelle le garde de le considérer comme tel – et lui déclame prestement ce qu’il doit écrire sur son bulletin :

« Marquer. NON. Pour. Cuvier. Signer. Stirling. Représentant. Cuvier. Avec. Liberté. »

Le dessin de Stirling tant promis:
Il va sans dire que je vais vous demander de faire l'effort de fermer les yeux sur la régularité de mon trait et ma maîtrise de la perspective.

Onyx
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Onyx
le Mar 21 Juil - 1:23
Le chat était une femme, la lunetteuse préférait faire des kumbayas en autant que c'était ordoné, la rousse avait l'air de vouloir pleurer, les autres enfants étaient louches, la blonde était une blonde, le grand mec une notion toujours inconnue, les cyantifiques mystiques comme d'habitude, l'Objet était incompréhensible et Rosalina était beaucoup plus bavarde qu'il ne l'avait cru aux premiers abords.

Si au moins cela suivait un fil logique, Lucas aurait peut-être suivi, mais ce n'était pas le cas, donc il se mit à fixer le vide au bout d'un moment.

Rendu à son tour, il se gratta la tête. Honnêtement, cette idée ridicule qu'ils n'existaient pas... "Je pense, donc j'existe", non?

« Moi je viens des États-Unis et c'était 2012 quand je suis arrivé ici. Je crois... Le Président était Mr Obama. Je sais pas pour les autres, mais si on se souvient tous des mêmes choses, c'est dur que ce soit inventé, non? »

Il pointa Hertz et Rosalina un à un d'un doigt accusateur.

« Vous dîtes des trop grandes phrases avec des trop long mots, c'est pas gentil pour moi. »

Honnêtement, il n'était pas certains d'avoir compris qui était quoi dans leur histoire.

« Quand vous dites "ce groupe de cyantifiques", c'est vous ou les autres 100 quelque chose? Ils veulent détruire les Tempêtes et pas vous ou c'est le contraire? Comment les Tempêtes nous f'rait rentrer? »

N'ayant que peu suivi Rosalina, il haussa les épaules quand elle lui donna le papier. Il espérait fortement que les décisions ne seraient pas tous aussi longues à prendre, cela prendrait très longtemps.

Sur son bout de papier, il inscrivit "Lucas : OUI?".

Il inscrivit "Stirling pour Cuvier : NON" sur un autre bout de papier. Puis il se tourna vers la chose pour éclaircir ce qu'il voulait dire.

« C'est qui Cuvier? Ça sonne comme un Cyantifique. Tu réponds pour lui, mais toi, tu veux partir, rester, rester tout en aidant les autres à partir, quoi? »

Puis il se tourna vers l'animal qui n'avait pas de pouces et pouvait difficilement écrire.

« J'écris "Morgan : OUI" pour toi? »

Résumé:
Lucas n'aime pas quand ça parle trop. Il essaie d’éclaircir les blablas des Cyantifiques et remplit son bulletin.


Lucas parle en skyblue et Isolde en #7dd1c8
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